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DES PERCEPTIONS VISUELLES

Les images de tout point de l'espace, situé en dehors de l'boroDtère correspondant à la position actuelle des axes visuels, ne se forment pas en des points corresnondanls des deux rétines; ces images ne sont donc pas fusionnées en une seule et l'objet qui leur°(lonne naissance est en conséquence vu double.

425. Notions fournies par la vision monoculaire et par la vision binoculaire. — La vision monoculaire nous renseigne sur les directions suivant lesquelles se trouvent les objets extérieurs mais elle ne nous fournit que des indications fort peu précises sur le relief de ces objets et sur leur distance absolue ou

relative. , , - , j

Que l'on suspende, en effet, en avant de 1 œil et a portée du bras, un anneau disposé de telle sorte que le plan de sa circonférence passe par l'axe visuel ; que l'on essaye alors d'enfiler cet anneau avec un crayon tenu à la main, en s'aidant de la vision monoculaire seule, et l'on constatera, par la position donnée au cravon, que l'on commet des erreurs considérables sur la distance, appréciée dans ces conditions, à laquelle on juge que l'anneau est I placé. L'anneau est au contraire enfilé à coup sûr si l'on répète la même expérience avec le secours de la vision binoculaire.

Sans doute la vision monoculaire peut, grâce à certains caractères accessoires des objets (jeux d'ombre et de lumière, diamètre apparent comparé à la grandeur réelle supposée connue, etc.), nous faire juger, dans quelques cas, des distances absolues ou relatives auxquelles ces objets se trouvent. Mais ces indications, ^et en particulier la notion du relief des objets, nous sont fournies surtout par la vision binoculaire.

Ces notions sur le relief et sur la distance relative des objets situés dans le champ visuel résultent d'ailleurs de la dissemblance des deux images rétiniennes droite et gauche d'un même objet ou d'une même distance.

On démontre l'exactitude de cette proposition au moyen du stéréoscope. Cet instrument se compose de deux prismes p et tt (fig. 294) qui permettent à une personne, dont les yeux sont placés en r et p, de fusionner facilement en une seule ^ les deux images

> Si les prismes u'existaieat pas, pour obteair des images nettes de c et de 7 sur les deux macula, il faudrait maintenir les axes visuels au

rétiniennes de deux objets différents situés en cet 7. Un écran

opaque cj empéclje d'ailleurs l'œil droit r de voir l'objet de gaucbe 7, et réciproquement.

Supposons que les objets c et 7 soient les dessins des deux images d'un même objet A à trois dimensions, telles qu'elles se forment sur les yeux droit et gaucbe d'une même personne qui regarde biuoculairement cet objet. Lorsque nous regarderons ces dessins, il se formera sur nos rétines des images identiques à celles qui résulteraient de la vision directe de l'objet A ; si donc le relief tient à la dissemblance des images rétiniennes, les deux dessins plans c et 7 devront donner lieu à la môme perception que si l'objet A était regardé binoculairement ; c'est, en effet, ce que l'expérience conQrme.

Fiff. 294. — Stéréoscope à réfraction.

m. — Optique physique.

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