‹ Traité élémentaire de physique biologiqueChapitre 96 sur 397 · PIPETTE. SIPHON · texte numérisé non relu

PIPETTE. SIPHON

orsque le liquide est arrivé dans la longue branche à un niveau Sur au niveau du liquide dans le vase, un écou ement continu nroduit en vertu des lois de l'hydrodynamique La charge e t oS e, quand le régime est atteint, par la différence vertica e Jt^l emre l'extrémUe de la branche par laquelle s'ecou e le uWe et le niveau de celui-ci dans le vase.La theone du siphon, tmorcage mis à part, relève donc de l'hydrodynamique. Lorsque l'aspii^tion destinée à l'amorçage est trop énergique, liquide peut arriver jusque dans la bouche de l'opérateur, qui ;urt ainsi un réel danger si le liquide est corrosif ou septique edlaczek a imaginé l'une des dispositions les meilleures et les us simples pour obvier à cet inconvénient. La petite branche a siphon (fig. 95) est contenue dans un tube plus large c dm ^ V D / l'extrémité conique inté-

rieure est fermée par une soupape libre b, constituée par une bille à jouer; un second tube d, ouvert dans l'atmosphère, pénètre, àtravers an bouchon, dans le tube large c et s'arrête à la partie supérieure de celuici, tandis que la petite branche du siphon descend jusqu'au voisinage de 6. Le tube étant plongé dans le liquide à transvaser, la pression hydrostatique ■'exerce de bas en haut sur la bille b, qui est soulevée jusqu'à ce [ue l'égalité de niveau s'établisse en c et dans le vase. On souffle ilors par le tube d et l'on produit ainsi en c, au-dessus du liquide, me pression supérieure à la pression atmosphérique ; cet excès le pression maintient la bille b abaissée et chasse le liquide dans e siphon, seule voie qui soit ouverte à l'écoulement. Il est —évidemment impossible au liquide de pénétrer, pendant cette manœuvre, dans la bouche de l'opérateur. Ajoutons que, l'amorçage établi, l'écoulement du liquide continuera à se produire, car, le niveau s'abaissant en c, la pression hydrostatique transmise de bas en haut en b devient supérieure à celle qui s'exerce de haut ftûbas, de telle sorte que 6 est soulevé et qu'une certaine quantité

Fij. 95. — Siphon de Sedlaciek.

PESANTEUR

du liquide du vase pénètre en c et y remplace à chaque instani liquide qui s'écoule.

Un siphon en caoutchouc est employé en chirurgie pour lavage des plaies ; la petite branche plonge dans un vase situé audessus du malade et rempli d'une solution antiseptique.

Le D"" Potain a associé deux siphons (fig.

96.)qui permettent, par la seule manœuvre de pinces ou de robinets, de faire arriver un liquide antiseptique dans une cavité purulente, de vider cette cavité et de répéter cette double opération autant de fois qu'il est nécessaire. La petite branche du siphon supérieur plonge dans la solution antiseptique, et la grande branche S dans la cavité purulente; la petite branche du deuxième siphon débouche en 0 dans la grande branche du premier; il suffit dès lors que celuici soit amorcé pour que le second fonctionne aussi. Parl'oc-

Fig. 96. — Siphon double de Potain.

clusion alternative, au moyen des pinces F et P', de chacune d grandes branches, on amène le liquide antiseptique dans la cavitép

POMPES MÉDICALES, rulente, puis l'on fait écouler le liquide de lavage, et ainsi de suite.

Un tube de caoutchouc (fig. 97) que Foulait arriver jusque dans l'estomac, et qui est muni extérieurement d'un entonnoir, est souvent employé pour le lavage de la cavité stomacale. Le liquide médicamenteux est vidé dans l'entonnoir et arrive dans 1 estomac,

Fig. 97. — Siphon pour le lavage de l'estomac.

entraîné par son propre poids. Si, pendant que le tube en caoutchouc est encore plein de liquide, on abaisse son extrémité extérieure munie de l'entonnoir à un niveau inférieur à celui de la cavité stomacale, celle-ci se videra à travers le tube, qui agit alors comme un siphon amorcé.

135. Pompes médicales. — On sait que les pompes sont des instruments au moyen desquels on aspire un liquide dans un tuyau en provoquant une diminution de pression de l'air que ce tuyau contient. Le mouvement du liquide est alors dû à la différence entre la pression atmosphérique qui s'exerce à hi surface libre du liquide et celle qui existe dans le tuyau d'aspiration. Les pompes sont dites aspirantes ou foulantes suivant que le liquide, arrivé dans le corps de pompe, passe au-dessus du piston et est soulevé avec lui ou qu'il est refoulé dans un tuyau spécial d'écoulement.

