CAUSES PHYSIQUES DE LA MYOPIE PROGRESSIVE. 6D
,ar le milieu de la ligne lue, la différence des distances de cet œil iu% extrémités et au milieu de la ligne est d'environ 0™.01 ; il 5n. résulte que la différence des efforts d'accommodation né- 'Gssités par la. vision nette des caractères successifs est égale, ians les conditions où nous supposons que le myope est placé, à
J î — z= 1''. Un œil mvope qui lit à la distance de lO^^des
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ignés de 0™.08, dans les conditions indiquées, doit donc réaliser, à Jiaque ligne, les mêmes variations d'effort d'accommodation qu'un smmétrope qui regarderait successivement à l'infini, puis à la disance de 1 mèt. Ces variations de l'accommodation sont d'ailleurs )Ius considérables encore, si les lignes à lire sont plus longues ou )lacées plus près.
Or tout effort d'accommodation, c'est-à-dire toute contraction la muscle ciliaire, tire et déplace en avant la région postérieure de â choroïde. On conçoit que ces tiraillements répétés déterminenti vers le pôle postérieur de l'œil, un état d'inflammation d'où résulte une diminution de résistance. Cette région moins résistante cédera dès lors plus facilement sous l'effort de la tension inlra-oculaire ; )ar suite, l'axe antéro- postérieur s'allongera, ce qui constituera me augmentation du degré de la myopie.
b. Un certain nombre d'ophtalmologistes voient une cause de ffogression de la myopie dans la convergence des axes visuels que es myopes sont obligés de réaliser pour voir binoculairement les )bjets placés, en deçà de leur remotum, près de leurs yeux. Lors de :ette convergence des axes visuels, chaque muscle droit externe, endu par la rotation en dedans des globes oculaires, presse sur !eax-ci, tend à les déprimer, augmente par suite la pression i^drostatique intra-oculaire, et cette augmentation de pression provoque un allongement de l'axe antéro-postérieur, si la résistance leda région postérieure est affaiblie.
Sans que l'on puisse affirmer d'une façon certaine la réalité de 'influence de la convergence des axes visuels sur la progression le la myopie, il n'est nullement démontré que cette influence l'existé pas ; aussi indiquerons-nous bientôt comment le décenrage des verres correcteurs permet de diminuer, sinon de suppri* oep la convergence^
Pour quelques auteurs, la convergence agirait encore autre-
ment que par l'action des musdes droits externes, et les muscl grand et petit obliques devraient être aussi incriminés.
c. D'après G. Martin, la progression de la myopie devrait ôt souvent rapportée à l'existence d'un degré, même assez faiW d'astigmatisme. Les altérations anatomiques de la myopie progre sive, altérations que l'on peut constater par l'examen ophtalmr scopique, se montrent, en effet, d abord dans l'un des méridiei principaux de l'œil si celui-ci est astigmate ; il est dès lors rationn de penser que les efforts d'accommodation irrégulière do: l'existence, sinon la nature, est démontrée par l'observation (pa^. 654), peuvent être l'une des causes delà myopie progressive.
En résumé, les causes physiques de progression de la myop paraissent résider dans les efforts de convergence des axes visue et dans l'intervention de l'accommodation régulière ou irrégulièi (astigmatisme coexistant). Or, puisqu'il n'est pas possible enco de déterminer rigoureusement la part relative de chacune des o causes, il sera bon de chercher à diminuer ou à supprimer, si chose est possible, l'influence de chacune d'elles ; on arrive à > résultat au moyen de verres appropriés.
La correction de l'astigmatisme étant considérée plus loin, not n'indiquerons actuellement que les moyens de supprimer la coi vergence des axes visuels et les efforts d'accommodation régulièr
391. Emploi des verres prismatiques ou décentrés pou diminuer la convergence. — Si l'on place en avant des yei Get D d'un myope des prismes égaux dont l'arête soit tournée t dehors (fig. 240, pag. 615), ces prismes donneront d'un objet deux images Si et S,. Les yeux armés de ces prismes devront e conséquence, pour voir simple l'objet S, diriger leurs axes su vaut GIj Si et DI» S,, de telle sorte que les images rélinienm de Si et de S» viennent se former sur les deux macula.
On conçoit d'ailleurs que l'angle de ces prismes puisse êl choisi de manière que les lignes IiSi, T.Ss, et par suite les ax visuels, soient parallèles à la ligne médiane. L'emploi de te prismes supprimera donc tout effort de convergence.
L'effet produit par les verres prismatiques que nous venons c considérer peut d'ailleurs être obtenu avec des verres sphériqu dont on utilise la partie périphérique ; on est ainsi dispensé d'ajoi ter aux verres sphériques, nécessaires pour supprimer les effor.