‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 63 sur 346 · HE · texte numérisé non relu

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i liqué du tube est fixé par deux vis de pression « et b (fig. #64) à on de cuivre X. Celui-ci porte deux tourillons 0, o (dont un seul ] figure), lesquels tournent librement dans deux trous pralier Y. Enfin ce dernier porte lui-même, dans une direction lédes tourillons 2, v, deux tourillons semblables, m e\ n, Z, Par cette double suspension, le baromètre peu x divectians rectangulaires autour des axes mue)

mn, et il prend de lui-même une position d'équilibre dans Inquelle son axe de figure est parfaitement vertical.

Remanque. — La suspension est souvent portée par un trépied en bois, dant les trois branches articulées sont évidées et forment, par leur réunion, une espèce de canne creuse qui sert d'étui pour serrer le baromètre et pour le transporter.

150. Baromètres à siphon. — 1° Principe. — Un baromètre à siphon consiste essentiellement en un tube de verre abe (fig. 155), recourbé en deux branches inégales; la plus petite est ouverte, et la plus grande, qui est fermée à son som-

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Fig. 155.

net, est remplie de mercure comme le tube d'un baromètre à cuvette : la hauteur barométrique est mesurée par la dislance verticale des niveaux dans les deux branches.

Eu effet, soit n le niveau dans la petite branche be, et n'le niveau dans la grande branche. Le liquide étant en équilibre, la pression doit y être la même en tous les Fig, 156. points d'un même plan horizontal, par exemple sur le plan du niveau inférieur, Or, en n, dans la petite branche, c'est la pression atmosphérique qui s'exerce directe-

nent, el en n, dans la grande branche, c'est le poids de la @laune mercurielle nn°: done ln hauteur de celle colonne es

précisément la hauteur barométrique; et l'on voit qu'elle est égale à la distance verticale des deux niveaux n, n’.

% Baromètre de Gay-Lussac. — Cette forme de baromètre est très ancienne; Pascal s'en servait déjà ; Gay-Lussac y a attaché son nom (fig. 156) en apportant de notables perfectionnements à sa construction. -

Description. — Il prenait pour les deux branches deux portions

d'un même tube bien cylindrique et il les réunissait par un tube capillaire (157,1). La courte branche est fermée à son extrémité supérieure comme La grande branche, de | manière à empêcher l'entrée des pous- (1) (nt) siéres de l'air qui saliraient le mercure.

Un petit trou conique à (fig. 158), pratiqué latéralement à l'aide d’une aiguille chauffée au rouge, suffit pour la pénétration de l'air et pour la transmission de la pression atmosphérique.

La hauteur barométrique se mesure an À moyen de deux échelles ayant leur zéro commun en O (fig. 156), vers le milieu de la grande branche, et graduées en sens contraires, sur deux règles de cuivre paralléles au tube barométrique. Deux curseurs à vernier, m et n, peuvent lisser sur les échelles, de manière à per- A mettre l'évaluation au dirième de millimètre. La somme des deux nombres donne la hauteur AB. |

Usages. — Le baromètre de Gay-Lussac peut servir soit de baromètre fixe, soit de Fig 157. Fig. 154. baromètre de voyage. Dans le premier cas, on le fixe sur une planchette (fig. 156). Pour l'emporter en voyage, on commence par le retourner (fig. 157, I) : la grande branche se remplit alors de mercure, la jonction capillaire ne se vide pas et l'excès de liquide tombe au fond de la petite branche. Ainsi renversé, le siphon peut être transporté sans danger de rupture, dans un étui de cuivre analogue à celui de Fortin. Pour que cet étui eût moins de largeur, Gay-Lussac avait soin de courber la branche capillaire de manière à ramener la petite branche dans le prolongement de la grande branche.

Perfectionnement de Bunten. — Lour se servir du baromètre \\ faut donc le redresser et Je suspendre. Afin de prévenir toute rentrée d'air, le constructeur Bunten imagina de souder (y. A38)

le tube capillaire directement à un tube B, d'un fort diamètre, dans lequel la grande branche vient aboutir en pointe effilée. Grâce à ce dispositif, s'il passe des bulles d'air dans le tube capillaire pendant le retournement, elles viennent se loger à la partie la plus élevée du renflement, au lieu de monter jusqu'à la chambre barométrique.

151. Baromètre normal. — Pour les observations de précision dans les laboratoires on emploie un baromètre à cuvette décrit par Regnault sous le nom de baromètre normal.

La cuvette est une auge de fonte parallélépipédique (fig. 159), qui est solidement fixée sur une planche épaisse scellée dans le mur. Un tube, de 2,5 à 3 centimètres de diamètre, assez large pour supprimer la dépression capillaire, et de 1! mètre de hauteur, plonge dans le mercuré de la cuvette; il est fixé contre la planche d'appui par des lasseaux, de manière à être maintenu vertical.

Bien que la section de la cuvette soit assez grande par rapport à celle du tube pour que les variations dé niveau y soient très petites, on en supprime absolument les inconvénients à l'aide d'un dispositif spécial. À l’une des parois latérales de la cuvette est adaplée une pièce qui porte un écrou e. Dans celui-ci passe une vis à deux pointes, dont la longueur à été relevée au cathétomètre. Avant chaque mesure, on amène la pointe inférieure à coïncider, comme dans le baromètre de Fortin, avec le niveau du mercure dans la cuvette. On n'a plus qu'à évaluer au cathétomètre la distance verticale de la pointe a de la vis au niveau b du mereure dans le tube, puis à ajouter à celte distance la longueur de la vis : on à ainsi la hauteur barométrique avec une grande précision.

Fig, 159, Dispositif de M, À. Ledue. — M. Leduc x ajouté au baromètre de Regnault un dispositif qui augmente la précision

des mesures tout en les simplifiant.

Il place, h cheval sur le bord de la cuvette, un tube en S (fig. 186) dont la partie large x exactement le raême diamètre que le tube barométrique, avec lequel 1} constitue, par l'intermédiaire de la cuvette, un système de vases

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