Pouvùtn cmductetars. Il n'y a guère que les
( i) M. Davy observe dau mu MéOMire, Ann. de Ch, et de Phys., %, ai), qu'une dissolution eoncantrée de sel marin attaque moins le cuivre que ne le lait une dissolution étendue ; on explique ainsi, d'après ce qui préoàde, le fait observépar M. Beequerel, et qui consista en ce que deux lames de cuivre coosmuniquant entiv elles et plongeant, l'une dans une dissolution ooncenirée, Tsulre dans une dissolution étendue de sel marin , s'é- Icetrisent, b première négativetfmt, et la seconde positivement.
métaux •( la oh«lM»9iiMBi«iMitbiaBleeosRot galvanique.
Davy a établi deux lob sur la eouduetibililé da métaux ; savoir :
1» Im conductibilité des fils de aéme diaaètnct d'oo même méUl est eu raison inverM de leon losgueurs , et en raison directe des jiires de liunitctions, ou des carrés de leurs dtamètrcs.
Ainsi, deux fils d'un mène métal auront la wm conductibilité , si entre leurs poids et lean los-
gueurs on a la relation — = ( — 1 . Eu effet, cette
équation revient à := f — A
La conductibilité d'un métal croît donc STec la musse , et non avec la surface ; d'où il suit que Télectricité en mouvement pénètre dans rintèieur des corps.
M. Becquerel a confirmé ces lois par uo procédé plus exact que celui qu'a suivi le pbjiicieB anglais.
U a trouvé qu'une aiguille aimantée, soumise à l'action de deux couraos opposés , passant pu deui fils du même métal , égaux en diamètié et en loagueur, reste stationnaire. £Ue n'est pas défiée noo plus par l'action réunie d'un fil d'une certaine loogueur , et de deux fils d'une longueur double, (bot le courant est en sens inverse de celui do premier. M. Pouillet, 4. Ritchie, M. Peltier ont étécooduilf par leurs expériences à nier ces Jois.
Il faut faire en sorte que la température des métaux sur lesquels on expérimente soit la même.
Le tableau suivant est extrait du Mémoire de M. Becquerel [Jbm, Ch. Phyê., t. 32, p. 42}.
PooToîn
Cuivre Or
Argent
Zinc
ÉUin
100 Platine li,4û
03,60 Fer l&jSO
73,60 Plomb 8,30
38,60 Mercure 8,56
15,60 PoUssium 1,3$
Les résultats tirés des expériences de M. Bsfy w de M. Pouillet ne sont pas tout-à-latt d'aooorri svee ces nombres. L'ordre de condoctibililé pew Véitttricité diffère de celui que noua avons dénué pour la chaleur.
M. Pouillet a reconnu que la présence d'une très petite quantité de matière étrangère a ane paèt influence sur la conductibilité. Ainsi l'or à 7M pm sède un pouvoir conducteur égal à 109, celai de fff fin étant 633.
La chaleur augmente ou dimînne la eoudoetibi* lîté, selon le cas (M. Faraday).
426. CondmemiiUi des UqMêt. Les disiohitioDS acides ou alcalines sont les meilleurs coadoctetin liquides.
GOADOCnULlTfi.
L'«Mi puroeti on inaaYaU condaeteur^ les liquides Doo soéUlliques , le brame, Tacide sulfureux , ne traosmetlent pas le courant d'une pila même énergiqpie; mélangés avec Teau, ils deviennent bons cooducteun.
L'acide sulfurique concentré, qui est un oondnoteur imparfait , devient tris bon conducteur par son mélange avec le même liquide.
Soivant K. faraday , il existe beaucoup de corps qui imerc^tent Télectricité àTétat solide, et U traosmettent dans Tétat fluide ; ils sont alors déooaposés, à moins que Tintensité électrique ne soit iaible. Dadot ce cas , il y a transmission sans décomposition même pour Tean et le sulfate de soude, le chlorure de plomb fondu, etc.
