‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 50 sur 96 · Dtvcrsêê j/iles. Les |»emières piles étaient · texte numérisé non relu

Dtvcrsêê j/iles. Les |»emières piles étaient

GHVAKISU.

▼ertimlos ; od !«• •ppeltit pflet à ooUMMt ; cfaaqiie paire étoit séfiarée de U peire rat^tstii par un roorceaa de drap h imprégné d^nne diiaolatioo m* Une {fig* t40). Cette disposition • été abandonnée parce qoe le poids des disques supérieurs faiiMÛt sortir le liquide des conduoteurs humides, et que bientôt la |Mle était hors de service.

Cest pour éviter cet inconvénient qu^on a in»* giné les piles à ange. Dans ces piles , les élémens sont placés et soudés deux à deux dans une auge en bois; chaque paire est séparée de la paire adjacente par un tube en verre qui a la forme d*uu If et qui est entouré d^un mastic isoknt ; les trois côtés de chaque paire situés dans Vauge , sont enveloppés par du mastic semblable, de sorte que la pile est isolée complètement. l.e conducteur humide est un liquide versé dans les intervalles des différentes paires {fig. 261). On voit que la pile à auge ne présente pas rinconvénient que nous avons signalé dans la pile à colonne ; mais elle ne réunit paa encore toutes les conditions qu*on doit désirer. Les acides puissans sont nécessaires ponr faire produire à la pile des effete énergiques ; mais ces acides attaquent et usent promptement les plaques. Il est donc utile de soustraire, dans rintervalledes expériences , ces plaques à Taction du liquide excitateur. La disposition indiquée par la /i^. 247 remplit cette condition. Chaque plaque ^ ^ est une paire , la partie A est en cuivre , et la partie A est eu tinc. Par le moyen de la barre de bois /T K, on abaisse et on élève les plaques; le bois étant mauvais conducteur n^affaiblit que très peu Taction de la pile par la communication qu'il établit entre les extrémités. Quand la pile plonge dans le liquide , chaque petite auge renferme deux élémens de deux paires différentes. Cette disposition ressemble à celle de Teppareil auquel Volta avait donné le nom de pile à couronne de tasse, laquelle était formée de couples recourbées plongeant dans dos verres ou tasses disposés en couronne. On fait beaucoup -usage dans ce moment d^une pile qni diff'ère un peu delà précédente; le liquide est contenu dans des verres. On U voit dans la fig, 248. L'extrémité tinc est s; c'est une lamo de zinc soudée à une lame de cuivre e* Cette lame de cuivre est large et enveloppe Télément tinc c' de la seconde paire ; on sent très bien que cette enveloppe de cuivre ne touche pas le sine ; la séparation est établie par do liège. A. rélément de sine a' est soudé une bande de cuivre e' qui va envelopper Télément sine de la troisième paire , et ainsi de suite. Cette nouvelle construction est attribuée à V. Wollaston.

Cette disposition présente un inconvénient pour de grandes piles , c'est d*exlger des vases qui ne, se trouvent pus facilement dans le commerce. Pour l'éviter, H. Dulong a donné à l'instrument une forme différente. On voit cette nouvelle pile dans U fy, 269, qui en représente une section verticale; À, B, C,J} sont des auges en cuivre; elles oontiennent le liquide conducteur et excitateur.

Chaque tttge porte me oieille •, laila en tèk, <i pleine en ^rlia de merenre. e 4est la lame de ûk, et c jf la lame de cuivre qni lui est sondée. lo Mite que chaque âément aiao pleage dans le iiqaib excitateur , et Télément cuivre cofteapondant daai le mercure qui sert de oondneteor. Les paii«SMat attachéea à une traverae en bois if iV» par laiaoTn de laquelle on élève la pile quand elle Be doit py fonctiemier. O est une ouverture servant à Uisier écouler le liquide quand U n'est plus asses éaagique.

La vitesse du courant électrique exerçant «se grande iafluenoe, eoame on le verra plus loio, il est utile d'augmenter la surface plutôt que le noodire des élémeps, en sotte que deux lames de sine et di cuivre étant données , U serait avantageux de a'ea faire qu'une seule eoople. Si ces surfooes étsieal très étendues , on les tonrueroit en spirale. Pour les expériences ordinaires, on peut employer avec succès un mélange de 60 p. d'eau, 1 p. d'acide nitrique et de 1 p. d'acide sulfurique. L'ac'ids aitrique, peur une certaine quantité de sine diisovle, produit le plus grand effet chimique. (Yeyei Epit

Piles 9êchêê (l),

400. Let piles dent nous vouons de psrlsr ool d'abord une asses grande puissance ; mais h éétarioratUm en uat rapide. Ou a cherché s*il ne isnit pas possible d'avoir des plies qui, étant mises es action aaaa le concours des acides, pounraieatie conserver pendant très long-tenps. M. Belnc, es 1809, et M. Zamboni, en 1812, ont constroitHne pile sèche dont les disques sont de papier argenté ( ou plutôt sioqué) sur une des faces, et recoavert d'oxide de manganèse sur l'antre. On renaît plo* sieurs milliers d' élémens ; on forme deux eoloaoes verticales qu'on entoure de soufre fondu , afia de les isoler et de les préserver de l'humidité de l'air; on les établit à côté Tune de l'autra sur une feviUe métallique ; de cette manière , les ootonoes ne M qu'une môme pile. On place enauite un petit balancier iaolé entre les deux colonnes. On le voit ailiic et repoussé par chaque extrémité (^.2fi8)jOBa ainsi un mouveoMut qui dure quelquefois plosieois années. Cet instrument se détruit pourtant à la laague. Les piles sèches sont sensibles aux vanatisBB thermométriques extérieures (H. Donné).

H. Rousseau a fait une heureuse apptioatioe des piles sèches à la construction d'un instruocnt asquel il a donné le nom de Diagomètrê, Cet insUsment se compose d'une pile sèche et d'une sigoiile aimantée du poids de quelques grains. La pileoooi'

(i)Mli. Haehetia et Dasosmea avaient ooaatniiteae pile sèefae dèa iBo3. Le ooaducleor était nae eoo^ d'amidon. Les disques étaient sraiblabUe àoeusdea pil« à colonnes de YolU.

