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Appareil pour l'étude de la chaleur rayonnante

— La partie essentielle de l'appareil est constituée par une pilp thermo-électrique, assemblage de barreaux de bismuth et d'anti. moine soudés ensemble de manière à former un petit cube don. deux faces opposées présentent, l'une les soudures de rang pair, l'autre les soudures de rang impair. Lorsqu'il est utile d'explorer de proche en proche la section droite d'un faisceau de rayonsH^ calorifiques, on se sert d'une tranche delà pile précédente, c'est- j-: à-dire d'une seule couche de barreaux, et l'on oriente dans \m méridien à explorer la droite suivant laquelle sont disposées lesT soudures d'une même catégorie.

Dans tous les cas, les deux pôles de la pile, c'est-à-dire les barreaux terminaux de bismuth, d'une part, d'antimoine, d'autre part, sont réunis aux deux bornes d'un galvanomètre très sensible à gros fil. On sait, en effet, et nous aurons à revenir sur ce|l|, fait dans le Livre V, que lorsque les deux catégories de soudure T sont à des températures différentes t et t' , un courant prend nais- ; sance dont l'intensité I dépend de la valeur de la différeuce t' — t. On peut d'ailleurs déterminer par l'expérience les valeurs cof-

espoDdantes de I et de t' — t et établir ainsi une table de corresondance entre les quantités de chaleur reçues par un groupe de oudures de la pile et les déviations de l'aiguille du galvanolètre.

Les autres parties de l'appareil destiné à l'étude de la chaleui* ayonnante sont portées pour la plupart, de même que la pile P, ar une règle rectiligne ; ces parties comprennent en particulier, a) es écrans pleins ou percés d'une ouverture de grandeur variable, lobiles les uns et les autres de manière à pouvoir laisser passer u à intercepter le faisceau calorifique à étudier ; b] une plate- 3rme sur laquelle on dispose des corps absorbants ou réfléchisants ; c) une source calorifique, lumineuse ou obscure, constituée, ar exemple, par un cube rempli d'eau chaude dont les faces sont )rmées de métaux différents, nus ou recouverts de vernis, de noir e fumée, d'étoffes diverses, etc. On peut de même faire propager uivant la direction delà règle, sur laquelle sont disposées les ièces énumérées, les diverses radiations simples qui constituent i spectre calorifique d'une source quelconque et qui ont été réalablement séparées par un prisme.

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