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DÉTERMINATION DU REMOTUM AVEC LES QPTOMÈTRES

371 Optomètre de Badal. - Les optomètres sont des instruments qai permettent de faire tomber sur l'oeil à examiner des faisceauxlumineux dont les rayons présentent entre eux tous les de-rés de convergence et de divergence nécessaires pour déterminer, dans tous les cas possibles, la position du punclum reraotum.

Il existe un grand nombre d'optomètres ; nous ne décrirons que ceux dont l'usage est le plus répandu eu France.

L'optomètre de Badal est constitué par une lentille de Ib , c'est-à dire dont la distance focale est de 0-.0625, qui est fixée a 0-" 0625 de l'extrémité (extrémité gauche de lafig. 261) d uutube cylindrique. Dans ce premier tube, fixe et porté par un pied, est mobile au moyen d'un bouton extérieur et d'une crémaillère, un second'tube dont l'extrémité intérieure porte la réduction photographique d'une échelle d'acuité.

Grâce au mouvement du tube mobile, on peut successivement placer l'échelle typographique au delà du foyer principal de droite de la lentille de 16 dioptries, en coïncidence avec ce foyer, ou eu deçà de ce point. L'image de cette échelle, donnée par la lentille deVoptomètre, peut donc être amenée à occuper, suivant quelle est réelle ou virtuelle, toutes les positions possibles en avant ou en arrière de l'oeil à examiner, lequel regarde par l'extrémité gauche de l'instrument. La position du punctum remotum sera donc la position occupée par l'image de l'échelle lorsque l'œil examiné en distingue nettement les caractères et que l'accommodation est au repos. On sollicite d'ailleurs, et on réalise dans la mesure du possible, le relâchement du muscle ciliaire en faisant d'abord former l'image à une distance pour laquelle l'œil examiné puisse y voir

o64 OPTigUE.

nettement avec le secours de l'accommodation et en manœuvran alors le tube mobile de manière à ce que cette image se déplaci vers lepunctum remotum cherché.

La distance en dioptries de l'image au foyer de droite de 1

Fig. 261 . — Oplomèlre de Badal.

lentille de 16 dioptries est à chaque instant donnée par le numéro ^ d'une graduation, marquée sur une génératrice du tube mobile, quii se trouve en face d'un trait porté par le tube fixe. Cette graduation! est établie de la manière suivante.

Soient q la distance de l'échelle au foyer de droite de la lentille <

OPTOMÈTRE DE BADAL. 665

ei q' ladistance de l'image correspondante au foyer de gauche de la même lentille dout nous représenterons la dislance focale par On sait que l'on a :

7' ^ /2 ~ (0.0625)2 0.004' Mais - n'est autre cbose que la distance, exprimée en diop-

tries, de l'image au foyer de droite de la lentille. Or si l'on fait

successivement 9 = 0.004, = 2 X 0.004. . . , la distance - sera

successivement égale à 1,2... dioptries.

Pour graduer l'instrument, il suffira donc de marquer 0 au nnt du tube mobile qui se trouve en face du repère du tube lAe lorsque 1 ecbelle d'acuité est au foyer de droite delà lentille, puis il3 porter, de part et d'autre du 0, des longueurs égales à O'^.OOi et de marquer 1, 2, 3. . . , aux points de division ainsi obtenus.

Il résulte de là que l'optomètre fait connaître la distance, en dioptries, du punclum remotum au foyer de gauche de la lentille. Pour que cette distance soit égale au degré d'amétropie, il faut donc (|uele foyer degauchede la lentille coïncide avec le foyer antérieur i!e l'œil examiné, condition dont la réalisation rigoureuse n'est pas pendant très importante en pratique. Il est toutefois utile de marquer que, si le foyer antérieur de l'œil est situé entre le foyer j gauche de la lentille et la lentille elle-même, ce qui arrive lorsque . ; sujet appuie le pourtour de l'orbite contre l'œilleton de l'optoniètre, les degrés de myopie fournis par l'instrument sont un peu trop faibles et les degrés d'hypermétropie un peu trop forts. |ii L'erreur n'est d'ailleurs appréciable que pour les forts degrés d'amétropie.

I C'est à cette position du foyer antérieur de l'œil par rapport à celui de la lentille de l'instrument que sont dues, en partie, les différences des degrés d'amétropie trouvés pour un même œil par les deux méthodes de l'optomètre et de la boîte de verres.

La grandeur des plus petits caractères que, le sujet distingue encore lorsque l'image de l'échelle est à son remotum, fait connaître, avec une approximation suffisante pour la pratique, l'acuité

de l'œil examiné; en effet, le diamètre apparent de chaque lettre d l'échelle est sensiblement constant quelle que soit la distance laquelle l'image de ce caractère aille se former. La constan rigoureuse de ce diamètre apparent exige, il est vrai, ainsi que l'c peut s'en convaincre sur une figure, que le foyer de gauche del lentille de l'optomètre coïncide exactement avec le premier poici nodal de l'œil, condition dont la réalisation rigoureuse est difficil à obtenir ; mais en appliquant l'œilleton de l'instrument cont l'arcade orbitaire de l'œil à examiner, les variations de grandeur d ce diamètre apparent sont trop faibles pour fausser sensibleme les indications que l'optomètre de Badal fournil relativement l'acuité.