Dis mUkmceê qui ont^ par rapport à FéUciricUé gahtmique , wu faculté conductrice particulière.
427. M. Srman, de l'Académie de Berlin, a fait sur la oomiaotibilité de certaines substances des eipérienoes dont les résultats sont très curieux.
Si Ton met en contact aveo Time quelconque des atrémités d^nne pile isolée , un éleetroscope très sensible, et que, les feuilles d'or de cet instrument «yant acqua le degré de divergence qui répond à la tensioa de la pile, on joigne le réservoir commun et Textrémité opposée par un fil métallique coupé en deux parties que réunit la flamme d'une lampe à alcool, à llnstant Télèctroacope acquiert un surcroît de divergence; ce qui prouve que la communication est établie avec le sol.
Si Ton attacbe aux deux extrémités d'une pile isolée deux fils métalliques, et qu'on les approche JQsqu'à ce qu'ils entrent dans k flamme d'une lampo k alcool, la tension reste la même aux deux extrémités, comme on le voit par les électro scopes qu'on y a placés. Tant que l'isolement de la pile a lieu, les électroseopes divergent à peu près comme dans le cas où les fils n'existeraient pas. Mais plonge-t-on dans la flamme un fil métallique en communication avec te sol, l'extrémité positive est déchargée, et la divergence de l'électroscope placé à l'extrémité négative est augmentée.
Il résuite de là que lorsque la flamme d'alcool ne coramuttique qu'avec une extrémité soit négative , soit positive , et avec le sol , elle est conductrice de l'électricité. Si, étant isolée, elle est en communieation avec les deux extrémités à la fois , elle agit comme corps non conducteur. Enfin , si elle est en ceamiunicatiottavec le sol , en même temps qu'elle remit les deux extrémités , elle (ait fonction de corps isolant relativement au fluide négatif, et celle de eorps conducteur relativement au fluide positif.
Un prisme de savon desséché se comporte de la même manière, avec cette diff'érence qu'il décharge reitfémité négative.
M. Srman a reconnu des propriétés analogueadans la flamme de phosphore, la gélatine desséchée, l'ivoire, etc.
428. Il serait très important de connaître l'état réciprc»que dans lequel les différens corps peuvent se mettre par le contact. Les expériences ne sont pas assex multipliées pour qu'on puisse donner une table complète. En attendant, nous rapporterons celle que nous trouvons dans l'ouvrage de M. Benélius.
Dans cette table, chaque corps est positif à l'égard de ceux qui le précèdent, et négatif à l'égard de qui le suivent.
Or.
Iridioin.
Rhodium.
Platine.
■Palladinm.
Mercure.
Argent.
Cuivre.
Nickel.
Cobalt.
Bismuth.
itain.
Plomb.
Fer.
Cadmium.
Zinc.
Manganèse.
Cette table est déduite de considérations chimiques; une pareille table ne présente rien d'absolu, puisque l'état électrique peut être interverti par le changement de l'agent excitateur.
Phànomènes thomuhilectrodjfnamiquês.
429. M. le professeur 9eebeck , membre de l'Académie de Berlin, a découvert , en 1822, qu'on peut établir un courant âectrique dans les métaux sans l'interposition d'aucun liquide. L'expérience est fort simple. Soudes deux arcs de métaux différons , par exemple de cuivre et de bismuth, de manière à , former un cercle fermé. La forme circulaire n'estpas indispensable; U suffit que les deux méUux composent ensemble un circuit, c'est-à-dire un anneau continu d'une figure quelconque. Pour établir le courant électrique, chkuffcx l'anneau à l'une des soudures; l'électricité positive dans la partie non chauffée se dirigera du cui?re vers le bismuth (/iy.268).
L'existence de ces courans se constate au moyen de l'aiguille aimantée (iinfi. de Ch. etdêPhyê., t. 22, p. 199).
