MYOPIE SCOLAIRE
ju'approuver les conclusions sages et modérées de la Commissioa le 1884, conclusions que nous reproduisons ci-dessous en réalilant, pour cette citation du rapport de Javal, les prescriptions relaives à la grandeur des caractères, à leur nombre par centimètre le longueur, à la distance des lignes et à la longueur de celles-ci.
a Sauf pour les livres de physique et de mathématiques, qui exigeât l'emploi de formules qu'il y aurait uq inconvénient réel à diviser en deux lignes, la longueur des lignes ne devra pas dépasser 8 centimètres.
j Les livres classiques ne doivent pas être imprimés en plus fin qu'en huit interligné d'un point ; il ne doit pas y avoir plus de sept lettres par centimètre courant de texte. Des caractères moindres ne sont admissibles que par exception et pour des notes de peu d'étendue.
«Pour les dictionnaires, tout en conservant la condition des sept lettres par centimètre, on admettrait du sept interligné d'un point.
» Les conditions que nous venons d'exposer sont indispensables, mais elles pourraient n'être pas suffisantes si le tirage était fait sans soin, avec des caractères usés, et, comme il ne paraît pas possible de caractériser ces éléments par une évaluation précise, il faut définir par une épreuve d'ensemble la lisibilité des ouvrages qui pourront être acceptés ; on devrait refuser tout livre qui, tenu verticalement et éclairé par une bougie placée à une distance de l mètre, ne resterait pas parfaitement lisible pour une bonne vue à la distance d'au moins 80 centimètres.
ï Pour les atlas de géographie . , nous demandons que
tous les noms d'une carte, posés verticalement à un mètre de distance d'une bougie, puissent être lus sans hésitation par une bonne vue à la distance de 40 centimètres
Eclairage. — La question de l'éclairage, en raison même de sa
' E. Javal; loc. cit. Il ne sera pas inutile de faire remarquer que le iméro, par lequel on représente une catégorie de caractères typograliques, caractérise, non ïœii, c'est-à-dire la grandeur des lettres, mais corps ou l'épaisseur de la tige métallique à l'extrémité de laquelle la ■tre se trouve. Le corps restant le même, l'œil ou la grandeur des ractères peut varier ; il y a donc une certaine indétermination dans 5 conditions indiquées par la Commission, lesquelles sont relatives au Imbert. — Physique biolog. 45
complexité, n'a pu donner lieu à des conclusions aussi précises qj celles que nous venons de citer relativement aux conditions aux-i quelles doivent satisfaire le mobilier et les livres classiques. Aussi Javal s' est-il borné à demander, au nom de la commission, «qu'u œil placé au niveau de la table, à la place la moins favorisée, puiss voir directemeat le ciel dans une étendue verticale de 30 centimè-j très au moins, comptée à partir de la partie supérieure des fenêtres Dans l'application de cette règle, il ne faut pas tracer l'épur d'après l'état actuel, mais en admettant que le propriétaire d'ei face use de son droit en construisant à la hauteur admise pa les règlements dans les villes, ou par l'usage dans les commune rurales y>.
En ce qui concerne l'éclairage unilatéral et l'éclairage bilatéral, la commission s'est bornée à manifester ses préférences pour lel second, le premier pouvant être employé lorsqu'il permet «dë donner un éclairage bien supérieur au minimum exigé ci-dessus om quand il est impossible de prendre jour par les deux faces dd bâtiment» . '■ <
Quant à l'éclairage de nuit, on ne peut encore dire, avec preuve justificatives tirées de l'observation, quel est le nombre minimuc de bougies décimales (§ 237) par lequel doit être éclairée chaqui place pour que l'écolier puisse travailler sans danger pour sa vue; Aussi la commission a-t-elle seulement demandé que, dans le cas dd l'éclairage au gaz, les becs fussent ce munis de cheminées de verni et de régulateurs maintenant la flamme à une hauteur constantes Si l'on ne peut donner un foyer à chaque élève, les becs devront êtni placés au moins à l-^.SO au-dessus du sol, pour éviter de chauffer par radiation directe, la tète des jeunes gens. Il faut un becparsiîi élèves au minimum ».
Ajoutons que l'éclairage électrique par incandescence ne présenta pas, relativement aux produits de la combustion, les inconvénieato qui sont inhérents à l'éclairage au gaz. Aussi l'éclairage électri que, qui ne parait pas, jusqu'à aujourd'hui, offrir d'inconvénien
corps et nou à l'œil. Ajoutons que Javal, dont les remarquables travail: ont grandement contribué à appeler l'attention des savants et des gpm vernements sur l'hygiène oculaire dans les écoles, demandait, dans.dei articles publiés par la Revue Scientifique, des prescriptions meilleures