Extension du principe ' d'Archimède aux gaz
lérostats. — ■ Les considérations théoriques , d'où résultent existence et l'évaluation de la poussée à laquelle se trouve soumis Q corps plongé dans un liquide, sont de tous points applicables ux gaz. On conclut de là que tout corps plongé dans un fluide azeux supporte, en chaque point de sa surface, des pressions ont la résultante, dirigée verticalement de bas en haut, est égale u poids du fluide gazeux déplacé. L'expérience confirme cette «jduction théorique.
Il résulte de là que les procédés par lesquels on détermine le loids d'un corps font connaître non le poids vrai et absolu de ce jrps, c'est-à-dire la résultante des actions exercées par la terre ur toutes les molécules de ce corps, mais seulement la différence •ntre cette résultante et la poussée à laquelle le corps est soumi3 ar le fait de son immersion dans l'air. On peut négliger cette oussée, relativement au poids du corps, lorsque ce poids est onsidérable, ce qui est le cas des corps solides ; toutefois il est écessaire d'en tenir compte lorsqu'on veut obtenir une grande récision dans les résultats ou lorsque les poids que l'on mesure ont du môme ordre de grandeur que la poussée, ce qui arrive Imbert. — Physique médicale. 16
PESANTEUR
quand le corps à peser est gazeux. Cette force de poussée, égale ai poids de l'air déplacé, est d'ailleurs facilement évaluée quand oi connaît la pression atmosphérique, la température de l'air et soi état hygrométrique, toutes circonstances qui influent sur sa valeur La plus merveilleuse application du principed'Archimèdeapp!] . qué aux gaz est constituée par les aérostats. On peut presque din que la science de l'aéroslation est restée jusqu'à aujourd'bu exclusivement française, puisque la découverte, le perfectionne ment et les essais de direction des aérostats sont dus en majeun partie à des Français; l'invention, en effet, a été réalisée par le; frères Montgolfier, Charles a imaginé d'un coup toutes les disposi tioDS relatives aux soupapes, au filet, au lest, au baromètre indicateur de la hauteur d'ascension, dispositions auxquelles lef aéronautes n'ont apporté pendant un siècle que des perfectionnements de détails, et les plus heureuses tentatives de direction dei ballons sont celles de Dupuy de Lomé, de Tissandier et du commandant Renard.
130. Compressibilité des gaz. Loi de Mariette. — La près sion, c'est-à-dire l'action qu'un gaz exerce sur l'unité de surface de la paroi du vase qui le contient, augmente ou diminue suivant que le volume du gaz diminue ou augmente. Cette pression, en effet, est constituée par les chocs des molécules gazeuses contre la paroi ; la masse gazeuse et par suite le nombre des molécules restant les mêmes, si le volume augmente ou diminue, les molécules seront plus écartées ou plus rapprochées qu'avant, et le nombre" des chocs, ou la pression exercée sur une portion de paroi toujours égale à l'unité de surface, diminue ou augmente.
La loi qui lie les variations du volume à celles de la pression pour une même masse gazeuse, dont la température reste invariable, a été établie presque simultanément par Mariotte en France et par Boyie en Angleterre. Elle s'énonce ainsi : i Les volumes d'une même masse gazeuse dont la température reste constante sont en raison inverse de la pression qu'elle supporte.
La traduction algébrique de cette loi est :
V et V étant les volumes correspondant aux pressions H et H'.