Le même savant a déterminé des courans de ce genre dans des circuits formés par un seul métal ; mais ces expériences ne réussissaient qu^avee des 'métaux qui ont une texture cristalline; en sorte que les diverses parties d'un cristal paraissent joncr alors te rôle de métaux différens. Une légère différence , comme celle de la trempe pour l'acier ou de la cohésion, suffit aussi pour établir un circuit thermo-électrique. M. Becquerel est parvenu à exciter des courons dans tous les métaux , même
ÈLECTBlClTi.
dons Je platine, l'argent, etc. M. Telin a constaté qirun barreau de zinc , chauffé à un de ses points , dévie raiguille aimantée.
Il résulte des recherches de fflH. Foorrier et OErsted(méme'YoI., p. 376), que leseffets thermo. électriques peuvent être aup[mentés par la répétition alternative des barreaux de diverses matières. Si Ton chauffe les soudures alternatives, et qu'on refroidisse les soudures intermédiaires , Teffet augmente encore.
Il suit de là que , pour former des circuits complexes capables de prpduire un grand effet sur Taiguille aimantée , on sera obligé de se serrir d^élémens très courts. Enfin, Teffet d^un circuit com« plexe est beaucoup moindre quelasomme des effets isoles que peuvent produire les mémefl éiémens employés à former des circuits simples.
La puissance de l'appareil thermo-électrique augmente avec le nombre des jélémens, et -diminue uveo raccroissement de la longueur decet éiémens, mais dans un l^oindre rapport.
4.30. On peut interrompre le circuit et réunir les barres par un fil métallique dVne nature différente, de cuivre par exemple, sans affaiblir les effets d'une manière sensible; un fil de platine convient beauconp moins bien ; enfin , quand le corps interposé est une bande de papier mouillé avec une dissolution de soude, on n'observe aucun effet appréciable.
Le courant thermo-électriqne doit produire les décompositions qu'opère une pile faible de VoUa. C'est ee qui résulte des expériences de H. Becquerel et de M. Botto.
431. m. Cumming a établi par ses recherches le tableau suivant, dans lequel chaque corps est positif avec ceux qui le suivent et négatif avec ceux c)ui le précèdent.
Bismuth.
Hercure.
Argent.
ÉUin.
Zinc.
Charbon.
Nickel.
Platine.
Palladium.
Plomb.
Rhodium.
Laiton.
Plombagine
Fer.
Arsenic.
Cob«lt.
Manganèse.
Cuivre.
Or.
Antimoine.
M. Sturgeon a reconnu que la présence d'un métal étranger modifie singulièrement Ténergie d'un métal ; ainsi le bismuth et Tantimoioe perdent presque toute leur puissance tjiermo-éleotri^Vie par leur combinaison avec un peu de plomb ou d'étain.
On a déjà fait plusieurs applications importantes de la découverte de Seebeck.
432. Si l'on chauffe une des soudures d'un circuit formé par un fil de cuivre et un fil de fer , l'énergie électrique croit de à 140o , de la même quantité pour chaque accroissement égal de température. A partir de 140o, l'effet de la température devient beaucoup moindre , et à 300o il est à peine sensible.
Plus loin , Teffet deYÎest nul , et , enfin, il diange de signe (H. Becquerel, Ann. ée Ch, 9t d» Ph/t., t. 35, p. 126).
H. Peltier , en plongeant Tune des sovdorea d'im semblable appareil dans un lien profond , un pnits par exemple , en même temps qu'il plonge l'antie extrémité dans un seau d'eau , détermine la température du premier lieu. Pour cela , il fait varier U température de l'eau du seau jusqu'à ce que le fil soit sans action sur le galtanomètre; alors les deux soudures sont à la même température. On a doac la température du puits, MM. Becquerel et Breschet ( An: dM Phyg., tome fi9 ) ont employé à la recherd» de la température des divers organes de l'homme et des animaux un appareil consistant en une nguillc formée par la réunion de deux aiguilles très fines. Cette aiguille composée est introduite daas l'organe dont ou désire la température. U est bien entendu que l'extrémité extérieure de chaque aiguille communique avec une des extrémités d'on fil du multiplicateur, et qu'on a gradué cxt infiniment sur un bon thermomètre à mercure.
