Rôle général des vêtements et des habitations
— L'organisme humain dispose de moyens qui lui sont propres pour s'adapter, ea quelque sorte, aux variations de l'état calorifique du milieu ambiant et maintenir sensiblement constante, dans toutes les circonstances physiologiques, sa température propre. Notre tégument externe, en effet, la peau, est par lui-même mauvais conducteur de la chaleur, tandis que la conductibilité du sang est au contraire relativement considérable ; or il nous est possible, par un mécanisme dont l'étude n'est pas du ressort de la Physique biologique (ioterveation des nerfs vaso-moteurs), de faire arriver le sang en quantité plus ou moins considérable dans les capillaires de la peau. Nous pouvons modifier ainsi dans une notable proportion la conductibilité d'ensemble de notre tégument externe, ainsi que la quantité de chaleur que le sang lui apporte, ce qui entraîne une variation correspondante dans la quantité de chaleur que nous éliminons par contact avec l'air extérieur et par rayonnement. L'organisme peut en outre, et suivant les besoins, activer ou ralentir la sécrétion de la sueur et par suite l'évaporation du liquide ainsi amené au contact de l'atmosphère, ce qui fait augmenter ou diminuer le nombre de calories que la partie volatile de la sueur emprunte et soustrait au corps pour se volatiliser.
Mais ces moyens de régulation sont insuffisants, eu égard aux limites entre lesquelles peuvent varier les circonstances atmosphériques au milieu desquelles npus vivons et qui agissent sur nous. Les variations de ces circonstances peuvent, en outre, survenir trop brusquement pour qu'il soit possible à l'organisme d'y parer avec les seuls moyens dont il dispose.
Les vêtements et les habitations sont destinés à venir en aide à
CHALEUR
l'organisme, toutes les fois que les nécessités de l'existence et les variations trop brusques ou trop grandes des agents physiques extérieurs pourraient en troubler le fonctionnement normal.
Nous indiquerons, dans le présent Chapitre, les principales conditions physiques auxquelles doivent satisfaire les vêtements et les habitations pour être adaptés le mieux possible au rôle qui leur est dévolu.