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Image d'un point. Image d'un objet. — 1° Imû

d'un point. — Lorsqu'on fait tomber sur une surface réfléchit santé plane SR un faisceau de rayons issus d'un môme point : (fig. 177), il résulte des lois élémentaires de la réflexion que tous 1 rayons réfléchis ont des directions qui. prolongées au delà (

MIROIRS PLANS. ^^5 iniroir, vont toutes concourir en un même point d symétrique de D par rapport au miroir.

Or l'œil humain ne peut reconnaître si les'rayons qu'il reçoit viennent directement d'une source lumineuse ou s ils ne lui arrivent qu'après avoir subi une

ou plusieurs réflexions. Donc les rayons

réfléchis que reçoit un œil place en H

produiront le même effet que s ils venaient réellement d'un point situé sur

leur dernière direction recti ligne. Les

directions prolongées de tous ces rayons

se rencontrant d'ailleurs en d, l'œil rap-

portera leur origine en ce point et conclu-

ra à l'existence en d'un point lumineux. p,-,„^^, du

C'est pour celte raison que le point est appelé image du noint D imaoe dite virtueUe d'ailleurs parce qu'elle n'existe pas rlut'éTt qu'elle est formée par les prolongements des rayons réfléchis et non par ces rayons eux-mêmes . ^ ..flén résulte de ce qui précède que, P°^.^ «^tenir es rayons refle chis qui font voir à un œil placé en H limaged, ^'^fl ll^^^^^ par d les rayons tels que d¥., d¥ qui, prolonges, ouverture pupiUaire. Les rayons incidents ^'o^^P-JJ^ rayons réfléchis, seuls utiles pour l'œil situe en H, sont ceux que l'on obtient en joignant à l'objet D les points, tels que E et F, obtenus comme nous venons de le dire. ..lu mi'aucune

En conséquence, si un œil est dans uoe P^^^^^^". ^^^^^^^^ des droites qui joignent un point de l'ouverture pu lU ire a 1 mage d ne rencontre le miroir, cet œil ne recevra aucun rayon retlecni

et ne pourra pas voir cette image. rutiliser Cetle remarque est importante ; on aura en f ^^^^^^^ dans les paragraphes suivants consacrés à l'emploi des miroirs

plans en médecine. . , . . r^r. /r,t i7R\ n dp<î

que celle image C'D'esl égale en grandeur a '"^f^ . * posilion esl symélnque de celle de l'objet par rapport au m.ro.r.

partis des divers points de l'objet CD et voir par conséquent les divers points de l'image CD'.

242. Retour inverse des rayons. Images réelles données par les miroirs plans. -Au lieu de considérer un rayon i.ncident DE (fig. 177) et le rayon réfléchi correspondant EH, supposons que la lumière se propage en sens inverse et que HE soit un rayon incident. Il est évident que le rayon réfléchi correspondant au rayon incident HE ne sera autre que ED. La même remarque peut être faite pour tout rayon qui aurait, à l'incidence, une direction dont le prolongement irait passer par d. Donc lorsqu'on fait tomber sur un miroir plan un faisceau de rayons qui, si le miroir n'existait pas, iraient se rencontrer en un môme point d, situé en arrière de ce miroir, tous ces rayons vont, après réflexion, concourir eux-mêmes en un point D symétrique de d par rapport au miroir.

Le point c^, point de concours des rayons incidents, est encore appelé objet, mais objet virluel puisqu'il n'existe pas en réalité. De môme, D est encore dit image du point d, image réelle, dans

LARYNGOSCOPE.

ce cas, puisqu'elle résulte du concours des rayons réfléchis euxmêmes.

243. Champs d'un miroir plan. — On appelle champ de iHsion d'un miroir pian l'ensemble de tous les points de l'espace dont les images, données par le miroir, peuvent être vues par un œil placé dans une position déterminée.

Il est facile de voir sur une figure que le champ de vision est limité à l'intérieur d'un cône qui aurait pour sommet le point symétrique de l'œil par rapport au miroir et dont les génératrices passeraient par les bords du miroir.

