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II. —Vaporisation et liquéfaction

482. Vaporisation. — Le passage de l'état liquide à l'état le vapeur a lieu entre des limites au moins très étendues de tem- )érature; la formation des vapeurs s'opère d'ailleurs suivant des oaodes divers que nous considérerons plus loin.

Les vapeurs sont, comme les gaz, douées de force élastique et )béissent sensiblement, comme eux, à la loi de Mariette entre des imites que nous allons indiquer.

483. Tension maxima des vapeurs. — Lorsqu'on fait irriver une petite quantité d'un liquide, eau, alcool, etc., dans la chambre, vide d'air, d'un tube barométrique, le liquide disparaît et )asse à l'état de vapeur dont la force élastique est mesurée par 'abaissement de la surface libre du mercure dans le tube.

i On constate ainsi que, la température demeurant invariable, la orce élastique de la vapeur augmente lorsqu'on fait arriver dans a chambre barométrique des quantités de plus en plus grandes du iquide générateur, jusqu'à une valeur maxima variable avec la empéralure et avec la nature du liquide. Cette valeur maxima est tteinte, dans tous les cas, lorsqu'une portion du liquide introduit ans la chambre reste à l'état liquide.

Lorsque le liquide et sa vapeur coexistent ainsi dans un môme ispace clos, on dit que l'espace est saturé. Une augmentation ou me diminution du volume occupé par la vapeur provoque alors a vaporisation d'une nouvelle quantité de liquide ou détermine, u contraire, le retour à l'état liquide d'une certaine quantité de apeur; mais, dans les deux cas, la tension de la vapeur conserve avariablemont sa valeur maxima.

C'est seulement lorsque le volume occupé par la vapeur n'est as saturé que cette vapeur obéit sensiblement à la loi de lariotte.

La mesure de la tension maxima des vapeurs, et en particulier e la vapeur d'eau, a été elTectuée avec toute la rigueur nécessitée

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par l'importance générale de ces déterminations ; nous renvoyons aux ouvrages de Physique générale pour la description des divers procédés de mesure, qui n'intéressent directement ni le médecin ni le physiologiste.

484. Tension de vapeur des solutions salines. — Lorsqu'un corps, non susceptible de donner des vapeurs à tension appréciable, est dissous dans un liquide, la tension maxiraa des vapeurs de la solution est inférieure, toutes choses égales d'ailleurs, à la tension maxima des vapeurs émises par ce même liquide considéré à l'état de pureté.

Si le corps dissous est susceptible de se volatiliser, le mélange des vapeurs fournies a toujours une tension maxima inférieure, toutes choses égales d'ailleurs, à la somme des tensions maxima des deux corps.

485. Limites du phénomène de la vaporisation. Point t critique. — Le passage à l'état de vapeur n'est pas limité parlai solidification du corps qui se vaporise. La glace, en effet, éme^i encore des vapeurs dont la force élastique est très appréciable ; bon nombre d'autres corps solides, les corps odorants eu particulier,.-émettent également des vapeurs. Toutefois l'imperfection de nos; procédés d'observation ne permet pas, en général, de s'assuren s'il y a ou non, pour chaque corps, une température au-dessous de laquelle la vaporisation cesse absolument.

Il est à croire d'autre part que tout corps peut, à une tempéra ture assez élevée, passer à l'état de vapeur.

Mais l'existence simultanée d'un môme corps à l'état de vapeur et à l'état liquide n'est possible qu'au-dessous d'une certaine température, variable d'ailleurs avec la nature du corps et appelée., température ou pomt critique. C'est ainsi que l'acide carbc» nique, par exemple,peut exister simultanément sous les deux états liquidée! gazeux pour toute température inférieure à 35°.5, si la pression exercée sur le corps est suffisante.Au-dessus de 35°.5, una augmentation, quelque grande qu'elle soit, de pression ne peut liquéfier ce corps ; si, tout en maintenant l'acide carbonique à une pression considérable on vient alors à abaisser progressivement la température, on finit par avoir un liquide sans qu'il ait été. possible de dire à quel moment précis la liquéfaction s'est produite.; La température de 35°.5, au-dessus de laquelle l'acide carbonique

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