‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 37 sur 397 · LA BOBINE D'INDUCTION · texte numérisé non relu

LA BOBINE D'INDUCTION

en grammes

Ces résultats sont altérés, à cause de la fatigue du muscle, lorsque l'expérience dure trop longtemps.

Il était intéressant de déterminer quel travail total un muscle peut faire en soulevan t un certain nombre de fois un poids constant ; cette somme de travail est considérable. Kronecker, par exemple, a constaté qu'un muscle de grenouille peut soulever 2700 fois un poids de 20 grammes.

Les expériences relatives au travail dynamique des muscles de l'homme, pour n'avoir pu être faites dans les conditions de simpli- •ité que l'on peut réaliser lorsque l'on opère sur un animal, n'en sont pas moins intéressantes, ainsi qu'on va le voir.

JevoDs^ a mesuré les distances horizontales auxquelles il

• The Nalur, 1870.

7^ MÉGANIQUE ANIMALE.

pouvait envoyer des corps de poids différents en se plaçant toujours dans les mêmes conditions expérimentales, c'est-à-dire en faisant toujours intervenir, autant que possible, le môme groupe de muscles et en lançant toujours le corps suivant la même inclinaison par rapport à la verticale. En représentant par x la distance, comptée sur le sol, à laquelle les divers corps de poids P pouvaient être lancés, et par a et 6 deux constantes, les résultats d'un très grand nombre d'expériences satisfirent à la relation :

D'après Haughton, cette formule empirique exprimerait que le travail effectué par le bras en lançant des poids différents est constant. En regardant, en effet, le membre supérieur comme un pendule composé, de forme exactement cylindrique, la formule de Jevons se déduit de celle qui exprime que la force vive du centre d'oscillation du bras, au moment où le corps lancé devient libre, est constante.

Cette loi, en admettant qu'elle soit générale (et elle n'a été confirmée encore que par les expériences de Jevons), n'est pas forcément en contradiction a\ecles résultats trouvés sur les muscles de la grenouille et de l'écrevisse, car les conditions expérimentales sont notablement différentes dans les deux cas. Le muscle de la grenouille, en effet, est séparé du levier osseux qu'il doit faire mouvoir et isolé des muscles avec lesquels il peut simultanément agir. Les muscles de l'épaule, en activité dans les expériences de Jevons, sont, au contraire, associés ; ils n'agissent que par une composante de leur force de contraction et, dans l'effet que chacune de ces composantes produit, il y a lieu de tenir compte du bras de levier correspondant. Or non seulement ce bras varie d'une composante à l'autre, mais il n'est môme pas constant, pour chacune de ces forces, pendant toute la durée de l'action. Aussi ne peut-on établir de comparaison entre les deux séries d'expériences.

Il est intéressant de déterminer la quantité de travail dynamique, évalué en kilogramraètres, qu'un homme peut faire dans une journée. L'effet produit par un muscle dans sa position normale dépendant du bras de levier à l'extrémité duquel sa force de contraction agit, le travail effectué doit varier avec les circonstances

Page 1