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FORCE ABSOLUE DES MUSCLES

cette force absolue s'élevait à 3000 gram. pour la même unité de section, lorsque le muscle était soumis à des excitations répétées.

Pour déterminer la force absolue des muscles de l'homme, Weber plaçait sur les épaules un poids qu'il augmentait jusqu'à ce que la personne soumise à l'expérience fût dans l'impossibilité de se soulever sur la pointe des pieds par l'action des muscles du mollet. Il y avait alors équilibre entre la puissance, force absolue des muscles en contraction, et la résistance, poids du corps augmenté du poids additionnel. En tenant compte des longueurs des bras de levier à l'extrémité desquels agissent ces forces, Weber conclut que la force absolue des muscles de l'homme est de 1 kg. par centim. carré de section.

Des déterminations analogues, mais portant sur d'autres muscles, ont été faites par un assez grand nombre de physiologistes, qui tous ont trouvé des résultats notablement supérieurs à ceux de Weber. Haughton, par exemple, tenait le bras vertical, l'avant-bras étendu horizontalement, le poing fermé et en supination et déterminait le poids maximum qui pouvait être soulevé, ce poids étant suspendu à une distance déterminée de l'articulation du coude. Pour faire des déterminations sur les muscles de la jambe, le sujet était placé àplat ventre sur une table, la jambe dépassant le bord, et le poids était suspendu au niveau de la cheville.

8i l'on veut pouvoir rapporter la force absolue, trouvée ainsi, à l'unité de section, il faut déterminer sur le cadavre: 1° la section des muscles mis en activité dans chaque cas, 2° les bras du levier à l'extrémité desquels ces muscles agissent, c'est-à-dire les perpendiculaires abaissées des centres des articulations du coude ou du genou sur la direction moyenne des fibres des divers muscles agissants. Ces mesures sont difficiles à effectuer rigoureusement ; il ïst certain, en outre, que les sections trouvées sur le cadavre sont iïférieures à celles que lesujetprésentait de son vivant. En dehors de l'influence des différences individuelles qui existent sûrement qinnt à la valeur de la force musculaire absolue, il faut voir là l'uLe des principales causes qui sont intervenues pour donner des résultats notablement différents aux divers observateurs. C'est ainsi que les sections mesurées par Donders et Mansfelt sont très inférieurîs à celles trouvées par Haughton, pour les mêmes muscles, sur un sujet robuste tué en quelques heures par le choléra.

Les résultats trouvés ont varié de 6 kilogr. 6 (Hau^hton^ à 9kilogr. 5 (Kaster). ° ^

Indépendamment des causes d'erreur que nous avons signalées, ces nombres n'expriment pas la véritable force absolue des muscles de l'homme ; cette force, en effet, varie avec i'intensité de l'excitant, c'est-à-dire avec la quantité d'excitation nerveuse qui arrive au muscle, et cette excitation peut être bien supérieure, dans certaines circonstances, à celle qui correspond aux expériences dont il vient d'être question. C'est ainsi que pendant une violente colère nous pouvons mettre en jeu une force musculaire bien supérieure à celle que la volonté est normalement capable de développer ; il en est de même de la force musculaire qui correspond à la contracture hystérique.

De l'ensemble des résultais publiés par divers observateurs, il semble que l'on puisse conclure que la force musculaire absolue rapportée à l'unité de section, est plus grande chez les animaux à sang chaud que chez les animaux à sang froid.

S'il est permis de préjuger de la force absolue des muscles d'un ammal par le poids que cet animal peut déplacer par traction les muscles des insectes sont plus forts que ceux des vertébrés; certains insectes, en effet, traînent des corps pesant jusqu'à 40 fois leupropre poids, ce qu'aucun vertébré ne pourrait faire.

58. Travail dynamique des muscles.— Il est facile, avec le myographe, de déterminer le travail dynamique d'un muscle isolé puisque l'on connaît le poids soulevé et la hauteur de soulèvement mesurée directement ou inscrite sur le cylindre enregistreur

Lorsque l'excitation (intensité du courant) reste la même et que 1 on augmente progressivement le poids à soulever, la hauteur de soulèvement diminue d'une manière progressive, mais le travail dynamique effectué passe par un maximum. C'est ce que montrent les résultats suivants empruntés à Rosenthal :

Hauteur de soLilèvemeat ... . 14 9 7 5 2 0

Travail correspondant : >,

(Produit de la charge par la j 0 450 700 750 400 i hauteur de soulèvement). . )

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