‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 242 sur 397 · CORRECTION DE LA MYOPIE · texte numérisé non relu

CORRECTION DE LA MYOPIE

ét^Dt encore faible, le reraolum se trouve être assez loin de l'œil. Dans le cas contraire, lorsque le degré de myopie est élevé et le jemotum rapproché, le travail à la distance de ce point nécessitera souvent des attitudes penchées qui, chez les enfants au moins, peuvent nuire au développement normal du corps, et qui, chez les personnes de tout âge, entraîneront une congestion générale de la tête, congestion qu'il y a intérêt à éviter. Ces attitudes penchées sont, en particulier, nécessitées par le travail scolaire et par le travail de la couture effectués à trop courte distance ; elles seront évitées, si l'on donne au myope la possibilité de voir nettement ira objet situé à une distance minima de O^.SS ou 3 dioptries.

La distance à laquelle se trouve l'objet que le myope doit voir nettement varie d'ailleurs avec le genre de travail qui constitue les occupations habituelles du sujet ; la recherche du verre à prescrire pour empêcher l'intervention de l'accommodation se pose donc dans les conditions suivantes :

Quel est le verre dont devra faire usage un myope de R dioptries, c'est-à-dire dont le remotum est à R dioptries, pour que k'image de l'objet qu'il doit voir nettement, et qui se trouve à D dioptries en avant de l'œil, aille se former à son punctum remotum?

Les points situés aux distances D et R devant, d'après cela, être des foyers conjugués de la lentille à déterminer, le pouvoir dioptrique F de celle-ci sera donné par l'équation :

ians laquelle le signe — indique que l'image est virtuelle.

On voit immédiatement que la lentille à prescrire sera positive 3U négative, convergente ou divergente, suivant que D sera numéaquemeut supérieur ou inférieur à R, c'est-à-dire suivant que 1 objet à voir sera plus rapproché ou plus éloigné de l'œil que le remotum.

Soit, en effet, un écolier dont les yeux, d'abord emmétropes, •resentent une myopie de 2^ et dont les remotums sont, en conséluence, situés à 0-.50 ; cet écolier pourra travailler à 0«.33 ou '•^ en faisant intervenir l<i d'accommodation, mais il suffira de JiUDir chacun de ses yeux d'un verre positif de numéro égal à

pour que le travail à la même distance de 3<* se fasse sans qu( l'accommodation ait à intertenir.

Ce môme écolier n'aurait évidemment besoin d'aucun verre si son remotum était situé à 3^; Ja formule (1) donne d'ailleurt alors :

F = 3d — 3<i = Qd.

Soit enfin un myope de dont les occupations exigent la vision nette à 0™.50 ou 2''; le verre à prescrire sera:

Une conséquence importante résulte de ce qui précède, à8avoip:i| s'il est nécessaire de supprimer les efforts d'accommodation che* les myopes, ceux-ci ne doivent utiliser les verres prescrits que pour la distance pour laquelle ces verres ont été choisis.

Ajoutons qu'un myope est souvent dans la nécessité de distin-]] guer successivement avec netteté des objets situés à deux distant ces différentes ; c'est le cas par exemple d'un écolier qui prend des notes sur une démonstration faite au tableau. Il est commode poi le myope, dans ces circonstances, de porter, en lorgnon ou en lunettes, les verres prescrits pour la plus petite des deux distance

auxquelles se trouveali les objets à voir el d'ajouter, au moyei d'une face à ma:

(fig. 282), les verrei qui procureront h vision nette des objei éloignés. Lorsque derniers sont situés à une distance asse grande pour qu'oi puisse la regarde Fig 282. - Face à main. commc égale à l'infini

le numéro des verres de la face à main est évidemment égal à la différence entre le degré de myopie et le numéro des verres doQli chacun des yeux est déjà muni.

393. Myopie progressive chez les Écoliers. — Les< mesures, très nombreuses déjà, effectuées sur les écoliers de diverai

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