Le champ de visibilité d'un objet par rapport à un miroir plan est au contraire l'ensemble des points de l'espace d'où l'œil peut apercevoir l'image de cet objet.

Le champ de visibilité d'un objet est limité à l'intérieur du cône qui a pour sommet l'image de l'objet et dont les génératrices passent par les divers points des bords du miroir.

244. Miroirs médicaux à ouverture centrale. — Le médecin se sert fréquemment de miroirs plans pour éclairer, par réflexion, certaines cavités du corps, en même temps que, grâce à une ouverture centrale dont le miroir est percé, il peut explorer de visu ces cavités.

De tels miroirs sont appelés ophtalmoscopiques ou otoscopiques suivant qu'ils sont employés pour explorer les parties profondes de l'œil, ou le conduit auditif externe; il convient d'ajouter toutefois qu'on substitue en général à ces miroirs plans des miroirs concaves, afin d'augmenter l'éclairement.

Un semblable miroir fait partie aussi de l'uréthroscope destiné à permettre l'exploration par la vue du canal de l'urèthre.

245. Laryngoscope. — Les miroirs plans sont encore utilisés pour changer la direction des rayons lumineux et les faire arriver en des régions qui ne sont pas, comme les parties profondes de l'œil ou la membrane du tympan, directement accessibles à la lumière. Par une orientation convenable du miroir, on peut d'ailleurs éclairer ces régions et en obtenir, par réflexion, une image virtuelle visible pour l'observateur. Tel est le cas du miroir laryngoscopique

' destiné à permettre l'exploration de l'intérieur du larynx.

Le laryngoscope se compose d'un petit miroir plan en argent, en acier poli ou en verre étamé, à contour circulaire ou carré,

porté à l'extrémité d'un manche. Ce miroir, introduit dan l 'arrière-gorge du malade et convenablement orienté, fait arrive dans l'intérieur du larynx les rayons venus d'une lampe et renvo ensuite dans l'œil de l'observateur les rayons qui, diffusés par

diverses régions du larynx et subissantune nouvelle réflexion suri miroir, donnent une image virtuelle des parties profondes éclairée

LARYNGOSCOPE. 459

Il importe de chauffer légèrement le miroir avant de l'introduire dans l'arrière-gorge, afin d'empêcher la condensation à sa surface de la vapeur d'eau de la respiration .

La fî"ure 179 indique les positions relatives du malade, de l'observateur et de la source lumineuse munie d'une lentille converaente destinée à augmenter l'éclairement. On emploie fréquemment aujourd'hui un miroir dit frontal, fixé par une courroie sur le front de l'observateur et que celui-ci oriente de manière à renvoyer sur le miroir laryngoscopique les rayons de la lampe que l'on peut alors placer en arrière de la personne examinée.

Il importe de remarquer que, l'image donnée par le miroir plan étant symétrique de l'objet, les rapports de position des parties antérieure et postérieure de cet objet paraissent être intervertis

Ci?

Fig. 180.-A, Posiliou apparente de la gloile dans l'image fournie par le miroir laryngoscopique. — B, Position réelle de la glotte.

dans l'image. Les cordes vocales, en effet, étant horizontales et le

miroir laryngoscopique faisant avec la verticale un angle d'environ 45°, l'image virtuelle des cordes est elle-même à peu près verticale. L'image des parties antérieures ac de l'objet (fig. 180, B) se trouve donc à la partie supérieure ac de l'image. Le médecin doit toujours avoir présent à l'esprit ce rapport des positions des parties correspondantes de l'objet et de l'image lorsqu'il veut rapporter au larynx lui-même une particularité aperçue sur son image ou atteindre, avec une lame tranchante ou un galvano-cautère, telle ou telle région du larynx. On a, en effet, une tendance à supposerque la position réelle de l'objet est celle qui résulterait d'une rotation en arrière qui rendrait l'image horizontale ; on est donc inconsciemment porté à croire que les parties supérieure et inférieure de l'image correspondent respectivement aux régions postérieure et antérieure du larynx, tandis que c'est l'inverse qui est vrai. Auto-laryngoscope. — Si l'on fait tomber les rayons lumineux,.