PILES SECOIVBAIRES.

nootque ■« sol pv sa basa et pv son extrémité I iupérienro «Tec une tige métaHique isolée , qui •oirtiettt one atgoille aiinnrtée horisoatale. So face éeraigoille est une boule métallique isolée et oomaaniqmmt aireo k pile. On place dans le méridien BMgnétiqae le support de faîgoille et la boule, en sorte que Taig^iille s^appnie contre oeKle*ci; mais tassitét qu^on établit la communication avec la pile , raiguille est déviée. Or , le temps q«e l'ai- ^ille net è atteindre son maximum de déviation dé(iend de la conductibilité des substances que Ton place sur le passage du courant. C'est ce temps que I. Rousseau prend pour mesurer le rapport des conductibilités. Ainsi de Thuilé déclive étant interposée , Faiguille n^atteint son maximum de déviation qu'an bout de 40^^ tandis qu'avec de Thuile de {«tue ou de pavot elle y parvient en 97". Kn ajoutant à la première un centième d'aune huile étrangère , 00 rédvît le temps à 10'. On voit que le diagomètre peot devenir précieux pour le commerce des huiles, s'il réunit les qualités que loi attribue Tinventcar.

410. DêB piU9 99tomdairB8. Quand on réunit les extrémités d'une pile isolée par un conducteur imparfait, la décharge de cet instrument n'est pas iostantanée ; et, si Ton supprime la communication ao bout de quelques minutes , chaque extrémité du conducteur est dus le mémo état que Textrémité de la pile qu'elle a touchée. Ce conducteur produit k commotion, les décompositions chimiques, et, SB général, tous les effets de la pile ordinaire, mais a oo degré d'énergie beanooup moindre que la pile dsot il a emprunté la vertu. De plus , l'action s'en affaiblit prompteoient et disparaît après quelques

Dn ruban homide, un certain nombre de disques nétalUques séparés par des disques de carton oMttiHé, et en général tous les oonducteurs imparfaits peuvent servhr à former des piles secondaires. Ces piles ont été découvertes par Ritter. Cependant, il faut remarquer qu'avant ce physcten, Volta avait constaté qu'une bandede papier imbibée d'eau pure, et nriseen contact avec les extrémités d'une pile, de nsniére à U décharger , acqaimi à chacun de ses boots réiectrîeité de l'extrémité correspondante de la pile.

I. Delarive a reconnu récemment que les fils métalliques qui ont servi à établir la communioation entre les deux pèles d'une pile conservent après Isnr séparation asscx d'électricité pour agir sur le galvanooiètre, et , oe qui est très remarquable, c'est qa'ils retiennent ceUe électricité pendant asses long-temps, même après avoir été touchés par de ions eeniuetemn, De plus , dans ces fils le courant est en sens contraire de ce qu'il était dans la pile.

1. Sarionia vu que des plaques lavées conservent encore la propriété de déterminer un courant électrique. M. Yanbeok a observé aussi qu'une plaque de cuivre, rendue négative par le contact d'un morceau de tinc , reste encore uégative après sa

séparation de ce dernier métal ; c'est-è-dire que si on la plonge dans nne dissolution de sel matin, elle n'est pas attaquée , tandis qu'une plaque qui n'a pas été influencée par le sine est attaquée par la même dissolution.

L'explication de tons ces fiiits curieux n'est pas encore trouvée.

n résulte de ce qui précède , que le courant voltaïque une fois produit dans un conducteur y persiste pendant quelque temps ; ne serait-ce pas là l'indication d'un mouvement imprimé aux particules des corps , lequel ne s'anéantit qu'après un grand nombre de vibrations?

411. Volta admettait que le liquide ne servait qu'à conduire réiectricité d'une paire à une autre ; que la difl'éreuce entre deux élémensen contact est constan teet indépendante de l'état de ces élémens , d'où l'on avait déduit, perdes calculs fort simples, que dans une pile dont une extrémité communique avec le sol, les quantités d'électricité dont sont chargés les^divers élémens, à partir de cette extrémité qui est dans l'état naturel, formaient une progression arithmétique, et que, dans une pile isolée, les élémens à égale distance du milieu qui devait être dans l'état naturel, avaient la même charge au signe près. Quoique toutes ces suppositions et les conséquences qu'on en a déduites soient fausses , le rapport dans lequel H. Biot exposait la théorie de Volta n'est pas moins un service rendu à la science.

Hon seulement le liquide conducteur peut augmenter ou affaiblir l'énergie de la pile , selon qu'il est plus ou moins conducteur, selon qu'il attaque plus ou moins fortement les élémens , mais aussi il peut changer l'état électrique des métaux en contact, comme le montre le tableau suivant :

Chaque corps est positif parrapport à celui qui le précède.

Dans Tacide nitri q . concentré. Acide nitriq. étendu.

Fer oxidé. Argent.

Argent. Cuivre.

Mercure. Fer oxidé.

Plomb. ïcr.

Cuivre. Plomb.

Fer. Mercure.

Zinc. Étâin.

Étain. 2inc.

flous citerons encore quelques expériences :

Cuivre -^ étnin — dans l'ammoniaque j l'inverse dans Tacide nitrique coaeentré.

Charbon + platine — dans Tacide sulfnrique, chauffé à 126<» environ , l'inverse dans l'eau régale.

Arsenic + f er — dans une dissolution chaude

GALVANLSfflE.

dcpotaMe; l'inverse dans Tacidcsulforique étendu.

Ainsi un couple d^or et de platine ne possède aucune tension, ne produit aucun courant quand on le plonge dans Tacidc nitrique pur.

VoyeM uo mémoire de M. A. de Larive. (Amn, d9 Ch. et de Phy$., t. 37.)

Ce savant distingué pense que c^ett toujours le rorps le plus altéré par Tagent chimique qui prend Télectricité positive, et conséqnenmeni le corps le moins altéré Téleciricité négative, et que faction chimique est la cause unique de Télectricité développée dans la pile.

