CORDES VOCALES
,100 du cricoïde, de part el d'autre de la partie médiane, comme 'le voit en ï, ï sur la figure 152.
comme on le verra bientôt, il nous sera facile d'assigner somiu èment le rôle joué par chacun des muscles dont il vient d'être estiou, il n'en sera pas de môme d'un autre muscle pair du I vus, le thyro-aryténoïdien.
lly a lieu de distinguer dans chacune des parties drmte et gauche
muscle, deux faisceaux, l'un interne, l'autre externe. Le faisceau interne du thyro-aryténoïdien s'insère, en avant, sur ,1 été du dièdre formé par les deux lames du cartilage thyroïde ; . fibres, dirigées d'avant en arrière, vont se fixer sur l'apophyse icalede'l'arylénoïde correspondant. On voit les faces supérieure et lérieure de ce faisceau en n et m sur la figure 1 53 qui représente larynx ouvert longitudinalement en avant, étalé et dépouillé eu ,riie de su muqueuse dans la moitié droite. Les fibres les plus .ternes de ce faisceau sont immédiatement en contact avec la face aerne du ligament thyro-aryténoïdien t ; quelques-unes d'entre ies se terminent sur ce ligament, où elles prennent ainsi leur coûde insertion.
Le faisceau externe du thyro-aryténoïdien, moins important à nsidérer au point de vue du mécanisme de la formation de la K, peut être divisé en deux parties, l'une inférieure o, l'autre ipérieure p. Les fibres de cefaisceau, insérées en avant à la partie :férieure de l'arête du dièdre du thyroïde et sur la face interne de j cartilage, vont se fixer eu arrière sur l'apophyse musculaire et ur le bord externe des aryténoïdes. Quelques-unes des fibres de c faisceau, les plus supérieures, répondent au cordes vocales iipérieures.
Uq dernier muscle du larynx est Vary-aryténoïdien, muscle mpair qui, comme son nom l'indique, s'étend d'un cartilage ary- <:;noïde à l'autre. Ses fibres les plus internes (fig. 152 o), s'insè-
otsurla face postérieure de chaque aryténoïde et ont une direction ommune horizontale ; ses fibres les plus superficielles, les plus
ternes postérieurement, forment deux faisceaux obliques (fig.
i2 j),p) qui vont de la base de l'un des aryténoïdes au sommet l'autre.
V. Cordes vocales supérieures et inférieures. Ventricules de ^lorgagni. Glotte. — Le relief intérieur du larynx est déterminé
^'^•i ACOUSTIQUE.
par la position et la forme des diverses parties constituantes qi nous venons de décrire sommairement. Certaines particularitée ( ce relief ont une importance capitale en ce qui concerne la pn duction des sons ; ce sont les cordes vocales inférieures et peut-ét aussi les cordes vocales supérieures.
Le larynx est uniformément tapissé à l'intérieur par une men brane muqueuse épaisse de quelques dixièmes de miliimèt seulement ; le relief n'est d'ailleurs pas sensiblement altéré par i revêtement muqueux, comme on le voit en comparant les parti, droite et gaucbe de la figure 153.
Les cordes vocales supérieures et inférieures sont des saillie à bord à peu près rectiligne, dirigées horizontalement d'avant ( arrière.
Les cordes vocales inférieures sont constituées par les \k ments thyro-aryténoïdiens inférieurs (fig. 153, t) recouverts de muqueuse et par les faisceaux internes du thyro-aryténoïdien ( contact avec ces ligaments. Elles vont donc de la partie moyeni de l'arête du dièdre du cartilage thyroïde à l'apophyse vocale ( l'aryténoïde correspondant. Ces cordes vocales inférieures foi une saillie plus ou moins accusée suivant la position que certaii muscles intrinsèques du larynx donnent aux aryténoïdes et p; suite à leur apophyse vocale ; peu saillantes à l'état de silem du larynx, lors de la respiration normale, leurs bords s'avancent se rejoignent sur la ligne médiane antéro-postérieure lorsqu'i son est émis.
On appelle glotte l'espace, de grandeur variable, que limitent 1 cordes vocales inférieures et les cartilages aryténoïdes.
