‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 49 sur 96 · P£RTE PAR LES SUPPORTS · texte numérisé non relu

P£RTE PAR LES SUPPORTS

oot éié faites le même jour que celles qae nous «TOUS rapportées sur la perte due an contact de Pair j eonséqnemment on peut emprunter de cellert k perte qni aoraît en lien sans Pimperfection des supports.

La première remarque qu'offrent ces eipérienres, c^eSt que le dëcroîssement de Pélectricitë , d'abord beaucoup plus rapide que par le contact de Tair seul , lorsque Tintensitë de la force répulsive des boules est nn peu considérable , se ralentit (*radaellement , k mesure que cette intensité s'afaiblit; de sorte qu^il vient un moment où la boule suspendue par le fil de soie ne perd pas plus que lors^^elle est isolée complètement par un fil de ^omme laque. Il résulte de Ih , qu'à cette limite le fit dé soie de quinze pouces est un isolant parfait, rt qa^il conserve cette propriété pour tous les degrés d''éleciricité plus faibles.

Ce fttU t9t générai , c^êêUà^r» q^il esistê pour chaque tMlmf imparfaH, une éleetrieHé ^U ûoU eomfléitWÊêiU.

Plus la perte par Pair seul est considérable, plus la perte par les supports Test aussi.

Coulomb est arrivé h cet autre résultat , savoir : qne Pintensité électrique qu^un fil de soie, nn rlieveu, et tout corps cylindrique très fin de substances analogues, commence à isoler, est, pour le même état de Pair , frop^rtkmneUë à fa racine carrée de la longueur; en sorte que , par exemple , si un fil de soie d^un pied de longueur commence à isoler un corps dont Pintensité électrique est A, un fil de quatre pieds pourra isoler ce corps chargé Tune intensité électrique de 2 il. (Ac. des Se. , 1785.)

>Mp«nfîsn ée fÉleoiriciié à la eurfaee dêe cerpê eondueteure isolée.

94S, L'éUcirieaé ee porte à ta eurfaee des eorpa^ Ijn expériences suivantes mettent ce fait bon de doute. 1« Qu^on prenne une sphère creuse de métal, il laquelle on ait pratiqué une ouverture de 2 k 3 centimètres de diamètre; qu^on la place sur un support isolant, et qn^on lui communique une certaine quantité d''électricité; et même,' si Pou veut, qu'on établisse la comniunicution entre Tinter Leur i-t le corps électrisc. Si Pon éloi;^ne nin intenant la sphère du conducteur électrisé , pour porter dans Fintérieur une petite boule de métal , fixée à Pextrcmité d^un long fil de gomme laque , on verra , en retirant cette boule , et en la présentant à un pendule , qu'elle n'est pas chur}«ée de la plus faible quantité d'électricité. Si, au contraire, on touche la surface extérieure avec la même boule, elle prendra asses d'électricité pour faire mouvoir le pendule ; et , si Pon a électrisé d^avance ce dernier , on reconnaîtra que la sphère avait la même électricité que le conducteiur.

Quand on répète cette expérience , il faut avoir l'attention d'introdnirc dans la sphère et d'en reti-

rer le plus promptement possible la boule métallique , en la faisant passer por le milieu de Pouverture, pour l'empêcher d'enlever quelque portion d^électricité accumulée sur ses bor^fs. On trouve quelquefois que la boule présente de faibles signes d'une électricité de nature contraire h celle de lA sphère , et qui ne disparaît même point par le contact des corps conducteura. Cette électricité n'appartient pas en propre h la boule , mais elle lui est communiquée par la p^omme laque , qui la lui rend k mesure qu'on l'enlève. Nous verrons plus loin comment la gomme laque peut prendre è distonce une électricité contraire h celle de la sphère.

2o Deux sphères conductrices , de même rayon , sont électrisées ensemble et ensuite séparées ; elles contiennent évidemment chacune la même quantité d'électricité ; ninintenant qu'on touche Pune avec une sphère métallique massive, et l'autre avec une sphère métallique creuse , on enlèvera k chacune la même quantité d'électricité, et PéleolriciflBMIcr chacune des deux premières sphères sera réduite à moitié , comme on le reconnaîtra k l'aide du plan d'é|ireuve. ( Voyon plus loin.)

S» On rend encore sensible, par une expérience curieuse , la tendance de Pélectricité k se porter à la surface des corps. Soit MPT (fig. «17) nn cylindre conducteur isolé , mobile autour d'un axe horixontal ; sur ce cylindre est enroulé un ruban métallique, à l'extrémité duquel est ottaché un cordon de soie. Cet appareil communique k un électroscope sensible E , composé de deux fils métalliques garnis de boules de moelle de sureau. Si Pon électrisé le cylindre et le ruban, anssitAt les deux boules divergent. Alon on déroule le ruban en le tirant par un cordon de soie />; on voit les fils se rapprocher, et indiquer l'affaiblissement progressif de Pintensité électrique. L'écart des boules pourrait même devenir insensible, si le ruban était assex long, comparativement k la charge électrique de Pappareil. La divergence a lieu de nouveau , si Pon enroule de nouveau le ruban sur le cylindre. Alors , si Pair est très sec , la réaction des fils redevient k peu près la même qu'au commencement.

Il résulte de ces expériences , très f uciles k varier , que Pélectricité se porte k la surface des corps conducteurs , et ne réside nullement dans leur intérieur. L'expérience nous a encore appris qu'elle n'est retenue à cette surface que par la pression de Pair , et que c'est là le seul obstacle qui l'empêche de quitter ces corps ( n* 833, 7o).

849. Lonquele corps conducteur est une sphère, la seule raison de symétrie veut qne l'épaisseur de la couche électrique soit la même sur tous les points ; ce qui est en effet conforme k l'expérience. Nous ferons remarquer que lorsqu'on a accuroulé sur une sphère des quantités d'électricité de plus eu plus grandes, il est indillérent pour les expériences que les nouvelles couches se disposent sous les premières, et augmentent répuisscur, ou

ftLKCT&iaTi.

bien que, TëpaUiettr reiUnl la même, la denaitë fie rëlectricité augmeota eo chaque point. Nous reviendrons plus loin sur cette remarque.

35». PfcM fmr rmtkerchêr la éUinhution de VèieetriciU sur iês corps ds forwtês divsrsss. Un fiotit disque métallique, isolé par un fil de gomme laque , peut très bien ser%ir pour cet objet. Il fera connaître non seulement la nature de Tëlectricité , mais encore la quantité absolue qui s'en trouve répandue sur chaque partie du corps. A cet effet, on le fait toucher un point du corps, puis on le présente au disqi^e mobile de la balance électrique , que Ton a préalablement chargé d^une certaine quantité dVlectricité de même nature. La réaction du petit plan sera proportionnelle à sa charge, no343; et, si Pou répète cette épreuve pour un point différent du corps, mais sans rien changera lu première charge du disque mobile, il est visible que les torsions nécessaires pour ramener les deux disques à une même distance donneront les rapports des charges du plan d^épreuve (1). Il faut voir maintenant si un petit plan , appliqué sur un corps électrisé , lui enlève une quantité d'électricité proportionnelle à Tintensité de Télément qu'il touche. Voici comment on s'en assure :

lo Soit un cylindre conducteur , isolé et chargé d'une certaine quantité d'électricité. Supposons que la longueur de ce cylindre en surpasse beaucoup la largeur, qu'on porte le plan d'épreuve au milieu de sa longueur , et ensuite à nne de ses extrémités , on trouvera deux quantités très différentes ; maintenant qu'on fasse toucher le cylindre par un autre , de nature , de forme et de dimension exactement pareilles , également isolé , le partage se fera certainement d'une manière égale entre les deux corps. Le premier conducteur ne conservera donc qi|e la moite de son électricité. Si l'on reporte le plan d'épreuve sur les deux mêmes points , on trouvera que les réactions électriques sont réduites exactement à la moitié de ce qu'elles étaient d'àbord. On suppose ici nulle la perte par Tair et par les supports \ on peut d'ailleurs tenir compte de la perte qui aurait lieu.

( i) En eirt, on soit (noSia) qneUréactioB élactriqa

de deax corps êlectrisés est-

'\B,\si ehorge du

disque «obile , et /7 la distance des denx disques , sont constantes; il n'y a que la charge du disqoe d'épreuve

FEE' qui varie; et comme fait équilibre à la torsion

FEE'' flans le premier cas, et dans le second, on a, si

/>• m et m' sont les nombres de degrés de torsion néœssairp. pour établir l'équilibre, E'\E''\\m\m\ Et iKwimede plua E' et E" oont proportionnelles aux inleuailés des |H)iaU touchés, on a le rapport euct de ces •inlcniités.

tfi On place sur un isoloir un corps de figure quelconque , et on l'électrise. On le touche en on point déterminé h avec le plan d'épreuve; on porte ce plan dans la balance; on opère comme à la page précédente , soit B la torsion oorre^udante à h distance D,

On retire le plan d'épreuve , et on Ini fait toocher un point V , différent du premier. SoitiiJSU torsion ; le rapport avec la première est m.

Si après quelques minutes , on répète la néme expérience , en portant toujours le petit plan wr les points h et V , on ne trouve plus les mêmes tonioos absolues , à cause de la déperditiou de rëlectricité; mois le rapport reste toujours le même. De lorte que si la première est Bf^ la seconde devient uV\ il faut nécessairement , pour que la comparaison soit exacte, mettre entre les deux contacts wcoeisîfs le même intervalle de temps que dans la première expérience , sans quoi la perte de rëlectricité ne serait pas proportionnellement la même.

On pourra répéter ces épreuves autaal de fob qu'on le voudra , et la proportionnalité des tonioos se maintiendra tant qu'il restera de l'électricité snr le corps conducteur.

Si l'on a noté les époques des observations soccessives, on voit que Taffaiblissement absolu est précisément tel qu'il doit résulter du seul coottct de l'air; c'est-à-dire que U répulsion du plan et de la boule mobile, à une époque quelconque, est absolument lu même que si Ton avait mis le pha mobile dans la balance avec la charge primitive d'électricité qu'il avait acquise un point h ou i'. Il ne s'agit ici que de charges faibles , les seules qui puissent être soumises à ces épreuves.

Il est donc bien démontré par f^es expériences que le plan d'épreuve prend des quantités absoloes d'électricité proportionnelles à la quantité totale de l'électricité répaudue sur la surface des corps, an moment du contact; et quelle que soit cette sodik, les quantités prises au même moiuent sur différeos points de la surface, sont entre elles dans un rapport invuriuble ; de là résulte cette conséquence : VimlUnsiU de Vélectricitè ds chaqus poùU imi swfacs a^accroti ou décroU dans le mtèms rapp^ri qus la ipuaUUè totale tfélsctrioiti répandue ter isét la surface.

Dans les expériences de ce genre , il est inutile de tenir compte de la quantité d élcctricilë colcTée par le plan d'épreuve , parce qu'elle est infiniment petite , comparativement à celle qui est répandue sur la surface totale du corps,

La perte de l'électricité est toujours pins ou moins grande ; il faut nécessairement y ^ voir égard. C'est ce qu'on peut faire , d'après ce qui précède ( n» 343). Mais il vaut encore mieux suppléer à cette correction , en combinant les expériences de manière qu'elles se rectifient elles-mêmes. Supposons, par exemple, qu'il s'agisse de com|iarerlo intensités de deux points a et h: ou fera d abord toucher le point a par le petit plan , puis on obser-

Disposmon m L'iucTRiaTÉ.

Ten 11 rétetUm fKropoiiiomieHe qui en rëtnlte dans oehii-ci. Ensuite oo en fera de même au point h , et Vm obserren la réaction correspondante. Alors, si entre deox obserrations il s'est écoulé un certain tenipi, par exemple trois minutes, on attendra trois mioutes , rt Ton répétera le contact de a; en prenant une moyenne arithmétique entre ce dernier résultat et le premier, on aura des résultats dont le rapport sera le même que si ta déperdition deTélectricité eût été nulle. Ce mode de correction, qui s'opère par des obserrations correspondantes, est excellent ; il est simple , et n^exi^c que des balances d'un petit Toinme. [Aeadèmie, 1787, p. 425.) On remploie souvent dans les recherches de physique.

3A1. Coulomb a cherché ie rapport êmirê la qm/mtUè ^UêetrieUi qttê prend iê plan tFiprêuvê, et eeUe jms€ froMM Êur f élément de la nufaee qi^U Umehe. Poar cela , il a placé sur un isoloir un globe de 8 pouces de diamètre, et il Fa électrisé positivement ainsi que la boule mobile de la balance; il l'a ensoite touché avec un globe d'un pouce de dianiétre, et il a porté ce petit globe dans la balance ; il ■ fallu une torsion de 144 degrés pour faire équilibre 1 la force répulsive à une distance fixe.

Il a fait ensuite toucher le gros globe par un plan cfRuUire isolé, de 16 pouces de diamètre, et il a répété Texpérience du petit globe. Cette fois il a inffi d'une torsion de 47 degrés pour faire équilibre à b force répulsive..

