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Electrodes impolarisables. — Il est nécessaire, dans

Fig. 364. — Électrodes impolarisables.

les expériences dont il vient d'être question, de supprimer la force électromolrice qui résulterait de la polarisation des électrodes en

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contact avec le muscle. On emploie pour cela des électrodes spéciales dites impolarisables.

La figure 364 représente en V, V de telles électrodes. Elles sont constituées par des vases, contenant une solution de chlorure de zinc, dans chacun desquels plonge une lame de zinc amalgamée z et un paquet de feuilles de papier à filtrer qui s'imhibent de la solution de chlorure. Ce sont les extrémités extérieures de ces paquets de feuilles de papier qui constituent les extrémités des électrodes. On ne peut toutefois mettre les points du nerf et du muscle, entre lesquels on veut mesurer la force électromotrice, en contact immédiat avec le papier imbibé de chlorure, à cause de l'action destructive de ce corps sur les tissus ; on dispose alors, sur les extrémités des électrodes, plusieurs doubles de feuilles de papier imbibées d'une solution de sel marin à l°/oo, solution dont l'action sur les tissus est nulle ; ce sont ces feuilles de papier que l'on met en contact avec les points du muscle ou du nerf.

Du Bois-Reymond a donné à ces électrodes une forme qui permet de mieux limiter les points de contact. Les solutions de chlorure

Fig. 365. — Électrodes impolarisables à montures articulées.

de zinc, dans lesquelles plongent des crayons de zinc amalgamé z, z' (fig, 365), sont contenues dans deux tubes de verres T, T', réunis chacun à une articulation à genou et fermés par un tampon d'argile E, E' imbibé d'une solution de sel marin. Oe sont ces tampons qui constituent les extrémités des électrodes.

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