DIFFUSION DE LA LUMIÈRE
;ources employées comme unités pratiques, on se sert souvent d'une iiiiié secondaire, la bougie décimale, qui est égale au vingtième le l'étalon VioUe. La bougie décimale représente donc la vingtième lartie de la quantité de lumière qu'envoie normalement, sur l'unité le surface située à 1 mètre, une surface de 1 cenlim. carré de ikitine à la température de solidification du métal.
238. Changement de direction de la lumière à la surface de séparation de deux milieux. — Lorsque la lumière .Virriveàla surface de séparation de deux milieux homogènes, elle
divise généralement en trois parties.
Une portion de la lumière incidente retourne dans le premier iUeu ; on dit qu'elle est réfléchie et la nouvelle direction des ayons lumineux est donnée par des lois géométriques simples dont l sera bientôt question.
Une autre portion de la lumière incidente pénètre dans le second nilieu, si celui-ci est transparent ; ou dit qu'elle est réfractée et es rayons qui la composent se propagent suivant une nouvelle iirection liée à la direction incidente par les lois de la réfraction ]ue nous ferons connaître plus loin ; à chaque rayon incident orrespondent d'ailleurs un ou deux rayons réfractés suivant que e second milieu est ou n'est pas isotrope.
Enfin la portion de lumière incidente qui n'est ni réfléchie, ni éfractée, est diffusée parles divers points de la surface de séparaiion; en d'autres termes, chacun de ces points se comporte, par mite des irrégularités de la surface de séparation, comme s'il était umineux par lui-même et disperse dans toutes les directions et lans les deux milieux, si ces deux milieux sont transparents, la lernière portion de la lumière incidente.
Les proportions relatives de lumière réfléchie, réfractée et liffusée varient avec diverses circonstances dont quelques-unes, qui Qtéressentplus particulièrement le médecin , sont le degré de poli le la surface de séparation, l'angle d'incidence de la lumière, etc.
L'étude des phénomènes dus à la réflexion et à la réfraction de a lumière mérite d'être faite en détail, en raison du nombre et de 'importance des applications médicales et physiologiques dont sont usceptibles les lois auxquelles cette étude conduit; aussi consacrerons-nous à cette étude les chapitres spéciaux suivants. Nous indiquerons, au contraire, ici môme ce qu'il importe au
OPTIQCE.
médecin de connaître sur le phénomène de la diffusion de la lumière .
239. Diffusion de la lumière. — La quantité de lumière diffusée par la surface de séparation de deux milieux diminue quand cette surface est mieux polie et augmente lorsque la lumière incidente arrive suivant une direction plus oblique.
C'est grâce à la lumière diffusée à leur surface que nous voyons les corps non photogènes. Les corpuscules en suspension dans l'atmosphère, et que l'on aperçoit dans les faisceaux de rayons de lumière solaire, sont de même visibles par suite de la diffusion qui se produit à leur surface.
Dans une masse d'air absolument dépourvue de ces corpuscules, un faisceau de rayons lumineux ne serait visible que si notre œil était placé sur la direction môme de ce faisceau. Tyndall a utilisé ce fait pour reconnaître si une masse déterminée d'air était absolument débarrassée des poussières et des germes qui y existent normalement.
Le même phénomène a été utilisé par Ohamberland pour juger de l'état de pureté d'une eau. En l'absence de corpuscules, germes ou autres, en suspension dans la masse liquide, un faisceau lumineux qui traverse cette masse n'est visible que si l'œil est placé sur le trajet même des rayons. La visibilité plus ou moins grande du faisceau par diffusion permet, en outre, de juger du plus ou moins grand nombre de corpuscules en suspension dans le liquide. Il va sans dire d'ailleurs que cette épreuve optique ne renseigne en rien sur la nature des corpuscules qui produisent la diffusion.
C'est aussi par diffusion que, lors de l'éclairage oblique de l'œil, on peut apercevoir de légers dépolissages de la cornée, vestiges d'anciennes kératites, ou qu'en explorant l'œil avec le miroir ophtalmoscopique on peut constater l'opacité commençante du cristallin, l'existence de corpuscules plus ou moins opaques flottant dans la masse du corps vitré, etc .
Les phénomènes de diffusion et les phénomènes d'ombre décrits plus haut, sont encore utilisés par le médecin pour reconnaître la présence d'un corps opaque au sein d'une masse liquide de l'organisme. C'est ainsi que la considération de ces deux groupes de phénomènes permet de s'assurer de la présence ou de l'absence du testicule dans les bourses affectées d'hydrocèle, c'est-à-dire