‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 225 sur 397 · Dans le premier cas, le méridien de l'œil qui est per · texte numérisé non relu

Dans le premier cas, le méridien de l'œil qui est per

nPnHiVnlairp à la lisnP la dIuS ^'S- 253. — Cadran horaire pour la détermination penOlCUldire a la Ugufi piu» " éléments de l'astigmatisme.

nette, que nous appellerons A,

est actuellement accommodé pour la distance de 5 mètres ou pour l'infini. Ce méridien, que nous désignerons par M, est, en conséquence, emmétrope ou hypermétrope; pour distinguer ces deux états, il suffira d'ailleurs de faire usage de verres sphériques convexes, comme nous l'avons indiqué plus haut pour des yeux exempts d'astigmatisme, et de considérer seulement les modifications qui surviennent alors dans la vision par le méridien M, c'està-dire dans le degré de netteté avec lequel est vue la ligne A.

Si la ligne A est vue moins nettement après l'adjonction à l'œil d'un verre sphérique convexe de faible numéro (O^.S ou \^], le méridien M est emmétrope.

Si, au contraire, après l'adjonction à l'œil de ce même verre convexe, la ligne A est encore vue avec netteté, le méridien M est bypermétrope. Le degré d'hypermétropie de ce méridien est d'ailleurs égal au numéro N du verre sphérique convexe le plus fort avec lequel la ligne A conserve sa netteté primitive.

L'état de réfraction du méridien M étant ainsi connu et son degré d'amétropie déterminé s'il y a lieu, on passe à l'emploi de verres cylindriques, en laissant d'ailleurs en place le verre sphérique convexe N, dans le cas où le méridien M est hypermétrope. L'axe du verre cylindrique devra être orienté dans le plan du méridien M, afin de ne produire aucun effet réfringent dans le plan de ce méri-

dien, dont l'état de réfraction et le puiictum remotum sont maintenant connus.

On cherchera donc, par tâtonnenoent, le verre cylindrique qui corrige l'astigmatisme, c'est-à-dire qui fait voir nettement toutes les lignes du cadran horaire. Ce sera, suivant les cas, à un verre cylindrique convexe ou à un verre cylindrique concave qu'il faudra avoir recours. Le choix de la nature du verre sera fait encore par tâtonnement, mais l'on pourra se guider sur ce fait que, chez la plupart des yeux astigmates, le méridien principal vertical, ou celui qui est le plus voisin delà verticale, est le plus réfringent, ce qui constitue l'astigmatisme conforme à la règle; ce n'est que dans un nombre relativement restreint d'yeux astigmates que l'astigmatisme est contraire à la règle, c'est-à-dire que le méridien principal le plus réfringent est horizontal ou voisin de l'horizontale.

b. Lorsqu'aucune ligne du cadran horaire n'est vue neitementà la distance de 5 mètres, les deux méridiens principaux de l'œil sont tous deux myopes ou, mais plus rarement, tous deux hypermétropes avec punctum proximum virtuel.

1° Le cas où les deux méridiens principaux sont myopes se reconiiaitra d'ailleurs à ce fait que des verres sphériques négatifs de numéro croissant feront apparaître avec une netteté croissante l'une des lignes du cadran. Le numéro N du verre négatif le plus faible, grâce auquel l'une des lignes sera vue parfaitement nette, donnera le degré d'amétropie du méridien principal perpendiculaire à cette ligne. Si l'on a opéré comme nous venons de le dire, le second méridien principal a nécessairement un degré de myopie supérieur à celui que nous venons de déterminer; pour. corriger l'astigmatisme, on devra donc associer au verre sphérique négatif N un verre cylindrique concave, orienté de façon à ce que son axe soit situé dans le méridien le moins myope qui est maintenant connu. Le degré d'astigmatisme sera encore donné par le numéro dui verre plan-cylindrique concave, qui fera apparaître toutes les< lignes du cadran avec une égale netteté.

2° Lorsque les deux méridiens principaux de l'œil astigmate sont hypermétropes avec un punctum proximum virtuel, la vision est améliorée, non plus par des verres sphériques négatifs comme dans le cas précédent, mais par des verres sphériques positifs.

La première ligne A, qui apparaît nettement lorsqu'on aug-

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