M, = OV
L'ensemble des conducteurs A et B forme un condensateur; A est appelé collecteur et B condenseur.
La formule qui donne la valeur de Oi, établie pour le cas de la spbère, est vraie encore pour tout condensateur dont les deux conducteurs, ou les deux armatures^ sont des surfaces parallèles très voisines, comme cela arrive pour les condensateurs plans et les bouteilles de Leyde.
Soit par exemple un condensateur formé de deux plateaux circulaires de SO*"" de rayon, placés à 0'=™.25 l'un de l'autre; la capacité sera, d'après la formule (5) :
7rX303
— 4;rX 0 25 ~ unités O.G.S. de capacité, „ 900 900 1
D'après la relation M, =CiV, la charge du plateau collecteur
sera donc de de microcoulomb par volt contenu dans le
potentiel V. En d'autres termes, quand V est exprimé en volts et Oj en microfarads ou en farads, la formule Mi=:OjVfait connaître la charge en microcoulombs ou en coulombs.
553. Pouvoir inducteur spécifique. — L'expérience montre que, toutes choses égales d'ailleurs, la capacité d'un condensateur dépend de la nature du corps isolant interposé.
On appelle fournir inducteur spécifique d'un corps isolant ou diélectrique le rapport de la capacité d'un condensateur construit avec ce corps à la capacité d'un condensateur identique dans lequel la lame isohuite serait l'air.
Lo tableau suivant donne le pouvoir inducteur spécifique de quelques diélectriques.
Soufre 2.6 à 3.2.
Paraffiae 1.8 à 3.5.
Gomme laque , 3.15
Verre ordinaire 5 à 6.
554. Formes usuelles des condensateurs. — On sait que le condensateur d'Œpinus est formé de deux plateaux, portés par des pieds isolants mobiles le long d'une planchette, et d'un plateau intermédiaire en verre.
La bouteille de Leyde est un condensateur cylindrique dont la lame isolante est un vase en verre, l'armature extérieure ou condenseur une lame d'étain collée sur le verre, l'armature intérieure ou collecteur une lame d'étain ou des feuilles de clinquant qui communiquent avec une tige métallique terminée extérieurement par un bouton.
On emploie fréquemment des condensateurs ù grande surface constitués par des feuilles d'étain séparées au moyen de lames de mica ou de papier imprégné de paraffine. Les feuilles d'étain de rang impair communiquent entre elles et constituent l'une des armatures ; l'autre armature est de même constituée par les feuilles d'étain de rang pair également réunies. C'est celte forme que l'on donne aux condensateurs-étalons de capacité.
Rappelons que Volta a transformé l'électroscope en électromètre condensateur en remplaçant le bouton extérieur par un plateau recouvert de vernis sur lequel on place le plateau condenseur verni également.
555. Énergie électrique. — Soit un conducteur chargé d'une masse M et possédant un potentiel V. Si l'on voulait amener sur ce conducteur une masse m située en un point où le potentiel est 0, il faudrait effectuer un travail qui serait mesuré par mV. L'accumulation de la masse électrique M sur le conducteur a donc nécessité un certain travail, c'est-à-dire a exigé la dépense d'une certaine quantité d'énergie actuellement accumulée sous la forme d'une charge M et d'un potentiel V.
Pour faire disparaître cette énergie, il faudrait transporter la masse M depuis le corps électrisé jusqu'en un point où le potentiel soit nul, en réalisant les conditions dans lesquelles cette charge a été communiquée au corps électrisé ; dans ce transport, on ne devrait donc pas agir en bloc sur la masse M, mais successivement sur toutes les masses m en lesquelles M peut être décomposée, car c'est progressivement, et non instantanément, que la charge M a été accumulée, et le travail n'est pas le môme suivant que le transport de la masse M est effectué en bloc ou par fractions très petites m.