Pour bien analyser cette expérience , il faut considérer que les deux globes , ayant des figures toutà-fait semblables , et se touchant tont-è-fait de la même manière , le partage de réleetricité a dA toujours se faire dans un rapport dépendant seulement décelai de leurssurfaoes. Les réactions électriques du grand globe dans les deux expériences ont donc dû être proportiennelles à celles du petit globe, ou i 144 et à 47. Et , d'après ce que nous savons sur les formes sphériquca , ces nombres peuvent être considérés comme étant dans le rapport des quantités d'éleotticité répandue sur le grand globe aux deux époques. Ainsi le globe a perdu, parleeontact du plan 144 — 47, ou 07, ce qui est double à peo près de ce qu'il a conservé. Or, la surface d'un globe de Speuoea de diamètre est égale à 4ir 4 • ; eelle d'un plan oirculaire de !• pouces de diamètre est égala 2 V 8 • , o'est-à-diYe double de celle du globe. D'après cela , il parait que dans le contact t«ngcntiel d'un globe et d'un plan , le partage de l'électricité se fait à peu près proportionnellement snx deux surfaces. D'autres expériences de Coulomb montrent que ce rapport est d'autant plus exact ' l^e le pbn est plus petit. Ainsi le plan d'épreuve prend une quantité d'électricité double de celle de Tétément qu'il touche ; et quand on te rapportera dans la balance, vn sa petitesse, son action sur i'uguille électrisée de la même manière sera la hiëme que celle d^un seul point chargé de la même quantité d'électricité. La torsion du fil lui sera donc

proportionnelle , et par suite proportionnelle à l'intenaité électrique de l'élément que le plan a touché. On voit donc comment les tenions peuvent donner les rapports d'intensité électrique des diiférens points d'un corps.

3A8. Il convient de porter son attention sur la qualité de la gomme laque. Celle qui a une couleur sombre parait la meilleure; il faut cependant la soumettre à quelques épreuves : par exemple, on peut la tirer en fils et présenter ces fils à un conducteur électrisé; s'ils s'imprègnent d'électricité , il faut les rejeter, et n'admettre que ceux dont l'imperméabilité est coroplèCè.

363. RénUUUt. Nous rapporterons plnsieora expériences de Coulomb , dans lesquelles ce célèbre physicien a employé la méthode que nous venons de décrire.

Il chercha d'abord la distribution de l'électricité sur une lame d'acier de 11 pouces de longueur, de 1 pouce de largeur et de l/Z ligne d'épaisseur; afin de pouvoir la toucher dans toute sa largeur, il donna au plan d'épreuve un pouce de longueur sur trois lignes de largeur.

L'intensité électrique comparée successivement à celle des points situés à un pouce de l'extrémité, à l'extrémité et au bord , fournit les rapports 1 l 1,2... l :2...2:4.

Ainsi du milieu à un pouce du bord , l'intensité électrique est sensiblement constante; dn milieu à l'extrémité elle croit dans le rapport de 1 è 2 ; enfin, quand le plan d'épreuve eat appliqué sur le tranchant de la lame, il donne usm intensité gundrifplê de celle du milieu.

Une autre lame de 22 pouces de longueur, et de mêmes dimensions que la précédente dans tout le reste , a donné exactement le même rapport entre le milieu et les extrémités.

Coulomb conclut de là , qu'au delà d'une certaine longueur, suffisante pour que Tintensité de l'électricité suit sensiblement uniforme dons une grande partie de la surface, un nouvel accroissement dans la longueur H*a plus èrmfiuence sur le rapport des quontités d'électricité accumulées aux extrémités et au milieu , la seconde étant la moitié de la première.

L'accroissement rapide de l'électricité vers les extrémités des lames ne leur est pas particulier ; il s'observe en général dans les corps prismatiques ou cylindriques ; il est d'autant plus rapide qu'ils sont plus minces.

Coulomb a fait des expériences semblables aux précédeutes avec un cylindre de 30 pouces da longueur^ et de 2 pouces de diamètre, terminés par deux demi- sphères.

Rapport.

RéetUtats. Au milieu et à 2 pouces de

l'extrémité, 1 : 1,26

Au milieu et à 1 pouce de l'extrémité, 1 I 1,80

Au milieu et à l'extrémité, 1 : 2,30

iucniaTi.

Il • trouve que pour dei cjUndret très «niiocis vers leurs citrémilcs, l*aocroissenient est beaucoup plus rapide, et si rcstrémité s'allonge en poiole, l*intensité augmente à tel point, que la résittanoe de Toir iic suffit plus pour la retenir. Nous retiendrons sur ce sujet à Turticle des paratoonerret.

Espiriencê faite avec tinplaiêau d$ 10 poucêt d$

Au centre

A un ponce du centre

A 2 id.

l,00ff

AS id.

A4 id.

A 4,6 id.

Aff id.

La même expérience a été répétée avec des plateaux circulaires différens, et il a été reconnu comme pour les lames , qu*au delà d'une certaine étendue la loi des intensités Ters les bords devient la même.

Ces exemples suffisent pour donner une idée de la distribution de Téleotricité sur les corps.

JMfIrîMsM du (hàdê éUoiri^ «iilrv ftmêiimn

364. Coulomb a fait un grand nombre de recherches sur ce sujet. Nous ne rapporterons ici que celles qui sont relatives aux cas les plus simples. Nous verrons ensuite que les résultots de Texpérience sont d'accord avec la théorie.

, Soient d'abord deux sphères égales, chargées d'une même espèce d'électricité {fy, 219 ), Télectricité est insensible du point de contact jusqu'à 20 degrés.

De 80^ en (7 à 00 en Z>, l'intensité électrique aug* mente dans le rapport de 206 à 1000.

De 00» en J9 à OO» en />, l'augmentation se fait dans le rapport de 709 à 1000.

Enfin, de 90 à 180, l'accroissement est à peu près iusensible , puisqu'il a lieu dans le rapport de 1000 à 1068.

BiêuUaiê oBUrnu tw$e dêus gtohês imàgtmg'^ domt ftm maH un diamètre doMê d$ cêhdde Fouire»

866. (Petite sphère). Du point de contact if à 30» en (7(/%r. 220) , électrieilé inacniible; de aO» en i7, à 90» en /7, rapport de 688 à 1000; de 90» en £7, à 180* en il, rapport de lOOOà l^.

L'intensité sur le petit gl<Ae an point /7 est à

rinteoaiié an point i^ sur le gnnd gM»e, dimiB rapport 1^26 à 1. M. Poisson a obtenu psr le oilcil, 1,24. Coulomb a trouvé que, le petit globe dininiunt de plus en plus de volume , le lapfioit esUe l'intensité électrique au point iâ , et ceUe ta fioiat opposé il', avait pour limite 4 plus une fnctioD. Le calcul a fourni 4,2 à M. Poisson.

Si Ion sépare les deux sphères, et qaon \a mette à une distance telle qn^elles n'aient aocuoe influence l'une sur l'autre, la tension sur la plu petite l'emporte sur celle de la plus grande, et elic tend vers une limite qui est 6/S. ( X. Poisaoa.]

Si l'on écarte les deux sphères à une distaaoe lises petite pour qu'elles restent soumises à leur influence mutuelle, la plus petite prend , sur U (urtie la plus voisine de la plus grande, une électndté contraire à celle dont les deux sphères étaieotcbiri^ées. Quand la distance est égale au droii-nyon de lu plus grande , l'électricité cootraire disparaît, et chaque sphère ne se tronve chargée que de Téiectricité commune. (M. Poisson.)

RUuUatê obtenus aoea dauMê globes es 2poucu i»

266. Les globes placés à égale distance de nilieu sont égalnoMot chargés d'éleoUîcilé.

L'intensité du globe extrême est à TinteMiié di globe suivant oonune 1,60 est à 1,00, et à l'iotcssite du globe du niUea oeaune 1,76 est à 1,00.

La disposilioa de l'électricité sur un cyliadre eit peu diiérettte de oe qu'elle se trouve sur usa mîIc de globes égaux.

267. Coulenb a encore cherohé la onaiéra d«at se Sait le partage entre un globe de 8 poaces de diamètre et des cylindres différens en épsiiwar, mais de mène longueur : il a treuvé,

L'intensité sur le globe étant liOOj

L'intensité sur un cylindrede deux ponces de diamètre etde 29 pouces de loogiieur,cst 1^;

Sur un cylindre d'un ponce de diamètre, 3)00;

Sur un cylindre de deux lignes dediamètie, 9,00.

U suit de ces espérienoes que rintensité âeetrique sur un cylindre eu eonlaei avec un globe len d'autant plus grande que le diamètre du cfàd» sera plus petit. 14 , enfin, cette întensilé ponm s'accroître an point de vaincre la résistance de ïvTy ce résultat lût concevoir le pouvoir des poîatei pomr.kneer le fluide éleotiique. (Âoad.issStim' ces, 1718. )

268. M. Poisson a soumis à l'analyse U diftribution du fluide électrique à la surface dei corps.

D'après ce travail, le fluide électrique doit le tenir à la surface des corps , et n*y former qa'aae couche extrèoMoient mince. La surfiaoe estériearv de la couche électrique est la même que celle des corps. La surface intérieure est néoessaireneot peo

■AGHniBS iUCTUQUES.

diSéropte db li fiOMén , paitqw la OMobt tfl0Q« trique est très minoe.

Il cfl Tisilild que, pow que le oerpe deraeare diM ui élel penMoentf le forme de le euileee doit élie telle qae k oooelie entière m^exerce ni ettreotiee ni répoltion mt les points pleoés dans sa oon« ctTÎIé. C*eei oaâte condition analytique qni déternûae an génénl la foraM et rëpaiaseur de la eouohe; Pépaiiatnr est, en géndral, inégale.

Sar ane sphèref elle est oonstanle. On dénentre sa cfiist qn*nne semblable cenoba, dans la loi dn cairé des dislances, n'exerce aucune action sur ke peints de son iniëriear.

Sur na eUipeolde, rëpaisssenr de la couche éleotriqae est ipariable $ les épaiaseurs qni répondent am •omnets des deux axes sont entre elles comme les loagaenra de ces axes.

Vn des résultats de Tanalyse est qne la pression eieraée en un point contra l'air est en raison opmpotée delà force répulsive des molécules et de répaîsaeur de la oouobe en ce point ; et comme chacun de cea deux élémens est proportionnel à rantrcy il en résulte qne la pression exercée contre Tsir est proportionnelle an carré de Tépaisseur de la eonebe âeetriqne.

Tons lea résultats anxqnelB Tanalyse a* conduit I. Poisson , et qui sont de nature k pouvoir être MMunis à réprenve de rexpérience , ont été pleineaient eeafinnés , et partionlièrement per les expériences de Gouleasb.

1. Foiason s'est encore occupé de la distribution da fluide sur plnsiens corps électrisés, soumis k lear influnnee mutuelle. La disposition de Télectridté est assujétie à un principe général , qui a Paveatagu de rattener toutes les questions de ce gcare à nne poadiiîon mathématique. In Toict réneneé:

« Si plaaienra oerps cenduotears éleetrisés sont ■M en pedience les uns dea autres, et qu'ils parnaaneat à nn état électrique permanent, il faudra, dms eut état, qne la résultante des actions des K âectriques quiles recoufient sur un point » pris dans rintérieur d^nn de ces corps, ssitnuUe : car si cette résultante n'était pas nulle, râedricilé oembinée qui réside au point que Ton ataiiéère , aérait décomposée , et l'état électrique dangcvaitconire la supposition que l'on a faite de

Ce prinnlpe évident de lui-même, tmduit en ericnl, fbwmt autant d'équations qne la question pémute d'inoennues. La résolution de eeséquations nt las ressources de l'analyse. Nous speur plus de développemens au mémoire erigiua ( JCki. de UtuÊiM, 1811 ) les peisonnes OflMas h Fanalyse.

SM nACimS iLKTlIQVBS.

tSè. Pour agrandir les effets électriques , il faut opérer le frottement sur de grandea surfaces; c'est

à cet usage que' sont destinées les machines éleotriques. Dans la machine électrique employée aujourd'hui l'électricité est produite par le frottement qu'exercent pluaieurs coussins remplis de crin, sur lee deux snrfaces d'un pkiteau en verre ; ce plateau est asaintenu dans une position verticale, et fixé à un axe auquel on imprime unmouvement de rotation {fiif a05 his). On applique aur les coussins , préala^ blement recouverte d^une matière grafse, de l'or mumif ( deutosnlftve d'étain), ou un amalgame d'étain et de niercure, ou enfin un alliage triple de 1 partie d'étain, de d p. de sine, et de 4 p. de mer* cure. Ge sont là lee substances que l'expérience a indiquées, oomme les plus propres à favoriser le développement de l'électricité.

L'électricité, à mesure qu'elle est déveleppée , est attirée par les pointes métalliques, situées horisontalement k une petite distance du plateau de verre; ces pointes font partie d'un cylindre en cuivre auquel on donne le nom de conducteur , et qui a ordinairement la forme d'un fer k cheval. Il faut qu'il ait autant de branches qu'il y a de coussins, afin que le plateau , quand 3 arrive aur un frottoir , soit complètement déchargé. U convient encore que les pointes soient placées de manière à décherger le plateau de chaque celé. Comme ces pointes augmentent la perte du conducteur, peutêtre serait il mieux de les remplacer par de petites boides.

Le conducteur de la machine électrique est n^» cessairement isolé ; on le fait reposer sur des bâtons de verre longs et enduits de cire d'Kspagne, on , mieux encore, de gomme laque.

Tout est disposé de manière à rendre le frottement étendu et durable. En eifet, lesooumins s'appliquent aisément sur la euriiiee du verre, par le moyen d'un ressort qui tend à rapprocher les deux montans en bois auxquels ils sont attachés. Bans cette machine, les coumins se chargent d'électricité négative et le plateau d'électricité positive. Il est nécessaire de faire communiquer Uê premiers avec le sol , par le moyen d'une chaîne métallique; sana cette piîlcautioâ,les effetspvodnitapar lamachine seraient faibles. Les cousins restant chargés d'électricité négative, il ne se développerait phm de nevvelle électricité, passé un certain terme. Car, supposons qu'elle sdt capable de vaincre la réaistanoe de l'air , le plateau en verre ne se chargerait plus que de la quantité d'éleotricité positive correspondante à la quantité d'électricité négative, qui pourrait se dissiper ainst

Dupent reDdaecela sensible d'une autre manière : Eeprésentons par -|-a la quantité d'électricité positive répandue sur le plateau, et par — # la quantité eorrespendante d'électricité négative répandue sur les eonss&ns. Cette électricité négative attire Féleetrioité poaltive répandue aur le vene, 9i doit néoeasairameni diminuer celle dont se charge ce dernier. Supposons maintenant qu'on, conununique +2êm système dea deux coipa, c'est-à-dire + aà chaque eoipai + aseranentralisépar— tfdesconsains,et

iLicTiMaTi.

verni le pendule t^âolgner pe« à pea , et enin te» prendre m poiition teriicale au moment du eouttoi des deux dîiquei.