Nous rapporterons encore une etpérience de M. Faraday qui est également opposée à la théorie du contact. Une plaque de sine et une plaque de plritine sont mises par une ettrémité, chacune dans lin vase contenant de Tacide nitrique ou sulfurique étendu ; les autres extrémités sont réunies par un papier imprégné d^une dissolution d^odure de sofitnm. Les plaques ne se touchent en aucun point. La décomposition de Tiodure de sodium cessait aussitôt qu'on enlevait Tacide ; de plus , Tiode se déposait sur le platine , tandis qu'il se serait déposé sur le zinc , si les métaux avaient été réunis et si Tiodure avait été le liquide excitant.

Les deux fluides électriques séparés par faction chimique tendent à se réunir. Voilà pourquoi la tension électrique a une limite, quoique faction chimique continue de s'exercer. Cette limite dépend de la conductibilité du corps attaquant et du corps attaqué , en sorte que ce n'est pas toujours faction chimique la plus forte qui produit la plus grande tension.

Cette opinion avait déjà été émise par plusieurs savans; et en particulier par Ritter, par Fabroni et par Woliaston. Ittais aucun physicien ne f avait ap-* puyée sur des faits aussi nombreux. Elle diffère de celle de H. Davy, qui a pour base la théorie de VoUa, oy.ec la nécessité d'une action chimique pour qu'il y ait courant.

Il est certain que faction chimique a la plus grande part dans l'électricité produite, puisqu'il est bien reconnu qu'à mesure qu'on éloigne toute cause d'action chimique , l'expérience de Yolta devient plus difficile. Ainsi, d'après M. de Larive, elle ne réussit pas dans le gaz hydrogène. Une expérience ancienne de HH. Biot et Fr. Cuvier avait appris qivB l'action d'une pile chargée avec un liquide salin s'arrête dans le gaz azote. Tfoug devons dire toutefois qu'on a cité en faveur de l'opinion de Volta des expériences faites avec des corps tels que le per-oxide de manganèse et l'argent, qui ne paraissent pas exercer d'action chimique l'un sur loutre, et qui développent néanmoins de f électricité par leur contact mutuel. Il n'est pas démontré que f ar^ î^ent ne soit pas oxidé dans cette circonstance; et même en supposant qtfe l'expérience de Volta réussit dans le gaz hydrogène, ne pourrait-on pat attribuer l'électricité à la faible combinaison momen- |

tanée, opérée entre les nolécnlet liéiéraf(èM»da cuivre et du tinc?

Nous devons mentionner une lettre de ■• Pamt {Ann, de Ck, et dePhyê,,i, 4S,p. 46),datttlaqndlt ce physicien cite nn travail de lui, oovroraé en 1801 par U Soeiété de ttarlem, et dent leqndlt il s'appuyait sor l'expérieqce pour soutenir que h cause de f électricité développée dans la pile valtalque est l'action chimique. K. le profeseenr Pbff de Ktel soutient la théorie de Volte [Atm, d$Ck»tt

UFETS M LX ri LE.

412. I*our comprendre les effeU de le pile , il faut avoir une idée nette du courant et de la teesion.

La UmêiM élêetri^ s'observe , lorsque les den corps entre lesquels faction électromottîce a liée sont séparée l'un de f antre par des corps non conducteurs dans tous le^ points de leur surface antrei que ceux où cette action s'exerce; c^est ce quia lieu , par exemple^ dans' une pile à ange isolée.

Le eaurami Actriquê est prodnii quand les deox corps électromoteurs font partie d'un circuit da substances oondnctrices qui les font communiquer par des points différons de ceux entre lesquels faction électromotrice se développe. Ainsi le courant électrique s'établit dftns un fil métallique qui réunit les deux pôles d'une pile isolée ou noèis<ilée. Dans ce cas , il n'y a pas de tension*

L'intensité du courant dépend de plnsienis circonstances :

lo De la différence Mirt Vèmrgiê de Vadim chimique du liquide sur ehaeumê dêspartUe dm csspltf mitallique. Ainsi le fer, qui est moins attaqué que le zinc et plus que le cuivre dans f acide sulforiqoe étendu , donne lieu , avec chacun de ces métaux, à un courant plus faible que celui qui résulte de la réunion du zino et du cuivre. On conçoit ce fait en se rappelant que le corps le plus attacpié tend à se charger d'électricité positive. La force électromotrice sera donc d'autant plus faible que les deux corps seront moins inégalement attaqués.

2» Du changement du conducteur. L'électricité, en passant d'un conducteur dans un autre , éprouve toujours une perte, et cette perte est d'autant moindre que l'intensité du courant est plus grande (1), et que le passage d'un conducteur à un autre a été plus multiplié ( 2), oe qui explique poui^ quoi le courant produit par une pile d'un grand nomore de plaques traverse mieux uii mauvais conducteur qu'un courant provenant d'une pile composée d'un petit nombre d'élémens. L'ordre des conducteurs a une autre influence. Ainsi l'affsiblis-

(i) M. A. de Larive ( Ann, de Chùn. et de Phifs. , t. 57 ).

(9) M. Mariani.

EFFETS PHTSIQirES.

teil

lement D^eit pat la même par le psBNge à travers une double plaqae de enme et de tinc dans l'ordre zinc et come qn» dans Perdre enm-e et lino. L'électrtdté te comporte ici comme la chaleur rayoomiite (n» 07).

La perte éproa^ëe par le courant, en pasiant )*im condncteor à nn antre , fait ooncevoir TaTantage, à égalité de surface, d'une pile oomposée d'un très petit nombre d'élémens sur une pile com* posée d'an grand nombre.

Ces eipérienees font encore conceroir Taffaibliilement du eourant par rinterpoaition , dans la pile, d^ao ou de plnsienrs diaphragmes ou lames métalliques.

30 Plus la snrCioe des parties métalliques d'une pile en contact atec le liquide est grande, plus rintensité du courant est oonsidérable (1). Ce qui est évident aujourd'hui puisque Taotion chimique est plus grande.

40 Le courant a la même intensité sur toute retendue du fil qui joint les deux pôles d'une pile (2).

6* Des couples de masses différentes, mais dont les surfaces sont égales , produisent le même courant (3 }. Ge doit être encore si les surfaces en contact mutuel avec le liquide sont les mêmes.

