‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 48 sur 96 · ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ

nteate i« fiicultë oouductriee; il ett même impossible de faire des expériences d^électricité si l*oii n'a préalablement le soin de sécher les supports isolans des appareils.

2** Les corps étant enveloppés de toutes parts par Tair ataioepliérique, les particnles deoe iuide en contact avec le corps électrisé, se chargeant d'électricité, sont rrpoussées du corps et remplacées )mr d'autres, et ainsi de suite. Il doit donc s^éublir ù la surface des corps électrisés des couraos d^air qui finissent par enlever toute Pélectricité.

346. Pêrtê parFair. Coulomb estparrenu à isoler la perte due au contact de Tair. Après beaucoup d'essais, il a reconnu que lorsque fénergie électrique n^est pas très considérable, un petit cylindre de cire dTspagne ou de gomme laque , d^une demi-ligne fie diamètre et de 18 à 90 lignes de longueur, suffit presque toujours pour isoler parfaitement nue balle de sureau de 6 à 6 lignes de diamètre. Il a également reconnu que, pour un air sec, un fil de soie très fin, passé dans de la cire d^pagne bouillante , et ne fornwnt ensuite qu^un petit cylindre d'un quart de lii;ne, remplit aussi le même objet pourvu qu'on donne à ce fil une longueur de 6 à 6 pouces. Un fil de \erre tiré i la lampe d'émailleiir, de Aà 6 pouces de longueur, n'isole la boule que dans les jours très secs, et lorsque celle-ci est chargée d^une très faillie quantité d'électricité. Il en est de même d'un cheveu ou d^un fil de soie, k moins qu'ib ne soient enduits de cire d'Espagne, ou, ce qui vaut encore mieux, de gomme laque. On reconnaît que les supports isolent parfaitement, lorsque leur multiplication n'augmente pas la perte d'électricité. (Aeadimiê dêê Sciênoê», 1785, p. 616.)

346. Guidé par ces observations préliminaires. Coulomb suspendit une petite lioule de moelle de sureau à un fil de soie très fin euduit de cire d'Espagne , terminé par un petit cylindre de gomme laque de 18 à 20 lignes , de sorte que Pisolement do cette petite boule pouvait être considéré comme parfait. Celui de la boule mobile Tétait également, puisque nous avons vu, n» 338, qu'elle était portée par une aiguille de gomme laque. Le diamètre des deux boules était le même ; la flexibilité du fil était tellement grande, qu'en agissant avec un levier de 4 pouces, il soflisait d'un poids de 1/340 de grain pour le tordre de 360 degrés.

Voyons l'expérience : Coulomb électrisé les deux boules, au moyen d'une épingle à grosse tète ; elles se repoussent jusqu'à 40 degrés de distance ; il augmente la torsion de manière à les ramener à 20 degrés ; supposons qu'il faille pour cela tordre le fil de 140 degrés ; on note le moment où , sous ce degré de torsion, les denx boules se tiennent à Ui distance de 80 degrés j comme l'électricité se perd, les Jeux boules se rapprochent quelques minutes après l'opération ; ainsi pour pouvoir les observai' toujours à In première distance de 30, on détord le fil de suspension de 30 degrés ( au moyen de l'index supérieur); elles se repouàscnt à une distance un peu

supérieure à 20 degrés. On attend qn'elles soient à cette dernière disianoe; on tient compte du tempi écoulé , que nous supposerons de trois minâtes.

L'intensité au commencement de l'eipérienee était de 140+20 on de 160 degrés.

Au bout de trois minutes de 110+20 ou de 180 degrés.

Elle avait donc diminué de 30 degrés pendaot trois minutes, ou de 10 degrés pour une mioute. 160 + ISO

L'intensité movenne était de- o« de 146;

ainsi la perle par minute était de I0/I45oo de 1/14,1{.

Par des expériences de ce genre miiltipliées, Coulomb a reconnu que le rapport de U foros électrique perdue à la force toUle est représenté poor un même état de l'air , par une quantité coostante, c'est-à-dire que iapêrU de VÂUeirieiU sd loifon ftoporthmfUê à FûUemnti Hêciriqtiê, Ce résnttit est vrai , quels que soient le volume , U nature et la figure des corps ; quel que soit le rapport enlR les quantités d'électricité.

Il a même armé on jour , sans rendre la paie plus grande, l'une des boules de sa baUore dm petit fil de cuivre de 10 ligne» de longueur , et d'an quart de ligne de diamètre'. H est bien enteodn qu'il n'est ici question que de faibles charges électriques.

D'après les mêmes expérienees , on voit qui! b perte par l'air est d'auUnt plus grande que le de;:ré de l'hygromètre est plus rapproché de l'hooiidite extrême.

347. Periêpariêi mÊfpÊfU, La loi de Is déperdition de l'électricité par le seul oonUet de Fair éUnt connue d'après ce qui précède , il reste à rechercher la perte opérée par les supports qui produisent un isolement imparfait.

La première idée qui s'offre à Tesprit est de faire choix de supports cfui isolent aases imparfaiteoiesl pour que la perte qu'ils produisent soit très j^rawlc. comparativement à celle que produit l'air seul; mais une déperdition très rapide aurait un iocoovénient grave. En effet , quand on électrisé les dcu boules, l'aiguille oscille pendant quelque temps; elle oscille encore quand on touche an micronèlre pour diminuer on augmenter la torsion dn fil ; <Ic sorte que si la déperdition était très rapide, tonte l'électricité serait anéantie avant que l'aiguille fôt arrivée )i l'étot de repos. Il faut donc employer des isolans osset parfaits , pour que Tinteiâité de Vilectrioité nVprouve pas de variation considérable pendant les expériences ; tels sont la soie, lechereo, le verre , etc.

Dans quelques expériences, Coulomb a sospeada la boule fixe par un simple fil de soie d'uo seul brin, tel qu'il sort du cocon. Ce fil avait qniow pouces de longueur \ le diamètre de la houle ■(»> bile était toujours égal à celui de hi boule fise; b première éUit toUlement isolée. LaperteseoMsarail comme dans les cas précédens. leseipériesoeJ

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