ÉLASTICITÉ PULMONAIRE
/allongement, par unité de longueur, de la circonférence d'un id cercle de la sphère de rayon initial R serait donc :
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t-à-dire plus grand que le tiers de la longueur considérée. Il 1 semble pas qu'un allongement aussi considérable puisse se ] duire sans occasionner des ruptures de parois à texture aussi ,.cate que celle des vésicules pulmonaires. Mais une telle ( eosion n'est heureusement pas utile grâce à la subdivision du non en vésicules ; en effet, celles-ci, par suite de leur grand ] ûbre, sont accolées les unes aux autres sur la plus grande partie I leur surface et leurs parois se trouvent ainsi relâchées et latiesdans toutes les régions d'accolement. Lorsqu'une inspira- 1 détermine une augmentation de volume de la cavité thoracique, •croissement du volume intra-pulmonaire se produit alors grâce ne diminution delà surface d'accolement des vésicules voisines, s qu'il soit nécessaire qu'une distension considérable augmente ;apacitéde chaque vésicule. Le grand nombre des vésicules pulnaires rend donc indirectement inutile et empêche même une le distension des parois, ce qui supprime tout danger de rupture. \joutons que la subdivision du poumon en vésicules très nom- ;uses augmente la surface intérieure au niveau de laquelle se ,t les échanges gazeux à travers les parois des capillaires. Il facile de démontrer, en effet, que si N est le nombre des vésies pulmonaires supposées sphériques, le rapport de leur surface aie à celle de la sphère unique qui aurait même volume intéur est égal à • Cîette surface totale est évaluée à 200 mètres Tés environ.
En résumé, l'élasticité propre des parois pulmonaires ne joue
I 'un rôle très secondaire dans les divers actes de la respiration. ^8 changements de volume intérieur sont donc, en ce qui concerne jpoumon lui-même, des actes presque entièrement passifs : pennt l'inspiration, en effet, l'accroissement du volume intra-puljoaire résulte de l'augmentation des divers diamètres du thorax de la pression des gaz intérieurs sur la face interne des vésiles; pendant l'expiration, la diminution du volume intra-pulmoire est due à la compression exercée sur la face externe des
rESANTEUR.
poumons par les parois latérales du thorax et par le diaphragmi qui reviennent à leur position première .
147. Phénomènes mécaniques accessoires de la respiration. — Ces phénomènes consistent en une dilatation des narines, dilatation d'autant plus grande que l'inspiration est plag profonde, et en un déplacement latéral des cordes vocales, qui s'éloignent l'une de l'autre pour laisser béante l'ouverture glottique; les figures 109 et 110 représentent, d'après Mandl, l'aspect de la
Fig. 109. — Aspect de la glotte pendant une Fig. 110. — Aspect de la glotte pendant inspiration modérée (Mandl). une inspiration profonde fUlandl).
glotte pendant une inspiration modérée et pendant une inspiration forcée. Pendant l'expiration, au contraire, les cordes vocales se rapprochent et l'ouverture glottique diminue d'étendue.
148. Types respiratoires. — L'augmentation du volume intra-thoracique est due, chez les deux sexes, au déplacement de portions différentes des parois, et ce fait paraît être la conséquence de causes mécaniques accidentelles. La fig. 111 représente, d'après Hutchinson, les divers types respiratoires; le contour des silhouettes correspond à une expiration forcée, la ligne pointillée à une inspiration profonde ; le trait noir d'épaisseur variable indique les déplacements relatifs des divers points du profil du thorax pendant une inspiration et une expiration ordinaire. On voit que e plus grand déplacement correspond, chez l'homme, à la paroi abdominale et chez la femme au thorax même, d'où les noms de respiration abdominale et de respiration coslale ou thoracique donnés à ces deux types respiratoires. Le mode respiratoire de la femme paraît dû à l'usage du corset qui, doublant l'abdomen d'une paroi inextensible, ne permet de déplacements étendus que pour le.