‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 141 sur 397 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

orocédés d'investigation, dont nous allons faire connaître les ScTpaux, permettent de diviser les bruits consUtut.fs des coutonnes en diverses catégories bien distinctes.

Procédés cV exploration. - Marey et Rosapelly ont étudie les mouvements des lèvres au moyen de l'appareil représente sur la TureieO Cet appareil se compose de deux tiges accouplées, l'une mobile T, l'autre fixe, terminées en l et l' par des languettes métalliques destinées à loger les lèvres supérieure et mférieurede la personne en observation. Entre les languettes est fixe un tambour T, de telle manière que les mouvements de rapprochement ou d'écariement des lèvres déterminent dans l'air de ce tambour des compressions et des dilatations qui sont transmises

Fig. 160.- Appareil de Marey et Rosapelly pour explorer les mouvements verticaux des lèvres.

par le tube t à un second tambour inscripteur. Un second tube t\ élargi en v en face de l'ouverture des lèvres, transmet de même à un autre tambour inscripteur la pression du courant d'air expiré. Les positions diverses delà langue peuvent être déterminées par

A(JOUSTIQUE.

le procédé des empreintes de Graizoer. La langue, recouverte d'un enduit colore, laisse son empreinte sur toute région du palais et des arcades dentaires avec lesquelles elle est en contact au moment ou une consonne est articulée. Les figures 161 et J 62 représentent

Fig. 161. — Empreinte laissée par la langue sur le palais pendant la prononciation de la consonne S (Griitzner) .

Fig. 162. — Empreinte laissée parla langue sur le palais pendant la prononciation de la consonne L (Griitzner).

d'après Grutzner, les empreintes correspondant aux consonnes S et L.

Gentilli a exploré les mêmes mouvements au moyen d'un système de leviers articulés appliqués en divers points de la langue et dont les déplacements pouvaient être indirectement inscrits sur un cylindre enregistreur.

Pour constater le passage d'une partie de l'air expiré par les fosses nasales, on s'est successivement servi d'un miroir froid sur lequel la vapeur d'eau se condensait, d'une flamme que le courant aérien faisait vaciller, d'un tube introduit dans une narin* et débouchant dans un tambour inscripteur.

Harrisson-Allen a pu inscrire les mouvements du voile du palais en appuyant contre celui-ci l'une des extrémités d'un levier du premier genre qui était introduit par une narine et dont l'autre extrémité se déplaçait sur un cylindre tournant.

Classification des consonnes. — Il y a une première distinction à établir entre les diverses consonnes suivant qu'elles sont longues

CONSONNES. '^^"^ nn brèves Quelques-unes en effet sont émises tant que dure le d'air expiré : F, V, S, Z, CH, J, R ; d'autres ne durent S instant : B, P, D, T, etc. Les premières sont dites conUnues les secondes explosives.

La considération de la région d'articulation, c'est-a-dire de la région où prend naissance le bruit qui constitue les consonnes .ermetde diviser celles-ci en gutturales (G, K), linguales (D T ^Ziales (B, P). Les figures 131, 132 et 133, qui representen la configuration de la cavité buccale en coupe verticale au moment

F.g. 163. - Configuration de la cavité buccale (coupe verticale) pour la prononciation des

consonnes K, T, P.

de l'émission des consonnes K, T, P, montrent bieu où se trouve, pour chacune de ces catégories de consonnes, la région retrecie au niveau de laquelle se produit alors le bruit.

Enfin certaines consonnes sont appelées nasales parce que, au moment où elles sont prononcées, une partie de l'air expire passe par les fosses nasales ; ce sont les consonnes N, M, etc.

Sans entrer dans plus de détails à ce sujet, nous reproduirons ci-dessous la classification de Monoyer, qui nous parait laj plus ' complète et la plus conforme à la réalité.

BliÈVES

SIHPLBS

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d'explosion

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