‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 85 sur 96 · MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE

700. On comprend anjonrd^iiî , sont le nom de ni téorologie, tons les phénomènes atmosphériques et tons les phénomènes terrestres, dépendant de Taction de la chaleur , de la lumière, de réiectrictté et du magnétisme. ,

On s'occupera d'abord delà pluie, de la neige, de la grêle , de la rosée, des brouillards, des vents, des aéroltthes, de Taurore boréale, etc. On parlera ensuite des températures des climats, des lieux profonds ou élevés, etc.

710. On peut en général concevoir la formation de la pluie de la manière suivante : soient deux masses d'air saturées à des températures inégales, on trouve que le mélange est sursaturé et qu'il doit laisser précipiter de la vapeur.

Supposons qu'on ait pris sur no axe A X des quantités proportionnelles aux températures, et qu'on ait éle^é sur cet axe des perpendiculaires proportionnelles aux élasticités de la vapeur , la ligne passant parles extrémités de ces perpendiculaires sera une courbe , convexe vers Taxe À X\ elle représentera Télasticité de la vapeur d'eau. Cette courbe sera telle que si l'on abaisse d'un point B hi perpendiculaire B C, celle-ci sera l'éUsticité f et ii £7 la température , t correspondante. De même pour le point D on aura J) E=.f et il £7 = 1*. Soit maintenant un volume d'air saturé de vapeur à la température f, un volume. F* saturé à la température f.

Si Ton néglige la faible différence entre la capacité à < et la capacité à I', si Ton suppose de plus que la somme des volumes est la même après qu'avant le mélange, on aura la température du mélange s=:

vt+rf vf+rf

■■■ = #, et l'éUsUcité = ==

Fy or cette élasticité est trop considérable et conséquemment il doit se faire une précipitation de vapeur. Pour le démontrer, il suffit de faire voir que

vf+rf

/'correspondant à ii /*=• est é|^ale à

En effet, menons B K parallèle kAX\OF=zOL

+ F £' = i9 C+ ^ £ = /*+&£. Les trianglei B OLtXBD KàofmetAOLlDKll B LlBt DKXBL

m O L s=: DKssf^P.Blzz

DK

AF^ÀCz= ==|i^Xs=:|'-ILb

mettant toutes ces valeurs, et en Inisaxii les rédac-

vf+rf

tiens on arrive k F = .— ^— , or (7 Peà

évidemment ^ F B^ élasticité de la Tapeur à la température I.

La précipitation est d'autant plut oonsidéraUe que la température est plus élevée. Aussi, dans les pays les plus chauds et dans les saisona les pfaf chaudes , tomber t-il de l'eau en plus graiMb aboadance(Feysj plus loin).

L'explioatioa précédante de la fonwtium de la pluie suppose L'existence, des oonuBa dfair. On a remarqué, en effet, !<> gne la plnie ea^ rate sous une direction constante d«^ vent , et i^'elle est fréquente par un changement de vent ; 2o que, fous les tropiques , la saison pluvieuse arrive an Bornent où le soleil approche du ténith , époqm de la plus grande variation dea vents.

Nous avons dit que l'abaissement du baroiaèire est en général un indice de mauvais temps; le changement de pression dans l'atmosphère iodi' que une rupture d'équilibre, et conséqoemsNot des agitations plus ou moins fortes.

Il y a des étendues considérables de pays où il ne pleut presque jamais; ce sont les contrées placées dans Tintérieur des continens, et privées de montagnes ; les montagnes contribuent an mélange des différentes couches d'air.

Si , dans ces déserts , il se trouve une monUgoet elle détermine la précipitation de l'humidité, qui apparaît plus souvent sous forme de rosée.

711. La quantité d'eau qui tombe dans un mène pays varie d'une année à l'autre ; mais , quand M prend plusieurs groupes d'années , la moyenne vt-

PL0IB; ROSÉS ^ BROUaLARDS.

lie pea* Ihi «Miiit Yodà oe qaefl. Arago a remarqdépmir Parte, en ditcutant des obserTatiom con- (imiéea pendant l'espace de 180 ans.

n tombe par an 308 centimètres d'eau au Cap françaia (Saint-Domingue); «05 à Calcutta; 96 à ■ilan ; 56 i Paris ; 46 à Pétersbonrg.

Il tombe d'autant plus d'eau dans un pays , qu'il est plus près de l'éqnateur, ce qui s'accorde avec les observât ions de H. de Humboldt, qui prouvent que l'air est d^antant plus bumide, que le lien est plus rapproché de réquatenr.Ilfaut dire cependant qu'il pleut très peu dans la Basse-Egypte.

Suivant M. Gasparin, il tombe dans le nord-est de l'Europe le maximum de pluie en été , et dans le sud-ouest en automne.

Lliydromètre (instrument propre è mesurer la quantité d'eau tombée) consiste en un entonnoir évasé dont la pointe plonge dans un vase fermé (fy, 490). De temps à autre , on reçoit l'eau du vase inférieur dans un autre vase dont la capacité a pour mesure la surface de Tentonnoir multipliée par un centimètre, en sorte que le nombre de ces mesures indique le nombre de centimètres d'eau tombée dans le lieu des observations. Deux lAstrumens semblables sont placés à l'Observatoire de Paris, l'un dans la cour, Fautre au haut de l'Ob Arvatoire. L'hydromètre placé dans la cour indique toujours une quantité d'eau plus grande, différence qui tient à l'inclinaison delà pluie , qui est d'autant moindre qu'elle approche plus de la surface de la terre. On ditaussi que les gouttes d'eau qui viennent des couches supérieures, condensent de la vapeur dans les couches inférieures pins chaudes.

