‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 288 sur 397 · HYGROMÉTRIE · texte numérisé non relu

HYGROMÉTRIE

aissant revenir sur elle-môme, la poire /c joue" le rôle de chambre air et uoe pression continue est exercée sur la surface libre de étber par l'air qui a pénétré en /"dans le vase. Le liquide, ainsi poussé dans le tube intérieur c, arrive à l'extrémité rf, où il est )ulvérisé par le courant aérien qui, à partir de g, s'est dirigé Fers d. La réduction de l'éther en un grand nombre de fines [outtelettes augmente considérablement la surface du liquide et ictive en conséquence son évaporation ; il résulte de là un abaissenent de la température du corps sur lequel l'éther pulvérisé est )rojeté et auquel il emprunte la chaleur qui lui est nécessaire pour )asser à l'état de vapeur.

La pulvérisation du chlorure de méthyle est aujourd'hui fréuemment employée de préférence à celle de l'éther, car elle donne m abaissement de température plus considérable. D'après les xpériences de Gariel, on peut, en effet, obtenir par l'évaporation 'e ce corps des températures inférieures à — 40".

Rappelons encore que le froid produit par l'évaporation est itilisé dans l'industrie pour la fabrication de la glace.

489. Hygrométrie. — Dans la plupart des instruments ima- ;inés à l'effet de déterminer la force élastique de la vapeur d'eau iontenue dans l'atmosphère, et par suite l'état hygrométrique de 'air, on utilise le froid produit par l'évaporation.

L'air contient toujours de la vapeur d'eau ; celle-ci provient .urlout de l'évaporation dont les feuilles des végétaux sont le siège it de l'évaporation qui se produit à la surface des masses d'eau ;onsidérables (mers, lacs, etc.), avec lesquelles l'atmosphère est en ;onlact.C'est<;ette vapeur d'eau qui, en se condensant, donne lieu ■i la rosée et à la pluie, détruit l'homogénéité de l'atmosphère Dtervient pour une part considérable dans la production des phélomènés météorologiques et a probablement, pour cette raison, lae influence sur la propagation des épidémies. En outre, la plupart des malades sont affectés par les changements qui surviennent lans l'atmosphère; l'influence relative des variations des états )arométrique, électrique, calorifique, etc. est d'ailleurs mal connue încore ; toutefois les variations du degré d'humidité de l'air sont le celles dont l'aciion est la plus évidente sur certains états pathoogiques et sur l'activité d'une importante fonction physiologiaue L'évaporation cutanée. °^ '

CHALEUR

On appelle état hygrométrique ou fraction de saturation de l'air le rapport qui existe entre la force élastique / de la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère et la tension maxima F qu'aurait cette vapeur si l'air était saturé.

La température extérieure étant déterminée avec un thermomètre, des tables font connaître la valeur correspondante de F ; il ne reste donc qu'à mesurer f, et c'est à cette mesure que sont destinés les hygromètres dits à condensation. L'hygromètre chimique donne au contraire le poids p de la vapeur d'eau contenue dans un volume déterminé d'air atmosphérique, et l'état hygrométrique est fourni par le rapport de p au poids P de la vapeur qui seraitt^ contenue dans ce même volume d'air, si celui-ci était saturé ; oq '

P f ' démontre, d'ailleurs, que-—-. L'hygromètre de Saussure,

fondé sur les variations de longueur qu'éprouvent les cheveux, ]

convenablement préparés, sous l'influence de l'humidité, fait connaître directement la f

valeur de - grâce à une graduation empi- F

rique, mais ses indications sont peu exactes, j

L'instrument le plus recommandable par la simplicité de sa construction et de sod maniement est le psychrométre; comme | en outre ses indications sont sufBsamment précises, c'est le seul que nous décrirons.

Le psychrométre se compose de deux thermomètres T et T' (fig. 320) ; le réser^ 'i voir de ce dernier est recouvert de gaze, ; sur laquelle on fait couler lentement, eû ■ utilisant les forces capillaires, l'eau contenue dans un réservoir R. L'évaporation de cette eau abaisse la température de T?' ' au-dessous de celle des corps voisins doat le rayonnement réchauffera alors ce thermomètre. Il arrivera donc un moment où, pendant chaque unité de temps, les quantités de chaleur perdue par évaporation de l'eau et reçue par rayonnement seront égales ; la température du thermomètre T' demeurera alors stationnaire.

Fig. 320 — Psychrométre.

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