Voici enoore une expérience qui tient à Pappoi des précédentes.

Deux plateaux métalliquet iâ et J? (/By. S») , fixés sur des pieds isolana, peuvent être rapprochés ou éloignés. A chaque plateau est attaché un petit pendule. Pendant qu'ils sont tenusàdislanoe, on donne au plateau À une certaine quantitéd'éleotrioité positive ou négative. Supposons que ce soit oette dernière ^ elle décomposera réleotrioité naturelle du plateau B, attirera Télectrioité positÎTO, et repoussera la négative. Les deux pendules seront déviés de la verticale. Si Ton touche le plateau ^, Téleetricité négative, qui est repousséo par Téleotricité négative du plateau Â, passera dans le sol. Si Ton éloigne les plateaux , la répulsion des peu* dules augmentera, elle diminuera par le rapproohement des plateaux , enfin elle di^aiattra sensiblement si on les met en contact.

Ces notions générales établies , il sera très facile de comprendre la théorie de rélectrophore , des condensateurs et de la plupart des instruasena fondés sur les propriétés de rélectrioité*

309. DêrÉiêctrophor$, L'éiectrophore a été imaginé par Wiicke, savant suédois. Cet instrumeni est composé d^un gAteau de matière résineuse, bien uni , sur lequel on plaoe un plateau de métal , garni d^nn manohe de Terre (fg* 283).

On frappe ou Ton ft^te dVbord le gâteau de résine avec une peou de chat; ensuite on place le plateau métallique sur la résine : Télectricité négative, développée sur celle-ei, déoompeae le fluide naturel du métal , attire Téleetrieité positive, et repousse Télectricité négative. Si dono Ton touche avec le doigt le plateau métallique, Télectricité négatiTo est chassée dans le sol , tandis que l'éleetricité positive est retenue par Félectrieité négative de la résine; et, k cause de rimperméabilité de cette dernière, la oembiaaison ne peut s'opérer. U résulte de là que, si Ton enlève d'abord le doigt, puis le plateau métallique , en le tenant par le manche isolant, on le trouve chargé d*électricité positive, et il donne une forte étincelle à rapproche d'un corps conducteur. Le gAteau de résine conservant toute son électricité , cette expérience peut se répéter un grand nombre de fois : de là la dénomination d^éUcirophùrê ou porteur d'électricité.

Souvent l'expérience précédente ne réussit pat complètement , surtout dans les temps humides : alors l'électricité ae perd à mesure qu'elle se développe. Cest pourquoi, lorsqu'on veut se servir de rélectrophore, on a soin d'en séoher toutes les parties.

La résine est quelquefois renfermée dans une enveloppe en tèle, dont l'électricité est déoomposée par celle de la résine; de manière que Téleotricité négatÎTe est chassée dans le sol , et Télectrioité positive est retenue. Si maintenant on approche le

plateau métamqM, et qn'ea leleMheêvMkéolft pour qu'il communique avec le eol| r éle H i icit é positive de l'en ^ e l e p pe agft per fé|Mlaiaa sur Félectrloité positive du plateau mételÛqM» et die est repoussée elle-même ; de eerte que si Vém leuchs l'enveleppe , que nous stf p p eseaa leelés, me portion d'éleetrietté positive pesée dane le soi , ell'ou « le maximum de charge.

L'éiectrophore est d'un emploi les laboratoires de diimie. Veut-mi enfl mélange détonant , par exemple «■ méUng e d'air et d'hydrogène renfermé dans «a eudiemètie ( /^.}»4), on touche le bouton «ateo le platesi méUUiqueéleotrisé; l'étincelle électrique pesmk travers le mélange et PenlUaMne; c*es( «ma petite

machine éleetrique fort commode ,

de frotter de temps à autre le gâteau daiéeims pser

se procurer de fortes étincelles.

370. La lampe électrique est une appibntieu de rélectrophore (/ly.StO).

CSette lampe se compose d*«a vaae es Teife, m partie plein d'acide sulfurique étepda d^onviroa quinte perties d'eau; un eylindrO de aine P jeA suspendu à nn fil de platine. D'abetd le itne pienge dana le Uqpiide ; le gai hydrogène se développe; on le laisse dégager per le robinet Jl , qu'on ouvreà dessein. Au bout d'un certain temps de dégage ment, U n'y a plua d'air ; oofenue le mbinct , le gai hydrogène continuant à se dégager , fiait orneter le liquide dens la partie supérieure Ô, de sorte quebientêt, le métalsettenvmniherBduooaiict de Tacide , le dégagement cesse eomplèteMMBL Le gai comprimé par la colonne de liquide À B, s'échappe par la première issue qu'o»lui offre. Un électrophore placé dans la partie inférieure CD en l'appareil est disposé de manière qu^en erime tempe qu'on ouvre le robinet, on soulève le platenu métallique qui est alors isolé ; une tige de métal en communioation avec ce plateau lanee sur iMe tige ▼oisine , eonuttuniquant avee le aol, uauétineelk électrique, à traTora le mélange dW et d'hydrogène ; ce dernier a'enflamme et brûle pendant tout le temps qu'il se dégage; on peut se servir de eetle lampe pour enflammer une bougie, eto. Il faut renmrquer qu'une petite bande d'élain placée snr un point du gAteau de. résine permet à PdlectriGÎIé négative du plateau métallique de le sol.

On fiihrique aujourd'hui des I auxquelles on donne une forme très é l é g a nt s.

37 1 . />ar C<méêmêaimn. U bouteaUe de Lsyde , la batterie, el le condenseteur propremeut dit, sont des instrumens dans les qu els en i l'éleotrieité, etquieonséqu appelés condenssteurs»

Bn 1781 Votta fit oonnoltre un nouvel ment; cet instrument est destiné à réunir de tidn petites quantités d'électricité. Il eet formé d*vo plateau métallique, et d*un plateau d'une s qui tient le milien entre les mauvais et les J

OOiBBlS&IBOia.

SoppoMNwdoiM <pi9 Teà foonrifto att dit4|iM méteiUiI«e^lMétvmipkt«iii éê oetto Ndntenoe, oneliubleqnMtiléd'^aettiaHé aégtttTie ; oelle-ei déoo w pcjteim râectricité nstiir«Ha ^ |»îito«a de », «n êltirara Félaclrieîté poiitiTe ei «d r»fétettnckié nëgattYe. Le marbre agira à ton tour sur l'électricité négatÎTe du plateaa , et en neiilnliaera la foroe répHbWe, de sorte ^'on pevia fevmir an plateau nétaUique une nouvelle portion d*éleelrieîté négatÎTO, qui décomposera une nouT^e porUen du fluide naturel du marbre , et ainsi de suite. On Toît dono. qu^on aooumnle •intidana le plateau métallique dépotâtes quantités d'âectrieîté négatÎTO. Et si ensuite on TenléTe , il donne une étincelle à Tapproche du doigt ; on pourra déterminer la nature de Télectricité. Le marbre cet asaei bon oonducteur pour permettre à son électricité naturelle de se décomposer sooa Tinfinence de la faible quantité d^électricité que reçoit le plateau métallique; mais il ne Test pas asset pour que son électricité se réunisse à oelle du plateau métallique.

(Test i Taide de cet instrument que Lavoisier et Laplace, de concert aToc Yolta, ont découTort qu'il le déreloppe de l'électricité dana les actions ohimiqoes. (Voyelle ^elnaiiifme.}

S72. Cet instrument a peu d'importance depuis TniTantion de rélectromètre condensateur et du multiplicateur. Le condensateur dont nous allons BOUS occuper diffère tout-à-fait du précédent. Il oonnste en deux plateaux métalliques semblables •o plateau supérieur de l'électrophore , et séparés Fun de Tautre par une lame d'une substance non condnctiiee.

Dans le condensateur ordinaire (f§. SM), la lame de séparation est en Terre ; on la suppose bien secbe. Pour rendre commode l'usage de oet instrument, on donne au plateau inférieur un pied solide B, surmonté d'un bâton de Tene, reoouvert d'une concile de gomme laque. Veut-on cbarger ce condensatcur, on pose sur le plateau inférieur la lame de terre LL' , et sur cette lame le second plateau ; ta moyen de tiges ou de chatnea métalliques , on établit la communication entre le plateau inférieur et le réserroir commun, puis entre le plateau supérieur et le conducteur d'une machine électrique. Le plateau aupérieur est appelé plateau collecteur, parce qu^il est destiné i recevoir toute l'éleotiieité de la madiine électrique* Pour fixer les idées , supposons que le conducteur de celle-ci soit chargé d'électricité posilite. Cette électricité se répand d'abord également sur le conducteur et sur le plateau supérieur du condensateur. Cette électriisité positive décompose par influence l'électricité natnteiie du plateau inférieur , attire l'électricité négative h k snrfiice de ee plateau en contact avec la lame de aéparation , et repousse dans la partie opposée l'électricité positive qui se disaipe dans le sol parle moyen de la chaîne de communication. Alors

PéleetrlB&té pMMve du plateMi coHeetmir qui alttra l'éleotrieité négative est également iltirée pa» cette ' denûère, et cea deux électrioités, se neutralisant en partie X'uM l'«utre, l'équiKbre est détruit entre le colleoteur et le oonducteur de la machine. L'éleetriciié positive que cetto machine développe oantinuellenaent pevt donc s'écouler dans le phteau aupérieur ; décooqNiaer de nouvellea portions de l'électricité naturelle du plateau inférieut , en chasser dana le soi Péleetrieité poaHive et aUif er toujoura l'éleotrieité négative. On voit dono qu'il se oendenae sur ohacun des deux plateaux de grandes quantités d'électricité. De sorte qu'après un certain temps, en faisant communiquer par un excitateur le plateau inférieur avec le plateau supérieur , on verra ces deux électricités , qui sont de nature oontraire, se précipiter l'une vers l'autre peur former l'électricité naturelle, et par leur rénnîen produire une forte étineeUe.

La communioatioa entre le sol et le plateau inférieur est absolument nécessaire; aana cette ooomuuication, l'éleotrieité positive du plateau infè^ rieur retiendrait l'électricité négative de ce plateau, et repousserait l'électricité positive du plateau aupérieur. En sorte qu'on ne pourrait charger le condensateur , ou du moins on ne le chargerait que très faiblement , ce qu'on vérifie par l'expérience.

Comme réfectricité positive du plateau supérieur n'agit qu'à distance sur l'électricité négative du plateau inférienr , elle est plus grande (no 338) que celle de nature contraire qu'elle retient sur le plateau inférieur ; o'est-à-diré que ai Ton oombine ensemble ces deux quantités d'électricités difl'érentes, il y aura un êseàê fféieetrieUé poê&wê. On le reconnaît en approchant un petit pendule successivement de chacun des deux plateaux séparés après la charge.

La charge du condensateur eat arrivée à la UmUê quand la tension du pbteau oolieoleur est égale à la tension qu'aurait ce plateau à saturation , s'il était simplement en communication avec le conducteur de là machine, c'est-à-dire s'il ne faisait |)as partie du condensateur. En effet, l'excès qui correspond à cette tension n'étant pf s attiré par l'électricité négative du plateau inférieur , est totalement libre, et n'eat maintenu sur le plateau collecteur que par la pression atmosphérique. A la limite, toute l'électricité fournie au plateau supérieur se dissipe dana l'air. D'après cela , la charge limite d'un condensateur est mdép in dimtê de la grandeur de la machine électrique, et doit être la même avec.ioutea les machines qui auront la mimé

Une grande quantité d'électricité se trouve sur tes facêê de la kme de êiparaHon. Pour le démontrer, on isole l'instrument après l'avoir chargé , c'est-à-dire qu'on détruit la communication du plateau inférieur avec le sol , et celle du plateau supérieur avec le conducteur de la machine. On enlève ensuite le plateau supérieur, et on le met

IM

tiicniart.

d MU TéMii Mtoel , p«s on flolèf « It laoM de ^Mm en la tenant par le boni, et on net également le plateau inférieur dans l'état naturel. Après quoi , on replaoe chaque pwtie, et le oondensatenr se trouve encore chargé presque autant que si Ton n'avait pas enlevé les armures. Vue pKHie même de rélectrioité pénètre dans le verre, puisqu^on peut obtenir plusieurs décharges par la réunion euooes* sive des deux plateaux.

