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ÉTAT VIBRATOIRE DE L'AIR EXPIRÉ

= minces De la diversité des couleurs observées, on peut con- ,,n,es ^"^^f '^^ s>est déposée avec des épaisseurs ine-

LVd?ver DO nts de la surface du mercure. Les régions Zt évidemment à des

fiéfpt^gSeT vape^ur dans l'air expiré, ce qui ne peut

être dû qu'à une condensation plus grande de 1 air T^^J^;^ ^« ces régions. Les régions de plus grande ou de plus faible épaisseur du dépôt décèlent donc l'existence de régions nodales ou Tentrales dans la masse d'air expiré.

La disposition des couleurs observées, et par suite celle des régions nodales et ventrales, est constante pour une môme voyelle et variable d'une voyelle à l'autre. La figure 159 représente les régions nodales et ventrales qui correspondent aux diverses voyelles.

Une simple comparaison de ces figures pbonéidoscopiques fournit une justification inattendue de la division des voyelles en trois séries ayant pour origine commune la voyelle k, division que Helmholtz avait justifiée par des considérations toutes différentes, ainsi que nous l'avons dit précédemment.

La figure relative à la voyelle A est en effet la plus complexe. Quelle que soit, en outre, la série que l'on considère, A, 0, Ô OU, ou A, É,I, ou encore A, E,EU, U, la figure phouéidoscopique primitive se simplifie progressivement, et par des procédés divers, pour aboutir dans deux cas, OU et U, à une série de cercles concentriques.

On voit par là combien celte ingénieuse méthode d'exploration donne de précieux renseignements sur l'état vibratoire de l'air expiré.

204. De la parole. — La parole est constituée par un certain nombre de véritables sons musicaux, ou voyelles, et un nombre plus considérable de bruits de natures diverses, ou consonnes.

Les voyelles de la voix parlée ne diffèrent pas, quant à leur ûature pbysique, des voyelles chantées dont il a été question jusqu'à présent. Elles ont seulement une durée plus courte et quelquefois un timbre plus mordant, ce qui peut tenir, ainsi que le présume Helmholtz, à ce que les cordes vocales s'entre-choquent alors et fonctionnent comme des anches battantes.

Quant aux bruits qui constituent les consonnes, ils diffèrent entre eux parleur mode de production (sifflement, explosion, ronflement, etc.), parle point du conduit aérien où ils prennent naissance (base delà langue, lèvres, etc.), par la voie suivie par l'air •expiré pour s'échapper au dehors (cavité buccale ou fosses nasales).

Pour établir la tbéorie des consonnes, il est donc indispensable de rechercher les particularités qui les caractérisent au point de vue du mode de production, de la région de formation, etc. Bien des éléments de cette théorie manquent encore ; toutefois les divers

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