H. Nobili {BHUoth, uni», dâ Gtnàve, L 44, p. 226. ) a imaginé un appareil auquel il a donné le nom de thermo-multiplicateur. Cet appareil se compose d'une boite cylindrique , renfermant uoe pile thermo-électrique , formée de bismuth et d'antimoine. Chaque extrémité de la pile est terminée ])ar un appentdice en cuivre, destiné à établir U communication avec le fil du galvanomètre.
Toutes les jointures impaires 1,3,6, etc., soot libres, tandis que les jointures paires 2,4,0..., sont couvertes de mastic } en sorte que si l'on place cet appareil sous une machine pneumatique, et qa'oo raréfie l'air , les premiers seulement auront le contact de Tair froid , et l'instrument marchera beaucoup plus rapidement que le thermomètre de Breguet. M. Nobili , en noircissant les soudures libres pour les rendre plus propres à l'absorption de la chaleur rayonnante, a constaté que les diverses parois d'une chambre n'ont pas la même température. Si Ton ajoute un réflecteur conique du côté des soudures libres, la sensibilité augmente encore.
M. Helloni a régularisé cet instrument en le graduant do manière à en rendre la marche comparable. Il en a augmenté l'importance en remployas! à des recherches ingénieuses sur la chaleur raf ofinaute , dont nous avons rapporté les principaux résultats.
Graduation» Une lampe , placée à TouveHore des soudures paires, produit un certain effet, par exemple une déviation de 60o à droite j on couvre ces soudures, le galvanomètre revient à 0. On eipose les soudures impaires à une seconde lampe \ l'effet est par hypothèse 49o , à gauche , la différence est de lOf Puis on laisse les deux o6tés de li pile libres , afin que les deux lumières , restées daoi la même position , puissent agir à la fois ; on observe que le galvanomètre marche de 7» à droite. Ainsi V de 49 à 60 vaut ?<> de à 7o. En appro-
PHillOMklIIS THKUO-iUCTRIQintS.
dMDt OU a\éloigiimt les luniiéref , on ponmi former IIII6 table qui contien4r« lei 'valeurs des diflénos degrés de Tédielle de l'instroment. Exprimées ptr les premiers , il faut remarquer que les dii premien peuvent être considérés comme égaux (An, iê Ck. Phys., année 1884).
Phèttçmèmet ikêm^-étêcirO'HatiqtiêÊ (1).
433. Certains minéraux acquièrent , à Taide de U chaleur, la vertu électrique. La distribution de réiectricité dans un minéral ainsi électrisé , offre quelque ressemblance avec la distribution du ml- {^nétisme dans les ainîans. Tlous indiquerons la tourmaline comme la substance la plus propre à roostster le développement de Félectricité par la chaleur.
Si , après SToir fixé un prisme de tourmaline à une pince , on le présente à la chaleur d^une bougie , réiectricité naturelle de la substance est décomposée; de manière que Télectricité poiitive se manifeste à un sommet de Taxe , et Félectricité négative au sommet opposé. Ueffet ne croit phs avec la température^
434. Une tourmaline ayant acquis des pôles par une certaine élévation de température , les perd si on la laisse se refroidir , et se met , pendant le refroidissement , dans un état opposé , c'est-à-dire que le côté positif devient négatif , et réciproquement ( Bergmann , Canton ).
n est important de remarquer qu'il ne sufiit pas de chauffer une tourmaline pour Télectriser, mais qu'il faut en faire varier la température. Ainsi une pierre de ce genre , maintenue pendant une demiheure à la température de Peau bouillante , ne s'électrise pas d*une manière sensible (Canton , Priesliey ). H. Becquerel, en mettant une tourmaline en rommunication avec les pôles d^une pile sèche, a vu que si on laisse la température etationnaire un instant, la polarité électrique disparaît sur-lechamp.