S7S. On appelle /ares emtdenêamtt du condensa* teur le rapport qui existe entre la quantité d'électricité du plateau collecteur à la limite, quand il fait partie du condensateur, et celle qui s*y trouverait, s*il était isolé. Représentons par K b quantité d'électricité positive du pUteau collecteur h la limite, et par R la quantité d'électricité négative retenue sur le plateau inférieur par Tiofluence de F. Rous avons vu que Ton a r> Â^ o'est-i-dire que V est plus que suffisant pour neutraliser oom* plètement il. Donc , il ne retient qu'une partie de F; et , si l'on touche le collecteur avec le doigt , on devra nécessairement en tirer une étincelle, ce qui arrive en effet. Soit V la quantité d'électricité positive qui reste après ce contact : V — V sera évidemment la quantité d'électricité que l'on a enlevée, et par conséquent, celle qui n'était retenue sur le pisteau supérieur que par la presiion atmosphérique. Mais il est clair que eette dernière n'est autre chose que celle que prendrait ce plateau s'il ne faisait pas partie du condensateur. Donc,

d'après la définition , mesure la force con-

densante. Dans cette valeur , F est inconnu. Pour

* il le déterminer , posons — = m (tfi étant nécessai-

rement une fraction). De cette équation ou tire ilz= m r. Or , le rapport de il à F ne dépend que de la distance des deux plateaux qui reste constante , on

F' aura donc aussi — = «i. d^oû l'on tire T = m il

R z=m* F. Donc, la force condensante est représentée F 1

par——, ce qui revient à

D'où l'on voit que pour calculer la force condensante du condensoteur, il suffit de connaître m ou le rapport de il à F. Pour cela , on charge le condensateur de manière à ce que , les deux plateaux étant séparés l'un de l'autre , la tension ne soit pas assex forte pour qu'il sVchappe de l'électricité dans l'air. Cela fait , après avoir opéré la séparation des tieux plateaux , on cherche , d'après le procédé ciavant décrit , no 350 , l'intensité électrique de denx |>oints symétriquement placés snr chaque plateau. Soit a le nombre de degrés de torsion observé pour le plateau supérieur, a' le nombre correspondant

a' il o'

pour le second , — sera égal à — . fin effet , ^* rea F o

préMtot«1e nippett des qoMtMés 4'éleelrieité contenues ésnt deux portions égales ; or, ces quaolitêi soniprapeitiomiollesàAet F : car, les deux pistcaux étant égaux entre eux , et coaaéqnemment composés d'un mèene nombre de points oy métriqn6 ment placés , lea quanUtés d'éleetrUnté «mteaan aur deux de ces pointa sont proportioBncllcs an quantités totales.

874. Puisque l'électricité positive du platean collecteur est plus que suffisante pour ue«tndiser féleetricité négative du pUteau inférieur, il doit rester après la décharge une certaine quantité «Télectrieité positive sur les armures, rinstrument étant isolé ( 1 ), ce qu'on vérifie par rexpérieace.

375. Nous avons vu tout k l'heure que F est pins que suffisant pour neutraliser il, ce qui noas a fait conclureavec raison qu'en présentant le doigt au plateau collecteur, l'instrument étant d'ailleurs psrfaitemertt isolé, on doit en tirer une étincelle; cette étincelle une fois produite , il reste une quantité F' d'électricité positive snr le collecteur : mais alors, il est plus grande que F', puisqu'il leacvtralise entièrement à distance : donc F' ne retient qu'une partie de il , le reste est maintenu par la pression de l'air, et par conséquent on doit tirer une étincelle du plateau inférieur, et ainsi successif ement de chaque plateau. On voit donc que le condensateur donne un grand nombre d'étincelles successives, lesquelles finissent nécessairement par le décharger.

Dans ces décharges suecessives , les quantités d'électricité qui restent sur chacun des plateaux après chaque décharge, forment, ainsi qae les quantités enlevées, une progression géométriqne décroissante dont la raison est m •, ce qu'on trouve aisément , d'après les dernières considérations. La première.progression est m • F, m < F, m > F.... ,

et la seconde m F( 1 — m» ) ; m» F( I — m« )

(t. Z du JVûiti de Pkys. , en 4 vol. , de 1. Biot].

376. Pour décharger un condensateur on a une verge métallique , recourbée en arc , terminée par deux boules , et fixée à un manohc de verre couTert de cire d'Espagne ( fig. 234 ]. C'fst ce qu'on appelle un excitateur j on tient le manche dans la main,

(i) soit L la quantité d'électricité iXMilive libre sur le

ooUeotenr, - repvéssatsra l'électrieité aoeaMMc I— m»

mL sur ce platsaa , et — ^ i — m

sur le plateau iafèriear. Donc

-sera la quantité d'électricité sur l'iaslnucat après

la décharge , et -

- celle de chaque plateau.

BOUTSILU DE UTD£.

on porte mm dm boules nir rarmiire4dCérieiire, et Vanité sor TaniMire sapérieure.

Vê ta Bouteille de Leyde.

377. La bouteille de Lêyde fui dëcouTorte eu 1746, par Huscheobroeck et Conéus. Cette décou- Tcrte fit beaucoup de bruit en Europe ; elle donna DO nootei éclai à réleciricité ^ chacun fut empressé d'éprouTer la commotion ^ malgré le récit effrayant qu'on en faisait. Tout les physiciens répétèrent la fameuse eipérienee de leydo , et en étudièrent lea diverses circonstances. Ce fnt surtout parmi les Fiançais, toujours avides de nouvelles déconcertes» que cette expérience eicita une vite sensation; TaLbc NoUet donna , en présence du roi , la com-^ motion à un régiment entier.

La théorie de la bouteille de Leyde est absolument la même que celle du condensateur.

La forme ordinaire de la bouteille est celle d^nm flacon à ool renversé , rempli de feuilles minces de cnine {fig, 327 }. La sorface extérieure est recou- Terte, jusqn^à une certaine hauteur e d^ d^une feuille d'étain. La bouteille est fermée par un bouchon de liège traversé par une tige a & de métal , dont la partie supérieure est terminée par une boule, et dont la partie inférieure communique avec les feuilles de cuivre.

Pour charger la bouteille de Leyde, on la tient ordinairement dans la main , en même temps qu'on fait toncber la boule au conducteur d^une Aiadiine électrique, et on la retire quand rélectromètre à cadran marque que,rintensité de rikilérieui de U bonleille, ainsi que eelle de la machine, est arrivée an maximum.

Alors, si Ton touche la boule b avec un doigt de Tantre main , aussitôt on se sent frappé avec violence dans les deux- bras, et surtout dans les articulations. Plusieurs personnes peuvent recevoir à la fois la commotion, il suffit quelles se tiennent par la nain. La personne qui se troute à «ne exttémité de ta chaîne prend la bouteille dans la maia, tandis que celle qui touche lebouton b est à rextrémîté opposée; la transmission de rélectrieité se fait aveo tant de vitesse, que toutes lâê personnes, ressentent la commotion au même instant. Nous avons vu que le condensateur doit être en communication aveo le sol, pour qu^il se cliarge ; il en est de même de la bouteille de Leyde : ainsi , une bouteille suspendue par la boule au conducteur, se charge h peine, surtout si Tair est très seo.

On prouve que dans la bouteille de Leyde , aussi bien qne dans la condensateiy, les électricités dissimulées ne résident pas dans les armures. On prend pour cela une bouteille dont le ool a la même largeur que la base, et dont les deux armures peuvent être séparées.

378 La bouteille de Leyde est propre k montrer le rôle que joue Tair duus les phénomènes électriques*

Qn^oa plaee sous le récipient d^une machine pnmmatique, une bouteille fortement chargée, on verra, avant que le vide soit complet, les deux électricités se réunir; on aperçoit même une trace lumineuse , si Texpérience est faite dans Tobscurité. Nous avons dit que le plateau du condensateur; qui est en communication avec la machine électrique , se charge d'un excès d^électricité; il en est de même pour la bouteille de Leyde.

379. Ce que nous avons dit à Tarticle condensateur, relativement à U pénétration de Télectricité dans le verre, est applicable à la bouteille deLeyde^ aussi , souvent des persounes qui, croyant la bouteille déchargée , la prennent sans précaution , éprouvent une forte commotion.

380. On se sert souvent de la bonteîlle^le Leyde pour se procurer telle ou telle espèce d'électricité. Par exemple, si Ton veut de rélectrieité positive, on chargera la bouteille comme nous Tavons indiqué , et Ton fera toucher le corps isolé par le crochet. La bouteille étant ainsi chargée , si Ton désire de Pélectricité négative, on la posera sur un isoloir et Ton touchera le crochet; l'excès d'électricité de Tintérieurj maintenu par la pression de l'air, passera dans les corps environ nans, ^armu^e extérieure contiendra un excès d'électricité négative; de sorte que , pour électriser un corps négativement , il suiBra de le mettre en contact aveo cette srmure.

*TJn physicien, nommé Hauduyt, a disposé la bouteille de manière à avoir la décharge à une distance déterminée. Cette disposition est représentée dans la fig, 249. ab est un conducteur isolé de l'intérieur, mais communiquant avec l'extérieur; ctf conducteur peut être approché plus ou moins de la boule de l'intérieur.

Charge par cascade.,

381. On suspend une première bouteille par sa boule au conducteur d'une machine électrique ; à un crochet fixe sous cette bouteille, on en sq^pend une seconde , et ainsi de suite (/iy. 228). Au crochet de la dernière bouteille est attachée une ehatn<9 établissant la communication avec le sol. Si Toa fait toucher le conducteur d'une machine électrique ordinaire par le crochet de la boule supérieure, l'électricité positive s'accumulera dans l'intérieur de la première bouteille , décomposera l'électricité naturelle de la garniture extérieure , attirera l'électricité négative, et repoussera l'électricité positive dans rintérieur de la seconde bonteille , dont l'armure extérieure sera négative, et ainsi de suite, de façon que toutes les armures extérieures seront chargées d'électricité négative. Si Ton réunit la dernière ormure avec Tintérieur de la première bouteille, on déchargera les bouteilles toutes à. la fois; et il est visible que la commptioi^ sera moins forte qu'avec une seule bouteille.

iUtCTEIGITi.

Onaagmentenil cwidërtMc m e n t H oomMtioB •i Ton enleTait cbaenne des bouteilles , et si on le» plaçait sur une même lame condaolrîce, eu téanissant pur une chaîne les.armores întérienres, qui, oonime le montrent le raisonnement et la figure, sont toutes ëlectrisées positivement.

On obtiendrsit un effet beaucoup phw eoéaidë* rable en réunissant ainsi les bouteilles avant de les charger, qu'en chargeant par cascade le même nombre de bouteilles pour les réunir ensuite, puts> que dans la charge par cascade la quantité d^électricité va en décroissant de la première à la dernière bouteille. Le rapport entre ces deux quantités se trouve par un calcul fort simple ( 1 }.

DêêBûUêriêÊ élM^rifUêê.

S8d. D'après Tobservation qu^uoe bouteille de Leyde a d*autant plus de puissance qu^elle a une surface plus étendue, on a imaginé de réonir un certain nombre de bouteilles. Chacune des bouteilles prend alors le nom dejarrêj toutes les jarres sont ordinairement placées dans une botte en bois,

f i) Supposons qa*on veuille ce rapport povr 4 bontfiOes : soit V la quantité d*él«etrieit6 qui sa tronve sur ranaare intérieura des bouteilles; 4 F sera la quantité d'élactrieilé qui sa trouve sur Isa 4 annuras, quand les bouteilles sont plaeèes sur un mésie plan, conme elles la sont dans une batterie ; mais , dans la disposition par cascf de, la charge est beaaoonp moindre : en a0et, V la quantité d^électrieité positiva de rarmura intérieure de h pramièra boateilla attire sqr l'armure estérinwe naa quantité d'éleotrioité négative «laiaéil, et par oonséqaent reponasa, dans la seconde boatetlle|Une égale quantité f^ d'éleetrieité positive, liasi Ton tiF =zR.

De même la quantité d^électriâté qui as trouve sur rsfmura intérieure de U troisième bouteille est F^'=:R' (il' étant la quantité d'électricité négative maintenue par la préaenoe de T sur l'armure eilériaure de la saoottda bouteille].

La quantité dTélectrieité qui se trouve sur l'armure intérieure de U quatrième bouteille sera r"=:R"{R'' étflst la quantité d'èlectriâté négative nmintenue par la f Pése n as T' sur l'armnrs aatériaura de U troisièssa Mtaille.) Or, eoenne la distanoa qui sépare les deus armurm est toigoorsla aMbas, puisque les bouteilles

R sont parfidtcBMnt semblables, on a : — = m, d'on R

= Fm^atpareonséqusnt F

= r»= Ffli*etr'

Fm,— = «... Rf

R" iFmS — c=fn...il"=:r'

mz= Fm' , et r"= Ffl»>. La somme est donc: V+ rm+ Vm* + Fm^' Donc, le rapport eherché :

F+Fw+Fin. + Fas» ^(i+«m)(i + »)

IToà il suit que plus m approeheda Puaité, plus ks deux charges seront près ds l'égalité.

dont l'iatérimir etC oovf«vt dCnne fevOto d'élain {fig. tM)) en sorte que toutes les hem eitérienres communiquent entre elles. Tous les crodiets des bouteilles sont réunis par une ou plusieurs tiges métalliques. Quand on veut charger une batterie, on en fait oonsmuniqner la snrface intérieure avec le conducteur de la machine éleotriqne, et la snrfisee extérieure avec le sol ; on reconnaît par Téleetroraètre 4 cadran {fig. 8M éis), placé sur le conducteur, le moment où la charge est 4 sa limite. Le pendule monte lanternent, parée que réiectricité de la machine ast en quelque sorte neutnlisée è mesura qu'elle arrive dans l'intérieur ; quand il cesse damonter , la èharge est arrivée à la limite.

Il importe ici beanoeup d'a^roir un régulateur qni indique à chaque instant l'état de la batterie ; car réiectricité positive de l'intérieur, è un certain degré de charge, peut acquérir une force répulsive asseï grande pour se porter sur l'armure extérieure \ et comme le choc se ferait alors smr un sed point, il pottirait en résulter la rupture d'une des jarres.

On s'axpoterait à des aoeidens graves en déchar géant avec la mai« une batterie aeulemnnt formée de six jarret de moyonno grandeur. Des personnes imprudentes ont en à se repentir d'avoir reçu k commotion d'une batterie.

MffêU mictmiçpiâs d^ rtl$t^icUé,

aas. La décharge étvmt forte batterie âeeCriqne pent fendre et voktilisar les métaux, briser des eylindfoa en bou et mi venu, produire l'inllammatioD de k poudre. Elle pent même tuer dea animaux, lorsqu'on fait passer k décharge à travers leur corps.

La simple étinoelle d'une nsadûne âaotrique suffit pour faire un grand nombre d'expérMOcea. 8i l'on reçoit cette étincelle anr de l'aloool, de l'éther, plaoéa dana une cuiller , ces liquides s'enflanuMat. Un méknge. d'hydrogène et d'oxigène détonne et s'enflamme dans la mémo ciroonsUnee.

