‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 8 sur 397 · TRANSFORMATION DES MOUVEMENTS · texte numérisé non relu

TRANSFORMATION DES MOUVEMENTS

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mouvements. - Ainsi que nous l'avons fait remarquer, 1 obser- Ta ioirtous les jours nous montre que tout phénomène est dù à ri cause De cette loi de la causalité, que notre intelligence recVde d'ailleurs comme absolument nécessaire, il résulte que toutrcbose doit rester dans l'état oit elle est actuel émeut s. aucune iause ne vient modifier cet état. C'est eu cela que consiste l'ineriie de la matière. j>

Oq appelle force toute cause qui produit, ou qui tend a produire, uue modification dans l'état d'un corps, c'est-à-dire un mouvement ou une transformation de mouvement.

On conçoit qu'un mouvement caractéristique d'un groupe de phénomènes physiques puisse, sous l'influence d'une cause ou force, subir des transformations qui en changent la nature et qui l'amènent alors à être identique à celui d'un groupe différent. Les phénomènes physiques doivent en conséquence pouvoir se transformer les uns dans les autres, et les exemples connus de ces transformations sont déjà nombreux. Tous les phénomènes étudies jusqu'à aujourd'hui tendent du moins à faire regarder comme étant d'une rigueur absolue ce principe que, comme la matière, le mouvement ne peut être ni créé ni produit, mais seulement transformé. Ces transformations doivent d'ailleurs se faire suivant des rapports déterminés de grandeur, rapports que l'on n'a pu déterminer encore que pour une seule transformation, celle du mouvement mécanique en chaleur.

L'ensemble des phénomènes physiques, dans l'acception la plus générale du mot, apparaît donc comme représentant une certaine quantité de mouvements de nature différente, quantité fixe et invariable dans sa somme totale, mais qui éprouve, à chaque fois qu'un phénomène nouveau se produit, des variations dans les quantités des mouvements caractéristiques des diverses classes de phénomènes.

Nous aurons d'ailleurs à revenir dans la suite sur ces phénomènes de transformation, et nous pourrons alors préciser davantage le principe si fécond de la transformation et de la conservation de l'énergie.

8. Divers états de la matière. — Les molécules, dont sont formés les corps matériels, peuvent être associées plus ou moins énergiquement les unes aux autres, par l'action de causes ou forces d'ailleurs mal connues encore. Il en résulte qu'il y a lieu de distinguer divers états d'agrégation, caractérisés par des propriétés dilïérentes.

L'état solide est celui des corps qui ont la propriété de posséder «ne forme propre, indépendante de celle de l'espace qui les contient, et dont les molécules occupent donc, les unes par rapport aux autres, des positions invariables.

Les corps à l'état liquide sont ceux dont les molécules sont facilement déplaçables les unes par rapport aux autres et qui prennent toujours la forme des vases dans lesquels ils sont contenus.

L'état gazeux eniBn est caractérisé par l'expansibilité ; les gaz, dont les molécules n'ont plus aucune liaison entre elles, occupent toujours tout l'espace dans lequel ils sont renfermés.

Les corps gazeux possèdent en conséquence la propriété inverse dve l'expansibilité : ils sont facilement compressibles. Les solides et les liquides, au contraire, résistent énergiquement à la compression, et les efforts très considérables auxquels on peut les soumettre n'entraînent que des variations très faibles de leur volume.

Il n'est pas impossible que la matière existe sous d'autres états que nous ne connaîtrions pas encore. Les gaz extrêmement raréfiés, par exemple, possèdent, au moins en ce qui concerne les manifestations de l'électricité, des propriétés assez notablement différentes de celles des corps gazeux dont la force d'expansion est encore appréciable.

Aussi Crookes a-t-il cru juste d'appeler du nom spécial d'état radiant l'état de la matière lorsqu'elle est extrêmement raréfiée.

Un nombre considérable de corps peuvent être amenés successivement aux trois états solide, liquide et gazeux, et il est à croire que l'on pourrait faire subir la même transformation à tous les corps simples connus, si nos moyens d'action étaient assez puissants.

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