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La température ô, déterminée ainsi, est d'ailleurs un maximum Imbert. — ■ Physique biolog. 62
qui n'est pas alleint dans l'expériGnce par suite des pertes de chaleur qu'éprouve le conducteur AB par rayonnement et par conductibilité avec le milieu ambiant et en particulier avec les autres portions du circuit dont il fait partie.
Ces mômes causes interviennent pour empêcher la température de s'élever indéfiniment et proportionnellement à la durée t de l'expérience. Cette température sera, en effet, stationnaire à partir du moment où la perte de chaleur par rayonnement et par conductibilité, pendant une seconde, sera égale à celle que le courant engendre pendant le même temps.
Les relations (2), (3) et (4) s'appliquent à une portion quelconque du circuit ; la quantité totale Q de chaleur dégagée par le courant dans l'ensemble du circuit dont nous représenterons la résistance totale par R et les résistances des diverses parties par r,, rj..., sera donc, en faisant usage, par exemple, delà relation (4):
Il résulte de là, en particulier, que la quantité de chaleur dégagée sera plus grande dans les portions du circuit dont la résistance est plus considérable.
576. Galvanocaustique thermique. — Lorsque l'intensité du courant et la résistance r d'une portion du circuit sont suClisantes, celte portion est portée au rouge ; elle peut dès lors être employée pour opérer une section dans les tissus et produire
Fig. 349. — Manche de galvanocaulcre.
en même temps une cautérisation. C'est en cela que consiste k galvanocaustique thermique, et l'on donne le nom de galvanocautère à la portion du circuit qui est portée au rouge. La forme du gai vanocautère varie avecla nature de l'opéra-
GALVANOCAUSTIQUE THERMIQUE.
lion îi effectuer et avec la région du corps où il doit être introduit. Le galvanocautère est généralement un lîl de platine, métal diCficilement oxydable, dont on fixe les deux extrémités aux deux bornes A, E d'un mancbe isolant analogue à celui de la figure 349. Gea Lornes terminent deux gros fils métalliques qui traversent le manche et dont les extrémités K, K sont réunies aux deux pôles d'un électromoteur. L'un de ces fils est sectionné, comme on le voit sur la figure, par l'ouverture G pratiquée dans le manche, et les deux bouts de la section peuvent être amenés au contact grâce à une pression que l'opérateur exerce avec le doigt sur un bouton extérieur B. Le circuit traversé par le courant peut donc être à volonté ouvert ou fermé, ce qui permet d'arrêter ou de provoquer à volonté le dégagement de chaleur.
Il résulte de là une supériorité, dont il y a lieu de tenir grand compte, du galvanocautère sur le thermocautère.
En effet, lorsqu'une cautérisation doit être faite sur un organe profond, on peut ne porter et ne maintenir le galvanocautère au rouge qu'au moment où. il est en place et pendant l'opération. On peut ainsi éviter la cautérisation intempestive des parties saines eu contact desquelles l'instrument peut se trouver pendant qu'on
l'introduit ou qu'on le retire. On peut, en outre, réduire les dimensions du galvanocautère et lui donner les formes les plus appropriées à l'opération à effectuer, tous avantages que ne présente pas le thermocautère, dont les dimensions sont forcément assez considérables.
Lorsqu'il s'agit de sectionner le pédicule d'une tumeur (polype
Fig. 350. — Anse galvanique.
du nez, du larynx...), le galvaiiocautère est constitué par un fil de platine o (flg. 350) en forme d'anse, à travers laquelle on fait passer la tumeur de manière à en embrasser le pédicule avec le fil. L'une des extrémités du fil est alors réunie à une pièce mobile B sur laquelle on tire avec l'index, de manière à diminuer le diamètre de l'anse o et à sectionner le pédicule.
Il importe de remarquer que la longueur du fil résistant va alors en diminuant et que, la quantité de chaleur qui peut être dégagée dans le circuit restant en somme invariable, la température du galvanocautère s'élève. En outre, l'abaissement de la température de la portion du fil eu contact avec les tissus, abaissement qui résulte d'une perte assez considérable de chaleur par conductibilité, diminue la résistance de celte partie refroidie ; cette portion active de l'anse. s'écbauffera donc moins, et une plus grande quantité de chaleur se dégagera dans la partie libre du galvanocautère.
L'élévation de la température due aux deux causes que nous venons d'indiquer peut déterminer la fusion de la partie libre du fil, mais l'on peut empêcher cet accideutde se produire en fuisant diminuer la quantité de chaleur susceptible de se dégager dans l'anse. On obtient ce résultat en intercalant sur le circuit un rhéostat, instrument qui permet de faire croître progressivement la longueur, et par suite la résistance, d'un conducteur solide linéaire ou d'un liquide.
Rappelons que la résistance du galvanocautère, bien que plus considérable que celle des autres parties du circuit dont il fait partie, est cependant faible puisqu'il est constitué par un métal. Si donc plusieurs électromoteurs, plusieurs éléments de pile, par exemple, doivent être associés pour fournir un courant sufBsammeot intense, c'est le groupement qui offre le moins de résistance, le groupement en batterie, qu'il faudra choisir.
Il importe de remarquer enfin que la température du galvanocautère ne doit pas être trop élevée, sinon le sang ne se coagule plus, et l'instrument n'est plus un cautère.