Si l'on décharge une batterie puissante à travers nn fil de fer , il devient incandescent, brék et se disperse en une inflnilé' de petite grains à l'éUt d'oxide. L'or, Pargent, noonûs à k même épreuve,

* M. fusinieri prétend que l'étincelle âectrique entraîne des particules du corps d'bû elle émane. Au centre des étinoelles se trouvent des partiooles seulement fondues , mues sur le oontour elles br&* lent si elles sont combustibles par le oontaat de l'air. Une étincelle provenant d'un oondoeteor en or laiase une taohe jaunâtre sur chacune des fiMses d'une pkqne d'argent qu'elle traverse. De même, suivant ce physicien, k fondre entraîne des particules de fer, de soufre. Si cette aspertion est fondée, il doit donc exifter de ces partâcoks dans l'air.

ÈLicnosaxKs.

Viiimeélê ëlMtriqne , pw mmd poMige à Inven ITair, déUrarimi l ^iC— i »n d«t d«ix étêmÊm de ee Mde, et prodaît de feoide nttnqoe. (Cevendisli.) Od CiTeriie te lemalfioB de Teeideem pkçent deni ftirmie eeHetne qnaetilé de potasse oattstique ; ob WtTespérîeneedans en liphee dont ohaqve branche plonge dans on vetre reniplî en paitie de nerewre

Les dédMiges tflectrtqoes favorisent a«ssi leS jéeompo eH îons. Ainsi, de Toxide d^étain placé dans un tobe de Terre , et exposé à Paction d'un eoarattt éleetrique , laisse bientAt des traces de métal tmr le terre. Wollasten a désuni les élémens de Teau , en fusant passer à feaTers ce fluide one série d'étineeUesélectriqaes. Le moyen ingénieux imaginé par ce câèbre physicien consiste à inséter dans dès tobes de Terre capillaires, des fils très fins de platine on (Por , h fondre ces tidl>eB , et à amincir les fils méialliqaes autant que possible. L'effet est fautant plas marqué , que ceux-ci sont plus ténus. On pournit beaucoup Tarter ces expériences.

Le mtaie physicien TÎt qu'un papier de tournesol {hacé entre deux fils qui déchargeaient une bouttiRe de Leyde , derint rouge près du fil positif, et reprit sa teinte primitiTC lorsque la partie du papier rongie fut exposée au oourant négatif. En substitnaotune dissolution de cuiTre au papier de tournesol, le fil négatif fut bientètrecouTert de cuifre : oe métal disparut par le reuTcrsement du oourant aectnque. (1^. Tnau,, 91.) Yoyes la Pile.

La teconnaissamse des physiciens a consacré une foK jolie expérience à Franklin, dont les travaux font tant dHionneur à Tesprit humain.

On place une feuille d^or entre deux planches ({Q^on serre fortement ; la feuille d^or repose sur un cBrUm découpé de manière h présenter le profil du portrait defhinldin; la feuille d'or, réduite en pondre par la décharge électrique , laisse sur un ruban de soie, placé sous le carton, une empreinte bruidlre qui représente 4wsei bien le portrait.

Dêê Éieeirûtcopêê,

184. Les électroscopes sont des instrumens destioéi à dé e é UTfir les plus petites quantités d*éleetrieité. Tous ees instrumens sont fondés sur le principe général de la répulsion qui s'exerce entre ict cerf» chargés d'une même espèce d'électricité.

Le plus simple de tous les électroscopes est le pendule « dont nous nous sommes serrl un grand Mialive de fois. Cet électroscope consiste en une petite boule de moelle de «ureau, suspendue k un fi de soie , sons torsion , attaché à un sopport en ^vn{fy.Z90).

Oni imaginéun grand nombre d'éleetroscopes. Ce Mot ordinairement deux brins de paille, ou deux aînées lames d'or, ou enfin deux Ole métaltiques («milles par des boules de «uvsan très légères

4f^. $nilJ4 SoppoMiit^ne nous employions les deux boules, «t que imus les placions dans mi bècol, ufln delesdéfendredelVgâUtiottde l'air. Onprond seuTent un Tase carré dont on Ternit le eol aToe de la gomme laque et sur l'une des faces duquel on te-aee une dhrisioo. On tourne le sommet de la tige à laq u eU e soàt attachés les ms méulliques, de manière que l'écartement se fasse paraKèlement à la dlTisioa. Vue plus grande ou une moindre amidttude indique un plus ou moins grand degré d'éleotarioité; mais comme raetion de la pesanteur, tendant à ramener les file dans la Tcrtieate, augmente à meeura que les fils sent plus obliques, il s'ensuit que la feroe répulsiTo des boulas n*est pas pseportionnelle à leur écaiteasent. Ces sortes d'iitetiumens ne sont donc pus propres à donner une mesure exacte de Ténergie de l'électricité ; il faut , pour ce dernier objet, avoir recoun à la balance électrique (no 318) (1).

886. Supposons mainteiwnt qu'il s'agisse de re^ cennattre la nature de l'électricité dont un eorps est chargé. On donnera d'aTanœ aux boulea une électrieilé oonnae. Peur cela, on approchera de la tige un bftton de Terre frotté UToe une étoffe de laine. L'éleotridlé naturallp des bimles et de la tige sera déoomposée , réiectvicilé négatÎTe sera attirée par l'éleatrtoité positiTO du tube de TCive ^ et la pourra sera repoussée ; de sorte que si l'on touche la tige aTcc le doigt, l'éleetricM positiTe passera dans les corps euTironnans; et si ensuite çnrstira d'abord le doigt , puis le bâton de Terra j l'éfteelricité négatite , derenue libre , déterminera la diTergenoe des boules.

Maintenant , tout corps éleotriié qui , présenté h une certaine distanee des boules , en augmentera la diTergenoe, seraéTÎdemmentehaitigéd'éleotrioité négatÎTe; tout oorps qui la di m i n ue ra sera ofaurgé d'électricité positiTe.

886. Parast tous les électroscopes qui ont été imogioés, il en est un dont les eflsts sent indépem^ dune de l'aotion de la gsuTÏté; tel'cst celui de Coulomb.

Cet i^thrumeQt a beavcoup de ressemiblanoe avec la balance éleetrique.-' Il est repféeenté dans la

Ceestunfiidesoie, de quatre pouces de lon^ gueur, tendu par une épiuglua I ^ du poids deiMis grains. L'épingle ert attachée au fil de seie par un fil de goBsme laque ; pe i est une aiguâle de gomuMl laque, tenant à sop extrémité Mr toercle de eKiv quant L A la hauteur de l'aiguille, dan» la paroi de la cloche de verre , est fixé un fil métallique r q , scellé dans un tube de verre avec de la gomme laque. L'extrémité du fil , qui se trtravedant TintérieuTy porte une boule desuseau enfolopflfie d'une

(&^ M. F. Bary a fait voir qu'on peut étendre l'uM^ge dea élecU-oacopea ordinaire» à de» aiesurea exacte*. ( Voy, h note publiée pa«^ ce ptoroMéiiii', Ànn. de 'Ckhk.'et dt

iLECTUcni.

ftiilllle i]*or. Un oenlé^ p ap ier, divifé «a parties éfçalet ei oôUé sur !•- verre, permet d^opprënier la distance da clkiqiiant mobile / à la boule fiie r. A J'aide d'un miereniètre établi sur le coaverole, on lionne au fil une position dééerminée, et on ramène le cercle mobile i one distance Aie de la bonle r. Si Ton approche de Teitpëmitë du fil un biton de cire d'Espagne électrisé négativement pat le frottement d'une peau de cbat, raiguille horixontale, chargée pvéslsblement d'électricité négative, sera repottsaée; la répulsion cessera si l'on éloigne le bâton de cire dispagne. Veut-on rendre la répulsion permanente , qu'on touche Testrémité q arec le dciigt, qu'on le fctire d'abord et le bàtoo ensuite; l'eipUcation de cette répulsion rient d'être donnée dans le numéro précédent La pesanteur ne contrarie ici «n aucune manière la répulsion éiectrique.

387. L'électroscopc de Bebrens, perfectionné par M. Bohnenberger, est l'instrument le plus sensible qu'on connaisse en ce genre; il consiste en deux piles sèches {fig. 240), composées chacune de 4(N> disques de papier doré et de papier argenté •de trois lignes de diamètre , contenus dans un tube de verre verni. Chaque pile est terminée à ss partie inférieure par un anneau de laiton, et rivée au CMNiverole du vase, de manière à sortir un pea en debors. Le couvercle est en laiton, le vase est en verre. Le couvercle supérieur est traversé i son centre par un tube en verre , verni en dedans et en debors ; dans ce tube se trouve un fil de laiton , t«niîné à l'extérieur par uae boule , et portant, à son extrémité inférieure , une lame d'or battu. La feuille d'or, éUnt dans l'éUt naturel, est également attirée par les deux piks, ne fait aucun mouvement. Hais anasitèt qu'elle est éleotrisée , elle est attirée par l'une et repoussée par Tsutre, en sorte qu'elle se précipite sur l'une des deux.

L'électroscopc dont il s'agit réunit l'avantage d'une grande sensibilité à celui de l'indication immédiate de la nature de l'électricité ; cette électricité est contraire à celle du pôle vers lequel la fettille d'or se diri|;e. U est cependant bon de dire qne cet instrument exige , de la paît de ceux qui l'emploient , une certaine habitude , parce qne le* ptles sèches présentent en général beaucoup ifiRécfularité. (Yof . plus loin ces Pilêé), . Pffur augmenter la sensibilité de cet instrument, •p yoMt liec.to hmle de laiton à l'un des disques d'un cofidensatenr.

ÉïcclroscopC'^ojètkHsateër.

386. Voila, en rénnâseant un éleelmaoope au condensateur, a formé un instrument auquel il a donné le nom d'électrométre condensateur (le nom d^'électroscope condensateur conviendrait mieux). Cesti l'aide de oetinstrument qu'il a pu détermina rélectricitédévoloppéepar le contact (/Î9. 240 bi9).

La partie qni fait l'oAce d'éleelMSQope eit eom^ |iosée de dent brins de- paille o è et « d, qi'oa suspend ici au moyen de deux fils métaHii|aes tm déliés et terminés en crodiet. Ces d«ai fils sont attachés à l'extrémité d'une pièce de nAil qii, par flon extrémité opposée, est sondées oa pbten métallique CD. La pièce de métal à laqecUe wol fixés les fils , se visse sur l'obturateur du flacon \ le plateau est recouvert sur la faoe supérieore d*iiDe coucbe mince de vernis ; le même plateaa eitfini înférieurement d'nn fil métallique tenniBépirBae petite boule k. Il a reçu le nom de collecteuri fane qu'il est destiné à recueillir detrèspetiteiqnaBtitéi d'électricité , qu'on vent rendre sensible! pir lev accumulation. Sur ce premier plateaa ea eitu second , auquel est attadié un cylindre de itmjk, et qui est en communication avec le sol aa ooyai d'une tige métallique r e. Userait moinsavaBtageu d'adapter cette tige au plateau inférieur. (Yoyeile Cimdmtttinur).

Supposons maintenant qu'on veuille scconolcr dans les pailles de rinstrument l'âectricité qui» se produit qu'en très petite quantité dim ao pbinomène. On touchera le bouton k avec le corps supposé électrisé. L'électricité se rendra sur le pbteau dont ce bouton fait partie. Supposons qoe ce soit de l'électricité positive , il se fera une décooposition dans le fluide naturel du plateso supéneur; de manière que le fluide positif sera chassé dsns le sol par le moyen de la tige métallique s v,inàû que le fluide négatif sera attiré par le fluide positif fourni au bouton kj on ^nrra répéter ce coatict un certain nombre de fois ; et si ensuite on eolèTc le plateau supérieur, le fluide positif do pUteooiaférieur, devenu libre , déterminera la divergcoa des pailles. U sera d'ailleurs toujours facile pir ce qui précède de reconnaitre la nature de rélectnàt<i qui se trouve dans les pailles. Cet instrameut eA plus sensible que le condensateur de VolU; nuis moins que le multipUoatenr. (Voyet Phén.iktin' dymamiquêê.)

De h Lumière élettri^

380. On a remarqué depuis long-terapt q>'n> corps éleetrisé répand une faible lumière dans lobscurité, et qne de plos, s'il est coodueteur, il donc une étincelle briUante à l'approcbe du doigl 00 de tout autce corps conducteur.

Quelle est la cause de ce dégagement de Ismito? Ou pensa d'abord que le fluide électrique ëlsM bmineux par lui-même. Snsulte oa cfaerdia Tesplication du phénomène dans le cboe subit qu'qmHiîr l'sir par le passage du fluide électrique. Vofoes d'abord si l'air est choqué dans cette ciroonsiince. L'instrument qui sert à cette épreuve est de rintcuti<H» de Unncrsley . Il est formé d'nn tnbe de Tcfte À B (fig. 241), d'an poueede dianèire intérieBr,

LVIlftftE iLCCTElQUE.

IM

et et qwin à einq pottces é»

eitiMiilé ett Hoe tirale «■ coivie.

