‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 48 sur 397 · CHAUSSURE EXPLORATRICE · texte numérisé non relu

CHAUSSURE EXPLORATRICE

deux chambres à air situées l'une vers le talon, l'autre vers la région antérieure et pouvant être isolées l'une de l'autre ou être mises en communication.

La figure 36 représente en Pd, Pg les tracés obtenus pour les pieds droit et gauche lorsque les chambres à air communiquent entre elles. Les portions horizontales des tracés correspondent aux

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Pig. 36. - Graphique des foulées et des oscillations du tronc dans la marche lente (Carlel). succession des foulées et des levées du pied droit ; P.^. foulées et levées du pied gauche : O.P.v, oscillations verticales du pubis ; 0.P.7». oscillations horizontales du pubis.

levées, c'est-à-dire aux moments pendant lesquels chaque jambe oscille sans toucher le sol ; les autres portions des mêmes tracés correspondent aux foulées, c'est-à-dire aux périodes d'appui des pieds.

Ces tracés permettent de mesurer exactement la durée des foulées et des levées pour chaque pied, le mouvement du cylindre enregistreur étant uniforme. En menant les diverses génératrices Imbert. - Physique médicale. 7

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du cylindre qui portent sur la figure 36 les numéros 1 à 3, on voit que, dans la marche lente à laquelle ces tracés se rapportent, le

Fi|f. 37. — Graphique d'une marche rapide ; P, foulées et levées du pied droit; G, foulées et levées du pied gauche ; 0, oscillations verticales du tronc.

pied droit n'a pas encore quitté le sol lorsque le pied gauche vient s'appuyer à son tour. La durée de ce temps de double appui est d'ailleurs mesurée par l'intervalle qui sépare les génératrices 1 et 3 .

Ce temps de double appui va en diminuant à mesure que la marche s'accélère, mais il existe encore, comme le montrent les courbes G, D de la figure 37, danu une marche rapide, et ne disparait que dans la course (fig. 38, G, D). Dans ce dernier cas, non seulement le temps de double appui n'existe plus, mais le corps reste un moment suspendu au-dessus du sol sans contact avec celui-ci.

Mais si les tracés précédents permettent de mesurer exactement-

Fig. 38. — Graphique de a course.

D, foulées et levées du pied droit ; G, foulées et levées du pied gauche ; 0 oscillaUons

verticales du tronc.

les durées des foulées, des levées et des temps de double appui,

PRESSIONS SUR LE SOL. gg

on peut douter qu'ils conduisent à des évaluations précises de l'intensité de la pression sur le sol aux. divers moments d'une foulée, par suite de la disposition même de la chaussure exploratrice.

Le pied, en effet, pendant la période d'appui sur le sol, roule un peu à la façon d'une roue de voiture. La pression du corps sur le sol s'exerce donc successivement par les diverses parties de la face plantaire, tandis que les deux extrémités postérieure et antérieure des pieds sont seules munies de chambres à air destinées à enregistrer cette pression. II y a donc lieu de se demander si, de ce fait, ne résulte pas une cause qui intervient pour une part dans la production du minimum de pression que l'on observe sur les tracés de la marche lente; dans cette hypothèse, la disparition de ces mêmes minima sur les tracés relatifs à la course tiendrait à ce que, à cette allure, le pied touche le sol seulement par la région antérieure de sa face plantaire.

Nous devons ajouter toutefois que les tracés obtenus par Demeuy et Quenu, relativement à la marche normale, avec le dynamographe de Marey, que nous allons décrire ci-dessous et qui n'est pas sujet à l'objection précédente, montrent l'existence d'un minimum de pression intermédiaire à deux maxima.

Dynamographe de Marey. — Cet instrument est formé d une seule chambre à air constituée par plusieurs tubes en caoutchouc épais, roulés en spirale plane, fermés à leur extrémité centrale et dont les extrémités libres communiquent toutes avec un même tambour inscripteur. Ces spirales, fixées sur une même planchette m bois, sont recouvertes par une deuxième planchette réunie à la première de telle sorte qu'elle puisse s'en rapprocher et que le poids du corps, agissant sur la planchette supérieure, puisse comprimer les tubes en caoutchouc. Par suite de la rigidité de lu plancbette supérieure, toute action normale à celle-ci sera toujours mtegralement transmise à la chambre à air, quelle que soit la région de la face plantaire par laquelle cette action est exercée. Ajoutons qu'une disposition, imaginée par Demeny, permet ^apprécier les composantes horizontales des pressions obliques «xercees sur la planchette supérieure du dynamographe, lequel n enregistre que la composante normale de ces pressions.

Pressions sur le soi. - a. Les tracés P^^, P^ de la figure 3(5, '

ainsi que les tracés D, G des figures 37 et 38, relatifs aux pieds droit et gauche, montrent à simple vue les rapports de correspondance des temps d'appui de chacune des jambes.

On voit immédiatement que, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, il y a dans la marche lente un temps de double appui. En d'autres termes, les deux pieds foulent simultanément le sol pendant un temps représenté par l'intervalle qui sépare les génératrices 1 et 3, 5 et 7, 9 et 11 (fig. 36) du cylindre enregistreur.

Le temps de double appui, considérablement diminué dans la marche rapide, ainsi que le montrent les tracés D et G de la fig. 37, disparaît complètement dans la course (fig. 38) .

Demeny et Quenu ont enregistré, au moyen du dynamographe, les pressions exercées sur le sol par des sujets atteints d'affections chirurgicales (entorses, fractures, luxations, etc.) ou de maladies du système nerveux (ataxie, hémiplégie, etc.). Les tracés obtenus dans ces divers cas ont présenté, comme on pouvait s'y attendre, des caractères distincts. Toutefois les recherches faites dans ce sens sont trop peu nombreuses encore pour que l'on puisse se prononcer sur leur degré d'utilité pratique.

b. Le dynamographe a en outre fourni à Marey , en ce qui concerne

Fig. 39. — Graphiques de variations de pression sur le sol obtenus à l'aide du dynamographe A, variations de pression pendant le passage de la station accroupie à la station debout ; variations de pression pendant le passage inverse; E, F, variations de pression pendant le saut de pied ferme.

les pressions exercées sur le sol lors du mouvement relatif des divers segments du corps ou au moment du saut, de précieux renseignements que nous allons résumer.

Lorsque nous sommes accroupis sur le dynaraographe et que nous nous relevons par l'extension des membres inférieurs, le

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