‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 113 sur 397 · INTERVALLES MUSICAUX · texte numérisé non relu

INTERVALLES MUSICAUX

un- lesquelles nous ne pouvons nous arrêter, on a successivement atroduit eu musique des accords moins parfaitement consonants jue les précédents ; tels sont, par exemple, la seconde majeure

la sixte majeure Q-, = ^, la septième majeure

Parallèlement aux progrès réalisés en ce qui concerne lenombre les intervalles utilisés dans la mélodie, des progrès analogues ont uarqué le développement de la musique harmonique. Chez les ;recs, en effet, les accompagnements du chant principal consisaient seulement en l'adjonction d'un chantidentique mais àl'octave lu premier ; de là le qualificatif de homophone par lequel on ca- •actérise une semblable musique. Pendant le moyen âge seulement, ,a musique commence à devenir polyphone ; ce n'est qu'à partir de ette époque, en effet, que l'on fit usage, outre l'accompagnement a l'octave, d'accompagnements à la quinte, à la quarte et à la tierce du chant principal.

Mais ces seuls intervalles utilisés, quoique d'une consonance plus parfaite, étaieut en si petit nombre, que la musique barmoiique présentait forcément encore une monotonie à laquelle les musiciens se sont peu à peu soustraits par l'adjonction aux lutervalles les plus consonants d'intervalles moins harmonieux. Outre l'extrême variété des sensations auditives ainsi réalisée, ces Jerniers intervalles font, par contraste, paraître en quelque sorte plus parfaits et plus agréables les intervalles plus consonants, dès lors moins souvent répétés.

Ce développement de l'art musical se poursuit d'ailleurs encore aujourd'hui et l'on peut prévoir, pour un avenir plus ou moins éloigné, l'emploi d'intervalles dont les compositeurs actuels évitent de faire usage.

Il importe de remarquer encore que l'oreille est plus agréablement impressionnée quand les sons successifs perçus présentent entre eux un certain intervalle que lorsque tous les sons intermé- 'liairesaux sons extrêmes sont successivement produits. C'est ainsi que le sifflement du vent, lequel présente fréquemment un vrai • aractère musical, est à coup sûr moins agréable à entendre que

l'émission successive des deux sous entre lesquels varie la hautei de ce sifflement.

Gamme. — De ce qui précède il résulte que, pour doon naissance à une sensation agréable, les sons émis successiveme (mélodie) ou simultanément (Liarmouie) doivent satisfaire àdei conditions :

i° Ils doivent présenter entre eux un certain intervalle ;

2° Les intervalles de ces sons ne peuvent être quelconques, me avoir l'une des valeurs, indiquées plus haut, qui caractérisent 1 intervalles à consonance plus ou moins parfaite.

On appelle gamme la suite des sons qui présentent avec premier son de la série les rapports d'octave, de quinte, de quart de tierce majeure, de sixte majeure, de seconde majeure et ■ septième majeure. En rangeant ces sons, non plus par ordres consonance mais par ordre de hauteur croissante, et représeat proportionnellement par 1 le nombre de vibrations par secon qui caractérise le son le plus bas, on obtient les sons suivants : . 9 5 4 3 5 15 ^ ' 8' 4' 3' 2' 3' 8"' ^' auxquels un bénédictin. Gui d'Arezzo, a donné les noms de : ut, ré, mi, fa, sol, la, si, ut; ces noms sont les premières syllabes des vers du commenceme de l'épître à saint Jean .

Avant Gui d'Arezzo, les sons de la gamme étaient désigi. par des lettres dont la première était la lettre grecque r(gamm d'où est venu le nom de gamme .

Les hauteurs maxima et minima des sons de la gamme sa

loin de comprendre tous les sons perceptibles par l'oreille. Del

la considération de gammes successives plus aiguës les unes qc

les autres, mais constituées par des sons qui présentent to'

jours entre eux les intervalles de seconde, de tierce majeure,

quarte, etc. Les nombres de vibrations caractéristiques des so

compris dans ces diverses gammes s'obtiendront donc eu mul

pliant successivement par 2.3,4... les nombres inscrits plus ha

la seconde gamme, par exemple, comprendra donc les sons:

ut, ré, mi, fa, sol, la, si,

Page 1