U rirais Npérieuro n^t «ne tige niétellH|«o Bobîle «1 tcMMiite par diMUL boalm. Le tube iâ^ reafenMmiiqeidecelopé; à ee tube eet adepte on «eradtabelBléfBl ^/?^reeo«ribé à engledcoit. Si Too iiùt peMtr le décharge d^ime bouteille de Leyde a Uarcit Fair du giend tube , on voit le liquide noaler atdeMeodreauaait^t, d^une faible quantité, dus letabe laténL L'air eat donc eboqiié par le pamge du floide éfteetri«|ue. Et coame, dona un dweiiun rapide, il y a probiblemeot dégagement de ? ii ^^ , on peut attribuer à la oondenaation-de fiir aat^irifi de la lumière dégagée ; noua disona BBepaitici'oar il parattdémontré que la oomMaaMon dci dm éledrieîtée contribue auaai à ce dégage- ■eaUiyabeid, en aait, d'eprèi air H. IkiTy, que M Poe réunit ka deux esirémitéa d'une pile énergiqw par un cherbon , ce corpa rougit et même deriflot iooandeaoent. Sicomme reipérience rénaùipatfMteDent quand le ebarbon eat-plaoédans lesu aiote, ee ne peut être un effet de combustion. Vailkvn, le oorpe oombustible n^éprguf e paa le noindredMHement dana aon aspect extérieur. Ce craod dégagement de ckalenr et de hamère eat donc le léiBhat de la réunion dea deux électricités. On peatajoatar que, loMqu*on approcbe un corpa dana Pdlat oiUirel d'un oonduoteur électrisé, la combi- Muoa de Téiectnoité de œ dernier avec Télec^ Incité de nature contratte du premier a toi^onrs yen.

l 'a cae i ise m en t de Tintentité de la lumière , à< ueiaie qÎM Tair est plua denae, ne aérait pas une •éjection valable oontre cette opinion.

300. La vide barométrique laiase pesser Tétincelle nec un dégagement de lumière plua ou moins gnad. Si le tabe ea* très cbaud, la lumière est verte, vive et d'une grande intenaité. Elle s*affai- Uit à mesure que le tempéiuture baiase. Enfin, * ^ 29^ elle n'est acnaible que dana une profonde obicttrité (M. Davy, Atm, dé Ck. Bt de Ph» , tom. 20). Ce qui prouve que c'est bien la vapeur mer^ oirielle qui détermine la différence, c'est que le >ide fût an-4leseus de l'étain donne, h froid conuue t daod, une lumière jaune , très pèle , qui n'est «perçue que deus l'obscurité presque absolue ( 1 ). Wl. U nous reste « rapporter quelques obser- ^tioos qui se rattachent au sujet qui nous oc> cape.

1« U lumière électrique devient d'autant plus

[i] Picard a reaurquè, dès iS6o, que la chambre ijvoaétriqtte déviant luminruae par l'agitation dans I|oUairiié.Oa a reooMtt depuis que co phéneaiène >»at4l'fileolricilé développée par le frotteaunlda merrue eoBtre le verre.

l>e célèbre Carendish a fait un baromètre eoDaittant ^ 61 nplKm dont let dens hranchM phmgeaient dana 1« ncroire, à l'aide daqnel il a coDsUlé qa'one électricité (rèi faible Iraverie h vide barométrique avee dégagement d« lanière.

faible que l'ai» eat plua rare* On lait, à oette eeea* sion, quelques eipérienoea 4|ni reviennent toutes à peu près à le suivante : On prend un bmg tube de verre, terminé d'un oèléper une virole en cuivre , de l'autre par un robinet , qu'on ferme auasitôt qu'on a fait le vide; on préaente ensuite la viroM du tube au conducteur d'une machine électrique , en même temps qu'on le tient avec la main par le robinet; on voit paraître un flot de lumière purpurine qui remplit le tube , et dure aussi long-temps que la BHHsbine électrique reate en mouvement. On fait le même expérience aveo un vase large, qui a été appelé eraf électrique.

9^ L'espérieiice aur le dégageaient de lumière par le passage de rélectricité h travera l'air peut être faite de plusieurs maniérée. Par exeaaple , dens un tube de verre, disposes des bandelettes d'étain, en ayant aoin de laisser entre elles un petit intervalle : l'éleotrlcité donne une étincelle per son passage d'une bandelette à l'autae, et prodmt des. effets de lumière très variés. Le carreau étincelant est une laow de verre aur laquelle on applique d'un côté une feuille d*étain, de l'autre une' pondre métellique groaaière , qui, au moment où l'on décharge ce condensateur, présenta une multitude d'étia-

892. La lumière électrique varie dens son aspect, selon que le conducteur électrisé est chargé de teUe ou telle espèce d'électricité. EsUl chaigé d'éilectricité poaitive , et armé d'une pointe, il donne, à l'approche d'un conducteur en oommunicatlon aveo le sol, une belle aigrette lumineuse; chargé d'électricité négative , au coptraire, il He fait aper* oevoir qu'un point lumioeux.

Cette eqiérience semble annonoer que Téleetri» cité positive traveiae plus facilement l'air que l'éleotrieité négative : voici une autre expérièooe qui conduit à la même conséquence. Qu'on place une carte entre deux conducteurs terminés ei| point» (fy. 843), et qu'ayant lait toucher l'armure extérieure d'une betterie par l'un, on &sae toucher l'armure intérieure per l'autre, la batterie sera ainsi déchargée à travers la carte, qui sera percée , non en m ^ milieu de la ligne de jonction dea deux points métalliques, maie en o, pièa de In pointe négative (1).

Une nouvdle espérience de H. Tréaaery a paru , à plusieurs physiciens, servir de confirmation à la première. En effet, quand on met l'appareil aous une machine pneumatique , et qu'on fiait le vide , l'a pratiqué ce savant, on trouve qu'à un

( 1 ) Le trou présente de chaque eèté des boursbaflurea aune si l'élaolrieité partait du milieu de la carte pour sortir par chaque face. M QErstadt explique ce lait en aapppoaaat que la mouvement de l'éleôtrieité se fait de moléeole 4 molécule. Atnai le fluide poaitif , qui arrive an point o, déoompoae le fluide neutre, attire le fluide négatif, repouase le fluide positif, et ainsi de auite : en

I sorte qu'il y a autant d'éliaoelles que de moléeulea maté rialks rsneanirées sur le pusaga de l^tleetriciié.

IM

tLBcmail.

(fa^Mt «lîliwfil* ht lifw» ée jmeliini ém é&m pow« t«t. Od pvmÊÊtài utymiiiml d ij iiiw ^m I» r^iiiiaoee éinilatM dans !• mlM i uW ipy rt pvor Iw den

elMif Mités»

Éiectrieiiè dès nuages, — Électricité aàmosphèri^uê. — ParatOHmêfTês.

aoa. Éêntriata dm nmifm. FfaddiB a ddoou- ▼««» en 17<», ridaatilé d« l*éleotmtté ordknÎM airec celle de» noagec ; oette d éwre ito , ei Fi»* is peratoimeneSf ea

ATMit kn , ea a^l fcien w p ç enaé qaa iqi ie enaf legîe entre lea effets de nos eMeliinei el oem de la fond^ «eis jtnuis aoooopk^rcien n^mraii eonçe, le pewée de déoker ger ke nnafçes de leor ëleotiioiirfç et nême, l*akM KoHet, tin des physiciens les pins dîstiognds dn siéela dender , œ crayeii pas è lo possibilité de dëeherger lesnnages par lee poi»> te»nMStalli«|oes (XeMre?*, 171»).

ie pins gmnde simiKtnde existe entre les effets de nos nMcMnes ei cens de In fondre. Lee enisMus tués par nos batteries électriques se puiréfient atee la «stem promptitude que kë eniiMnx foudroyés. hm effets mécaniques sont lee m ess es ; TacÉien des deni éleetriciléb sur lee corps, la ferme des élineel> les j toni esifiaseil de psrt «t dTautreu

l<sanklin, voolani leamsttte ses idées à Tépsenve de rexpériedee , lança, près de PhiladelpUe, Tsn nn «ange électrisé, nn eerf>^wlsnt aimé d^nne pointe. Le cerf volant étaià déjà dspnit qndqoe tempe en pidsenmidsi mage, eans dooaer de signe d'éleetricité , Ftaakiitt ooinmeDiÇMt à d ésMp é iei du swcèe, lersqn'mie plaie étant sorrenne , la eorde de obair^n eree Isqaelle il lenail le^eeif-voiant se meuilk, et propages âmes d*élect»ieité peov qo'il en p«t tinr des étincelles (moisde juin 17»).

Hansnnemsweslleei^Bpérieoee, il pleça vue bnna de fv sur sa oaisen , et y attadM demc doohettan (asyas ei«eontre), afin d'être arerti do meoMnt ait la ba»e serait ciiargée d^électrioité. le premier eMH de ee genre réassit le 18 avril 1703*

Pendant que Franklin suivait ses idées en Amésiqae^ lee pbfsieicns d'Sarope se l ivia i e a t à de némbrens essais sur le mènM sujet.

Dalibard fit cenatmire à Harly-Ie-ViHe, prts de PsSis, aae cabane sur laqadle il plaça ane barre de fsr de quarante pieds de longneor, et isolée dsas sa psrtie inférieure ; cette barre lors du psssage d'un nuaga , fit entendre un bruit semblable à celui du tonnerre ; après le pessage d'un nnage k une petite diitaace, elle donna des étinceltes k rapprsefae du deigt Cette remarquable expérience contribua puasamméttt à établir Tidentité dont il vient d^être question {Lsit. ^*),

La plaie rendait iraparCsit riaolemeni de barres BembUbles^CsMtott, likysicien anglais, inwgina de

métel. Le sappottétBalaînsikrabsîdeliplaîs> bana eeMereaU Pâedrîeité qu'elle snit cahfée aux' uMiges eu k Puis. A l'aide de est spyn«a, il reeeuttut que eeHàias nuages seai «btigésé'dw. tricité pesiave, taudis qae d'outrés b soBté'ébetrieité négative ; H paft aÎBai aeusiatar qat b pbia, la fMÎge, éleetrisoient égalsmenl labBm.lnr s'aSreucbir du ioln de visiter saas cerne 11 bim, et souvent saasutiUté, a imagina d> al tscb s f myttit appareil foH ingénieux , appelé eariHea âainqK , il est eompaséde trais timbres il^iâ' et d"(^.att); attacMsk une même tige métaUkpK.i, A^' sent suspendus, le premier par nu fiWsiMe.et obaema éss deaa autres par uae cbabw. U tiake À da milieu oeunumiMiue avec le telfurmcaiduotenr métalKqae. Oes bouks métottiqBefl sd h sont suspendues k éss tts de soie enin esslinkfs. L'éleetrioité de la barre se cooMaaniqes mx tia^ bvBS extiémes qui, étant ainsi éleetmés,

qum; oiHas ci veut fmpper la timbre douifos, qui les remet dans Pétat naturel^ et aimi èeiuile. Ces oeeiDatSoBS couHaueUm des benlw méiayiqiKi fout sauner les timbres, et Poiwervatear tdv^ da la pré sen ce d'uuuuaga.

H. deftomeeliisaît, venlamêmeépo(ps(l7«), PeipérieucedaeBrCvolant d'une amnièwkMoeaip plus psriatta. Il entrelaçait la oorda da csrf-t<»l»ft de fil de fer (Gharba préfiisaii uaa eoeleuitiU»que) , et, pour se mettre k l'abri dm dédnrga i»prévoes, il terminsit la corde par aa soièai de saie de huit kdiK pieds, ntiiaiiksélinediadeli corde par le moyeu d'un eiaitatear k na des extrémité

esmmaaspiaaa

sol, tandis qae l'autre tauebait la oasde. AyaK dirigé eet appareil einsi parfiaatiouaé vfltt m BBtue

oragan, U en tira des étiuaelles de piai de dii pîsds de longueur, ei qui laîsaiant antsat de M que émcoups de pistolet. Vayes dans quels tones | ilienditcompteda oetteecpérieneeàrsbbélioliet (iteaddaisr dss^bisnoss, 26 aoàt 17M). Aajosnllnii Ton penrrait faire eommuaiquer la corde dneerfvalant avec le fil d'un audtiplieataar.

Les expériences sur Péleetricité dm nuagei m doivent Un tentées qu'avec beaacaap de précntion. On sait que le célèbre p r o f em ru r EieboioD. de Saint^Pétembeurg, fat reaveraé Mos vieasnoment où il approchait d'une tige métallique iioiée, qtt*il avait placée sur sa maiaon (ea 170).

394. Éiêctneiii atmotphiriqme, Let physiôeiu, et particulièrement Saussure , ont reconoo fie le» nuages sont toujoors ]^us ou moins chargé* d'électiieité; que rélechricité de PatmospfaèES eit pl« considérable dans un lieu élevé qol la tofface da soi ; qu'elle cet en général pofitive dans les temps sereins (l), tant en été qu'en hiver ; que U force de

(i)Uneob«ervaliondsllli. Ke(el6«y-imatcffeM< en opposition avec ce (ait. Cca phjûeicat afant| dis*

ËUCTEKXrt ATMOSPSiRIQUE.

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i diifM iailwt teoMM 4iA (rdy^ft AMff iRt J^

^i^J f^ 900 ^WMllOW É0 AMOOflSB» l|B0lflttMn9

me tnid» mpidtté, q^M ■>• l»M le tM|M dt Im

téftom de y>t«oiplièWyto rorfanl pi» teMibfo à la MiiM» d« le teire.

& SobtUv • teomé, 1* ^m Tâeetneiié ert l9i|6vff0 potHffe pmdMiA m t0Bip# mkÎd (0?

»qtf<ite •■»>■— j ii ' i wfa ftwA—nxo de tany ■TMl le leter ém soleil ; qe^epvèi le lever de eet Htif, elle ■■gieeete lepiiluwuyi et eUeini een jw»> fMr tiae*eM»qaeiq«ee heavee plee tetd (aq ewie de neî, yitn huit iNiiuei}, {mît, elle diminue jeeqn^ quatre oa cinq heures , épe<i|iie de son

aprèsie eoucher d« soleil) Fétendae des osoittetions esté parité de cir c ons t an c es ^ ëeosfbis plus grande en ékè qtfen hrwr ^ ces fluoloatione régulières s'eb» terfent tente Tannée quand le oiel est serein; elles toot tris légéree sous un eîel eenvert.

Oa Toél que les périodes dinmes de Téleetricité ne snÎTent pas la marehe journalière du therno-

La pMe, k neige , la grêle, sont tou|onrs éleotriflées, tastèt pesitiTenient, tantèt négatirement {Àm.éê Okim, H de Phyê.^ t. Z^ 401).