Dans le cas le plus favorable, celui dans lequel la force élastique del'air est réduite àO au-dessous du piston, une pompe aspirante ne peut faire pénétrer dans le tuyau d'aspiration une colonne liquide de hauteur supérieure à celle qui est nécessaire pour faire

PESANTEUR

équilibre a la pression almospl.érique. Quand, au contraire 1 pompe est foulante et que son corps, dans lequel se meut le piston plonge directement dans le liquide, la hauteur à laquelle le liquida peut être refoulé ne dépend que de l'intensité de la force déployé pour produire ce refoulement, force qui peut être accrue, si besôii est, au moyen de leviers.

Les pompes, sous des formes très diverses, sont d'un usa"( très fréquent en médecine. Le corps de pompe, partie de l'instrument ou s'opère la raréfaction de l'air intérieur, peut être ui cylindre à parois rigides dans lequel se meut un piston, ou éln constitué par une poire en caoutcbouc d'où l'air est chassé er

partie par la pression des mains de l'opérateur. La forme des soupapes varie de même d'un instrument à l'autre ; elles peuvent êtr( constituées par un robinet que l'on manœuvre à la main, être mobiles autour d'une charnière, être munies d'un ressort à boudin ou être indépendantes et formées d'une bille, comme dans le siphon de Sedlaczek.

Seringue à injections hypodermiques. — Cette petite pompe se compose d'un cylindre en verre dans lequel se meut un piston muni d'une tige graduée en parties d'égale longueur (fig. 98). Une canule creuse, de petit diamètre et effilée comme une aiguille, peub à volonté être fixée sur le corps de pompe ou en être retirée, ce qui en rend le nettoyage facile. Pour remplir la pompe de liquide, on y fixe la canule dont on plonge l'extrémité dans la solution à injecter, puis on retire le piston, préalablement amené au point le plus bas de sa course. Le volume intérieur augmentant ainsi, la pression de l'air emprisonné diminue et le liquide monte dans le corps de pompe. Pour se débarrasser de la bulle d'air que contient toujours alors la seringue et dont l'injection présente des dangers pour le malade, on dirige l'instrument la canule

Fig. 98. — Seringue à in jections hypodermiques.

TRANSFUSE UR. 253

a haut, et l'on pousse le piston jusqu'à ce que le liquide se

contre à l'extrémité de la canule.

Un curseur mobile, dont est munie la lige du piston, permet à

opérateur de limiter sûrement la course de celui-ci . Le volume de liquide injecté, quand la tige du piston est déplacée

'un certain nombre de divisions, ne présente généralement pas de

apport déterminé avec le nombre de ces divisions. Par suite, si

e médecin veut connaître exactement la quantité de substance Active contenue dans le volume de la solution qu'il injecte par le Béplacement de n divisions de la tige du pistou, il doit préalabletoent résoudre la question suivante :

Quel doit être le poids ît de substance active à faire dissoudre

ans un poids P d'eau pour que l'injecliou d'un volume corresponlant à n divisions de la seringue introduise sous la peau du malade

n poids tt' de substance active ?

A cet effet, on place la seringue pleine d'eau dans le plateau une balance avec un poids connu A et on fait la tare; on chasse lors une certaine quantité d'eau en enfonçant le piston de N ivisions et on rétablit l'équilibre, ce qui nécessite la substitution au oidsAd'un poids A'. La différence A— A' fait ainsi connaître e poids de l'eau contenue dans N divisions de la seringue ; on eu éduit, par une proportion, le poids p de l'eau contenue dans n diviions. Puisque le poids p d'eau doit contenir un poids n' de subtance active, le poids P de solution à préparer devra en contenir n poids TT donné par la proportion :

7r tt' , 7T P

- = -, d'où n= — ; P p p

i tt' = Oe.OOl et P = lOOs, il vient :

0.001 x 100 OA P ~ P

Transfuseur. — Il y a surtout à se préoccuper, dans la contruction des transfuseurs, d'empêcher l'injection de l'air à l'intéieur du vaisseau dans lequel se fait la transfusion ; l'un des ppareils les plus simples, et l'un de ceux qui présentent à ce point e vue le plus de garantie, est le transfuseur de Collin, représenté g. 99. Il se compose d'un polit cylindre métallique dans lequel e trouve une bille, métallique aussi, creuse, plus légère que le

sang, et d'un diamètre supérieur à celui de l'ouverture qui fait communiquer le cylindre avec l'entonnoir dans lequel on fait arriver directement le sang à transfuser. Le cylindre est muni latéralement d'une petite pompe et pourvu inférieurement d'un ajutage auquel s'adupte un tube en caoutchouc muni d'une canule. Si l'on retire le piston lorsque l'entonnoir contient du sang, la pression atmosphérique, qui n'est plus équilibrée par la force

Pig. 99. — Transfuseur du sang de CoUin.

