‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 107 sur 397 · VENTILATION PULMONAIRE · texte numérisé non relu

VENTILATION PULMONAIRE

rieure et postérieure de la caisse et deux petits ressorts antagonistes R,R teodeat à la ramener à sa position d'équilibre quel

Fig. 114. — Capuchons nasaux del'anapnographe.

que soit le sens du déplacement qu'elle ait subi. En outre, l'intersection de la paroi supérieure de la caisse par un plan perpendiculaire à l'arête vive de la saillie est constituée par deux paraboles symétriques par rapport à cette arête. Grâce à cette particularité, les orifices de sortie ou d'entrée varient de telle sorte que la quantité d'air inspiré ou expiré qui traverse la caisse est, pour chaque position de la valve, proportionnelle à l'écartement de celleci par rapport à sa position. d'équilibre.

L'étude des tracés fournis par l'anapnographe fait connaître les divers éléments que nous avons énumérés plus haut; la simplicité, ainsi que le petit volume de l'instrument le rendent propre aux besoins de la clinique.

151. Ventilation pulmonaire. — Il résulte de ce qui a été dit plus haut que chaque inspiration ordinaire fait pénétrer dans les poumons environ 500 centim. cubes d'air pur ambiant ; mais cet air ne se substitue pas à un égal volume d'air vicié qui serait seul rejeté par l'expiration suivante. En effet, en introduisant dans les poumons, par une seule inspiration ordinaire, 500 centim. cubes d'hydrogène pur, et recueillant puis analysant les 500 centim. cubes de gaz rejetés par l'expiration ordinaire consécutive, Gréhant a constaté que l'air expiré contenait 170 centim. cubes d'hydrogène. Sans doute la diffusion de l'hydrogène dans les gaz intra-pulmonaires ne s'opère pas rigoureusement avec la même vitesse que celle de l'air introduit à chaque inspiration ; toutefois si l'on considère le peu de durée de chaque inspiration, on est autorisé à admettre pour l'air les résultats trouvés expérimentalement pour l'hydrogène et à dire que, à chaque expiration ordinaire, 170 centim. cubes d'air pur environ sont rejetés au dehors. L'effet

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Utile de chaque inspiration est donc d'introduire dans les poum^ 500 — 170 = 330 centim. cubes d'air pur.

D'après cela, Grébant appelle coefficient de ventilation puk^ naire le rapport entre le volume d'air pur réellement introdi par une inspiration dans le poumon et le volume total de l'air qu,, reste encore dans le poumon à la fin de l'expiration. On voit que* dans le cas d'une inspiration ordinaire suivie d'une expiration oi dinaire, le coefficient de ventilation pulmonaire est :

Air de réserve + air résidual ~ 1600 + 1200 ~ 2800 ~ ^

Gréhant a déterminé de la même manière le coefficient de vea tilation correspondant à des inspirations plus ou moins profoii des ; le tableau suivant contient quelques-uns des résultats obtenus

VOLUME

de

l'inspiration

VOLUME

de

l'expiration

VOLUME

des poumons après l'expiration

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