Suivant M. Peltier , la terre est électrisée néga* tÎTement jusqn*k dem heures de raprès-inidL

9Ê6. On constate la présence de Téieetricité dane ratmsphére per pinsieurs mojFens.

Le plus simple consiste dans Pemploi d^un éleo- (roflcope sensiMe , armé d^uno verge de métal poin- Uie, d*nR Biélre enirirou de longueur ; cette verge et! ordinirement composée de pinsieurs pièces qui f'eaibellent les unes dans les entns {fy. 9U). U ce a f l cndrait, non pss de terminer U tige per une pointe, mab par une boule, et de substituer l'électromètre condensateur à Télectrosoope. Le plateao inférieur ooumiuniquerait arec le sol par une chaloe. On la rend beaucoup phu senrible quand , è

Uaf Moaasipn aéroa ta tiqae, laissé pendre na fil aiétaliiqac ite 5o mètres eariroa, en ont trouvé U partie sapéneare éleetrisée nécatÎTeBieat peadant aa tenps serein. Poar noatrer tpe l'oppositioB a'est qa^appareate , soit aè ifg. 935) le fil méUHiqae { iopp eae ns que raUnaapUre aoiléinB an étal d'éteelrieité poeiliTe , eraisaant •tas U haatenr; la parti* sapèriflare attire le fluide aéntifda fil avec aae force il^ et repousse le positif STeouae rarce F. La coache iuférieure produit la Bsème chose ea seas iaverse, mais arec des forées moiodres r et o. liari PéleelriciléBégaliveaera attirée Tera k partie sapérieave ntù aa escts de foroe égal « il — r, et Téleelrieité pontife rspeosaée fera k partie iaférieare avee an eacès de foroe égal à F— r. Doac k partie supérieore du fil Nrs dans Félat aégatif, et k partie iaférieare daas TéUt positif ( H. Biot, I. 9, p. 456).

(i) ttÊfth» Leaioanier etd^aalres physîeieas, elle est «ivelqacfeis négatire.

DoeedonmétolUqne, et dont Teitrémité ioléricnie tenohe k tige de Télectrascèpe* j4»iqoe k cordon est développé , il eomm»niqne à réiectroscope Téleetricité de k eoMbe almosphériqne qu'il touche; mak par k continuation du mouvement, il se détache et rinstrument oo» serve ^électricité qu'il s acquise. Pour isoler k vnse de Pélectrasoepe , il eet bon de k pkccr dana mw cloche en verre , dont Tair soit desséché par des fiegmens de chaux vive. Aujourd'hui , il est plus simpk d'empkyer, à rexempk de M. feltkr, k miritiplicatsury dont k fil communique avco Patmosphére par une extrémité, et evec une partk humide du sol , par une autre extrémité. ( V^ffêm plus loin k MmUiplicatmHr,)

996. VoUa et Soumure ont eomidéré Tévaposation comoM k source prineipale de rélectrioité de ratmosphère. Xak ces physiciens n'ont pes élé toujours d*aocord sur k nature de l'électricité pto* duite , et mémo ils n'ont pas obtenu un dégagement d'électricité dans toutes kurs eapériences. M. Ponilkt a vu, par des expériences soignées, !• qu'il ne se dévekppe pas d'électricité dans k vo- Iséilisnlion d'un corps pur (eau distillée, acides acé» tique , sulfurique et nitrique, concentrée), si cette vedatilustton est opérée .dans no vase sur lequel k liquide n'ait pas d'octioa chimique; S» qu'il s'en développe si l'eau contient quelque matière acide saline ou alcaline; 99 que k vapeur d'eeu qui s'exhale d'une dissolution alcaline (heeyte^ ehaux, etc., etc.) est chargée d'électricité négative^ 4» que œlle que hnsse dégager une diwolotien acide ou saline est ehargée d'électricité positive.

U eet dair «pie , dans tons les oas , k dissolution d'où émane k vapeur prend une âeotricité oentraire. Ces expériences sont fort importantea , en ce qu'elles ne laissent plus d'incertitude sur une des sources principales de l'électricité atmosphérique (.dJiis. d$Ck.êidê Ph,, t S6 et se).

Pour foire rexpérknce, on pkoesur unopkque de kiteo isolée un creuset de pktine, porté préakhkment à une température élevée. Ce dkque est lié par un fil métallique au plateau inférieur d'un ékctromètreeondensateur, dont le plateau supérieur communique avec le sol. Ou jette dans le creuset le liquide qu'on veutexamMicr. On a ainsi l'électricité qu'il conserve. Si l'on veut cette qu'em* porte k vapeur , on plonge dans cette dernière le fil métalKque.

n fout ajoutée è l'évaporatien le firottement de l'air contre les nuages et k terre, et contre luimême , enfin tous les phénomènes chimiqaes qui s'accomplissent dans l'atmosphère.

Les sds prédominent dans les eaux qui se trouvent à la surfoce de k terre: ainsi , pendant k journée, cette surfoce doit être en général négative ; c'est en effet ce que prétend H. Peltier.

L'atmosphère est quelqnelék tellement chargée d'électricité que les buissons, les troncs d^arbrrs

iLBCT&lClrt.

isolés , Im oreilles et 1» erinièrapilei dieveiit, ele., devienneot Inmineux. Cet étincelles sooi sooonpegnées d'un sifflement psreil à celui que fait entea* dre Teau peu de temps atant de bouillir dans les vases métalliques. C*est ce qui a été observé par plusieurs personnes à la fois dans la nuit du 17 Janvier 1817 sur plusieurs points de la c6te orientale des États-Unis d^Amérique. La succession des éclairs était rapide et le bruit du tonnerre très rare*

Une observation analogue a ^té faite le 20 février 1817, vers neuf heures du soir, par H. James Braid de Leadhills {Àtm. de Ck. $t de Ph.^ t. 10, p. 284), et par H. Allemand fils, le 3 mai 1820. Ce dernier remarqua, comme H. Braid, que les bords de son chapeau étaient en feu pendant une pluie battante. En cherchant à éteindre ce feu avec lo main , il'en augmentait le vivacité ; cette lumière n^avait point d^odeur , et ne produisait pas le pétillement qui a été remarqué dans les deux observations précédentes {Ànn, de Ch. it de Pk., t. 17, p. SOft).

207. Dêê Paratfm n err eê . Diaprés les vues de Franklin, on a placé sur les édifices de longues verges métalliques dont Textrémité inférieure plonge dans le sol : c'est là ce qu'on appelle ParatOÊmêrres. (Voyes fig. 2»b 6st.)

L'utilité des paratonnerres a été d^abord vivement contestée^ on avait pensé qu'ils étaient plus propres à provoquer la chute de la foudre sur un édifice qu'à la prévenir ; mats Pespérience a prononcé , et l'utilité en est aujourd'hui généralement reconnue. Que fait donc le paratonnerre? La présence d'un nuage produit la décomposition de son électricité, cbasse dans le sol l'électricité de même nature, et attire à la pointe l'électricité de nature opposée. L'intensité de cette dernière doit être d'autant plus grande que l'action du nuage est plus forte; et lorsque la pression est capable de vaincre la résistance de l'air , l'électricité se combine avec une portion de l'électricité du nuoge qui finit par être déchargé ; il s'éloigne ensuite , après avoir été d'abord attiré , en obéissant à l'action du vent , comme H. Charles l'a vu plusieurs fois , en présentant, à des nuages orageux , des cerfs- volans armés de pointes métalliques et attaché à des cordes conductrices.

On imite ce phénomène , en suspendant au conducteur d'une machine électrique un lambeau de coton attaché à un fil de lin , et en présentant une pointe métallique à ce coton électrisé.

La tige d^un paratonnerre est une barre de fer amincie de sa base à son sommet ; la hauteur moyenne en est de 7 à métrés , et la base a de 64 à 00 millim. de côté.

Vu la facile oxidation du fer par le contact de l'air humide , on retranche de la partie supérieure une longueur de A5 centim., et on la remplace par une tige conique de cuivre jaune, dorée à son extrémité, ou mieux encore, terminée pSr une aiguille en platine de A centim.

U tigu est fiflée sur l'édiAeeiUk manièreqttr l'eiige la localité. Le cooAueiBUr sa refUe le loag diitoit , et«Mnite Je lottgdn nuf , iiê'miam»im unpultsott dans on4road•4à6nètMsde|mfolid««r, si l'on ne reaoootro pasil*aan. Si la tenais est seo , 1* pMlmideiir doU être dtnbk.

Afin de pséserver le pied dn paratonnerre de U rouille, on le fait pester dans «ne augersa#e de chatbon de bois ; eette auge cat fonaée avec des briquée. L'expérience a prouvé que dn fsr liasi entouré de bnise n'épranVe pas d'altémtioii fusible dans l^espaoe db trente années. Le oeoductear , à la sortie de range, pcfoe lo mur dupaitidass lequel il doit descendre ; l'«Uiéaiitéeatitt0nûnéepar deux on trois nctnest pourfiMUitcrl'deoalementdel'éleotrieité.

Best utile de choisir, pour le pied du psntoanene , l'endiMt le pins humide nnlMir de Tédifioe, et d'y diriger les easDi pluviales, afin de l'eatistesir

dans un éUt constant d'humidité.

Lea banres de fer qw forment le oondnoleer présepUnt, en raison de leur rigidité, quelque difficulté pour loi faire suivre le contour des édifioeit on a imaginé de les remplacer par des cordes for* mées de fiU métalliques gottdrosinés.

Si l'édifice renferme des pièces métslliqaeiaD peu considérables , comme des lames de pkwb appliquées sur le faiUge et sur les arêtes des toiU, des gouttières , etc., il est bon de les Caire coainuniquer an paratonnerre.

L'observation parait indiquer qu'une tige de paratonnerre protège autour d'elle eflîcsoeaicBt contre la foudre un espace oirculaire d'ao nyos double de sa longneur

Lorsqu'on place deux paratonnerres sur le siéaw édifice , U suffit de leur donner un oonductearcoomun. En général, chaque paiio de paratonsene exige vu conducteur : quel que aoUie nombre des paratonnerres, on les rendra tous soUdairas, es établissant une communicatioa intime entre les pieds de toutes les tiges.

On doit toujours faire parvenir U fondre dans I« sol par le chemin le plus court. (Gommissioa de l'Acad., H. Gay-Lussac , rapporteur. Ànn, ék Ck. et de Phys., t. 20, année 1824.)

898. On garantit de la foudre les bàtimeas isoles, par des conducteurs plus ou moins inclinés sor leurs différentes faces. Ils sont destinés à décharger les lambeaux de nuages qu'un coiq» de reol violent précipiterait sur quelqu'une de ses faces.

390. D'après les expériences rapportées à l'aiiiclc des batteries , il est clair que des psratoaneires trop minces fondraient. Il n'est pas d'exeaplede h fusion d'un paratonnerre ayant répaisseur présente plus haut.

Le paratonnerre ne doit point offrir de solotioo de continuité j si cette condition est remplie, il n ! a rien à craindre : car c'est une propriété constanlc de l'électricité de suivre les meilleurs ooDdacteursj ainsi, l'on décharge impunément une forte halte-

DES PARATORlinRSS.

rie, en tenant dras la main le oondocteor métalUqie^qni en vénnit lee deoi amures. Un oiieau qui toache le même condneleur , dans une expérience analogae , ne reçoit ancnne oommotion. De la pondre à tirer qnî enveloppe Texcitateur ne subit aucmie alCAration.

Cependant, en faisant ces expériences, on épronve qoelqnefoii une commotion instantâDée qui est incomparablement pins laibie qne celle de la batterie. L'électricité libre, eit passant près delà main de rexpérimentatenr , agit par influence sur l'éleofricité naturelle de cet organe et la décompose. Le retour à TéUt naturel , aussitôt que la décharge de la batterie a eu Ken , produit une commotion : c'est là le chêc ksièrtd. On peut constater ce lait d'une antre manière : si Ton place un pistolet de Volta , rempli d'un mélange d'hydrogène et d'oxigène, à proximité dn conducteur, an moment de la décharge d'rnie forte batterie, il ja explosion. Le choc latéral est d'auUni plus faible que le conducteur a de plus grandes dimensions. On est donc le maître de l'atténuer anunt qu''on veut.

400. Du choc en rcicur. On a tu souTOnt des hommes et des animaux tomber morts subitement, i rinstant d'une explosion , quoique la foudre eût échté à une grande distance du lieu où ib se trouvaient. Voici l'explication qu'on a donnée de ce

SmiABC {fig. 244), le nuage chargé d'électricité négative ; soit , placée en E, une personne à nae asaes petite distance ^u nuage, pour que la décQoaposition du fluide naturel de ses organes ait lien ; Félectrieité positive sera attirée par le niiage et l'électricité négative repoussée dans le sol. Si, dans le moment où la peryonne sera fortement chargée d'électricité positive, un objet D détermine Teiploniott du nuage, lea deux électricités tenues séparées par l'iflfluence du nuage , se réuniront, et la aecousie pourra être asses forte pour donner la

EspKemikn dêê mmtvmMiM crcUéê dan$ les eorpê par PiUetneité,

401. lo Une boule de moelle de sureau ou de tout autre corps , chargée d^électricité podtive ou négative , et isolée de tout corps étranger , reste et doit rester immobile , puisque la pression qu'elle exerce sur Fair environnant est égale en chacun de ses points. Cette pression est, comme nous l'avons vu, proportionnelle au carré de l'épaisseur de la couche électrique.

2* Soient maintenant deux sphères électrîsées P et Qi il y a trois cas à considérer iPeiQ non conducteurs, P non condocteur,«t Q conducteur, enfin Pei Q conducteurs.

!«* cas. P et Q non conducteurs. L'électricité étant retenue sur ces corps par la non-conductibilité , leur fait partager ses mouvemens.