60 L'élévation de température augmente l'éner^ gie du courant, souvent même change le signe de ce dernier. Ce qui résulte de ce que la température modifie l'action ehimique.

Ce qui est encore inexpliqué, c'est que la pile présente des minimum et des maximum de puissance. Ainsi 14 et 70 couples de 16 pouces carrés de snrface produisent le plus grand effet.

Une pile de 20 , de 24 ou de 120 couples a la ménie intensité. On supposequ'on ait mesuré l'inteasîté du eourant par son action sur une aiguille liaiantée. ( Feyea les phénomènes éleotrodynamiqaes.) On trouve des résultats analogues quand on étodie la pile sous le rapport de sa puissance chimique ou ealorifique.

413. Effets physiques, Vn condensateur mis en communication avec une des extrémités d'une plie, lautre extrémité étant en communication avec le sol . se charge au même degré que par une machine électrique dont la tension serait celle de Pextrémité touchée (9. Biot, H. Van Marum). Cette charge ne dépend pas des dimensions des élémens , mais senlement de la tension. Les mêmes sa vans avaient cru remarquer qu'elle était proportionnelle au nombre des élémens. Ce résultat est tout-à-fait contraire aux expériences plus récente de M. Larive, qui affirme que le nombre des élémens a'augmente pas la tension , et que la tension aux extrémités

(1) HM.Gay-LussacetTbénard, Recherches physico- chimiques»

(î) M. Beequerel {Ann.de Chim. etdePhys.j t.3»). {'•>] MariaBÎ.

d'une pile eompoeée de couples égaux, est la 1 que dans un seul couple.

414. EffeU cahripqmes. La décharge de la pile produit tous les effets auxquels donnent naissance les instrumens condensateura< En effet , si l'on réunit les deux extrémités d'une pile isolée ou non isolée, par un fil de métal , par exemple de fier , ce fil rougit et entre en combustion avec un grand dégagement de lumière. La plupart des autres métaux se comportent de même (1).

le savant professeur de Harlem a fait sur ce point, conjointement avec M. Pfaff de Kiel, une série d'expériences intéressantes, dans lesquelles il a bien vis en évidence l'avantage de l'étendue des plaques pour produire la fusion et la combustion des fils.

Ou voit bien que la puissance d'une pile pour donner la eemmoHtm ou produire la fusion des métaux , doit <^o!tre avec Vitsmàme des plaques. Même d'après ce qui précède, U oombustion doit être plus Ikcilement opéré^aveo un seul élément qu'aveo une pile oomposée.

H. Chiidren , par l'emploi d'une pile à grandes dimensions , a augmenté beaucoup les effets obtenus par V. Van Marum. Chaque plaque detino avait six pieds en longueur et deux pieds huit pouces en largeur ; celle de cuivre avait une surface double; cette pile était analogue à celle qui est représentée

En excitant une pile de 21 paires par de l'eau contenant un vingtième de son poids d'acide nitrique et d'acide sulfnrique, le savant anglau est parvenu à fondre même des fils de platine de 2 pouces 1/4 de long et de 2 lignée environ de diamètre.

On peut étudier les effets^alorifiques comme l'a fait jH. de Larive , en recevant le (jurant dans la lame du thermomètre de llreguet.

H. Davy, avec la pile de rinstitution royale de Londres , présentant une surface de plus 100,000 pouces carrés , a obtenu des effets de lumière et de ohaleur extraordinaires. Le jet de lumière s'échappait par deux pointes de charbon en communication avec les pôles de la pile. Les substances les plus infusibles, le quarts, la nuignésie, la chaux, etc., fondaient immédiatement dans cette source de chaleur; ces expériences réussissent dans le vide ou dans le gai azote, ce qui exclut toute idée de combustion.

M. Brande a vu depuis , que cette lumière si vive détermine , comme la lumière du soleil , les actions chimiques , par exemple la combinaison du chlore et deThydrogène, la décomposition du chlorure d'argent, etc.

Cest dans les points où le courant éprouve le plus de résistance, que réchauffement est le plus grand* Ainsi dans un fil composé de parties hétérogènes ,

(i) An moment où l'on approche denx fila, oommoni^ quant chacna avec une extrémité de la pile, on les voit s'attirer à une distance aeniible.

«ALVAllISn.

oe loiii let fHKtiet l«i ■pwi» o oéinql i i eM qui s'échauffent le plus. Cesi ainti cpi'oD p«at porter à réballttion un liquide oondaetov, en le ptftAgeent en uo grandi nonbre de oooipertiiiiens pv des dinphragnet de vetiie.

416. Eff9t9 phyêiohgtquêê. Qaoïd on rémiil les extrémitéi d^nne pile par les organei , on épronve une eomaiotton oootimie , qui te Uit aentir dam le main, dans le bras, etc., selon le degré d'énergie de rinstmment. La commotion est oonttnne, perce que la pile se recharge eUe-«ém«. Quand le nombre des paires ne snrpasse pas cent, et que U snr^ face de chaque élément n'est fias au-dessus de 4 |iooces carrés , cette commotion est reçue eans le moindre danger, et même on est obligé de se mouiller les mains afin de rendre la communication plus parfaite. Hais il n^en serait pins de même si les plaqnes avaient des surfaces beaucoup plus considérables, si elles a^ent, par eiemple, un pied de cété.

On a fait de nombreuses ezpérieaoes sur les effcta thérapeutiques de la pile. On a essayé Faction de cet instrument contre les rhumatismes, les paralysies , etc.; mais on a obtenu peu de résaltate satisfaisons.

On a remarqué qde des courons électriques nppellent qnelquefob à la vie des animanx aspfafyxiés depuis plus d'mie demi^enre , raniment les fonctions digestives suspendues par la section des nerfs qui se rendent à Testomac, excitent des mouvemeos |H;ristaUiques dans certains vaisseanz , etc. (H. W. Philip.).

M. L. Nobai {ÀMH. de Ch. et de Ph., t. 44, p. 60) vient de faire un grand nombre d^ezpériences qui l'ont çonduK à penser que des courons interrompus pourraient produire de bons effets dans la paralysie, et des courans continus dans le tétanos. (I^syise les ouvrages de physiologie.)

