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INFLUENCE DES OBSERVATIONS AU MICROSCOPE

augmente lorsque P'Q' s'éloigne et diminue lorsque P'Q' se rapproche ; il y a donc avantage alors à faire former le plus loin possible cette image P'Q', ou, en d'autres termes, à se placer dans des conditions telles que l'accommodation ait à intervenir moins énergiquement.

Il serait d'ailleurs facile de voir sur une figure que cette conclusion est encore vraie pour les yeux hypermétropes qui obtiennent alors, toutes choses égales d'ailleurs, des images rétiniennes plus grandes que les emmétropes et que les myopes.

3° Lorsque le centre optique 0 coïncide avec le foyer F, les deux lignes Q'O, Q'F se confondent. Il en résulte que la grandeur de pq est constante et indépendante de la position de P'Q'.

En résumé, si l'on veut être dans les circonstances les plus favorables au relâchement de l'accommodation, il faut placer l'œil le manière à réaliser les conditions du second cas, si l'instrument 6 permet, ce dont ne se sont pas préoccupés les constructeurs usqu'à ce jour.

Au contraire, lorsque la position de l'oeil réalise les conditions lu premier cas, l'observateur est incité à faire intervenir au naximum l'accommodation dont il dispose, circonstance qui avorise, d'après ce qui a été dit précédemment, le développement stles progrès de la myopie.

11 ne semble pas toutefois que l'usage prolongé du microscope )ui8se avoir sur la vision un effet aussi fâcheux qu'il paraîtrait ■ésulter des considérations précédentes.

H. Imbert' a montré, en effet, que lorsque le grossissement est m peu considérable, le diamètre maximum des cercles de difusion qui peuvent se former sur la rétine de l'observateur, si 'accommodation est inexacte, ne dépasse pas un petit nombre le millièmes de millimètres par suite du faible diamètre de l'obectif. La grandeur des cercles de diffusion est donc du même irdre que celle des éléments nerveux sensibles à la lumière, et la letteté de la vision doit dès lors être à peu près indépendante de 'état de l'accommodation. Il est peu probable, en conséquence, ue nous réalisions, au moins dans le cas de forts grossissements,

' H. Imbert -, Be l'état de l'accommodation de l'œil pendant les bservalions au microscope (Thèse de l'Éc. de Ph. de Montp., 1889).

des efforts d'accommodation qui ne correspondraient à aucii:i effet utile marqué.

b. État de r accommodation pendant Inobservation au micr scope. — H. Irabert a d'ailleurs déterminé sur un certain nombre d personnes l'état de l'accommodation au moment même où e observaient une préparation.

Le principe de la méthode employée pour ces déterminatio est le suivant.

Soit un microscope M (6g. 286) qui repose sur une table

et donne une image si tuéeen IF; soient enco G et D les yeux dro et gauche d'un obse vateur.

Imaginons que l'o servateur, dont les de yeux sont ouverts, a commode de manière" voir nettement un objo B situé sur la table X3 et qu'il note, en mêii temps, le détail A ( l'image IF qu'il vo en coïncidence avec point B. Que l'obseii vateur couvre ou feri alors l'œil D, qu'il e^mine la préparatio; puis qu'il porte s attention sur la région A de l'image, qu'il découvre ou ouv; l'œil B et qu'il note, au môme moment, le point B» de la tab qui lui parait coïncider avec le point A de l'image IF.

Cette coïncidence apprend que les axes visuels des deux ye sont dirigés l'un suivant DBj, l'autre suivant GA et qu'ils f rencontrent en K. La distance de ce point K peut d'ailleurs êl> calculée si l'on connaît la hauteur du microscope et la position a ; il est, en outre, possible d'établir le long de XY une gradua tion préalable qui fait connaître, par une simple lecture, la distant:

Fig. 286. — Détermination de l'état de l'accommodation an moment de l'examen d'une préparation microscopique.

CORRECTION DE L'ASTIGMATISME. '^l^ en dioptries à laquelle se reDConlrenl les axes visuels de l'observateur Or si celui-ci n'est pas strabique, on peut admettre qu il accommode pour le point où ses axes visuels se reacontren ; si donc on a déterminé ce point, comme nous venons de le dire, et 8i l'on comiaît en outre l'état d'amétropie des yeux de 1 observateur, il sera possible de déterminer l'état de l'accommodation au moment de l'examen de la préparation ».

En appliquant cette méthode à un assez grand nombre de personnes, H. Imbert a trouvé que :

[o Pour examiner une préparation au microscope, on ne laii généralement intervenir qu'une fraction assez faible du pouvoir àccommodatif total ;

2° Toutefois cette fraction du pouvoir àccommodatif augmente en général à mesure que le grossissement diminue.

Il ne semble donc pas que la pratique du microscope présente, en général, de réels dangers pour la vision; il est cependant prudent, pour les personnes qui doivent se servir souvent decetinstruùient, d'apprendre à relâcher leur accommodation et de réaliser ce relâchement pendant l'examen des préparations.

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