ACTIONS DE LA TEUŒ
a bel de ayant des conrans en sens contraires , ne oontriiraent pas à la rotation de l'appareil.
2o Un conducteur horisontal (fig. 336 ) qui ne peut se raouToir que parallèlement à lui-même, est toujours jeté (dans lliémisphère boréal) par Taction du globe à la gauche d'un observateur, qu'on suppose placé dfos le courant de manière que ce courant aille des pieds à la tète de l'observateur, et que celui-ci ait la £ice tournée vers le globe terrestre , quel que soit d'ailleurs l'asimnt du courant. Si, par exemple^ le courant «t dirigé de l'est à Touest, on obsenre qu'il se porte au midi ^ et comme il est nécessairement aUiré dans ce cas par le courant Doyen équivalent à tons les courans terrestres , puisque ce eoorant va de l'est à l'ouest, il s'ensuit que ce dernier est placé au midi du lieu où se fait l'expérience.
Chacune des pointes « et y plonge dans une coupe pleine de mercure. On déûgne le sens du courant en supposant la pointe y plongée dans la coupe poettive. Il est visible que les actions exercées par la tene soi les deux branches veKicales sp a,y hj se détmisent , et que le mouvement qu'on observe est produit par la seule branche horisontale ab.Oa met le conducteur dans un plan sensiblement vertical au moyen du contre-poids s'. Daîis cette eipérience, la branche a 6 est ton joun portée i gauche du courant avec la mèmeforoe, dans quel» qae axîmat qu'on ait placé l'appareil, résultats conforme h ce que donne le calcul. Si le courant va de l'ouest à l'est, il est repoussé au nord par le courant
S* Un conducteur horizontal (fig. 341 ) mobile autour d'nn axe vertical passant par une de ses extrémités, tourne, par l'action de la terre, d'un mouvement continu qui a lieu dans cette direction, est, and, oneet , nord , lorsqu'il va de la circonférence an centre, et en sens oontrairo quand il va du centre à. la circonférence ; il résulte encore de cette expérienoe, et de cfl|que nous avons dit o9 470, 3o,que le courant moyen eat au sud du lieu de l'expérience. - Dans cet appareil le cercle cet entier, Tun des deux rayons ou les denx rayons peuvent être conducteon. Dans le dernier cas , la vitesse est double. L'expérience sefait comme celle de la page 197 . Les courans dans le liquide sont ici sans influence, puisque tout est symétrique de part et d'autre du rayon du cercle.
4o Un oondnctenr mobile {fg* 343) autour d*uu axe vertical , et formant un circnit plan et presque fermé, prend, par l'action du globe, une situation telle que la partie où le courant est descendant se porte à l'est, et celle où il est ascendant à Touest.
Les mouvemens du cercle fy. 343 sont, dans certaines dispositions, gênés par ce mode de suspension ^ mais on peut remédier à cet inconvénient en remplaçant le cercle fig. 343 par le 4M>nducteur mobile ji^. 344. L'anneau a b donne passage à un condnctetfr PB8 venant d'une des extrémités de la pile qni supporte la coupe iSdans laquelle plonge la pointe # sur laquelle doit tourner ce couductour.
La petite coupe 4, à laquelle se termine le fil de cuivre dont est formé ce conducteur mobile , et qui par la pointe s, contient du mercure où plongo un fil de cuivre d o attaché , à l'aide de la pince d^ à un fil conducteur qui communique avec l'autre extrémité de la pile. Ce nouveau mode de suspension permet au cercle de tourner dans tous les sens; et en changeant alternativement le sens du courant, on pourra même lui imprimer un mouvement de rotation continue.
Ô» Si l'on forme une hélice avec un fil conducteur fig, 347 , et que l'axe horisontal de cette hélice puisse tourner autour d'une ligne verticale passant par son milieu, chaque anneau de l'hélice se dirige comme le circuit dont nous venons de parler , et Taxe de cette hélice, qui est sensiblement perpendiculaire au plan de ses anneaux, se trouve dirigé du nord au sud dans le plan du méridien magnétique^ de manière que la partie de l'hélice où les courans descendent regarde l'est , et celle où ils montent Touest.
ConducUwê atUUiquês.
480. Dans les expériences sur l'action mutuelle des condncteura , il arrive, lonqu'on ne prend aucune précaution pour prévenir cet inconvénient, que Taction de la terre sur le conducteur mobile altère et peut même déguiser entièrement les effets produits par le conducteur fixe ; c'est ce qui a porté M. Ampère II construire des conducteun mobiles qu'il a nommés (utoHqueê , et sur lesquels Faction de la terre est nulle, parce qu'ils sont composés de parties égales et symétriques, sur lesquelles les courans terrestres agissent en sens contraires avec des forces égales, la grande distance où ces courans sont de l'appareil empêchant qu'il n'y ait une difi'érence appréciable entre ces actions. Le courant fixe, au contraire , étant beaucoup plus près d'une des deux portions symétriques que de l'autre, exeree snr celle qui en est le plus rapproché une action bien plus grande que sur la plus éloignée, et on peut facilement observer les effets de la première de ces deux actions , qui ne sont que peu altérés par les effets dus à la seconde.
Ainsi dans le conducteur mobile (fig, 332), le mouvement de Télectricité ayant lieu dans le sens s ahodefghiy,le courant est descendant dans la partie c d,ti ascendant dans la partie g h} elles tendent donc à se diriger avec des forces égales , l'une vers l'est , et l'autre vers Touest. De même aussi , l'action des courans horisontaux dêtthi est contre-balancée par l'action des courans opposés b c fg. Quant aux parties ahei ef, comme elles so trouvent dans l'axe de rotation , il est inutile d'y avoir égard.