L'optomètre de Badal peut servir à déterminer les éléments c l'astigmatisme, orientation et degré d'amétropie de chacun d méridiens principaux, A cet effet, on substitue à l'échelle typogr; phique la photographie du cadran horaire de la figure 253 (pap 651) et l'on fait indiquer au sujet la direction de la dernière droi) vue nettement lorsqu'on déplace le cadran de manière à faire relî cher l'accommodation de l'œil examiné; la graduation del'instr ment fait connaître le degré d'amétropie du méridien perpeudic laire à la ligne vue alors avec netteté. On peut chercher de mê le degré d'amétropie du méridien perpendiculaire au précéden c'est-à-dire la position de l'image du cadran lorsque le suj4 voit nettement la droite perpendiculaire au méridien déjà expier Mais il est préférable de munir l'œilleton d'une fente étroiti dite sténopéique, que l'on oriente successivement dans le pM de chacun des méridiens principaux et de déterminer alo séparément la position du remotum de chacun de ces méridien L'optomètre de Badal est toutefois moins heureusement adapté, la détermination des éléments de l'astigmatisme qu'à celle di degrés de myopie et d'hypermétropie.

Cet optomètre, comme d'ailleurs tous les instruments analogueu comporte une cause d'erreur provenant de ce qu'un certai nombre de personnes, lorsqu'elles regardent dans un tube, n'au rivent que difficilement à placer leurs axes visuels en parallélisn et par suite à relâcher complètement leur accommodation.

372. Optomètre de Perrin et Mascart. — Cet instrumen représenté en projection horizontale et en coupe verticale sur .•

OPTOMÈTRE DE PERRIN ET MASGABT. 667

û^rure 262, se compose d'une lentille positive oculaire fixe (extréluté "iiuche de la figure], d'un objet K également fixe, el d'une

Fig. 262. — Optomètre de Perrin et Mascart.

ntilJe négative H qu'un bouton extérieur /"et une crémaillère B îrinettent de placer dans toutes les positions possibles entre )culaire et l'objet K.

Lorsqu'on déplace la leniille négative depuis l'objet jusqu'à! IcDtille oculaire, l'image de l'objet K, donnée par cette leûtîH négative, se déplace entre deux positions extrêmes que nous dé» gnerons pari, et Ij. Or, les distances focales des deux lentilles < l'optomèlre ont été choisies dételle sorte que les points Ij et!Ï,l trouvent de part et d'autre du foyer principal de droite de la leutli oculaire. Par suite, lorsqu'on déplace la lentille négative, lerésulb pour l'œil examiné, est le même que si l'on déplaçait un objet i part et d'autre du foyer de droite de la lentille oculaire.

Ou peut donc encore faire tomber, sur l'œil placé contre I'om leton, des rayons présentant entre eux les divers degrés de coavc gence et de divergence nécessaires à la détermination du remoluii Une graduation, dont l'instrument est muni, fait d'ailleurs. ca naître à chaque instant la position de l'image de l'objet K «t j; suite celle du remotum ; mais les divisions de cette gradWtia déduites des déplacements de l'image donnée par la lentille positil ne sont pas équidistautes comme dans i'optomètre de Badal.

La détermination des éléments de l'astigmatisme se fait, conu avec I'optomètre de Badal, en plaçant en K un objet constitué^ des droites parallèles que l'on peut faire tourner autour de l'axa . l'insirument, de manière à leur donner successivement toutesj ;. orientations possibles.

373. Optomètre de BuU. — Cet instrument, très simi et d'un emploi commode, est constitué par une règle dont] longueur est un peu supérieure à 0"".50 et sur laquelle ce dessiné, à des distances de 2, 3, 4. . . . 12 dioptries de l'une del

extrémités, des dominos portant successivement 2,3 12 poi<

noirs. A l'extrémité qui est l'origine des distances, l'optomà est muni d'un petit écran perpendiculaire à la règle et percé d'd ouverture centrale par laquelle le sujet regarde .

Lorsque le remotum est situé, en avant de l'œil, à unedistal ~ comprise entre 2 et 12 dioptries, sa position est donnée pan domino le plus éloigné que le sujet voit encore nettement?' nombre de points noirs de ce domino fait donc connaître la distaa en dioptries, à laquelle se trouve le remotum cherché.

Lorsque la distance du remotum est numériquement ioférie à 2'' ou supérieure à 12'^, on reporte ce point à l'une des distai que I'optomètre peut mesurer en armant l'œil du sujet

OPHTALMOSCOPE. b*»»

ilille négative ou positive convenable. L'écran de l'optonoètre Bull pone à cet effet trois lentilles de + lO^, + et - 10<i que ,D peut amener séparément en face de l'ouverture centrale. En vue de la détermination des éléments de l'astigmatisme, on ut disposer et déplacer le long de la règle un cadran horaire lalogue à celui de la figure 253 .

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