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C. — Détermination du remotum avec l'ophtalmoscope

THÉORIE DE l'OPHTALMOSCOPE.

374. Conditions de visibilité du fond de l'œil. — C'est elmholtz qui a indiqué le premier, en 1851, les conditions expémentales grâce auxquelles, on peut explorer de vim les parties •ofondes de l'œil et combiné ainsi l'instrument, appelé op/imimo^è, qui a constitué l'un des plus grands progrès réalisés squ'à ce jour en Ophtalmologie.

Tout œil fait concourir en un même point de sa rétine les rayons mus du point pour lequel il est accommodé. Réciproquement, 1 vertu du retour inverse des rayons, les rayons partis d'un môme )int de la rétine iront, après leur sortie de l'œil, concourir au )int qui est actuellement le foyer conjugué de la rétine . Donc un œil donne toujours une image de sa propre rétine, et !tte image, dont la position est variable, se forme toujours au )iot, réel ou virtuel, qui est le foyer conjugué de la rétine en 2tat actuel de l'accommodation .

Dans les conditions ordinaires, cette image est trop peu éclairée )ur qu elle puisse être vue par un œil observateur situé, à istance convenable, sur la direction des rayons qui concourent à i formation; elle n'est constituée, en effet, que par la faible iiantité de lumière diffusée par la rétine. En outre, cette image î forme souvent trop loin pour qu'il soit commode de l'observer.

Les conditions à réaliser pour rendre facilement observable image du fond d'un œil sont donc : 1" d'éclairer fortement la rétine în qu'elle puisse diffuser à l'extérieur une assez grande quantité î lumière; 2" de faire former l'image de la rétine à une distance îur laquelle l'observation en soit facile et commode.

Aussi l'ophtalmoscope se compose-t-il 1° d'un miroir destiné à QYoyer dans l'œil examiné les rayons venus d'une source lumi-

neuse, 2° d'un système dioptrique, lentilles positives ou négative de numéros variables, destinées à agir sur la position de l'image de la rétine.

Afin d'éclairer une plus grande surface de la rétine, il fauti

ET

Fig. 263. — Théorie de l'éclairage de l'œil avec l'opblalmoscope.

d'ailleurs faire en sorte que l'image de la source lumineuse I vienne se former, non pas en L' sur la rétine môme, mais en avaïï ou en arrière de l'écran rétinien, en h\ par exemple; il faut, ei d'autres termes, que l'œil examiné accommode pour une distaocw autre que celle à laquelle se trouve le point de concours des rayoni qui pénètrent dans cet œil.

Dans ces conditions, l'image extérieure P'Q' de la portion PC de la rétine sera éclairée dans toute son étendue

375. Mode d'éclairage du fond de l'œil.— Diverses dispo sitions expérimentales ont été imaginées pour réaliser l'éclairagi du fond de l'œil à examiner

Helmholtz utilisait dans ce but une pile de glace (§ 247) qui devi être orientée de manière à envoyer sur l'œil à examiner les rayoni venus d'une source; l'observateur se plaçait lui-même en arrièn de la pile de manière à recevoir les rayons qui, diffusés par la rétine avaient en outre traversé par réfraction les diverses lames de verri superposées.

Les ophtalmoscopes sont munis aujourd'hui de miroirs étaméi Lorsque le miroir est plan, les rayons réfléchis par ce miroi: tombent sur l'œil examiné à l'état de divergence, condition défi vorable à un bon éclairemenl ; mais on peut rendre ces rayon convergents entre eux en interposant une lentille positive conve-i nable entre la source et le miroir. Cette disposition n'est plu employée aujourd'hui ; toutefois il est avantageux, dans certain

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