HUMAIN
329. Système dioptrique oculaire. — Les rayons lu neux qui pénètrent dans l'œil doivent, pour atteindre l'écr nerveux rétinien sensible à la lumière, traverser une successi de milieux transparents, humeur aqueuse, cristallin, corps vitr séparés entre eux par des surfaces courbes, cornée et faces d cristallin.
L'épaisseur de la cornée est assez faible pour qu'on puisse, e général, assimiler cette membrane à une simple surface séparadeux milieux inégalement réfringents, l'air et l'humeur aqueus En outre, on peut calculer l'indice qu'il faudrait attribuer à u lentille homogène, de même forme et de même épaisseur que 1 cristallin, pour qu'elle produise le môme effet dioptrique que) lentille oculaire dont l'indice augmente progressivement depuis i périphérie jusqu'au centre. Il résulte de là que le système dioptrit que oculaire peut être regardé comme un système complexe coû stitué par trois dioptres simples : cornée, face antérieure et fa postérieure du cristallin.
Nous verrons, en outre, que le système dioptrique oculai" peut, en général, être regardé comme constituant un systè centré. L'œil humain est donc analogue aux systèmes considér plus baut (pag. 497 et suiv.); par suite, pour simplifier l'étudi dioptrique d'un tel système réfringent au moyen de la conaidératioi: des points cardinaux, il est nécessaire de déterminer préalablementi
1° Les rayons de courbure des divers dioptres composant cornée et faces du cristallin ;
2° Les indices de réfraction des milieux successifs que la lumièn traverse, air, humeur aqueuse, substance homogène constitua» une lentille de même forme et de môme pouvoir dioptrique qu le cristallin, corps vitré;