‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 85 sur 397 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

d'une goutte

NOMBHE

de gouttes pour 1 gram.

Ether sulfuriijue à 60°

Ce que nous avons dit plus baut, relativement aux circonstances qui peuvent entraîner des variations considérables de la tension . superficielle, doit être rappelé ici. Pour que les indications d'un i compte-gouttes soient exactes, il faut donc réaliser les meilleures i conditions possibles de propreté et se mettre à l'abri de tout corps i volatil.

EMBOLIES GAZEUSES ET LIQUIDES. 223 11 n'est pas toujours nécessaire de doser avec rigueur la quantité . solution active que l'on emploie comme médicament. On se sert ,rs d'appareils, tels que ceux de la figure 87, qui donnent des uttes dont le poids n'est pas indiqué par le fabricant. La tension superficielle d'un mélange hydro-alcoolique dépen-

aotïde la quantité d'alcool que le mélange contient, Duclaux a ré de l'emploi du compte-gouttes une méthode aussi simple que ensible pour faire l'analyse d'un mélange d'alcool et d'eau. La ensibilité de ce procédé de dosage est d'autant plus grande que la uantité d'alcool est plus faible, à l'inverse de ce qui arrive avec alcoomètre. Un autre avantage de cette méthode, d'après Duclaux, 8t que les indications du compte -gouttes ne sont pas sensiblement Itérées par la présence, dans le mélange, d'une certaine proporlOD de substances solides dissoutes, si bien que l'alcool contenu ans le vin, par exemple, peut ôlre dosé directement sans distillalon préalable.

120. Discontinuité des colonnes liquides capillaires, héorie des embolies gazeuses et liquides.— Lorsqu'une bulle egaz existe à l'intérieur d'un tube capillaire cylindrique, d'ailleurs lein de liquide, et que des pressions H, égales entre elles, existent e part et d'autre de la bulle, il est évident que les deux ménisues liquides A etB qui limitent le volume gazeux doivent, par

Fig. 87. — Compte-gouttes.

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raison de symétrie, avoir même courbure. Les composantes normaies de la tension superiîcielle sont donc alors égales sur les deux ménisques; soit N leur valeur commune.

Si le liquide mouille les parois du tube, chacune de ces composantes agira dans le même sens que la pression transmise au ménisque sur lequel on la considère, et la condition d'équilibre s'écrira donc:

Supposons que !a pression, du côté du ménisque A, augmente de h. Le premier effet de cette pression h, si elle est progressive, sera de déprimer le ménisque A de manière à en diminuer la courbure. La composante normale de ce ménisque diminuera en conséquence et deviendra égale à N-w, force qui agira dans le même sens que H + /i. Le volume de la bulle ayant ainsi diminué, Taccroissemeot de pression gazeuse qui en résulte provoquera tout d'abord un accroissement de courbure du ménisque opposé B et une augmentation de la composante normale correspondante, qui deviendra égale à N + n'. Si en même temps il se produit un. déplacement de la bulle qui fasse augmenter de h' la pression qui existe au delà, on voit qu'à la composante normale N + s'ajoute la pression H + h'. La nouvelle condition d'équilibre sera donc: .

H + /1+ (N — n)=H + /i'+ (N + n'); d'où h' = h — n — n'.

Il résulte de là que l'augmentation de pression h\ qui seule est . transmise au delà de la bulle, est plus petite que l'augmentation \ qui est exercée en deçà. Si donc une seconde, une troisième.... bulle existent après celle que nous venons de considérer, l'excès de pression transmis après chacune d'elles ira progressivement en diminuant et deviendra nul au-delà d'un certain nombre de bulles ; à partir de ce niveau, l'excès de pression h exercée à l'autre extrémité ne se fera nullement sentir. Jamin a pu ainsi l exercer à l'une des extrémités d'un chapelet de bulles gazeuses séparées par des index liquides une pression de 3 atmosphères (2 mèt. de mercure ou 31 mèt. d'eau) sans parvenir à déplacer la colonne discontinue.

Les mêmes phénomènes se produisent lorsque le liquide ne

EMBOLIES GAZEUSES ET LIQUIDES. 225 mouille pas le solide, et l'explication précédente subsiste encore il ans ce cas.

