‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 263 sur 346 · EFFETS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

EFFETS PHYSIOLOGIQUES

924. Actions sur les nerfs et sur les muscles. — Les ellets physiologiques des courants furent les premiers observés, puisque c'est à eux qu'est due la découverte de l'électricité dynamique par Galvani. Ils consistent en commoltions et en contractions musculaires.

1" En prenant dans les deux mains les rhéophores d'une pile, on ressent une commotion slus ou moins violente, comparable à celle de la bouteille de Leyde, surtout si les mains sont mouillées d'eau acidulée ou salée, ce qui augmente la conductibilité, La commation est plus intense au moment où on lâche l'un des rhéophores. Avec une pile de Bunsen de 50 à 60 couples petit modèle, la commotion est forte ; avec 150 à 200 couples, elle est douloureuse, et même dangereuse, Elle se fait ressentir moins avant dans les bras que la commotion de la bouteille de Leyde et, transmise par une chaine de plusieurs personnes, elle n'est ressentie que par celles qui sont les plus rapprochées des pôles,

9° Les elfets physiologiques des courants ne sont pas les mêmes sur les nerfs sensitifs, sur les nerfs moteurs et sur les muscles, Si le courant agit sur les premiers seuls, il ÿ a douleur ; sur les seconds, il y a commolion ; sur les muscles, il y a contraction, mais il faut alors un courant à plus forte tension.

3° Tous ces eflets ne se font sentir qu'à la fermeture et à l'ouverture du courant, et ils cessent aussilôt que le courant est établi. Toutefois avec des courants très énergiques les commotions et les sensations persistent ; seulement elles sont beaucoup plus faibles qu'à la fermeture et à l'ouverture du circuit.

4 Enfin, les effets des courants sur les nerfs varient suivant qu'ils se propagent dans le sens des ramifiealions nerveuses où en sens contraire, :

Rsmanque. — Du reste, la question des effets de élec SE les organismes vivants est encore, à notre avis, & obscure dans SES

origines aussi bien que dans ses applications, que mous croyons devoir nous en lenir à ces généralités,

Page 1