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Choix des verres correcteurs de l'astigmatisme

Le numéro du verre cylindrique à prescrire dépend non seulement du degré d'astigmatisme total, mesuré par l'un des procédés indiqués précédemment (chap. VI), mais encore de l'âge du sujet et de la coexistence de la myopie.

En général, un degré d'astigmatisme qui ne dépasse pas deux dioptries est assez bien corrigé par l'astigmate lui-même, si celui-ci est jeune et s'il possède, en conséquence, un assez fort pouvoir àccommodatif ; l'acuité visuelle conserve alors sensiblement sa valeur normale, et l'usage des verres cylindriques est inutile. Il en est autrement pour les yeux astigmates qui présentent, en

1 En particulier, suivant que le centre de la préparation se projette à droite ou à gauche du point où le prolongement de l'axe du microscope rencontre la table, l'observateur accommode pour une distance plus grande ou plus petite que la distance à laquelle la table se trouve.

même temps, un degré, môme faible, de myopie, s'il y a lieu de craindre que cette myopie progresse. Les observations deiî^ Martin montrent, en effet, qu'il est prudent, dans ce cas, de cor riger rigoureusement l'astigmatisme au moyen de verres cylin. driques, même si cette anomalie n'entraîne aucune diminution de! l'acuité visuelle.

Lorsque le degré d'astigmatisme, cbez une personne encore^ jeune, est assez élevé et entraîne une diminution d'acuité, il ne faut pas prescrire d'emblée les verres entièrement correcteurs.. L'usage de ces verres est souvent, en effet, gênant pour l'astigmatêi dont les yeux s'accommodent mal d'un changement trop radical i dans le mode de fonctionnement de l'accommodation irrégulière • aussi est-il prudent de n'arriver à ces verres que progressivement! et après que des verres cylindriques plus faibles auront été portés pendant plusieurs mois.

L'usage des verres entièrement correcteurs pourra au contraire! être en général prescrit aux astigmates qui, déjà âgés, ne peuvent i plus, par une accommodation irrégulière, corriger eux-mêmes ( leur anomalie.

L'existence simultanée de l'astigmatisme et de l'hypermétropie* ou de la myopie exige l'emploi simultané aussi de verres cylindri-. ques et de verres sphériques. Nous avons dit déjà que les cons-tructeurs satisfont à cette exigence au moyen de verres sphériques sur l'une de leurs faces et cylindriques sur l'autre.

Le numéro du verre sphérique est d'ailleurs choisi d'après les règles indiquées à propos de la correction de la myopie et de l'hypermétropie.

D. — ANISOMÉTROPIE.

397. Correction de l'anisométropie. — Il arrive souvent i que les deux yeux d'une même personne sont anisométropes, c'est- ■ à-dire qu'ils présentent des états ou des degrés différents de réfraction.

La conduite à tenir est alors différente suivant les sujets.

Beaucoup de personnes s'accommodent de l'inégalité de réfrao tion de leurs yeux, et il est inutile alors de porter remède à un état t qui n'entraîne aucune gêne.

PERCEPTION DES COULEURS

D'autres, au contraire, souffrent d'une inégalité, même faible, de •éfraction, et l'usage de verres correcteurs inégaux est alors nécesiaire.

En général, il n'y a aucun inconvénient à prescrire des verres ;ylindriques différents pour corriger des degrés inégaux d'astigmaisme. De même, si un seul œil est astigmate, la correction de jette anomalie devra être réalisée au moyen d'un verre cylindrique, lurtout si cet astigmatisme unilatéral peut être cause de strabisme.

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