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dans lesquels interviennent, d'une part des actions chimiqueEts d'autre part peut-être des actions spéciales dues à l'activité mêau des cellules à travers lesquelles passent les courants gazeux. AusEï ne peut-on qu'analyser le phénomène au point de vue qualitatif,
L'Oxygène et l'azote de l'air inspiré ne peuvent pénétrer dansl. sang qu'après dissolution dans l'eau qui humecte la face interne dd vésicules pulmonaires ; les vitesses de passage de ces gaz ne som donc pas réglées par les valeurs de la racine carrée des densités comme c'est le cas pour la diffusion simple à travers un septum seo ces vitesses sont au contraire sous la dépendance de la solubiliti de ces gaz dans l'eau, et par suite de la pression qu'ils possèdes dans les vésicules pulmonaires. L'augmentation de pression de l'aii intra-vésiculaire qui résulte de l'expiration favorise donc le passagi de l'oxygène dans le sang, tandis que la diminution de pression qui se produit au moment d'une inspiration favoi-ise au contrairi le passage eu sens inverse de l'acide carbonique.
D'autre part, les expériences de Boularid, faites avec la tuniqui fibreuse de l'estomac de la grenouille, montrent que l'azote ne pasal que très peu, sinon pas du tout, à travers les membranes animalei Il résulte de là que l'oxygène est le seul des deux éléments d l'air inspiré qui puisse arriver dans le sang par osmose, et l expériences qui seront décrites à propos de l'étude de la chaleu animale montrent, en effet, que l'absorption de l'azote dans les poui mons est au moins très faible, sinon nulle.
L'oxygène, arrivé par osmose dans les capillaires, déplace l'aci carbonique de sa combinaison avec la matière colorante du sangj l'expérience montre, en effet, qu'il suffit d'agiter à l'air du sao.! veineux, chargé d'acide carbonique, pour que l'oxygène se suh stitue à ce gaz et que le sang acquière les propriétés du sang artâ riel. Le gaz carbonique, ainsi mis en liberté, se dissout dans liquide sanguin, passe avec l'eau à travers les parois des capillaire et des cellules épithéliales et arrive à la face interne des vésicuUl dont l'atmosphère gazeuse est pauvre en acide carbonique : ce gffl abandonne alors sa dissolution, en vertu des lois qui régissent 1 dégagement des gaz dissous, en même temps que l'eau transsud s'évapore et mélange sa vapeur aux gaz intra-vésiculaires.
154. Respiration interne et respiration cutanée. — Di échanges gazeux, inverses des précédents, s'opèrent dans l'intimi'
MAL DES MONTAGNES. 289 S tissus et constituent la respiration interne. L'oxygène du sang ériel traverse les parois des capillaires, après avoir abandonné globules rouges, et va opérer, dans les tissus, les combustions cessaires à la vie, pendant que l'acide carbonique et l'eau proits par ces combustions traversent en sens contraire les mêmes rois Cette respiration interne est donc inverse de la respiration Imonaire. Sans doute, dans l'un et l'autre cas, chaque gaz va du lieu où il existe en plus grande quantité dans celui qui en posde des quantités moindres; mais, par suite de l'affinité plus grande l'oxygène pour l'hémoglobine, il semble que ce ne peut être là seule rause de ces osmoses gazeuses et que le sens des échanges it être, en partie au moins, réglé par une action physique spéciale Lx tissus vivants.
La peau est aussi le siège d'échanges gazeux identiques à ceux li se produisent dans les vésicules pulmonaires. L'absorption oxygène et l'élimination d'acide carbonique et de vapeur d'eau, js faibles chez les animaux supérieurs, acquièrent, chez la gre- ^uille par exemple, une activité très grande ; Regnault et Reiset \t montré, en effet, que la respiration cutanée est suffisante, chez grenouille, pour entretenir la vie après l'extirpation des pou-
iOQS.
Oe sont d'ailleurs là des phénomènes sur lesquels nous aurons revenir dans l'étude de la chaleur animale. 155. Mal des montagnes.— Nous avons déjà dit (§ 120) que, irsqu'un animal est soumis extérieurement à une diminution rusque de la pression qu'exerce sur lui le milieu ambiant, il peut avoir formation d'embolies gazeuses dans le réseau capillaire et ipture de capillaires superficiels. Des inconvénients d'un autre rdre résultent d'une diminution lente et progressive de la pression tmosphérique, quand cette diminution est considérable comme cela rrive lorsqu'on s'élève à de grandes hauteurs dans l'atmosphère, oit en gravissant une haute montagne, soit en s'élevant en ballon, l'identité des troubles qui se manifestent dans les deux cas sxclut immédiatement le travail mécanique comme cause à aquelle doivent être rapportées la sensation de fatigue des mem- )re8, la dyspnée, la congestion veineuse qui constituent les symrtômes les plus caractéristiques de ce que l'on appelle depuis ongtemps le mal des montagnes. Les recherches de Lortet, Imbert. — Physique médicale. 19
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et surtout celles de Jourdanet et de P. Bert, ont montré que «.„ les malaises éprouvés à de grandes hauteurs sont uniquement du à la diminution de la pression atmosphérique, ou plus exucler à la diminution de la pression propre de l'oxygène dans l'atciosi respirée. Le passage de l'oxygène dans le sang, ou hématose, est effet plus ou moins considérable, d'après ce que nous avons plus haut, suivant que la pression propre de l'oxygène dansL vésicules pulmonaires est elle-même plus ou moins grande diminution de cette pression entraînera donc une oxygénîL moindre du sang, comme cela arrive pour une autre cause da' l'anémie due à la diminution du nombre des globules rouges. De le nom à'anoxyhémie donné par Jourdanet au mal des montagn
P. Bert a vérifié a posteriori, par de très nombreuses riences, l'exactitude de cette explication. En se plaçant par e ' pie dans une chambre close, contenant une atmosphère d'air ot. naire, à l'intérieur de laquelle on pouvait diminuer progrès vement la pression, P. Bert éprouva tous les symptômes dun des montagnes ou de l'anoxyhémie, lorsque la pression de l'intérieur fut réduite à 42 centim. de mercure ; l'oxygène pos dait alors dans le mélange gazeux respiré une pression prop que l'on pouvait calculer (§ 140), et qui était égale à 8«'".4. I contre, les symptômes du mal des montagnes disparaissaient lo que l'expérimentateur respirait de l'air suroxygéué contenu d un ballon à parois élastiques dans lequel la pression était { pendant la môme que dans la chambre à expérience. Dans cec en effet, on augmentait la proportion d'oxygène contenu dans 1' inspiré 'et la pression propre de ce gaz, dans les vésicules, pouvi ainsi être rendue sensiblement égale à ce qu'elle est (15 centi de mercure] dans l'air à la pression normale de 76 centim.
L'accoutumance à des pressions très inférieures à 76'='» mercure est cependant rapide et la vie existe à des hauteurs O" pression atmosphérique ne dépasse guère 50 centim. de mercu: Les hommes et les animaux qui vivent à ces altitudes elev n'éprouvent aucun des symptômes de l'anoxyhémie, et cela ■ dû ainsi que l'expérience l'a démontré, a ce que le sf peut alors, à volume égal, absorber une quantité d'oxygène rieure à celle qu'absorbe le sang des animaux qm vivent niveau de la mer ; la diminution de la pression propre de 1 oxyg