Ilous ne tenons pas con^gite de l'action de l'électricité de P ou de Q, sur eUe-mëme , parce que les répulsions ou les attractions d'un système ne peuvent imprimer aucun mouvement à son centre de gravité. 11 ne faut avoir égard qu'à l'action de l'électricité de P sur celle de Q; en sorte que d'après le no 342, la réaction électrique répulsive ou attrac-

FE E' tive des deux boules sera exprimé par — • £>

D* étant la distance de ces boules , ^^ et ^ ' les quantités totales d'électricité qu'elles possèdent , et F un coefficient qui représente l'intensité de cette réaction , quand D , E ci E* sont chacune égales à Tunité de leur espèce, les boules étant par hypothèse dépourvues complètement de toute propriété conductrice.

2^ cas, P non conducteur, Q conducteur. Quand la distance de deux sphères est très grande comparativement à leurs rayons, le coefficient F peut être censé eonstant , et la réaction électrique , n'étant produite que par les quantités d'électricité E ciE\

FEE' est encore représenté par ; mais comme

l'ÎStat électricpie de la sphère conductrice varie avec la distance, l'action réciproque doit varier aussi.

Quoi qu*ilen soit, on concevra bien l'attraction des deux sphères , si les électricités sont de nature différente , et la répulsion , si elles sont de même nature. Il suffit pour cela de considérer l'électricité comme retenue à la surface des corps par l'air atmosphérique.

8e cas, Pei Q conducteurs. Ce cas se résout par les mêmes principes.

402. Faisons une application au pendule électrique. Supposons la boule a de ce pendule électrisée positivement. Approchoos-en un bâton de résine chargé d'électricité négative (fig. 237).

L'électricité négative , développée sur la résine , attirera Télectrietté positive libre de la petite boule. Cette électricité positive se portera en b en grande partie; en sorte que la pression électrique sera beaucoup plus forte en b qu'en a, et réciproquement la pression atmosphérique sera nécessairement beaucoup moindre en b qu'en a. La boule sera portée vers le tube avec une force égale à cet excès de pression. Nous ne considérons que l'électricité positive fournie à la boule. Sais il faut aussi considérer l'électricité naturelle de cette boule dont une partie est décomposée par l'influence du bâton de résine. L'électricité positive provenant de cette décomposition se portera vers la partie voisine du bâton de résine , et l'électricité négative se répandra sur la partie opposée. Il en résidtera encore un excès de pression qui agira dans le même sens que celui qui détermine l'électricité primitive.

A mesure que le fil qui soutient la boule s'écarte de la verticale , la pesanteur agit avec une force

iLMTiiaTi.

phM grande ponr la fiiira desoesére , et nous «vona f u , fl* tS , qae n Ton repréieata por p le poidt de le boule , et a Tangle qiie fait le fil a^ee la ^ertieale , p sin. a sera l*intefisité de la composante qui tendra à ramener le fil dans la Terticale. Dans la position d^éqnilibTO , il y a égalité entre Texcéf de la pression atmosphérique, qui tend à soulever la boule, et p sin. a, qui tend à la fiûre descendre.

On Toit sottTeot dans les expériences d^électricité Tattraction succéder à la répulsion. Cela arrive ordinairement quand on présente un petit corps faiblement électrisé à un corps beaucoup plus grand et plus fortement électrisé; par exemple, une boule de sureau âectrisée positivement au conducteur d^une machine électrique. A mesure quVn approche la boule , une portion plus considérable de son âectricité se décompose ; on conçoit cpie Fattraction due à cette dernière cause remporte sur la force répulsive due à Télectricité primitive.

409* (Test ici le lieu de parler d*une expérience qu'ion fait dans tous les cours de physique. On place sur le conducteur d'une machine électrique une aiguille A B {fig, 838), formée avec un fil métalU«que, aiguiaéeà ses deux extrémités, lesquelles soAt teoraées en sens opposé. Cette aiguille présente à son centre un petit trou C, à Taide duqud on la l^noe sur une chape ooniqne. Aussitôt qu^on met la machine électrique en «oftion, raignilii tourne comme si elle rqpeussàit Vbîx par ses pointes. L'électricité f'échappant ooBtinuêUesnent par chaque pointe f la pression y devient noUe , et celle qù s'exerce à Textrémité opposée ii ou ^ contn Fat* mosphère détermine le mouvement dans ce dernier sens. Ce phénomène est abaolnment pareil à celui que nous avons observé pour les liquides , n» 41.

VÉUetrioUè dSpêloppèe par la presnon.

404. La physique doit à Libes une des premières expériences qui aient rendu manifeste le développement de Télectricité par la pression. Cette expérience consiste h prendre un disque de métal qu^on tient par un manche isolant, et à le presser sur un taffetas gommé. Le taffetas acquiert Vélectricité positive, et le disque de métal Télectricité négative; Teffetest d'autant plus marqué que la pression est plus forte. An contraire , si Ton passe le métal avec frottement sur le taffetas , c'est le métal qui prend l'électricité positive, et le taffetas l'éleetricité négative.

M. Haûy a reconnu que beaucoup de minéraux sont susceptibles d'acquérir la vertu électrique par la seule pression : par exemple , un rhomboïde de spath d'Islande (carbonate de chaux pur), pressé entre les doigts sur deux arêtes opposées , dévient électrique au point d'exercer sur le pendule de moelle de sureau une attraction très sensible. Ce 1

eriMal «si celui qne M. Imiy

le par la pm-

Bn géuéral , leem i u éra u E qui a' fl a rt i iMj n t le pi» f#eilemeot par la pruaaion uni un caiiaindsf^éf transparence , et se réduisent par la divisisn atésinique en Imnei mkioes. .

Dana ce mode de développement d'électnàlé, comme dana tous les autres , ehaque oor|» {wesi une électricité particulière. U est éfidnat que fi Fou veut sottflaetire à l'^weuve de la p rai si ss tm snbatanoe conduelriee , il laul U tenir par ai manche iaolant.

Si l'un dea 4enxoerpa eouduetaars coaawiiqie asrec le eol, il perd «ou éleotricité; Paafaeoorpi acquiert toujenrs la même électricité qae lonqsfl le corps sur lequel ou le preseait éUit isolé.

Le liège., les Craita, les peaux, les auBénia « h houille, le bitume, lea métaux , et en géaéisltiMi les corps , semelteni 4ids dea éuta oppaiés d'cleetrieité par la pression.

Ces demie» résultats sont tirés du liésMiieèi H. Becquerel (^«1.419 Ckj^ib PJby., t.»), lequel a npria lea expériences de H. Asây, et Im a bewoeup amltipliéea.

W L'éLICTBlCITi BKVXLOPréx PAA Ll COITMT (I).

4fff. L'aunée 17W tama naîssaMie à k ésossverte dSme nouvelle brauched^éieetrieilé, qeiraçst le nom de GaiMiUmM, de^lwii, pfufoseoré'f natomie à Bologne; cet onatomitte, ftbaat éci recherches sur l'irritabilité nerveuse, vitoojssr une grenouille qu'il avait euspendue par U ooloaoe vertébrale à un crochet en cuivre, prouver Jet convulsions quand lesmuades toueiiaieat aa tatie métal posésurle cuivre. Cette expérience fctmiée d'une infinité de manières ; Galvani cral y recoanaître la preuve de l'existence d'une éleetriôlé aniimle. Selon cet anatomiate, le muscle étaitk siège des deux électrioilés; la surface extérieure se trouvait dans PéUt négatif, etrintérieureétaUduH l'état positif; les nerfs ne faisaient que Toffice de conducteun; le fluide poaillif passait de rintérieur du muscle , d'abord dans le nerf ^ et ensuite dans l'arc excitateur ; ce dernier la transmettait à la surface extérieure du muscle. {ffitUén ék Gpbiar

400. L'opinion de Galvani reçut l'appiobatioQ d'un grond nombre de savans. Cependunt Tolta soutint que TélectricHé était produite par le coatact des deux métaux^ et que l'animal n'éprauTtii de convulsions que ^arce qu'il établissait pv *^

(i) Moas doDnercMis d'abord la tbèoriede Yolu jbcnm feront cunaaitre eaimte lea expèrienoei qai ea esigee^ la medifieatioB.

EXPÊRI£2fC£S FONDÂIHENTALËS.

vgiBn k commnnioation entre les deaxétectricités positiTe .ei Dégetm développées par le contact. Veici quelles sont les expériences sur lesquelles s'eft appose le célèbre physicien, de Pavie. Elles peQT ent toutes se réduire à trois principales , sur lesquelles il est important d'arrêter son attention , pvce qu^elles servent de fondement à la coustruc' tien et à la théorie de la pile.

lo On prend deux disques circulaires , l'un de ttnc et Tautre de cuivre, isolés chacun par des Duinches en verre, on les met en contact , et Ton porte ensaite Tun des deux disques , celui de cuivre, par exemple, sur le plateau collecteur de Té» lectromètre condensateur. Si Ton répète cette expérience un certain nombre de fois , on trouve , après avoir enlevé le plateau supérieur, de Téleotrieité négative dans réleetromètre , ce qui fait voir que le eoivre était chargé dVlectricité négative. Le zinc eût donné une électricité de nature opposée (dansée second cas, le plateau collecteur de réleetromètre oondensateur devrait être en zinc, ou, s'il était en cuivre , le contact devrait être établi par le moyen d'un condueteur humide); car, dans le contact, comme dans un mode quelconque de dévebppement d'électricité, les deux fluides sont toujours produits à la fois. On peut se dispenser d'établir la communication entre le sol et le plateau topérieur du condensateur, pourvu qu'on touche en même temps chaque plateau avec l'uu des disq»es(l).

L'assemblage de deut lames est une petite ma* chme électrique ; le contact fait passer dans le aine le fluide positif, et dans le cuivre le fluide négatif jusqu'à ce qu^il y ait équilibre entre la force qui produit la décomposition de Télectricité naturelle et l'action attractive des deux fluides.

a» On pourrait penser que la production de Télectricité est une suite de la pression établie entre les deux métaux. Pour détruire cette objection , il suffit de les sonder ensemble , comme on le voit dans la fg, 238. Si l\m touche ensuite le plateau oollec* tenr du condensateur , qne nous supposons en cuivre pur, avec la partie cuivre, tandis qu'on tient la partie lino dans la main, on trouve l'éleotromètre chargé de fluide négatif; si l'on fait rexpérience en tenant cette double Imue par le cuivre et en mettant le sine en .contact aveo le plateau, collectour , ou ne trouve aucune âectrioité dans rélectrouièy tre; oepoudant la pression est la même dans les deux cas.

Dans rcxpérîenoe n» lo, les deux disques, étant isolés, doivent chacun retenir des quantités de floide éleotriqoe parfaitement égales et de nature contraire, le eondeosateur sera chargé par Tun et

(i) Tolta généralisa bienlèt ses idées et posa en principe , qne le eoaloet de dcnx sabsUoces helèrogènes ^leoiM|nes produit Ja désosposition du fluide ualural. îe fait n'est fiMÎleniant démonUé par l'appareil des deux pUteoax qne lorsqa^il s'agit des métaux.

par Tautre disque. Mais dans la seconde espërténco, l'un des deux métaux, étant en communication avec le réservoir commun, semetdans l'état naturel; l'autre disque peut se recouvrir d'une quantité d'électricité plus considérable,comme le prouve l'eipérience. Si la lame de cuivre touche lo plateau inférieur dn condensateur, une portion du fluide négatif qui la recouvre se portera dans le platean, et la tension en sera diminuée ; la double lome fournira par elle- ■léme et par le sol l'électricité nécessaire pour remettre la lame de cuivre dans son état primitif ; de sorte que Télectromètre- condensateur enlèvera l'électricité a la lame de cuivre , jusqu'à ce que la tonsiou électrique soit la même et sur le pluteau collecteur et sur la lame qu'il touche. Ainsi e*eêt tm faii qne la lame de cuivre peut rester nhorgée d'électricité négative , quoiqu'elle touche la lame de zinc en communication directe avec le sol. Le contcLot est dono une puissance éloctromotrice qui produit ce résultat.

30 Le résultat sera bien différent si le cuivre communique avec le sol, et si le sine touche le plateau coitecteur ; quelque prolongé que soit le contact, l'électromètre ne donnera pas le plus petit signe d'électricité. Cette espér ience est tout-à*fait d'accord avec la précédente. £n effet , rélectricité négative du cuivre s'écoule dans lo réservoir com* mun; l'électricité positive qui recouvre le aine augmente, jusqu'à ce qne Téquilibre soit établi. L'équilibre ne sera nullement chnagé si uno seconde lame de cuivre dans l'état naturel touche la lame de sine ; c'est le cas de notre dernière expérience. Ainsi le plateau du oondensateur restera dans l'état iiaturel. ^

flous avons supposé, dans ces deux dernières expériences, le plateau collecteur du condensateur formé de cuivre pur complètement identique avec la lame de cuivre du petit système, qui mius a servi pour développer l'éleotricité par le contact. Il faut bien faire attention à cette cirooustaoce , car si le plateau était en sine , les résultats seraient inverses.

40 L!éleclromètre se chargera dans la dernière expérience , si le point du plateau do eondensateur , que doit toucher la lame de aine , est recouvert d'usé feuille de papier mouillé, ou de tout autre corps semblable; alors le oontact n'existant plus entre le cuivre et le zinc y Téleotricité positive, développée sur ce dernier nBétal,se répandra sur le plateau inférieur ducondeosnteur, et conséquemment l'électromètre sera chargé d'électricité positive. Cette dernière remarque est très importante; elle contribuera beaucoup à faire concevoir la construction de la pile.

407. Consintciûn de la pUe. On appelle pile nu onseroble de couples ou de paires métalliques, séparées le plus souvent par un liquide. Ou donne le nom do couple ou de paire à une lame on plaque formée par la réunion de deux métaux soudés ou simplement joints.

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