Dans tous les cas, le minéral reprend son état naturel par son retour à la température primitive.
Pour reconnaStre les deux pôles d'une tourmaline ëlectrisée , on lui présente un très petit pendule non électrisé ; il est attiré par les deux bouts. Le milieu du minéral est dans Tétat naturel ; aussi estil sans action sur le pendule. Si d'avance on donne BU pendule une électricité connue , celui-ci sera repoussé par un pôle et attiré par Tautre.
Deux tourmalines électrisées s'attirent par les deux pôles de nom contraire , et se repoussent par \*^ pôles de même nom. L'appareil qui s<;rt à constater ces effets se compose d'un support en cuivre terminé par une pointe d'acier très oiguë, et d'une
( 1 Ml ne faut pas confondre ecs phénomènei avec oeax dunt il vint d'être question.
lame du mène métal , nievée en équeifs à éohaiierures (fig, 861 ). Celte lame est percée dans son milieu d'une cavité circulaire destinée à reoeroir une petite chape d'agate. L'une des deux tourmalines est placée sur celte lame ; on présente alternatiTement à chacun de ses pôles les pôles d'une aoti^ tourmaline qu'on tient k l'aide d'une pince , et l'on Térifia ainsi l'énoncé de la proposition.
Ces expérienoes réussissent très bien, même dans les temps les plus humides , à raison du peu de conductibilité de la tourmaline.
435. Si l'on casse une tourmaline électriséCi chaque fragment, quelque petit qu'il soit, a deux pôles électriques comme la tourmaline entière (Canton). Ce résultat est analogue à celui que présentent les aimans (voyez ces derniers). ^
IJn fait bien singulier , c'est qu'une tourmaline échauffée par une de ses extrémités, parait ne posséder qu'une espèce d'électricité dans toute sa longueur ; ce fait , annoncé par d'anciens physiciens , a été encore confirmé par H. Becquerel. A mesure que rentre partie de la tourmaline s'échauffe par eommunieatiou , elle se charge de plus en plus d'une électricité opposée à celle qui s'est manifestée dans la partie chauffée directement ( Ann. d$ Ch» «<<l0i'fty#.,t. 37, p. 18).
Nous STons toujours cité la tourmaline , paroa que cette substance a été le sujet de nombreux essais, et parce* qu'elle se prêle aux expérienoes beaucoup mieux que les autres substancea pyroélectriques (1).
430. On sTait pensé que les cristaux qui jouiaseat de la propriété d'être électrisés par la chaleur dérogeaient à la loi de symétrie que présentent ordinairement les substances cristallisées , et que les parties dans lesquelles résident les deux espèces d'électricité, quoique semblablement situées aux deux extrémités du cristal, différaient par leur configuration.
Mais des expériences récentes montrent que des substances dont la cristallisation est régulière , s'électrisont par la chaleur , et que conséquemment il n'existe aucune corrélation entre la forme et la Tortu pyro-éledrique ; il sera peut-être reconnu par la suite que tous les corps sont pyro-électriques.
437. Lemery (AcoA. dêê Sckncêê^ 1717) a le premier (2) fait mention du développement de l'é-
(i)ll.Bcoqaerel,lDBM eilè* p. 336, a rsmarqaê qu'un échaufferasnt où un refroidisseaBent bruiqne convient mieux qu'an èchauffement ou un refroidisicmcnt lent, et qae les tourmalines varieat beaucoup sons le rapport de la faeililè à être électrisées. Le même physicien rapporte un ftit fort curieux observé psr M. Àjasscn, et qui consiste en ce qu'une tourmaline qui ne manifestait aucun ngne d'électricité , quoiqu'elle cbangfèt de température, acquit des pôles par sa rupture en deux parties.