Les cordes vocales supérieures, situées au-dessus des préc(( dentés et constituées par les ligaments thyro-aryténoïdiens supt rieurs, sont moins saillantes que les inférieures, moins mobili aussi. Lors de l'émission d'un son, elles s'abaissent et se rappr( chent de la ligne médiane antéro-postérieure, mais leurs bort restent toujours à quelques millimètres l'un de l'autre.
Entre les cordes vocales supérieures et les cordes vocales inft rieures on voit l'ouverture de cavités appelées ventricules ( Morgagni (fig. 153 v), qui se prolongent verticalement en hai jusqu'à un niveau plus élevé que celui des cordes supérieures Ces cavités, dont le volume chez l'homme n'est que de quelque
ACTION DES MUSCLES DU LARYNX. 363 ,,.iraètres cubes, manquent complètement chez certains animaux Ze le bœuf, et atteignent, au contraire, un développement ' nsJdérable chez d'autres, tels que les crapauds et le singe hurleur.
90 Action des muscles intrinsèques du larynx. - Si • Hud^ede l'action mécanique des muscles du larynx n'a pas ete •te aussi minutieusement qu'elle mériterait de l'être, la consideùon des directions moyennes de leurs fibres et celle de leurs ,oints d'insertion permet toutefois de déterminer le rôle essentiel le chacun de ces muscles et d'expliquer quelques-unes au moms
Fig. 154. — Actiou des muscles du larynx (Beaunis et Boucbard, Anat.).
les particularités présentées par la voix humaine à l'état normal ou pathologique.
a. C'est ainsi qu'il est facile de se convaincre que le muscle crico-
thyroïdien produit, par sa contraction, la tension des cordes voca les inférieures. La figure 154, A représente scbématiquement e 1, 2 et3 les cartilages cricoïde, aryténoïde et thyroïde vus latéra lemeut ; la direction moyenne des fibres du crico-tliyroïdien, o' plus exactement la résultante des actions de toutes les fibres dec muscle, est figurée en 7, celle des cordes vocales inférieures en 4 Supposons que les aryténoïdes soient fixés sur le cricoïde pa l'action des autres muscles du larynx ; la contraction du crico thyroïdien aura dès lors pour effet de faire tourner le thyroïd autour de l'axe transverse, perpendiculaire à la figure, qui pass par les articulations du thyroïde et du cricoïde, et de donne au premier de ces cartilages la position indiquée par la lign pointillée 5. Peudant ce mouvement, l'arête du dièdre du thyroïd s'éloigne de l'apophyse vocale de l'aryténoïde, supposé immo bile, de telle sorte que la corde vocale 4, située alors eu 6, m plus fortement tendue qu'elle n'était.
Quelques auteurs pensent que le thyroïde reste immobile et qu la partie antérieure du cricoïde s'élève pendant la contraction d muscle crico-thyroïdien. Le résultat obtenu alors est le même qu dans la première hypothèse en ce qui concerne les cordes vocale inférieures, car la partie postérieure du cricoïde s'abaisse et entraia les aryténoïdes; les apophyses vocales de ceux-ci s'éloignent alor de l'arête du dièdre du thyroïde, ce qui provoque encore la tensio des cordes vocales inférieures. ^ ^
Le muscle crico-thyroïdien est donc un muscle tenseur d cordes vocales inférieures.
b. L'action de l'ary-aryténoïdien résulte immédiatement de 1 figure schématique 154, B où 1, 2, 3 représentent les cartilag thyroïde, aryténoïde et cricoïde (chaton seulement) en projection s un plan horizontal. Il est évident, par raison de symétrie, que I résultante de la contraction des fibres de l'ary-aryténoïdien (fig, 15 o,p) est dirigée horizontalement et qu'elle se projette en 5 sur la figu 154. On voit dès lors que cette résultante tend à rapprocher l'und l'autre les deux cartilages, qui viennent ainsi occuper la positio' indiquée par les lignes pointillées 6, et à diminuer l'ouverture glol tique, les cordes vocales passant de la position 4 à la position 7. .
