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IMAGES CONSÉCUTIVES

lation, d'autre part, do la différence des durées delà persistance sur des régions plus ou moins fatiguées de la rétine.

410. Images consécutives d'objets colorés. — Le phénomène des images consécutives se présente sous des aspects très variés lorsque l'objet est coloré et que la lumière réagissante est blanche ou colorée elle-même. Nous ne considérerons que le cas général.

Lorsque l'objet émet, par exemple, de la lumière rouge, que nous supposerons d'abord monochromatique, Timage consécutive positive est elle-même rouge. Si l'on regarde alors un écran blanc, ou si l'on laisse pénétrer dans l'œil, à travers les paupières fermées, une lumière réagissante blanche, la partie rouge de cette lumière sera, aux points de la rétine préalablement fatigués par la lumière rouge venue de l'objet, moins bien perçue que les autres radiations simples. La sensation sera donc, pour ces points, identique à celle qui résulterait d'une excitation par une lumière qui renfermerait toutes les radiations simples et une proportion très faible de lumière rouge ; or l'ensemble de ces radiations donne évidemment une coloration vert bleu sensiblement complémentaire du rouge. L'image négative qui succède à l'image positive rouge sera donc colorée en vert bleu.

Si l'écran sur lequel on projette l'image positive est lui-même coloré, ou si la lumière qui pénètre à travers les paupières présente une coloration, la couleur de l'image négative dépendra de la constitution de la lumière réagissante. Dans tous les cas, cette couleur sera celle que l'on obtiendrait en supprimant ou du moins en affaiblissant, dans lalumière réagissante, les radiations identiques à celles qui ont donné l'image positive.

La théorie de Monoyer, basée sur l'égalité des pouvoirs émissif et absorbant, rend également compte de ces phénomènes de coloration de l'image négative. Si, en effet, on admet que celles des radiations de la lumière réagissante qui sont identiques aux radiations de la lumière primaire, sont seules annulées, on retrouve immédiatement les couleurs diverses que l'image négative présente.

L'image consécutive positive d'un objet blanc peut présenter aussi des colorations dont la succession varie avec la durée d'càction et l'intensité de la lumière excitatrice. Pour rendre compte de ces colorations, Plateau a admis que la durée de la persistance est Imbert. — Physique biolog. 47

variable pour les diverses radiations 'jimples; à mesure que le temps s'écoule, les sensations qui correspondent à ces radiations s'annuloraient, non simultanément, mais successivement, etl'imaij'e positive présenterait dès lors, à chaque instant, la couleur qui résulte du mélange des sensations qui persistent seules à l'instant considéré.

411. Contraste simultané des couleurs. — On désigne ainsi, avec Olievreul, par opposition aux phénomènes précédents qui constituent le contraste successif, l'influence qu'exercent, sur l'intensité et la teinte de leurs colorations, les objets colorés que nous voyons simultanément. Nous ne ferons que signaler ces phénomènes, dont la cause, imparfaitement connue, est rapportée par Helmholtz à une modification dans le jugement et par Plateau et de nombreux physiologistes à une altération delà sensation analogue à celle par laquelle nous avons expliqué les phénomènes du

contraste successif.

Uq objet blanc, par exemple, placé dans un champ coloré, apparaît avec la couleur complémentaire de celle du champ lorsque la direction du regard est cependant maintenue invariable, condition qu'il nous est d'ailleurs difficile de réaliser rigoureusement même pendant un petit nombre de secondes.

L'un des phénomènes les plus curieux du contraste simultané, et dont les aspects paraissent justifier l'opinion de Helmholtz son la cause à laquelle ces phénomènes doivent être rapportés, est celui qui est connu sous le nom à''ombres colorées.

On fait arrirer simultanément sur la même face d'une feuille de! papier, disposée dans une chambre noire, d'une part la lumière blanche du jour qui pénètre par une petite ouverture, d'autre part la lumière jaune rougeâtre d'une bougie ; il importe d'ailleurs quei les éclairements dus à ces deux sources soient sensiblement égaux entre eux. Si l'on dispose alors, en avant du papier, un corpq opaque, les deux ombres de ce corps paraissent colorées, l'une celle où n'arrive que la lumière de la bougie, en jaune rougeâtre, l'autre, celle où la lumière blanche du jour arrive seule, en bleu Si cette dernière ombre est regardée à travers un tube noirci qui ne permet de voir aucune des parties du papier où la lumière de la bougie arrive, cette région paraît blanche ; si l'on oriente, au contraire, le tube de manière à apercsvoir simultanément une partie de cette ombre et une portion delà feuille éclairée par la lumière

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