En général , pour rendre un conducteur mobile astatique, quelle que soit la figure qu'on se propose de donner à la partie sur laquelle on fait agir le conducteur /S«>e ^ le moyen le phii simple et c«)lui
PniflOltiaS iUtCTtO-DTlIAUQUES*
qa*OD emploie génëralenDent cotititte )i faire en sorte qu"*!! se trouve dans ce conducteur une entre portion égale i la première , et que le courant traverse en sens opposé. Cest ce qu^on voit dans les conducteurs mobiles représentés fig^ 333 , 834, 336,338.
De VAmumUaùm prodidiê par l«$ eourom éUe~ triques.
491. Peu de temps oprès avoir fait ooonaitre à Puris la découverte de H. (Krstedt, M. Arago observa que le fil conducteur d*une pile de Volta se charge de limaille de fer, comme le fait Taimant , et que celle>ci se détache aussitôt que la commuujcution est interrompue. Cet effet ne <foit pas être «itribué à une action électrique ordinaire, puisque rezpérience ne réussit pas avec la limaille d'une «ubstance non magnétique. De plus , il reconnat iiue le fil ne communique au fer qu^un magnétisme fugitif, tandis quUl communique à Tacier un magnétisme durable; que Taimantation est déterminée dans une direction perpendiculaire k ce|le du courant , c^est-i-dire dans la direction que prend Taiguille quand elle est au-dessus on au-dessous du courant ; et que deux fils d'acier parallèles, formant un angle droit avec le fil conducteur et placés à des distances égales de part et d'autre de ce fil, aoquiè» rent un même degré de magnétisme.
M. Arago , en pUiçant une aiguille d^acier dons rbélice imaginée par H* Ampère, obtint des aimans dont les pôles se renversaient si l'on répétait l'expérience en changeant la direction du courant. En introduisant un fil d'acier dans plusieurs hélices formées avec un mèote fil conducteur et tournées allernativement en sens contraires , il doqna nais* sauce à des points conséquens. Placés hors ^des hélices , les fils d'acier s'aimantaient k peine. Ils doivent d'ailleurs dans ce dernier cas s'aimanter en sens contraires. M. Arago fit d'abord ces expériences avec uncoiurant continu ; il montraensnite qnel'é- Icctricité ordinaire , passant par étincelles i traders les mêmes béliceS| aimante également le fil d'acier.
M. Sturgeon de Wolvrich, M. HoU, et enfin M. Henri d'Albany (Amérique) , M. £yke ont produit des aimans artificiels qui supportaient jusqu'à deux mille livres par ce procédé.
492. Tous ces faits particuliers se réduisent à un seul fait général^ savoir, qu'une aiguille d'acier uon aimantée , placée dans un s^oiénoide parcouru par un courant électrique instantané, présente, lorsqu'on la retire , précisément les actions attractives ou répulsives que présentait le soléooîde luimême, à regard soit d'un fil conducteur, soit d'un autre solénolde, soit du globe terrestre, et que c'est à ces propriétés que cette aiguille doit d'être un véritable aimant , en sorte qu'on est naturellement porté a croire, comme l'a établi M. Ampère , (|ue les aimans doivent toutes leurs propriétés à des courans électriques tournant autour de leurs mo-
léeules comme ils toarnent dans nn solénolUe, et que la réunion de tons ces courant fomant l'aimant agit comme nn solénolde qni aurait ses extrémités aux deux pôles de l'aimant. Cette théorie, qoe l« fait générât qne nous Tenons de citer rend déji très probable , acqntert toute la ceftitn^e dont sogt susceptibles les théories physiques qnind , en calculant d'après la formule par laquelle V. Ampères représenté l'action de deux élémens de fils condnoteurs, celle que doit exercer un solénoide, foitsnr un autre solénolde , soit sur nn élément de fil cosducteur, on trouve précisément les mêmes loii<|iH l'expérience a données à Coulomb pour ractîoa mutuelle de deux aimans , et à IM. Biot et SaurI pour celle qu'un aimant et un élément de fil conducteur exercent l'un sur l'autre. Ces cslcvb ne pouvant trouver place ici, nous renvoyées le lecteur aux ouvrages de H. Ampère sur ce'sojet, et particulièrement à celui qui a pour titre JUeri» maMmaUquê dêt PUmmèmM ^êcir9'A/Mm^ , muqwmmtdédmiê de Pwpirûmcê,
493. Il y a deux manières d'expliquer rsimaBtition par le eourant voltaîque.
On peut supposer que dans les molécules dafei doux , les courons éUnt dirigés dans tous lei leos, l'effet extérieur est nul. Dans cette hypothèse, le courant Toltaîque ne ferait qne donner à toni les courans moléculaires une direction commnne t on bien on peut supposer que les courans ne préexistent pas dans le fer, et que le oonrantvoHalqoeon la présence d'un aimsnt leur donne naissance.
Pour savoir si cette seconde hypothèse eftsdobsible , il faut voir si un courant voltalque peut en produire d'autres. Pour cela, M. Ampère a snspeo* un anneau de enivre à un fil de soie {fig. 332), et l'a enveloppé d'une sp'urale semblable à ceUe<te h fy. 340. Bientôt l'anneau a acquis la propriété d'être mis« en mouvement par un aimant. Ainsi Tune on l'autre hypothèse est admissible. H. Faraésy asisgnlièrement agrandi le sujet des conrsns produits par influence.