ANESTHÉSIE PAR LE PROTOXYDE D'AZOTE
lis le mélange qui constitue l'air étant ainsi compensée par la us grande capacité d'absorption que possède le sang, on conçoit 1 1! n'y ait pas anoxyhémie. Quant à l'accroissement de la capad'absorption du sang pour l'oxygène, elle résulte, d'après les cherches de Viault, d'une augmentation du nombre des gloiles rouges.
156. Anesthésie par le protoxyde d'azote. — P. Bert a •édela théorie de l'auoxyhémie une importante conséquence que jxpérience a pleinement confirmée.
Le protoxyde d'azote est un anesthésique; toutefois, pour que nhalatiou de ce gaz puisse supprimer sûrement la perception de douleur, le protoxyde d'azote doit posséder dans les gaz inspirés le pression propre voisine de 76 centim. de mercure ; l'anesésie complète ne peut donc être obtenue, si l'on mélange simpleentce gaz au gaz de l'atmosphère. Mais si le sujet est placé dans le chambre close à l'intérieur de laquelle la pression de lair est )rtéeà deux atmosphères et qu'on lai fasse respirer un mélange 1 parties égales de protoxyde d'azote et d'air ambiant, le premier B ces gaz aura, dans le mélange, la pression de 76 centim. néceslire pour produire l'anesthésie, tandis que l'oxygène y possédera même force élastique que dans l'atmosphère. L'anesthésie doit onc dans ce cas être obtenue sans anoxyhémie et par suite sans anger pour le malade ; or, l'expérience a pleinement confirmé ette manière de voir et des opérations chirurgicales ont, en effet, té faites avec succès dans les conditions que nous venons d'iniquer.
Les autres anesthésiques employés en chirurgie, éther et chlootorme, ont une action plus énergique que le protoxyde d'azote ; ils mènent, en effet, l'abolition de la perception de la douleur sans qu'il oit nécessaire de leur donner, dans le mélange gazeux respiré à a pression atmosphérique, une pression propre telle que la presion de l'oxygène soit réduite au-dessous de la valeur à partir de aquelle les accidents de l'anoxyhémie apparaissent. Aussi l'anestésie par le protoxyde d'azote a-t-elle été abandonnée, malgré le uccès des expériences de P. Bert, à cause des conditions spéciales chambre close, excès de pression, etc.) dans lesquelles elle doit itre pratiquée.