IMBIBITION. FILTRATION
I Quelques corps cependant préseotent une exception remarquable cette règle ; la solubilité du sulfate de sodium, par exemple, augnte jusqu'à 32°,7 et diminue ensuite.
La température d'ébullition du mélange est supérieure à celle liquide pur, et ce fait est souvent utilisé pour la réalisation d'une pérature fixe, autre que celle de l'ébullition de l'eau.
La présence, dans un liquide, d'un solide dissous n'empêche pas
dissolution d'un autre corps solide ; mais le coefficient de solu-
itédece dernier est en général modifié.
Lorsqu'un liquide a dissous à saturation un solide, la diminuadu Yolume du liquide par évaporation a pour conséquence idente le passage à l'état solide d'un certain nombre de molécules corps dissous; le solide se dépose alors, en général, sur les parois vase à l'état de cristaux. Si plusieurs corps solides existent ultanément en dissolution dans le liquide et que leurs coeffints de solubilité soient différents, les moins solubles d'entre eux déposeront les premiers. De là un procédé, souvent employé, de aration et de purification des corps.
L'état de solution facilite les réactions chimiques et rend en tre plus facile l'absorption, c'est-à-dire la pénétration d'un corps ns les tissus organiques. Aussi est-ce là l'une des raisons pour quelles beaucoup de médicaments solides sont administrés à l'état dissolution .
Un liquide peut aussi être ou ne pas être soluble dans un autre uide ; on dit alors que ces liquides sont ou ne sont pas miscibles Ire eux. En général, quand deux liquides sont miscibles, ils le nt en toute proportion, comme l'alcool et l'eau ; quelquefois au ntraire, et c'est le cas de l'alcool et de l'éther, le mélange ne père que jusqu'à une certaine quantité maxima de l'un des uides, et il y a lieu alors de considérer un coefficient de solubilité. 122. Imbibition. Filtration. — Les actions moléculaires tre solides et liquides peuvent être énergiques sans toutefois ener la dissolution.
h'imbibilion est la pénétration d'un liquide dans un solide. Oe énomène est sous la dépendance de causes encore mal connues, seul fait est hors de doute, c'est que l'imbibition ne se produit e si le liquide mouille le solide.
Les tissus organisés peuvent absorber par imbibition des quan-
PESANTEUR
tités considérables d'eau, ainsi que le montrent par exemple I nombres suivants déterminés par Doumer et représentant la quanii i d'eau absorbée par lOOs"" de diverses substances d'abord desséchée; i
Tissu cornéen éGls"" Tendons 178
Ligament cartilagineux. . 319 Ligaments jaunes Ug
Fibrine., 301 Caoutchouc , (]
Cartilage de l'oreille. , . , 231
Il est à croire, avec Gariel, que l'opacité de la cornée que l'c observe après la mort est due au phénomène de l'imbibition . I cornée serait normalement imbibée par un liquide demêmeindii que les éléments constitutifs de cette membrane ; ce liquide, coo! tamment sécrété et renouvelé pendant la vie, s'opposerait à l'in- : bibition de la cornée par d'autres liquides voisins et d'iadices diff( ! rents; ceux-ci, au contraire, pénétreraient la cornée après la moi et l'opacité résulterait de différences d'indice entre le tissu propi cornéen et le nouveau liquide d'imbibition.
L'imbibition s'accompagne d'une augmentation de volume qu des forces très considérables sont souvent impuissantes à empêche: : Cette augmentation de volume se fait d'ailleurs lentement, ( I c'est là ce qui a fait employer, en médecine, le phénomène de l'im bibition dans certains cas spéciaux ; on utilise par exemple l'aug : menlation de volume par imbibition des éponges préalablemer ' comprimées (éponges préparées) et de la laminaire pour produir la dilatation du col de l'utérus.
Ajoutons que, lorsqu'un liquide tient en dissolution un autr liquide ou un solide, l'imbibition peut porter sur l'un des liquide i seulement ou sur les deux, de même que le corps solide peu i pénétrer ou ne pas pénétrer avec son dissolvant. Si par exemple o plonge un morceau de vessie de porc desséchée dans une solutioi saturée de sel marin, l'eau seule imbibe la vessie, aussi le sel s dépose-t-il sous forme de cristaux,
La fiUration est une conséquence du phénomène de l'imbibi tion ; la séparation du corps solide tenu en suspension dans 1' liquide n'est d'ailleurs obtenue que si les dimensions des corpu? cules en suspension sont supérieures à celles des pores du filtre De là la nécessité de prendre comme filtre la porcelaine noi émaillée lorsqu'on veut débarrasser l'eau des micro-organismes I microscopiques qu'elle peut contenir.
DIFFUSION. 229 es by-romètres à absorption (bygromètre de Saussure, etc.) : fondés sur l'imbibition de substances organiques par la vapeur au de l'atmospbère.
103 Diffusion simple des liquides. - Lorsque deux aides miscibles sont en contact, ils diffusent c'est-à-dire se pe- -ent mutuellement avec une rapidité plus ou moins grande, ar constater et étudier le phénomène, on place dans un vase de lensioiis assez grandes un vase plus petit contenant de l'eau dans jelle on a fait dissoudre un sel ; le vase extérieur est ensuite inpli d'eau pure. Pour apprécier la vitesse de la diffusion, on u.e dans le vase extérieur, au moyen d'une pipette à extrémité MiUaire une certaine quantité de liquide à des hauteurs difféntes et à divers instants après le début de l'expérience, et on ':iQ la quantité du corps dissous qui se trouve dans les divers iiantillons de liquide puisés.
'.e phénomène de la diffusion simple est assimilable, quant à sa rche, à la propagation de la chaleur par conductibilité; en outre, . cause même a été rapportée à la nature de l'agent calorifique, ais nous ne pouvons insister ici sur les considérations d'après squelles on rattache ainsi le phénomène de la diffusion à la ijorie de la chaleur.