‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 108 sur 397 · tres · texte numérisé non relu

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On voit que, dans le premier cas (inspiration de 300 centima cubes), l'air contenu dans les poumons à la fin de l'expérience n'^ reçu que 6 centim. cubes d'air pur par 100 centim. cubes, tandii ' que, dans le dernier cas, l'air de la capacité pulmonaire a reçi 26 centim. cubes d'air pur par 100 centim. cubes.

Les nombres du tableau précédent montrent en outre qu'à éga-r lité du volume d'air introduit par l'inspiration dans les poumonsles inspirations faibles assurent une moins bonne ventilation que des inspirations plus fortes; 5 inspirations de 300 centim. cube? introduisent en effet 5 X 6 = 30 centim. cubes d'air pur par lOC centim. cubes de gaz iutrapulmonaire, tandis que 3 inspirations de 500 centim. cubes ayant donc porté sur la môme masse totale d'air (1.500 centim. cubes) que les 5 inspirations précédentes, in-:

ÉCHANGES GAZEUX DANS LA RESPIRATION. 285 luisent 3 X 13.5 = 40'°.5 pour 100. Par contre, 6 inspirations \00 centioi. cubes et 5 inspirations de 600 centim. cubes intro- .entdans les poumons la môme quantité totale d'air pur, 3.000 tim. cubes ; mais dans le premier cas les gaz des poumons revont 6x13-5 = 81 centim. cubes par 100 centim. cubes, et is le second cas 5x15.9 = 5 seulement pour 100. 152. Diffusion de l'air inspiré. — On sait que deux gaz, 43 qu'ils soient, diffusent toujours l'un dans l'autre et que leur lange finit par être homogène en quelque proportion qu'ils aient mélangés.

La vitesse delà diffusion qui s'opère entre l'air pur inspiré et les / intra-pulmonaires intervient pour une part dans la valeur du efficient de ventilation. Toutefois cette vitesse n'est pas très ïnde, et si l'on recueille séparément les gaz chassés au comîncement et à la fin d'une expiration et qu'on les analyse, on mve que les deux masses gazeuses n'ont pas la même composition. La diffusion, en l'absence de tout mouvement respiratoire, ferait iiétrer l'air pur jusque dans les vésicules pulmonaires ; mais la lantité d'oxygène ainsi introduite dans les poumons serait trop ble pour satisfaire aux exigences de la vie. La faible ventilation limonaire résultant de cette diffusion simple suffit cependant iur réaliser les échanges gazeux encore nécessaires dans certaines ■constances où les actes vitaux sont considérablement réduits intensité ; tels sont les cas d'hibernation et de mort apparente. Mais dans les conditions de la vie ordinaire, une diffusion plus tive est nécessaire ; elle est réalisée par les mouvements respitoires qui opèrent comme un brassage des gaz intra-pulmonaires. cndant l'inspiration, en effet, l'augmentation de volume de la vite thoracique a pour conséquence une diminution delà pression ; l'air contenu dans les poumons; on peut d'ailleurs apprécier ■Ue diminution de pression, en faisant communiquer la trachée icz l'animal, la bouche ou les fosses nasales chez l'homme, avec 1 manomètre. On constate ainsi que la pression, au niveau de la Aon où se trouve l'extrémité du tube explorateur, est inférieure la pression atmosphérique de 1 millim. de mercure dans l'inspilUon ordinaire, de plus de 50 millim. de mercure dans une iniiration profonde. Cette diminution de pression doit être plus rande encore dans les vésicules pulmonaires, là où se produit

PESANTEUR

l'augmentation de volume, car la section totale de l'arbre aérienaugmente considérablement à mesure qu'on la considère plus loin de la bifurcation de la trachée. Il existe donc pendant l'iospi tion un courant dirigé de l'extérieur à l'intérieur et qui, en deho'" même de la diffusion simple, ferait pénétrer l'air jusque dans lesii Yésicules pulmonaires.

Pendant l'expiration, au contraire, l'expérience montre qit existe, dans les poumons, une pression supérieure à la pressi atmosphérique ; au sommet de l'arbre aérien, cet excès de pr sion varie depuis 2 millim. de mercure, dans une expiration cal à plus de 80 millim. de mercure, dans une expiration forcée, courant inverse du précédent prend alors naissance, courant dé vorable à la diffusion du gaz extérieur vers l'intérieur.

153. Échanges gazeux dans les vésicules pulmonaires — Les vésicules pulmonaires (fig. 1 15, 4), en lesquelles se subdi-i vise chaque lobule du poumon, se composent) d'une membrane fondamentale mince, soudée» en quelque sorte aux capillaires dont le richeA réseau, qui occupe les trois quarts de la sur- ' face de la membrane, est représenté sur la figure 116 par des traits noirs 8, 9, 10, 11; ces capillaires font souvent saillie dans l'intérieur des vésicules (8) ou passent d'une vési-i cule à l'autre (9, 10), en franchissant le bordlibre des cloisons intervésiculaires (1,2, 3, 4),^ lesquelles sont constituées par du tissu con-t nectif et des fibres élastiques assez abondantes. Les parois des vésicules paraissent posséder un certain nombre' de fibres musculaires lisses et être recouvertes intérieurement: par un épithélium, mince couche de cellules dont l'existence ests cependant niée par quelques auteurs.

Les circonstances physiques dans lesquelles se produisent, pan osmose, les échanges gazeux pendant la respiration, sont donc les suivantes : un liquide très complexe, le sang, circule dans les capillaires et contient un gaz, l'acide carbonique, non pas simplementî dissous, mais fixé à l'état de combinaison peu stable sur les globulesj rouges ; dans les vésicules pulmonaires, séparé du sang par lésa capillaires et les cellules épithéliales, si elles existent, se trouve-

Fig. H5. — Schéma d'un lobule pulmonaire (Beaunis et Bouchard, Anat.)-

ÉCHANGES GAZEUX DANS LA RESPIRATION. 287 r extérieur amené par les mouvements respiratoires et par la usiou. Ajoutons qu'une partie de l'eau du sang passe par osmose

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g. 116. — Schéma de la structure des vésicules pulmonaires (Beaunis et Bouchard. Anat.)

travers les parois des capillaires et les cellules épithéliales et tapisse Q conséquence la paroi interne des vésicules; en outre l'oxygène ui pénétre dans le sang peut former, avec l'hémoglobine des lobules rouges, un composé plus stable que le composé analogue Drmépar l'acide carbonique. L'osmose gazeuse se produit donc, à [•avers des membranes imbibées d'eau, entre le gaz carbonique, fixé urles globules rouges du sang des capillaires, et l'oxygène contenu ans les vésicules pulmonaires.

Nous avons dit plus haut (§ 143) que l'on ignoraitencore, à l'heure .ctuelle, les lois physiques exactes de l'osmose entre gaz libres et ;az dissous à travers des membranes mouillées ; à plus forte raison JQeat-il ainsi pour les échanges gazeux de la respiration, échanges

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