(s) Depuis long-tempaon oomult aux Indes •Orientales, et surtout à l'Ile de Geyian , la piopriaê q«'a la
tUCTBIGlrt.
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laelriottépv k dialevi. Cuftoft» WilMiii VnwUftfy
MM dttit 4ifféffMM mînévMi. M. Br«wit«r ▼Moi
d'MfMiiterk UsIedMaiiitenx élMtnqMtyw
1« chalMT ; U « ném* racorni» ^^im gfind
ito frodoitt ■rtifioMi , «t qu« piwiewf
oat •tmplM , JoniMent de k atee piopriélé (ite».
LMpriaoipaki inhit—otiékotoif— ■ parla <hi-
L* aoofr* Mtil
L'icld* toririqiit.
L« lutrala d« pnH— fl4«
L«Mer«.
L*«ei4e dtrtqo*.
Z70 eÉUdrinti dèpêioppie datu Uê pkimmênêê chimiQuêêm
438* Lm pvMBiéMi aspériraocf fw kiwvanppa»
td«râ«ctrkité du» kt pkénondMi «Umt ^énéndeiMirt aUribnéi à Utohw et Lapkoe^ Gm illoatrat wtum obterrérait , stm Yolta , que dans U diMolation du fer o« d« aiiia par l'acida Mdforiqae et dans k coaiboatk» du ohariNM , il y a dévekppemanl d'aaaaa d'dkctrieilé pow elMorgar im oeodenaatear , aa peial de damaf dea élinceUaa {Jmrm. de Pkfê,, t. Û» année 1789).
8lr H. DaTy a fait, en 1807, de nombremea axpë» rkMea enr l'éleetrioité développée dana le contact dea earpa et dana lea aatîona cfainiiqQea. Il en réanlte que certainea emnbtnaiaona et lortoiit eeUea qni M font aYoe on grand dégageaient de ckaknr , dérekppent de rékctrieUé.
La déeen^arte d» ■ n H ipl i eatenr de 8olnraiggar| inatrunent capaUa de raoidre lensibka lea plut petits déTeloppemens d'électricité , et qne noua fe« rona oonnattre par k mite , a fonmi à MM. Avogadro, QBratedt, Beeqnerel, etc., nn aeconra q«i avait nanqné ana MTana qne nooa Tonona da citer.
H. Àvogadro , en Italn , a reoannu qn*on peut établir un coarant éketrîiiBe dana nn aenl niétal, par Taction d^un acide ; il suffit pour cela de ne paa plonger en même tespa dana eet acide les dans eilrémités dn métaL L'eipérience reniait tnrteot très bien avec le linc on le fer et Tacide.sulfurique on hydrochlorique, étendu d'eau (année 1891).
H. Becquerel, en France, V. NobHi, en Italie , ont fait avec beaucoup de soin T^tude d'un grand ndmbre de conibinaisons cbimiques , au moment màma de leur formation. Il parait bien établi maini qne dans k combinaison d'un acide eu d'un
taarauliaed'attÎMr ks esadies qaand aa k jolis sur k fe<i {Btêt, de FÉlêct,, t. ii, p. iSg). Ce n'est oa» pendant qne dopais 17 17 qusas sajct a iaé ralteation des
OIÎd0M
i u» akali, tt y a défikppwnat d'akc-
Me oaa
■uUtiplJ
oatanr daai kfilni
en pktina ; à Tmm dea aatréniiéa au tua « cuillère ausaî en platine , destinée à nouvoiv IV cide ; à l'antre extrémité est une pince du mène niétal , entre lea brancbea de kqnelle on pkce le corps qdi dail agir sur l'aaida.
8i l'épreuTO est faite avec nn acide et un alcali , il a'établit dans le 61 du multiplicateur un coonnt dans lequel l'élaotricité positive est portée de Ticide à l'alcali. Si Ton remplace l'alcali par un nétal, le courant part toujours de l'acide (H. Becquerel , ^in. d»Ch.êidê Phyê.^ t. S6 , p. 119 ).
