PILE DE GLACES
naître la simulation de l'amaurose unilatérale, procédés basés sur la réfraction de la lumière à travers les prismes ou sur l'absorplion par les verres colorés. Les remarques qui précèdent s'appli- L[uent d'ailleurs à ces procédés comme à ceux dont il vient d'être nuestion.
247. Pile de glaces. — Une certaine quantité de lumière est réfléchie même lorsque la surface réfléchissante est constituée par la surface de séparation de deux milieux parfaitement transparents. La quantité de lumière réfléchie dans ces conditions, très faible lorsque l'incidence est voisine de la normale, augmente à mesure que les rayons arrivent plus obliquement. On obtient même, par réflexion sur une lame de verre par exemple, des images assez intenses pour être parfaitement visibles lorsque l'angle d'incidence
est voisin de 90°.
Lorsqu'on veut, non pas obtenir une image nette et bien éclai- -rée, mais augmenter seulement la proportion de lumière réfléchie, on peut, au lieu de faire croître l'incidence des rayons, multiplier le nombre des surfaces réfléchissantes. Si l'on accole, par exemple, un certain nombre de lames de verre, une certaine quantité de lumière se réfléchit à la surface de chacune d'elles et la quantité totale de lumière obtenue ainsi par réflexion est évidemment d'autant plus considérable que les lames de verre sont plus nombreuses.
La réflexion sur une série de lames de verre accolées, et constituant ce que l'on appelle une pi'x de glaces, a été utilisée dans une circonstance qui présente un très grand intérêt historique pour le médecin. C'est, en effet, au moyen de la réflexion de la lumière sur une pile de glaces que Helmholtz éclairait l'oeil lorsqu'il combina l'ophtalmoscope. La transparence des lames de verre permettait en outre aux rayons, diffusés par la rétine observée et sortis de l'œil, d'arriver à l'œil de l'observateur placé en arrière de ces lames ; cette transparence jouait donc le même rôle que l'ouverture centrale percée dans les miroirs étamés dont sont munis aujourd'hui tous les ophtalmoscopes.
Nous verrons dans la suite de quelle grande importance est, pour le médecin et pour le physiologiste, la considération de ce phénomène de la réflexion à la surface de séparation de deux milieux qui se laissent traverser par la lumière. L'œil, en effet, présente une série de milieux transparents dont les surfaces de séparation sont Imbebt. — Physique biolog.
courbes ; or, c'est par la réflexion de la lumière sur ces surfaces que le physiologiste peut arriver à en mesurer certains éléments dioptriques et que le médecin peut y découvrir certaines particularités utiles, dans bien des circonstances, pour établir ou compléter un diagnostic.