Enfin si les bulles considérées, au lieu d'être gazeuses, sont instituées par un liquide non miscible avec le premier, les surfa- 5 de contact des deux liquides en présence sont encore courbes et s mêmes phénomènes, dus aux mêmes causes, s'observent encore. Des bulles gazeuses, ou formées de liquides non miscibles avec sang, se forment à l'intérieur des capillaires dans certaines ciroustances.De l'air, par exemple, peut s'introduire dans le torrent le la circulation lorsqu'un gros tronc veineux est ouvert ; si cet lir ne peut être dissous en entier dans le sang, il se subdivise dans s capillaires pulmonaires en fines bulles ou embolies qui offrent, après ce qui précède, une résistance totale supérieure à celle que a contraction ventriculaire peut vaincre. Une mort subite est la ')Dséquence fatale de cet arrêt de la circulation. La mort par arrêt brusque de la circulation peut encore survenir rsqu'une personne, après un séjour dans l'air comprimé, estsouaise à une décompression trop rapide. En effet, sous l'action I une pression supérieure à la pression atmosphérique, les gaz de atmosphère se dissolvent dans le sang en quantité supérieure à :elle que le liquide peut tenir en dissolution à la pression normale. Si la décompression est rapide et que le dégagement de l'excès de -'az dissous ne puisse se faire par l'acte de la respiration, des emlolies gazeuses se formeront dans toute l'étendue du système vasulaire, en particulier dans le réseau capillaire, où elles détermineront l'accroissement de résistance expliqué plus haut.

Des embolies liquides peuvent de même se former à la suite d'inhalations prolongées d-e chloroforme. La formation d'embolies L'azeuses est encore à craindre, dans les opérations de transfusion du sang, par l'introduction de bulles d'air mélangées au sang transfusé; aussi, dans la construction des divers appareils imaginés a cet effet, s'est- on attaché surtout à écarter ce danger.

C'est probablement à la formation de chapelets capillaires, analogues à ceux que nous venons de considérer, qu'est due l'impossibilité de vider complètement les poumons, extraits du thorax, de l'air qu'ils contiennent, même en les comprimant fortement. Un affaissement des parois des vésicules pulmonaires et des dernières ramifications bronchiques doit permettre, en effet, la réunion du Imbert.— Physique médicale. 15

PESANTEUR

liquide, qui transsude des capillaires et tapisse la paroi interne i ces petites cavités, en petites colonnes séparées par des bulles c mélange gazeux intra-pulmonaire. La pression nécessaire po vaincre la résistance de ces chapelets est considérable et le tis; pulmonaire se déchire, lorsque l'on comprime le poumon, avant qi cette résistance soit vaincue. Pareille formation n'est d'ailleurs p;. à craindre pendant la vie, car, ainsi qu'on le verra plus loin, i parois du poumon restent toujours accolées aux parois thoraciqui ■ et la diminution du volume du thorax, même dans une expiraiic i ; forcée, n'est jamais assez grande pour que le liquide des paro ; internes des vésicules et des petites bronches puisse se réunir ( petites colonnes liquides.

121. Dissolution. — Lorsqu'un solide esten contactaveci ' : liquide, l'action du second de ces corps sur le premier est souvei i i supérieure à la cohésion qui réunit les molécules du solide. Le solic est alors désagrégé; il disparaît en quelque sorte dans le liquide i on dit qu'il s'y dissout. 1

La dissolution d'un solide dans un liquide, lorsqu'elle s'opèi i sans action chimique entre les molécules des corps en préseno ! . s'accompagne d'un abaissement de température qui peut être coi sidérable (mélanges réfrigérants) et que l'on utilise dans divers' circonstances ; en outre, le volume du mélange est, en général, pli petit que la somme des volumes des corps mélangés. I

Un volume donné de liquide ne peut dissoudre qu'un poi6| maximum d'un solide déterminé ; lorsque ce poids maximum el dissous, on dit que liquide est saturé.

L'expérience montre que, dans tous les cas, ce poids maximui est proportionnel au volume du liquide dissolvant. On appel coefficient de solubilité d'un solide dans un liquide le rappor constant pour une même température, qui existe entre le poic maximum de solide dissous et levolume de liquide employé ou, i qui revient au môme, le poids maximum de solide qui peut èti dissous par l'unité de volume du liquide. Ce nombre change av( la nature du solide et celle du liquide ; le coefficient de solubilii est donc une constante physique spécifique des corps, c'est-à-dii un nombre qui peut servir à les caractériser.

Le coefficient de solubilité augmente en général plus ou moin rapidement avec la température.

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