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PROCÉDÉS D'OBSERVATION DE LA MARCHE

base en caoutchouc est directement réunie au point dont on veut apprécier les déplacements; ces déplacements. siiivnnMe sens dans

lequel ils se produisent, font augmenter ou diminuer la pression de l'air intérieur, ce qui provoque des mouvements en sens inverse

de l'extrémité du levier de la fig. 30. Les dispositions expérimentales et les accessoires de l'appareil varient d'ailleurs beaucoup arec la nature du phénomène à enregistrer.

La méthode chronophotographique consiste à photographier un mobile sur une plaque à des intervalles de temps très rapprochés et de durées variables suivant la rapidité du mouvement à analyser. Au moyen de dispositions spéciales, Marey est parvenu à obtenir 60 photographies par seconde d'un môme mobile. Lorsque le mobile

Fig. 32. — Chronophotograi hie montrant les positions successives d'un marcheur revôlui.d'un costume mi-partie blanc et mi-partie noir. Marclie lente.

est un homme qui marche, qui court ou qui saute, le faible intervalle qui sépare sur la plaque deux photographies successives fait que certaines parties des images voisines se superposent, ce qui nuit à la netteté de l'ensemble. Pour supprimer cet inconvénient, Marey a fait revêtir au marcheur un costume mi-partie blanc, mipartie noir ; les seules parties du corps recouvertes d'une étoffe blanche sont alors reproduites sur la plaque sensible. C'est ainsi qu'a été obtenue la fig. 32 ; une moitié du corps du sujet est seule reproduite et les positions successives que ses diverses parties occupent pendant la marche sont aussi nettement distinctes qu'on peut le souhaiter.

Toutefois, ce qu'il importe le plus de connaître, ce sont les mouvements de certains points et de certaines lignes du corps, centre de gravité, axes des divers segments des membres, etc. Pour réduire les images photographiques à la reproduction seule de ces points et de ces lignes, Marey a fait revêtir au sujet un costume entièrement noir,mais sur lequel avaientété cousus des boutons métalliques

CHAUSSURE EXPtORATRIGE. 95 brillants sur le sommet de la tête et au niveau de l'articulation de l'épaule, ainsi que des rubans blancs dont les directions coïncidaient

Fij. 33. — Chronophotograpliie d'un coureur dont les images sont réduitesfà des points et à

des lignes.

aussi exactement que possible avec les axes des segments des membres supérieur et inférieur. Les images des boutons et des rubans sont ainsi seules reproduites sur la photographie, et cette schématisation du corps permet de déduire de l'étude des images chronophotographiques la valeur de divers éléments importants à connaître pour établir une théorie de la marche. La fîg. 33 est relative à un coureur vêtu comme nous venons de le dire.

66. Pressions sur le soL — Lorsque le membre inférieur, dont le pied s'appuie sur le sol, fait un mouvement d'extension, le sol réagit avec une force égale à la pression que nous exerçons sur lui. C'est cette force de réaction qui est la force motrice dans la

locomotion, et pourpouvoiren déterminer la durée et l'intensité il faut mesurer le temps et l'intensité d'action de la pression exercée sur le sol par le corps.

Chaussure exploratrice. — A cet effet, Marey s'est servi Fig. 34. — Chaussure exploratrice de Marey. d'abord de la chaussure exploratrice représentée fig. 34. Dans la semelle en caoutchouc de

msmi

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cette chaussure, était ménagée une chambre à air fermée en dessous par une plaque de bois légèrement saillante; cette chambre était mise en communication, par un tube de caoutchouc, avec un tambour à levier réuni à un cylindre enregistreur que la personne soumise à l'expérience portait à la main (fig. 35). La pression du pied sur le sol déterminait une compression de l'air intérieur de la

Fig. 35. — Cowenr muni des appareils destinés à enregistrer la pression des pieds snr le sol et les réactions verticales du tronc.

chambre et par suite un déplacement de l'extrémité du levier, déplacement d'autant plus grand que la pression était plus forte.

La chambre à air située en avant, vers l'extrémité des métatarsiens, ne renseignait que sur la pression exercée par la partie antérieure du pied. Carlet a obtenu, dans le laboratoire de Marey, des tracés plus instructifs en se servant de semelles munies de

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