L'ary-aryténoïdien est donc un muscle constricteur de la glott
c. Le crico-aryténoïdien latéral produit le même effet que l'ar
SIÈGE DE LA PRODUCITION DU SON. 365 ,vtéaoïdieo, mais par un mécanisme un peu différent. La résule des acdons des fibres de ce muscle peut, en effet, ô Ire ..,rdée comme appliquée sur l'apophyse musculaire de 1 aryte- ' Tae au sommet de ce muscle Iriaugulaire ; celle force, dirigée , iaùementde haut en bas et d'arrière en avant, se projelte, sur plan horizontal de la fig. 154, 0, suivant les flèches marquées „ traits pleins. Ces forces tendent à faire tourner en dehors les u.ophyses musculaires des arylénoïdes et en dedans les apophyses ocales; les cordes vocales inférieures passent ainsi de la positiOD -t t la position 7, ce qui diminue l'ouverture gloltique. d C'est au contraire une augmentation de l'ouverture de la lotte qu'entraîne la contraction des crico-aryténoïdiens postérieurs. " es résultantes des actions de ces muscles triangulaires sont, en llet appliquées encore aux apophyses musculaires des aryténoï- !es et dirigées de haut en bas et de dehors en dedans,^^dans un plan ertical perpendiculaire au plan médian. Bien que la projection de ^es résultantes ne soit présentée qu'opproKimativement sur la figure 154, D, on voit que ces forces tendent à faire tourner en dedans les apophyses musculaires des arylénoïdes et en dehors les apophyses vocales; cet effet est assez exactement l'inverse de l'effet produit par les crico-aryténoïdiens latéraux.
Les crico-aryténoïdiens postérieurs sont donc des muscles dilatateurs delà glotte.
L'action des thyro-aryténoïdiens ne pourra être établie que plus loin (§196, pag. 374).
En réalité, les rôles que nous venons d'assigner à la plupart des muscles du larynx sont incomplets, car il n'a pas été tenu compte, pour les établir, des directions des forces musculaires relativement au centre de gravité des corps à déplacer, les cartilages arylénoïdes, ainsi que des liaisons articulaires et de la forme géométrique des articulations crico-aryténoïdiennes ; toutefois les résultats généraux auxquels nous a conduit l'étude sommaire qui vient d'être faite doivent être tenus pour exacts.
193. Siège de la production du son dans le larynx. — Si l'on monte sur une soufflerie un larynx extrait d'un cadavre, on peut lui faire rendre des sons ; le courant d'air de l'instrument œmplace, dans cette expérience, l'air qui est chassé des poumons
^tîfi ACOUSTIQUE.
Jors de la production normale de la voix. Il faut seulement ave soin d'amener les cordes vocales inférieures au contact par lei bord libre, en rapprochant l'un de l'autre les aryténoïdes, déterminer une certaine tension de ces cordes par une traclir convenable appliquée aux cartilages sur lesquels elles s'insèrent Les choses étant ainsi disposées, l'expérience montre que l'émi sion des sons est possible môme après l'ablation des diverses parti du larynx situées au-dessus des cordes vocales inférieures; cel émission est au contraire radicalement supprimée si, surunlaryi complet, on incise ces cordes. En outre, lorsqu'on est amené pratiquer l'ouverture du larynx sur le vivant, on constate q l'émission des sous reste possible dans tous les cas où l'incisioD porté au-dessus des cordes vocales inférieures ; le malade au co traire devient aphone toutes les fois que son larynx a été ouve au-dessous de ce niveau.
Enfin, aussi longtemps que le larynx est silencieux et q le chanteur respire normalement, les cordes vocales restent ék gnées l'une de l'autre et l'aspect du larynx, vu au laryngoscop est celui de la figure 109 (page 276) qui correspond à uneinspir tion modérée, ou celui de la figure 110 (page 276) qui correspoi à une inspiration profonde.
Au contraire, au moment oîi ie chanteur se prépare à émett un son, la contraction de l'ary-aryténoïdien et celle des cric aryténoïdiens latéraux rapprochent les bords libres des cord
vocales ; le larynx se présente aie avec l'aspect de la figure 155. P suite, lorsque l'action des muscl expirateurs comprimera l'air intr pulmonaire, celui-ci, pour s'écoul audehors, écartera, en les soulevai les bords des cordes vocales q entreront en vibration, si leur éi
Fie. 155.— Disposition préalable pour ■!„ x • . ep *
l'émission des sous (Mandl, Mal. du de tcnsiOU est SUfllSant.
Ajoutonsencoreque, en pratiqua l'examen laryngoscopique, comme nous le dirons dans le livre ' l'Optique, ou en observant directement un larynx monté sur soufflerie, on peut s'assurer de l'état vibratoire des cordes vocal inférieures lors de l'émission des sons. Les bords de ces cord