416. £fprtê ohmiquêê de iapOê. L'invention de la pile Toltalqne a été la source des plus beUea découvertes. Cest par le secours de cet ingénieux instrument que la nature des terres et des oxides a été dévoilée. Il n'est pas de substance composée dont une pile ne puisse désunir les élémons.

Nous indiquerons successivement la décompoei* tion de l'eau, des oxides, celle des acides et des sels.

417. La première application qu'on ait faite de la pile à la chimie est due à HH. Garlisie et Ricliolson. C'est la belle expérience de la décomposition de l'eau.

Le petit appareil en nsage dans les cours est fort commode pour cette expérience. Il est représenté dans la fy, M6 ; c'est un entonnoir de verre dont la petite ouverture reçoit un bouchon , à travers lequel on a fait entrer deux tubes de verre ; ohaque tube sert d'enveloppe à un fil de platine; les fils de platine, les tubes, le bouchon, tout est scellé a\ec de Is cire d'Espagne, Les deux fils sont tournés en<crochct à l'estérieur, et s'élèvent parallèlement

l'un k l'antM dena l'enlenneîr* On iwpliC Vminnoir d'ean , et Ten r e eens i e ohoqne il d'une petiâe cloche remplie dn même liqoîde. On fait esomsaiqnerobeqne fil de platine par son ciechsteitériNr à une extrémité delà pile, et ledégagsmsntéegu cemnsence anmitM ; roxigène part dn fil positif et l'hydrogène dn fil négatif; senlsmant il est bon d'ajenter à l'eau de Tentonnoir un peu d'acide nlfurique , afin d'en augmenter la propriété cowfaKtrico. Si l'on mesure le volonse des gas, on Iroofcn deux fois autant d'hydrogène que d'oxigèoe;c«t là, en effet, le nppert de ces gas denarwu. U se faut pas si^titoer aux fila de platisMdes fiU de fer, ou d'autre métal oxidable , parce qu'une psriie k l'oxigène entrerait en oombinaison.

n résulte des ex p ér i enc e s de Ui. Gay-Losne et Thénard que le dégagement de gesest presqaeBsJ,si l'entonnoir est rempli d'ean bouittîe et pur6,et4(a'ai général le dégagement est d'autant plw sbonduit que It quantité d'acide eu de sel que ce liqside renferme est pins considérable. On sugmeats escorele dégagement de gas en élevant la tempéntsre dn liquide.

418. La seconde appUcatton importante i été faite par H. Cruikslianks. Ce aavant ayant répété l'expérience do Carlislo et Rioholson, en Bèhot à l'eau de l'acétate de plomb , du sulfiite de coim , vit le fil négatif se couvrir de petites aiguilles oé^ talUques. L'oxigène de l'oxide se portait s l'eitrémité positive avec l'acide qui tenait le aiétil es dÎMolutiott. L'eau de hi dissolution était aasii décomposée.

Le courant de la pile désunit égalesMut les élémons des acides et des oxides libres.

L'aeide sulfuriqne concentré , /Sy. 854, soimis à Faction de cet instrument, laisse dégager soa oiigène à l'extrémité positive, et dépose son soofie à l'extrémité négative.

Si Ton répète la même expérience aveeoo hydraoide, l'hydrogène se dégage tonjoen à Teitiémité n<^ative, tandis que le corps aoidifiiBt se rend libro à l'extrémité positive. Ainsi, rscide hydriodique est décomposé aussitôt qu'il est soumb an courant voltalque; l'acide hydrochloriqoe ny résiste pas non plus bien long-temps. Le chlore, avec sa couleur verte , apparaît à Teitrémité positive, et l'hydrogène à l'extrémité négative. Si i'o" soumet successivement de racide sulfurîque concentré et de Tacide hydrosnlfurique à ractioad'sM pile , dans le premier cas le soufre se porte as pôle négatif , et dans le second au pdle positif; d'où Too voit que , sous rinfluence de la pile , le même corps ne prend pas toujonn la mémo électricité.

419. U plus belle applicaUon , la pins fécood« en résultats qu'on ait faite de la pile , est Is décomposition des alcalis. Cette décoo verte, dse I sir H. Davy , a singulièrement contribué à TsTancement de la chimie. Ce célèbre chimiste ajsntiait agir la pile sur les alcalb (la potasse et la soode). vit l'oxigène se dégager au fil positif, et le métil

IFflTS CHIIIQVIS.

I 61 DégAtif.

Cet méUnz déeompoêmd Vwa •( Feau à la tenpératore ordinaire, et même, le poUsainm (néUl de la

potasse), jelé dans Teaii , y iirûie avec kuoiére ; la chaleur qa'il produit détemûne la combustion de rhydrogène an contact de Tair. Cest eetto grande affinité pour Toxigéne qui faisait qu'on ne pouf ait recneillir <pie des atomes de ces substances. On doit à M. le doctonr Seebeok nn moyen fort simple de tes défendre dn contact de Tair : il consista à unir te poiaseinm ou le sodium au mercure , i mesure qu^il est désoxidé. A cet effet, on coule nn peu d'bydrate de potasse ou de soude , de manière à lui donner la forme d'un Terre de montre. On remplit cette csoupelle de mercure , on la pose sur une plaque métallique; on lait communiquer le support de métal nirec le fil positif, et Ton plonge dans le Burcure le fil négatif* On a soin d'humectar Fhydrata, afin d'en augmentarU propriété conductrice. Il faut une pile assea énergique, i'oxig^e de l'hydraie et celui de l'eau se rendent au fil positif, rhydrogène se dégage au fil négatif, le métal se porte an mime fil , et s'unit au «ercnre. Sk l'on feat seulement rendre la décomposition sensible , on jette an bout de 6 à minutes le mercure dans an verre d^ean, et l'on Toit à l'instant l'hydrogène de ce dernier liquide se dégager. Au contraire, Tcut-^m recneillir ta métal , on donne à l'expérience plus de dnrée ; on jetta de tamps à autre l'amalgame dans Thnita de naphta , ot l'on renouTelle le mercure. Quand on s'est ainsi pEocuré une suffisante quantité d'amalgame , on le distille dans une petita conme do vcne; Phnita et le mercure se Totatiliunt; le petasatum ou ta sodium resta dans la cornue. U nons paraîtrait uèita de faire arriver nn coop rant d'hydrogène sec date ta oomne; ainsi, l'on dëfcndiait le métal de l'action de l'air.

fies expériences anatagoes ont démontré à M. Buvy ot à M. fieebe^ la eonqiosition des antres alcalu.

