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GODRBUBE DE LÀ CORNÉE

Il est de môme facile de voir que la quantité p, distance de l'objet m miroir coriiéen, est égale au double de la distauce qui s'éteud Je la cornée à la règle qui porte les miroirs, eQ admettant que la •ornée et la source soient également éloignées de cette règle, 'oaditioiique l'on peut toujours supposer réalisée. La distance de la ornée à la règle des miroirs est d'ailleurs mesurée directemeut avec une règle divisée.

Il importe de remarquer que les erreurs possibles dont peuvent tre affectées les mesures de y et de p n'altèrent pas sensiblement les résultats à cause de la grandeur même de ces quantités (0"'.50 environ pour y, 3°" environ pour p) relativemeQt à la grandeur de v', qui n'est que de quelques millimètres et que l'opbtalmomètre permet d'obtenir à 0'"'°.005 près.

Au point de vue des déterminations à faire sur le vivant, l'opbtalraomètre de Helmboltz, comme d'ailleurs celui de Javal et Schiôtz, présente encore cet avantage précieux que la tangence des deux images n'est pas altérée pour de petits déplacements de la surface réflécbissante. Les observations sont, par ce fait, rendues très faciles.

Rayon de courbure de la cornée. — La disposition expérimentale que nous venons de décrire conduit à la mesure du rayon de courbure de la portion centrale du méridien cornéen déterminé par le plan qui contient l'axe et les centres des miroirs de l'instrument. Or une telle mesure est insuffisante pour faire connaître la forme géométrique de la cornée; aussi doit-on la répéter dans un certain nombre de méridiens. A cet effet, la caisse métallique qui renferme les lames de verre, et à laquelle est fixée la règle des miroirs, est mobile autour de l'axe de l'instrument.

Les mesures ainsi effectuées dans divers méridiens d'une même cornée ont montré que le premier dioptre oculaire peut, en général , être assimilé à une surface de révolution. Toutefois, cbez un 'irand nombre de personnes, la cornée présente, dans les divers méridiens, des différences de courbure qui sont la cause de l'anomalie de la vision désignée sous le nom d'astigmatisme.

L'opbtalmomètre permet encore de déterminer la courbure des liverses régions d'un même méridien. Tl suffit pour cela de faire 'ixer par le sujet des points de plus en plus éloignés de l'axe de l'opbtalmomètre, mais situés dans le plan de cet axe et des miroirs.

On constate ainsi que, dans tous les méridiens, la courbure de cornée diminue progressivement du centre à la périphérie. La b face du dioptre cornéen n'est donc pas sphérique ; elle parait l rapprocher de celle d'un hyperboloïde à deux nappes. Toutefo' chez tous les yeux exempts d'astigmatisme, la cornée pou toujours être assimilée, quant à l'effet dioptrique qu'elle produ à la sphère qui lui serait tangente en son sommet.

La courbure de la cornée, en dehors des cas d'astigmatis présente des différences individuelles très notables ; elle varie, i effet, de 7"»"°. 115 (Donders) à 8°"".920 (Bourgeois et Tscherninp Ces différences paraissent être en rapport avec la taille et le 8e< des sujets, la courbure étant en général plus accusée chez 1 femmes et chez les personnes de petite taille. Les très nombreua mensurations effectuées sur la cornée ont conduit à prendre po( valeur moyenne du rayon de courbure du premier dioptre oculai le nombre 7""".829, ou, en nombre rond, S"»™. j

Ajoutons que la courbure de la cornée est invariable, que' que soit la distance à laquelle on regarde. C'est là un fait impo tant que nous aurons à invoquer pour établir la théorie de l'acco" modation .

Rayons de courbure du cristallin. — Le mode opératoire est même pour le cristallin que pour la cornée ; il faut toutefd prendre alors pour source lumineuse la lumière électrique ou lumière solaire. En effet, avec une flamme à gaz ou à pétrole, , quantité de lumière qui arrive sur le cristallin, déjà affaiblie p la réflexion sur la cornée, ne fournirait pas des images réflexion suffisamment intenses.

La détermination des rayons de courbure du cristallin exi| des calculs que ne comporte pas la mesure de la courbure de .• cornée. Les rayons lumineux n'arrivent, en effet, au cristalli qu'après avoir été réfractés à travers le premier dioptre oculair il résulte de là que, en ce qui concerne la réflexion sur la face ant( rieure du cristallin, l'objet n'est plus la quantité y considér ci-dessus (double de la distance du miroir isolé au milieu des de autres) mais l'image y^ de cette longueur y donnée par réfracti " à travers la cornée. La grandeur de cette image i/, pourra d'ailleu être calculée, au moyen de la formule du paragraphe 266, e fonction de y, du rayon de courbure de la cornée, rayon m

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