Fif. 181. — Aiito-Iaryngoscopie

qui forment, 'par réflexion, l'image virtuelle du larynx donnée par le miroir laryngoscopique, sur un second miroir plan, convena-

MIROIRS PSEUDOSCOPIQUËS. 461

blement orienté, ces rayons pourront, au moyen de cette nouvelle réflexion, être dirigés vers l'œil du malade. Celui-ci pourra ea conséquence voir lui-même l'image de son propre larynx. L'ensemble des deux miroirs plans, nécessaires pour obtenir ce résultat, constitue un auto-laryngoscope.

Lafig.181 indique comment l'auto-laryngoscopie peut être pratiquée par une personne qui tient elle-même un miroir de chaque main.

246. Emploi des miroirs plans pour reconnaître la simulation de l'amaarose unilatérale. — Plusieurs des procédés imaginés pour reconnaître si une personne, qui affirme être atteinte d'amaurose unilatérale c'est-à-dire de cécité monoculaire, simule ou dit la vérité reposent sur l'emploi de miroirs plans. La possibilité d'une telle simulation, et la nécessité dans laquelle se trouve le médecin de recourir à des procédés spéciaux pour établir la vérité, résultent d'ailleurs de ce que l'amaurose unilatérale peut 'exister sans que l'aspect des parties profondes de l'œil examinées à l'ophtalmoscope diffère en rien de l'aspect normal.

Les divers procédés optiques imaginés dans le but de reconnaître la simulation de l'amaurose unilatérale reposent sur ce fait qu'il ne nous est pas possible, lorsqu'un seul œil reçoit la lumière, de reconnaître, par la seule sensation lumineuse, quel est celui de nos deux yeux qui est seul impressionné.

C'est ce que l'on peut facilement constater en envoyant, avec le secours d'un miroir plan, un faisceau de lumière réfléchie dans un seul de nos yeux -, cette simple expérience constitue d'ailleurs, ainsi que l'a fait remarquer Hôrter, un procédé pour reconnaître la simulation de l'amaurose. Si la personne soumise à l'expérience accuse, en effet, une sensation lumineuse lorsque le faisceau réfléchi est lancé sur l'œil supposé amaurotique, la fraude est par cela même mise en évidence. Mais il importe de remarquer que le simulateur peut être guidé, dans les réponses à faire, par les mouvements de la main qui manœuvre le miroir; pour celte raison, le procédé de Hôrter perd beaucoup de sa valeur pratique.

L'impossibilité où nous sommes de pouvoir rapporter une sensation lumineuse à l'œil qui la reçoit résulte d'ailleurs de la descusscf ion du nerf optique au c/imswa. Les nerfs optiques de nos deux yeux se croisent, en effet, avant d'atteindre le cerveau, et à ce cbiasma leurs fibres s'échangent en partie, de telle sorte qu'au delà

4(i2 .OPTIQUE.

de ce point de rencontre chacun des deux nerfs optiques comprend des fibres nerveuses venues de l'un et de l'autre œil.

Miroirs pscudoscopiques. — • La disposition imaginée par Pless consiste en deux petits miroirs verticaux et (fîg. 182) fixés

Fig. 182. — Principe de l'appareil à miroirs pseudoscopiques pour découvrir la simulation

de la cécité monoculaire.

sur une planchette horizontale (plan de la figure) à 0'°.20 environ d'une seconde planchette verticale percée de deux ouvertures G et D par lesquelles doit regarder la personne soupçonnée de simulation. De part et d'autre de ces deux ouvertures, existent eu A et B deux objets différents, pains à cacheter rouge et vert par exemple.

L'orientation et la grandeur des miroirs doivent être telles que l'image B" de B, donnée par le miroir et située à gauche de l'observateur, soit vue seulement par l'œil droit D de celui-ci, tandis que l'image A" de A, donnée par le miroir Nj et située à droite, soit vue seulement par l'œil gauche G.

MIROIRS PSEUDOSGOPIQUES. 463 Dans ces conditions, si la personne examinée simule la cécité

V 1-œiI droit par exemple, et si elle ne connaît pas le prmcipe de disposition que nous venons de décrire, elle prétendra ne voir

ne nmage B" située à gauche, du côté du seul œil prétendu -'1 Or la vision de cette image B", située à gauche, étant due a !■ cil droit G, la simulation sera par cela même mise en évidence.