On n'est parvenu , même avec les piles les plus puissantes , qu'à séparer de très petites quantités de métal. MM. Gey-Lnssac et Thénard, oprès la dé co u v e rte de M. Davy, ont obtenu, par ta secours seul des alBnités chimiques, ta potassium et ta sodinm on quantité asset considérable pour qn'on paisse employer ces métaus dans les analyses Comiques (voyes Ckkmê, art. PptaMitm, t. 2).

Avant ta décempositîott des alcalis , MM. Benélioset Hitinger (Jjm. de Ch,, ftl) avaient fait servir la pile è ta sépùation des élémenf des soldes, des self et mémo des csides métalliques. Ces savans chimistes suédois avaient remarqué que ToKigène et les ooidee se portant an fil positif, tandis que Vhydrogène, les ataalis et les métaux se portent au ttuégatif.

420. Une particularité bien remarquable dans ces décompositions, c^est le transport des substances soumises i Taction de la pile. Ainsi, qn'on remplisse on siphon de sulfste de potasse et un second

siphon d'eau pore, qu'on joigne ces denx siphons par nn peu de coton mouillé {fig, 262), au bout de quelque temps le siphon qui communique an fil positif ne renferme que de Facide aulfurique , et ta potasse a passé complètement du côté du fil négatif.

Si Ton remptace le sulfata do sonde par dn nitrate d'argent, et que ta fil positif ptange dans le sel , l'oxido métallique est décomposé, et le coton se couvre d'une multitude de parcelles d'argent.

On peut rendre encore l'expérience plus ooriense. Au lieu de deux siphons , qu'on en emploie trois, et qu'on metta du sulfate de potasse dans celui du milieu , et de l'eau distillëe dans les deux autres ) le mémo résultat sera obtenu après quelque temps, et tout le sel sera décomposé.

ies réactili les plus sensibles ne sontpas affectés par ta passage des substances soumises au courant électrique; ainsi, l'acide aulfurique taaverse U teinture de tournesol sans la rougir; il traverse égaloment l'ammoniaque, ta potaseo, sans s'y unir.

Sir M. Davy a reoMcqué que Paoide snlfivique est arrcté par ta baryte, et réciproqaement. Mais le transport complet aurait encore nécessairement lieu avec une pile puissante.

421. Les phénomènes chimiques de la pile sont encore enveloppés de quelque obscurité. Yotci diverses explications qui ont été proposées.

lo Quand on met les deux fils d'une pile en contact avec un corps qui peut être décomposé par cet instrument, on suppose que les molécules de ce corps se mettant dans un état opposé d'électricité , puisque les unes se portent an fil positif, et tas autres au fil négatif.

Dans Teau , par exemple , toutes les molécules d'oxigène placées sur le courant électrique preunent l'électricité négative , et les moléonles d*bydrogène Félectricité positive {fy, 263). La dernière molécule d'oxigène se dégage à l'état de gaz ; il en est de mémo de la dernière molécule d'hygrogène. Les moléoules intermédiaires se réunissent pour former de l'eau (1), Cet effet se répète pendant tout le temps que le courant voltalque est maintenu. (Grotthns, ^n». de Ch., t. 68.)

2» M. Biot suppose que tout liquide conduotaur placé entre les deux pôles d'une pile , se partage en deux portions , douées d'un état électrique particulier, et que tas élémens de l'eau, ayant des élccr tricités oppooées, tendent à se rendre dans la porUoi^

(i) Comaïait concilier cette nplSoatioa avec l'expé-^ rienoe suivante.

Si l'on lait plonger ta fil 4* <l*9i an ael, dans da sulfata de tiao oa de cuivra par exemple, st le fil —dans l'eaa, les deux liqindes étant séparés pv une vessie, on verra l'oxide a&étallique s'aociunuler an pôle — . Les décompositions etlesrecompositioosqa'adaiet M.Grotthus ne peuvent pas avoir lien iei.

GALTAKISn.

da liquide (joi poMède one dleelrîcité oontnire k le leor.

M. Biot fonde son explication paKteiilièrenient sur ce foit, que lorsqu'on réunit les deux pôles d'ane pile par le moyen d*nn siphon plein d'une dissolution saline, de sulfate de soude parexemplej teint par du sirop de tiolettes , la portion du tube qui est en contact avec le pôle 4* devient rouge, et celle qui est en coataet avec le pôle — devient verte.

Cet effet n'est-il pas le résultat de l'action directe de l'alcali et de Tacide rassemblés, l'un au pôle —, l'autre au pôle + ? En effet, si l'on paHage le siphon en trois portions par deux vessies disposées transversalement , la couleur de la partie dn milieu ne sera pas altérée.

Cest le liquide en eontact avec chaque pôle, qui est décomposé, puisque si l'on met du suUate de sine dans la portion du siphon du milieu , et de Thydrochlorate d'ammoniaque dans les deux portions extrêmes , le sel ammoniacal est seul décomposé*

Bans cette explication, comme dans celle de Grotthus, l'effet de la pile devrait être d'autant plus grand que la force répulsive aut extrémités des fils serait plus considérable. Ainsi , la décomposition de l'eau pure devrait être plus facile que celle du même liquide rendu plus conducteur par la présence d'un acide; les deux fils opposés de deux piles différentes et isolées devraient décomposer Peau dans laquelle ils plongent : ce qui est contraire à l'expérience. Il faut en conclure que le passage du courant électrique à travers les molécules d'un composé lavorise la séparation de ses élémens. Cependant nous ferons remarquer que H. Faraday annonce avoir reconnu récemment qu'un pôle seul décompose un liquide (l'un des élémens désunis se porte alors à l'autre pôle).

30 M. de Larive demande si Ton ne pourrait pas considérer les deux courans comme agissant sur les molécules des corps; le courant qui sort du pôle 4entraine Thydrogéne et les bases à travers le conducteur liquide, et les abandonne au pôle— en entrant dans le conducteur solide. Le courant parti du pôle — agit de même, entraine Toxigéne et les acides.

