La manière ordinaire de chauffer les li
quides n*est nullement propre à faire juger si en corps possèdent hi propriété conductrice; U grande facilité avec laquelle Tuniformité de tempéntore s^établit , pourrait être attribuée au transport des molécules. En effet, les molécules inférieores, étant chauffées d^abord , deviennent plus léger» et montent en vertu de leur légèreté ; les molécoles de la surface, plus froides et conséqaemment plus denses, tombent dans le fond du vase, de sorte que, même dans la supposition d^une eoodno tibilité nulle, les monvemens intérieurs sniBrûent pour faire concevoir la facile distribution delà duleur. L'existence de ces courans se démontre pu une expérience très simple. Qu'on remplisse dW ordinaire un grand bellon ; qu'on y jette un peo de sciure de bois de chêne, et qu'on place oe balbm wr un foyer, bientôt Ton verra les parcelles de bois, emportées par les courans, descendre et ponter rapidement. Plusieurs physiciens, et notairiment le comte de Rumford, ont nié la propriété oondedrice des liquides. .
Hurrai ir opposé à Topinioii da oomtedeXim»
ford des expériences oonclnanfes. fl a pltcé la boule d'un thermomètre dans le fond d'an cflîndre de glace qn'il a rempli alternativement d'huile et de mercure \ puis il a approché un corps cbaod de la surface du liquide. Le thermomètre a monté de plusieurs degrés dans Tune et l'autre éprenve. On ne saurait attribuer ici la communicstioo la vase, puisque U glace devait absorber lâchaient, et non la propager ; d'nne autre part , les molécules, plus chaudes et plus légères , de la snrface ne pouvaient établir de courant. Il faut donc qne li chaleur se soit communiquée au thermomèlre sans le secours du vase ni de celui des coorans. Ces expériences constatent en même temps qne le mercure est un conducteur de la chaleur pins efficace que l'huile.
177. La propagation de la cheleur par les gss doit se faire comme par les liquides. Quand 00 gêne les monvemens de l'air par le moyeu de corps légers, des plumes, de la laine, on le rend msuTsis conducteur. C'est ainsi qu'on fait les convertores d'édredon. Chaque gax possède un pouvoir refroidissant particulier. L'hydrogène, par exemple, refroidit beaucoup plus vite un corps solide qos l'acide carbonique (n* 146 ) ; ce qui tient & lo ploi grande mobilité des particules.
178. On conçoit , d'après ce qui précède , Tefficacité des doubles croisées usitées dans les pay' du nord. La chaleur rayonnante du soleil traverse facilement la couche d'air et les vitres; la chaleur obscure de l'intérieur est arrêtée et parla vitre intérieure et par la couche d'air.
On comprend encore l'avantage des habitations en bois sur les babiUtions en terre et l'avanUge de celles-ci sur celle en pierre.
On voit encore pourquoi l'épaisseur d'une cloison en terre devra être plus grande que celle d'une cloison en bois et plus petite que celle d'une cloison
CIAIIGUÊIIT IFÉTAT DES C0RP9.
eo pierre. La théorie précédente indHioe pour les épaisseurs le rapport iovene des condactibilitét.
Changewteni d^ètat des Corpê.
170. Lee corps , en général , pensent se présenter sous les trois états : solide, liquide, gaseux. Le Mofre par exnnple, est solide à la tenpératore delà siiKaee de la terre; mais , par une élération de température plus ou moiin grande , on le rend liquide et même gaieux.
Chaque oorpe efaange d'éUt à une tampéraftuiu psrtâcuUèie; le soufre devient liquide à IM degrés, dpasseà l'éUt de tapeur à environ 100 de^.
La glaoefondà séro et se volaMIiM à 100 degiéa.
U Insion du mereun a lieu à — « degrés, et stUansfosmatM» eniapaur à + 300 degrés.
Avant 1707, U était vnivenaUemtat admit qn'U saSsaitd'i^outer à «n corps parrena à U
rstme de sa fusion une petite quantité de dialeur , poor le faire fondre en totalité. A oette époque le oâèbreUack fit voir que cette opinion était fausse, et démontra , par des faiU incontestables, qu'un corps solide , au moment de sa transformation en liquide, absorbé «Mtf qumHii de chaleur pim» on ■smt eonsMrabiê , êanê pour e$la augmenter ; et qae, si, par une circonstance quelconque, le corps liquide repasse à Tét^t solide, il abandonne la ohakur qu'il a absorbée pendant sa fusion,
Od appelle latente la chaleur qui est absorbée dans le changement d^ëtat d'un corps , et qui ne coottibne pas à Télévation de la température.
180. La glace à séro exige pour fondre une quantité de chaleur capable de porter de Oà 76» le poids d^un pareil poids d'eau j en effet, un poida de glace à séro mis avec un pareil poids d^eauè 76», le fond et la température du mélange est k 0.
180 bis. Si, dans la dernière expérience, au lieu de prendre Tean à 75 degrés, on la prend, ce qui vaut mieux, à quelques degrés au-dessus de la température du milieu environnant , et qu'on la mélange avec une quantité de glace asses petite pour que celle-ci fonde en totalité et augmente dans sa température , on déduira aisément de la température du mélange le nombre qui exprime la chaleur latente de laglace.
Soient itf {}) le poids et Tla température de Tean, m le poids de la glace, t la température du mélange : m t représentera la quantité de chaleur prise par l'eau provenant de la fusion de la glace ; if ( r — i) la quantité de chaleur perdue par Teau chaude. Le premier produit est loin d'être égal au seeond. Il faut y ajouter la chaleur absorbée par la fusion de la glace. Si s représente le nombre de degrés de la chaleur latente, ponr l'unité de poids, m s sera la chaleur latente pour le poids m.
(i) Jf représente le poids de l'ean et de la caisse; voyet la Méthode dee Mélanges.
On aura donc l'équation mt + mM7=M{T^t) j d'où l'on threra la valeur de «.
181. La chaleur absorbée par la fusion de la glace, ou de tout autre corps solide, doit reparaître quand le liquide repi^d son état primitif. Parmi les différentes mauiêrea de rendre ce dégagement de chaleur manîfeote , la suivante est une des plua aimfles: pvenei un tube de 6 à 6 pouœt delongneur, de tyS de pmaoe de diamètre, reBsplîdTmM dissolution de sulfate de soude satufée entre 80 et 40 Aegiés, et famé aptèa l'ébulKtien d'une portion du Kquide. Cette dîssolutioa, oemme on le verra dan» «M autre cireeaitanfte, peut être agitée aana qu'eUe cristallise; aiaîa si l'on brise l'estiémité «filée du tube, à lliwtaiit même elle se pmd en maase, et la ohalear dégagée «rt aasea grmide pow étn sensible an teuofaer.
tien, abandeue tovte la dMdeor que b gteee «ligu peur devenir liquide; e^est oe dégagement oonti* nuel de chaleur pendant b oongâatien de Paan , qui fait qu'une masse de ce liquide, de quelques kilogrammes, ne se solidifie qu'après avoir été asseï long-temps exposée à un froid même très vif. La grande quantité de chaleur absorbée par la fusion de la glace nous fait concevoir pourquoi des quantités, même peu considérables, de cette mar tière restent long-temps à l'air sens se fondre, quoiqu'elles soient sans cesse enveloppées d'une atmosphère dont la température surpasse celle de la glace fondante.