( foyM plusieurs mémoires de H. Becquerel, .iaa. de Ckim. «fd^PJ^, t. 93,94,25, 96, 97,98.)
H. Fouillât Tient de mettre hors de doute Tâectrioité déreloppée dana la combustion du carbone , dn gas hydn^ène, dea graisses , dea huiles , etc. Dans ces expériences, i'oxigène est chargé d'électricité positive et k corps combustible de l'ékotricité négative. Ce physicien a de pins avancé qae la décomposition de l'acide carbonique par lespsi^ tics vertes dea végétaux eat accompagnée de d^agement d'électricité. Ce dernier fait noua aembie une conséquence de tout ce qui eat prouvé anjoord'hui, seulement il est difficile de le constater, à cause de k faible intensité du phénomène.
Deux pkques de métaux différons plongées daas un adde produkent une étincelle quand on ks lapproche (H. Faraday) {Àntu de Chkiu et de Phfê., t. 36).
430. H. Becquerel, en faisant agir dea éleotrichéa faibles sur dea mélangea oonvenabkneot choisk , a déterminé k production d'un grand oombre de compoaés que n'aurait produite ni raflîniié chimique seule , ni une électricité énergique. Il a voulu mettre ainsi les molécules en contact poar ainsi dire une à une, en sorte que les composé» . même ceux qui sont insolubles , peuvent prendra dans cette production lente les formes cristallioes qn'ik ont dans k nature.
M. Becquerel a employé particulièrement deux procédés :
Premier proeédé. Pour obtenir des cristaux de protoxide de enivre, par exemple, on prend ira ti^e de verre fermé à l'une de ses extrémités, et au fond duquel ou met du deutoxidp de cuivre ; on remplit ce tube d'une dissolution saturée de sitrate de cuivre, puis l'on y plonge une lave de enivre , qui touche aussi le deutoxide,et l'on fence le tube hermétiquement. Au bout d'une disaiae de jours , ou aperçoit sur k lame de cuivre de petits cristaux cubiques ou octaédriquea d'un brilkntiBé> tallique. Voici comment H. Becquerel expUqae ce phénomène : le deutoxide , par son action sar le nitrate , passe à l'état de sous-nitrate ; la psHie supérieure da k dissolution ne pouvant être déplacée que difficilement, k lame de cuivre se
pifeiiaitiiis GnuQUSs.
(ronre plongée dans dans ditadirtioiit de niktte à différens degrés de ooocentration , drconstanee qui snfltt pour ddtenniiier un eonrant, pnisqne, eti deoE dîsiolvtioiis agÎMani l'ime car rentre, donneot liea à on dégagement d'éleetricité tel, que la plus concenfiée prend Téleetricitë potitÎTe. La portion de la lame de cnÎTre quiii'ett pas en coniact aTeo le dentozide se trouTe être le p61e négatif, et ddit attirer le cuÎTre on ses oiides, suivant Ténergie dn conrant ; rien ne s^oppose donc à ce qae le protoxide s'y dépose, et comme les actions sont lentes , les molécules ont le temps de s'arranger suitant lea lois de la cristallisation. A la fin de l'expérience , il ne reste plus dans la ditoolutiou que dn nitrate d'ammoniaque , ce qui prouTC que ds petites portions d'ean et d'acide nitrique ont été liecompeaees»
IhnunèaM froMè, M. Beoqnerel se sert de plo> sieurs appareils ; mais Toici celui qu'il considère comme pouvant servir dans tons les oas, quoiqu'il en emploie ordinairement de plus simples.