Si l'on réunit les deux pôles d'une pile par un liquide, des courans s'établissent dans ce liquide, comme on s'en assure à l'aide du galvanomètre. Si l'on sépare perpendiculairement à la direction du courant, la colonne liquide par une lame de platine, il y de chaque côté de cette lame dégagement de gat; quand le courant est énergique, la quantité do gax dégagé reste la même aux deux pôles.

Si l'on réunit par un fil métallique deux parties de liquide dans chacune desquelles plonge uu des pôles d'une pile , il 7 a alors quatre pôles , et le dégagement de gai a lieu aux extrémités du fil comme aux pôles.

4» H. Ampère â prapoaé mie ciilfeexptieilii».

Pour la ooDcevoir, il lant d'aberd adoMtlnqae les particules des corps sont dans un étstpemuat d'électricité , état qui «st ponHf pour 1m vieiet méffuHfpowr les autres. Les alcalis et l'hydrogèofl sont dans le premier cas , les acides et Voiiç,nt dans le second.

Si ces particules ne manifestent meus ligne d'électricité quand elles sont isolées , c'at pira que celle qui leur est propre doit, d'apréi les loi) i ordinaires des actions électriques , décomposa le fluide neutre qui remplit l'espace antoor d'eUes, repousser rélectricité de même noor, attirer le , fluide de nature opposée, et former aiosideee 1 dernier une petite atmosphère électrique aalonr de leurs particules , telle que , son action è disUnceie trouvant égale et opposée à celle de Télectricité propre à ces particules, cette action s'oppose i toaU 1 décomposition ultérieure du fluide neutre eoTinonant (n» 871). Chaque particule est alors dans le cas d'une bouteille de Leyde dont les parois fcnicnt très aiaces.

Supposons maintenant qu'on mette en contact des particules d'oxigène et des particules d'bvdr»* gène , et que , par une élévation de tenpérstaicM de tou^ autre manière, on fasse coniianm(|iia l'électricité positive libre qui entoure les particalei d'oxigène avec Télectricité négative libre qoi entoure les particules d'hydrogène, ces deux éleHricitésjse réunissant, formerontdu fluide neutre; elles électricités propres de l'hydrogène et deroiigéne cèssantd'ètredissimulées, les particulesde ces corps se combineront pour former de l'eau. Il «stérident que chaque particule d'eau se condain conne n'ayant aucune électricité, siles quantités de floide des particules d'oxigène et d'hydrogènesootdins on rapport convenable pour qu'elles se dissimnleol complètement, et il n'y aurm auouim tendanoediBS la particule d'eau pour décomposer le fluide aentic environnant.

Dans les circonstances où le corps éleelro-oégi' tif est en excès , le composé sera électnHiégititi c'est le cas des acides ; leurs particules soot ca* tourées d'une atmosphère positive ; les alcalis , » eootraire , renferment un exoès de particoies âeetro-positives et sont éleotro-positifo , et les st««* phères de leurs particttles sont négatives. Lestlo*^ et les acides pourront, par leur réunion, dooser des sels neutres, des sels éleotro-négatibetdes sels électro-positifs.

Dans cette hypothèse, on voit bieu poorqooii >■ moment de la combinaison d'an acide et d'mtal' eoli , le courant électrique dons le fil coadaeteor semanifestedsI'ncMbdl'albali. Les deux atoiosplières électriques de nature contraire se rénnisseot en partie dans le liquide, et en partie par le coednctcnr métallique, qui leur offre un passage pies bcile^

On voit avec la même liacilité pourquoi , dans les décompositions chimiques, les particules d'oxi^' et celles des corps électro-négatifs se poiteot a

EFFWS HÉCAHIQtES.

PeiMaiitë positiTe de h pîlei tandis qiie celles iThydrogèiie et des corps électro-positifs se portent à l^eitréniîté opposée. On comprend encore comment le oomrent électrique, déterminé par le simple contact d'nn alcali et d^un acide solides , est difTéreot de ceini qoi se manifeste dans leur combi- Dsison. Une partie des atmosphères électriques se combinant, dbacnn des deux eorps décompose le Inide netrtre da fil métallique qui établrl la com- AMmieation entre les parties non en contact , et attire à lui Télectricité contraire à la sienne. G^est ce qoi se passe , par exemple , dans le contact de la potasse cm de la chaux solide et de Tacide oxalique oa citrique également solide.

42a. Eft*9 mieaniquM. hd,û\ poêiiif devint pile possède une fim^e d^impulnon vrs U fil négatif. 1. Poiret jeune Ta découverte {Afm, de Ckim. tt dePky9,fi.2j p. 137) de la manière suivante : il partage un vase en deux parties par une cloison perméable , par une vessie , par exempte ; il remplit fnne des parties d^eau; dans Tautre, il verse quelques gouttes du même liquide. Il plonge le fil positif d^nne pile dans la première , et le fil négatif dans la seconde \ en moins d'une demi-heure le niveau est le même dans les deux parties ; et ensuite le niveau s'élève dans la partie communiquant avec le fil négatif à 8/4 de pouce plus haut que dans Tantre partie. Ot effet est obtenu avec une pile assex faible ; il serait sans doute plus marqué avec un appareil plus fort. H. DeUrive a remarqué que Teffet n'a plus lieu quand on rend Teau acidulée.

H. Pouillet rapporte une expérience qu'il a faite, et qui est Tinverse de celle-ci : il remplit de mercure un siphon jusqu'à la hauteur de 3,6 ponces environ ; il verse dans Tune des branches une dissolution saline; il plonge dans celle-ci le fil négatif, et le fil positif dans Tautre branche. La disaolotion saline se glisse peu à peu entre le mercure et le verre, et passe en totalité dans la branche dans laquelle plonge le fil positif.

H. Erman avait remarqué dès 1608 que des globules de mercure soumis au courant de la pile prennent un mouvement de rotation très ropide.

H. Davy a vu que si Ton fait plonger les deux fils d'une pile dans un large vase contenant quelques globules de mercure , et de l'eau contenant 1/2000 de sulfate de potasse, on voit ceux-ci éprouver une vive agitation et s'allonger vers le fil négatif.

