SCHÉMA DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
manomètre différentiel (3) qui fait connaître à chaque instant valeur de la force élastique que possède l'air situé entre les Ions en caoutchouc et le vase en verre. L'appareil étant disposé de manière à réaliser les conditions
Fig. 108. — Schéma de l'appareil respiratoire (Funke).
xquelles se rapporte la figure de gauche, on tire en bas le fond en outchouc comme cela est représenté sur la figure de droite. On gmente ainsi le volume intérieur, la pression du gaz enfermé minue, et le mercure du manomètre s'abaisse dans la branche en mmunication avec l'atmosphère tandis qu'il s'élève dans l'autre ; voit alors les ballons en caoutchouc se gonfler jusqu'au moment la composante normale due à leur élasticité, augmentée de la ession du gaz contenu dans le vase en verre, fait équilibre à la ession atmosphérique. Si on laisse la membrane (4) revenir sur le-même, le volume intérieur du vase en verre diminue, la force astique du gaz qui y est contenue augmente, l'air qui vient de énétrer dans les ballons en caoutchouc en est chassé, et l'on revient X conditions de la figure de gauche, après avoir ainsi produit ne inspiration et une expiration.
Ajoutons qu'une membrane en caoutchouc (6), qui obture une uverture pratiquée dans la paroi latérale du vase en verre, permet e reproduire les mouvements que l'inspiration et l'expiration éterminent sur les parties molles des espaces intercostaux. Imbert. — Physique médicale. 18
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146. Élasticité pulmonaire. — L'intervention de l'élasticité pulmonaire pendant les actes de la respiration est démontrée l'expérience suivante : on ouvre, sur le cadavre, la cavité pleurale et l'on voit, à ce moment, les poumons revenir sur eux-mêmes et chasser une partie de l'air qu'ils contiennent encore. Après l'ou- 1 verlure de la plèvre, la pression atmosphérique s'exerçant directeii ment sur les deux faces interne et externe du poumon et se faisan! équilibre à elle-même en chaque point, l'expulsion de l'air ne pei| être due qu'à l'élasticité des parois des vésicules pulmonaires, seulf force qui subsiste dans cette expérience.
Toutefois cette force élastique, dont on peut mesurer la composante normale N en réunissant la trachée à un manomètre dans l'expérience précédente , est faible et très inférieure à la pression atmosphérique. Aussi la face externe des poumons reste-t-elle toujours accolée à la face interne du thorax; il résulte de là quel variations du volume intra-pulmonaire sont des actes à peu prèi complètement passifs pour les poumons eux-mêmes, c'est-à-direde simples conséquences des variations du volume intra-thoraciqué déterminées par l'action des muscles inspirateurs et expirateurs.
On pourrait être tenté de croire, a priori, que la subdivision du volume total du poumon en un très grand nombre de vésicules i pulmonaires (1700000 environ) a pour effet de diminuer l'extension, rapportée à l'unité de longueur, des parois des vésicules. Mais il n'en est rien, et il est facile de démontrer que lors d'une augmentation v du volume intra-pulmonaire, l'allongement par unité de longueur est le même pour un poumon constitué par un. nombre N de vésicules supposées sphériques et pour un poumon qui serait formé par une sphère unique de même volume intérieur. Or, dans l'hypothèse d'un poumon constitué par une sphère unique de rayon R, si le volume intérieur vient à doubler, condition que nous pouvons réaliser par une inspiration profonde, le nouveau rayon R' de la sphère sera lié à R par la condition :
^ ttR'^ R'3
l 7rR3 R=^
d'où |' = ^'3^-