Trois boeanx en verrel ,À', A" ( fig, 289), eont rangés sur k même ligne, à peu de distance les nos des autres , le premier est rempli d'une disso* letion de sulfate on de nitrate de cuivre , le second d'une dissolution de la substance sur les parties constituantes de laquelle on veut opérer dea dian» gemens , et le troisîèrae d'eau rendue légênnient eoDdnetrice de Félectricité par l'addition de sel nsrin. A communique avec ^',au moyen d'nn tabe recourbé a 5 c , rempli d'argfle faumeotée d'une dissointion saline , dont la nelure dépend de l'effet qu'on désire produire dans jI'j A' et A" connnniquenl ensemble par l'intermédiaire d'une Isme de platine ou d'or a' 6V. ji et A" sont réunis^ tu coople voltalque o M a, composé d'nne larae^ de enivre et d'une de sine. Enfin des tubes de se» rcté <<et ^ I' , placés dans les bocaux , servent à
pressions intérieures. L'extrémité e^ de la lame de platine se trouve être le pèle pesUlf d'anepetite pile dont l'actâon est lente et oontinne ; Hatensité dn oeumnt est snfiisante pour ddoomposer le sidfiiAe de cuivre ; ToxigAne ae rend verse', sÎBsi que l'acide snif oriqne , qnt , en passant dans le tube « h o, ebasse lee acides qui ont moins d'af* finité que kn pour les bases : tons les élénmis qu'on a ehassésee rendent avne l'oxigéne dans le bocat A' , en lenrt réaetieas lentes divers enangemens*
Cest avec un appareil ainsi disposé, qne M.
qnerelestpnrvenuèebtenir eristalKsés des eUonnes et dse tedores do«d>les , des
quee, des sulfates terreUy^desoarbonates, eto., etc.
Des expériences de ce genre sont propres à jeter beaucoup de lumière sur la manièmdont se sont produits ces cristans de matièree insolublee , qn^en trouve en quantité si considérable dans les couches qui forment la surface dn globe. (Voy. Aim, de ekÊm.êtdêPkyê., t. 41 et 48 ).
■• Becquerel a encore constaté que pendant l'ascension d^nn liquide dans un corps poreux, il y a développement d'électricité.
440. Il résulte de ce qui précède que l'électricité doit se décomposer et se recomposer sans cesse à la surface et dans l'intérieur du globe , par le contact, la presrion, le frottement, etc., des substances hétérogènes , par les variations de température , parles phéniomàies chimiques , et en gteéral par le déplacement des molécules des corps.
441. H.Léop. nobUi{Amm.dê Chùn. «téêPk^, t. S7 , p. S60) est parvenu, an moyen di| courant voltalque , 4 produire sur ces plaques métaliiqiies des dessins réguliers teints de oonlewstrès vives. Le procédé de ce physicien eonsiste à placer ohnqne plaque dans un vase contenant ime dissolution saline, un acide organique ou inorganique , un acide animal ou végétal , à faire communiquer la plaque avec l'un des pôles de la pile et à placer perpendiculairement l'extrémité du fil qui communique avec l'autre pète , à «ne demi^igne de disleqee du centre de la plaque : le dernier fil est terminé par une pointe en platine { l'effet est souvent produit en quelques secondes , même avec une pile de doute élémens d'un pouce carré. Nous citerons une expérience. La dissolution est un mélange de nitrate de potasse et d'acétate de cuivre ; la plaque est en argent; le centre de la plaque conserve son brillant métallique f autour du oentre on observe une série de cercles concentriques dans l'ordre suivant : deux petits cercles d\in vert peu chargé, un blanc, un rouge , un verdâtre, et une xône de cuivre d'un been rouge de feu. Cette lène est enrironnée d'un cercle asuré marqué de lignes rayonnantes comme le serait un cercle gradué , ces lignes Jusque sur le cerde de cuivre ; au delà vient une seconde sène cuivrée , plus large que la première, mais également brillante, entourée d'un cercle d^'un beau vert qui termine la figure. Sur l'or et sur le platine mêmes apparences. Il est important pour le succès de l'expérience que les lames ne soient pas très polies.
H. Bonyol de Genève a obtenu des effets analogues, soit avec la pile, soit areo l'électricité ordinaire.
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