Des fragmens d'alliage de potassium ou de sodium, jetés sur un bain de mercure sec ou couvert d'eau, éprouvent aussi des mouvemens gyratoires. Hse fonne alors une pellicule noire qui jouit de la propriété singulière d'être attirée par une tige métallique quelconque plongée dans le bain jusqu'au contact du mercQre, et par le fil positif, tiédis qa'elle est repoussée par le fil négatif. ( M. 6érolas.)

1. J. F. W. Herschela poussé ses recherches sur ce sujet beanconp plus loin. Voici les principaux résultats qu'il a obtenus :

lo Quelques grammes de mercure sont placés dans un vase en verre ou en porcelaine , et recouverts d'une couche d'acide sulfurique d'un quart de pouce environ d'épaisseur. Si l'on plonge les deux fils d'usé pile très faible dans Tacide , le mercure éprouve à l'instant une violente agitation ; si les deux pôles sont aux côtés opposés du mercure, mais à une certaine distance , on voit le globule ^'allonger, et l'on voit une foule de coprans se diriger sur la surface du mercure , du fil négatif au fil positif. Si les fils forment un triangle avec le globule, celui-ci tourne sur lui-même en se dirigeant vers le fil négatif, auquel il finit par s'attachet ; enfin , si Tun des fils est tenu verticalement au-dessus du mercure, on aperçoit des ondulations circulatrices.

Des efi'ets analogues , à Tintensité prés , sont produits avec les auUes acides et avec les dissolutions salines. Les dissolutions alcalines concentrées semblent paralyser les mouvement du mercure.

Duos plusieurs liquides, et spécialement dans les nitrates , il se forme deux courans, l'un du pôle négatif , l'autre du pôle positif.

Du mercure parfaitement purifié n'éprouve aucun des phénomènes décrits; et la liqueur n'est aj^itée que par les bulles qui résultent de la décomposition de 'l'eau ; mais la présence d'une quantité très petite de sodium ou de potassium, par exemple 1/1000,000, sufiit pour lui donner une grande activité. Le zinc, le plomb, le fer et l'étain jouissent de la même propriété , mais à un degré moindre. [Ann, de Chim. et de Phys. ^ t. 28 , p. 280.)

K. Dutrochet a désigné sous le nom d'endoe' mose ( 1) un phénomène qu'il a découvert et qui a probablement un grand rapport avec celui de Porrett.

M. Dutrochet a api>elé endosmomètre l'appareil qui lui a servi dans ses expériences. Cet appareil consiste en un tube de verre m n {fig. 248 6m), terminé par un réservoir évasé; et fermé par une vessie. Supposons qu'on remplisse le tube m n et le résprvoir s c d en partie d'alcool, et qu'on le tienne suspendu dans un vase rempli d'eau , on verra le liquide monter graduellement dans le tube ]» m, et si ce tube n'a qu'un demi-mètre de longueur, le liquide, après vingt-quatre heures, déverse vers le sommet.

Cette expérience réussit avec l'eau et l'eau gommée, l'acide acétique, l'acide nitrique, et surtout Tacide hydrochlorique. 11 n'y a pas endosmose d'un liqnidc au même liquide; certaines membranes végétales ou animales, des plaques de terre cuite et d'ardoise jouissent de la même propriété que la vessie. H. Dutrochet pense qu'il y a dans le contact des deux liquides et de la membrane production d'un t|)Ourant électrique , qui entraine le liquide du pôle positif au pôle négatif.

, ( 1 ) Oemoe, paUion j endasmoê, iapalsioa ; mose, de ex^ et d'ofmoj, expulsion.

exos'

GALVARISH.

Plusieurs physioleosont wu dans eet eipérieiicflt un phéBomèiM de TÎscosité.

423. Deui fils condacteurs s^atUreni ou se repoussent, selon que les oovmns qui les perooarent "vont dans le même sens ou en sens opposé. L'eoCion d'un fil conducteur aimante on fil d'acier, etc., etc. ( V^ytM les Phénomènes électro-dynamiques).

424. Sir H. Da^y a fait, il y a quelques années (18S4), une belle application de la sctenee, en trouvant le moyen de soustraire les feuilles de cuivre du doublage des Taisseaux à Taction eorrosive de Teau de mer. On sait que cette action est telle ) que souvent un voyage de quelques mois nécessite des réparations considérables. Le cuivre, métal positif, s'empare d'une partie du cHlore des chlorures de Teau de mer , et l'oxigène de Tair^s^unitaux métaux (sodium, magnésium) des chlorures. Le cuivre se saisit du chlore parce qu'il est positif; mais si on le rendait négatif, en le mettant en contact avec un métal plus positif, son action smt l'eau de mer devrait être nulle , puisque la destruction a particulièrement lieu par suite de sa combinaison avec le chlore, corps essentiellement négatif. C'est ce que sir H. Davy a constaté en appliquant sur les feuilles de cuivre des laipes de sine , de fer ou de fonte.

Quel rapport doit-il exister entre la surface du métal protecteur et la surface du cuivre ? L'expérience indique qu'il peut varier de 1/40 à 1/150. Ce dernier est cependant préférable : le cuivre , devenant trop négatif par le contact d'une lame de sine ou de fer de 1/40 de sa surface, attire les oxides (magnésie , chaux , etc.), se couvre d'une croûte blanche, de végéUtions, etc. Il est cUir que le métal protecteur doit être renouvelé de temps à autre. On a mis en France, en Angleterre, etc., cette belle application à profit (1). Hais on a reconnu que le cuivre se charge de chaux, de magnésie et d'une grande quantité de coquillages , telle que le mouvement du bâtiment en est ralenti. Il doit exister cependant un rapport qui mettrait le cuivre dans un état positif t)n négatif, tellement faible, que la destruction du doublage soldait de beaucoup réduite, sons que des coquUlages, etc., s'attachassent aux bàtimens. H. Ed. Davy a conservé des câbles de vaisseau dans l'eau de mer, en les joignant à un morceau de sine. H. le capitaine Borne a proposé, il y a long-temps , de conserver par le même procédé les boulets, etc.

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