élastique de l'air à l'intérieur delà pompe, fait abaisser la bille, et le sang pénètre dans le cylindre et dans la pompe. Quand on repousse le piston, au contraire , la pression exercée sur le liquide dans la pompe est transmise à la bille qui intercepte dès lors la communication avec l'entonnoir; le sang est, par suite, chassé dans le corps du malade à travers le tube en caoutchouc, sans que l'air puisse à aucun moment s'introduire dans le vaisseau qui reçoit l'injection.

Aspirateur de Dieulafoy.— Cet aspirateur (Bg. 100) est une pompe à la fois aspirante et foulante qui permet de vider une cavité du liquide qu'elle contient, d'y injecter un liquide médica-

ASPIRATEURS. 255 enteux et de recommencer cette double opération autant de fois e la chose est jugée nécessaire. La base du corps de pompe porte trois robinets qm font oflice > soupape et la tige du piston P est munie d'une crémaillère à Icocbe G qui l'empêche de s'abaisser lorsqu'un vide partiel t fait dans l'appareil. Le corps de pompe est mis en commucation : 1° avec la cavité à vider au moyen d'un tube en loutchouc qui est fixé au robinet R et qui est muni d'un trocart,

te

)uis d'une canule ; 2° avec le liquide à injecter au moyen d'un lecond tube en caoutchouc fixé en R"; 3° avec un réservoir, destiné recueillir les liquides, par l'intermédiaire du robinet R', Eu ma-

PESANTEUR

nœuvrant le piston et les robinets, on peut donc aspirer le liquir de la cavité par le robinet R, le faire écouler par le robinet R aspirer le liquide à injecter par le robinet R", injecter ce liquic par le robinet R, l'aspirer à travers le môme robinet, le rejeti par R' et recommencer si la cbose est nécessaire. Aspirateur de Polain. — Le liquide aspiré est reçu dans u

mr^cHAL

Fig. 101. — Aspirateur de Potain.

vase gradué intermédiaire (fig. 101) et n'arrive pas dans le corp de pompe métallique A que l'on fixe eu B, tandis que letrocart e la canule sont fixés en 0.

VENTOUSES. SPIROPHORE.

, 102.— Ventouse à refoulement.

136. Ventouses. — Ce sont des instruments destinés, non plus aspirer un liquide, mais à produire une diminution de pression térieure sur une région limitée du corps.

La ventouse à refoulement (fîg. 102) est constituée par une tite cloche en verre munie d'une poire en caoutchouc épais avec

laquelle elle communique. On comprime la poire de manière à chasser une partie de l'air intérieur, on applique la ventouse sur la peau et on laisse alors la poire revenir à sa forme première, en vertu de l'élasticité. La région du corps limitée par les bords de la cloche n'est plus soumise ainsi, sur sa face externe, qu'à une pression inférieure à la pression atmosphérique, tandis que celle-ci est transmise intérieurement tout entière à cette même région. Aussi voit-on la peau, sous la ventouse, devenir turgescente, rougir par l'afflux du sang et remplir une partie du volume la cloche. Lorsque l'on a fait des incisions préalables, le sang ue en abondance sous la ventouse (ventouse scarifiée). Une simple cloche tout entière en verre peut servir de ventouse ; détermine alors la sortie d'une partie de l'air par la dilatation oduiteau moyen d'une lampe à alcool et l'on applique la cloche r la peau avant que l'air se soit refroidi. On peut encore munir la ventouse, au lieu et place de la poire caoutchouc, d'une petite pompe destinée à faire un vide rtiel.

JuQod a fait construire une ventouse métallique de dimension, U8 considérables, dans laquelle on peut introduire la jambe du alade. Le volume intérieur est fermé au moyen d'une forte lame caoutchouc fixée au pourtour supérieur de l'instrument et rcée d'une ouverture centrale dont les bords peuvent être liés tour du membre introduit dans la ventouse ; la diminution de ession est obtenue au moyen d'une pompe aspirante.

137. Spirophore.— On appelle ainsi une grande ventouse dans intérieur de laquelle le corps humain peut être introduit jusqu'au

Imbert. — Physique médicale. 17

PESANTEUR

COU et que le D"" Woillez a imaginée pour pratiquer la respiration artiBcielle chez les asphyxiés et les noyés. Par le jeu d'un soufllet, en communication avec le spiropliore, on peut rendre la pression de l'air contenu dans la ventouse alternativement inlerieure ou égale à la pression atmosphérique ; dans le premier cas, la pression atmosphérique qui s'exerce, par la trachée et les bronches, à la surface interne de la cage thoracique fait dilater celle-ci; dans le second, ces mêmes parois reviennent sur elles-mêmes en vertu de leur élasticité et chassent donc à l'extérieur un volume de gaz égal à celui qui vient d'y pénétrer. On peut ainsi reproduire artificiellement, avec le spirophore, les mouvements respiratoires.

Ajoutons qu'une partie de la paroi du spirophore étant en verre, , on peut suivre de l'extérieur les mouvements de la poitrine et det l'abdomen du corps introduit dans l'appareil.

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