On peut encore, ainsi que l'a fait remarquer Monoyer, placer les deux petits miroirs en M etN suivant une ligne parallèle a la droite GD qui joint les yeux de la personne examinée. La grandeur f t la position des miroirs étant encore convenablement choisies, la nouvelle image B' de l'objet B, située à droite, sera vue seulement par l'œil gauche G, tandis que la nouvelle image A de l objet A, située à gauche, ne sera aperçue que par l'œil droit D. Cette dernière disposition est préférable à celle de Mareschal qui msiste dans l'emploi d'un seul miroir de dimension transversale ..aie à MN. Dans ces conditions, en effet, ainsi qu'il est facile de s'en assurer sur la figure, la personne examimée peut voir les images de ses propres yeux. Grâce, au contraire, aux faibles dimensions des miroirs de Fless ou de Monoyer, le champ de vision de chacun des miroirs contient les images des objets A ou B et non celle des yeux de la personne examinée.

Il importe d'ajouter que ces dispositions, quelque ingénieuses qu'elles soient, perdent évidemment toute valeur lorsqu elles sont connues de la personne soumise à l'examen.

AppareU de E. Berlin- S ans. -E. Bertin-Sans a très heureuse-

V ment modifié les dispositions des miroirs pseudoscopiques e

' réalisé un procédé qui est applicable même au cas où le simulateur connaît la théorie de l'instrument.

E. Bertin-t^ans dispose les miroirs en &, b (fig. 183) de manière à ce que les images des deux objets a, a aillent se former en un même point c situé, sur la perpendiculaire abaissée de c sur le

: milieu de aa, à 0-,30 environ; chacune de ces images ne peut d'ailleurs être vue que par un seul œil, l'image de 1 objet de droite étant vue par l'œil droit, et celle de l'objet de gauche par 1 œil gauche. Eu outre, les miroirs sont situés dans une boite qui ne présente d'autre ouverture que celles par lesquelles on regarde et les objets a, a sont constitués pur deux lames de verre dépoli, de

même forme et de même dimension. Les deux images qui se superposent en c sont donc identiques entre elles.

Le simulateur doit, au moment où on le soumet à l'examen par le procédé de É. Bertin-Sans, tourner le dos à une fenêtre, de f. telle sorte que les deux lames de

verre dépoli a, a soient bien également éclairées. Le médecin, faisant face à la fenêtre, et tenant la boîte dans les mains, place l'index droit ou gauche sur l'une ou l'autre des ouvertures a, a et demande au simulateur s'il voit ou ne voit pas, à l'intérieur de l'appareil, un objet éclairé. La fraude sera mise en évidence si la vision de cet objet éclairé estaccusée lorsque l'ouverturesituée du côté de l'œil prétendu seul sain est recouverte avec l'index. En effet, il n'existe en c, à ce moment, que l'image de l'ouverture située du côté de l'œil prétendu amaurolique, image qui ne peut être vue qu'avec cet œil.

Il est à peine besoin de faire remarquer que, quel que soit le procédé employé, on doit surveiller le : simulateur supposé et s'assurer qu'il ne ferme pas momentanément Tun de ses yeux pour se renseigner sur la réponse qu'il doit faire.

Par contre, si la personne examinée y voit moins bien d'un œil que de l'autre et qu'elle exagère seulement la diminution d'acuité qui existe réellement, il sera pour le moins bien diflBcile au médecin de reconnaître s'il y a ou non simulation. Dans ce cas, ea effet, le malade possède un moyen sûr pour distinguer l'une de l'autre les impressions reçues séparément par chacun de ses yeux et se garder, en conséquence, de toute réponse qui le ferait reconnaître comme simulateur. Le médecin doit alors recourir à des procédés indépendants de tout phénomène physique et dont la description ne saurait trouver place dans cet ouvrage.

Nous décrirons, dans les chapitres suivants, un certain nombre d'autres procédés physiques que l'on peut employer pour recon-

Fig. 183. — Miroirs de E. Bertin-Sans.

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