A égalité de latitude, !a quantité de pluie qui tombe dans un pays, est modifiée par la localité, la forme, etc., de ce pays. Ainsi les montagnes d'un pays voisin de la mer détermineront le refroidissement de l'air satnré apporté par la mèr, et conséqnemment la précipitation d^nne quantité dTean considérable. Cest ainsi qu'on explique les pintes fréquentes de la If orwège , des côtes occidentales et orientales de l'Afrique , la sécheresse des environs de Madrid. L'ait qui vient de la mer abandonne fa majeure partie de son humidité sur les sommets froids des montagnes qui bornent le plateau central de cette grande ville (1).

713. D'après Saussure, l'a vapeur, au moment où elle se précipite de l'air, se transforme en une mnltitnde de petites sphères creuses, qu'on a désignées sous le nom de vériculêê. Les nu&ges et les brouillards sont formés par un assemblage de ces vésicules. Saussure les a examinées à l'aide d^fine lentille ; il a reconnu qu'elles étaient sphériqnes; de plus, placé dans nu nuage, il a vu les particules dont ce nuage était composé flotter et

(i) Toy. l'inflaenoe dei vents snr l'éUt hygrométrique de Pair do la Sibérie. /Vao. de Géoi. de M. de - -.t. s.

voltiger dans l'air avec une légèreté qui prouvait qu'elles étaient creuses ; Saussure s>st aussi assuré que la frnnée qtii se forme dans l'air au-dessus d'un liquide noir est composée de grains arrondis et blanchâtres. On sait depuis long-temps que les ntiagcs ne forment pasd'arc-en-ciel, ce qui vient encore à l'appui de l'opinron qui les regarde comme composés de véisicules creuses.

n est asseï difiicile de concevoir comment ces vésicules dont l'enveloppe est liquide puissent se maintenir dans l'atmosphère. M. Gay-Lussac pense que les courans d'air chaud qui s'élèvent nécessairement de la surface de la terre , facilitent cette suspension. Fresnel pensait que la chaleur solaire absorbée ptté le unage, le rendait plus léger que Pair environnant (Afm, de Chim. et dêPH., t. 21) : c'est une question qui demande des observations.

Comment expliquer la chute de grosses gouttes de ploie qu'on observe par un ciel serein entre les tropiques, dans l'intérieur des terres (■. de Humboldt), ou en pleine mer (M. Becchey)?

On roH quelquefois en Europe , par un temps firoid et pur, en plein midi des petits glaçons. M. Arago engage les voyageurs à voir si la chute de la pluie à l'équateur par un 6iél pur, ne coïncide pas avec la présence d'un halos. ( Armuaùv , 1886.)

719. De la Rùaée. ^Dela geUe Hanche. L'histoire Complète de la rosée a été faite, n» 161. L'explièation de là formation de la gelée blandie , du givre , est la même que celle que nous avons donnée de la formation de la glace artificielle.

7t4. Des BteuiUarde. t» Les brouillards, en général, sont une suite du refroidissement nocturne de l'atmosphère. L'air par aon rapide refroidissement , se trouvant sursaturé , une partie de la vapeur qu'il renferme se précipite et forme un nuage. Toilà la formation dies brouillards ordinaires.

L'augmentation de chaleur qui a lien pendant le Jotir, par suite de la présence du soleil sur Thorixon, fait souvent évanouir le brouHtard formé pendant la nuit, et rend à l'air sa transparence primitive. Cela est tout simple , puisque la quantité de YBpeur que peut admettre l'air devient plus considérable à mesure que la température de ee fluide est plus élevée (no214).

8» Les lacs, les rivières , etc., présentent aussi souvent , le matin , des brouillards. L'air pendant la nuit est plus froid que la terre. Les couches d'air en contact a^eo l'eau s'échauffent et se saturent de vapeur. Le mélange de la vapeur avec ces couches d'air, l'élévation de la température les rendent spécifiquement plus légères. Elles s'élèvent, et, rencontrant des couches d'air froid, elles se refroidissent aussi et laissent précipiter de la vapeur. Le nuage résultant de cette précipitation ne doit se montrer qu'à une faible hauteur à cause de l'uniformité de température qui s'établit bientôt. De plus , on Yoit dans cette explication pourquoi la pluie ou une grande agilstion de Tatr s'oppose

iftTÉMOLOfilB.

à la formation des bronUlards &u-d««fnf de»

eaux.

Dans les régions éqninoxiales, des brouillards se maintiennent souvent pendant une partie de fannée. Ces^e qui arriva en 1786 à Babia (■. Dorta). TJn brouillard se forma au mois d'avril , eo 1780, à Rio- Janeiro , et ne disparut qu'à la fin de Tannée* S. de Humboldt rapporte aussi que Lima est souvent couvert de brouillards la moitié de Tannée, surtout le soir et le matin, et que, sur la presque totalité de la côte, ils remplacent les pluies, qui sont extrêmement rares dans ces contrées.

D'épais brouillards régnent souvent , même pendant les mois les plus chauds, sur les mers polaires^ ils sont tellement épais que la vue ne s'y étend qu'à In distance de quelques pas. La mer qui baigne les côtes du Spitsberg et du Groenland est très souvent aussi couverte de brouillards épais.

3<> Il y a aussi des brouillards plus rares , et dont la cause n'est pas bien connue. En 1783, un brouillard de cette espèce couvrit toute TEurope pendant près de deux moisj le 18 août 1821, un brouillard qui affaiblissait le soleil au point qu'on pouvait regarder cet astre è Tœil nu , fut d'abord observé, dans le comté d'Essex en Angleterre. Le même brouillard fut observé entre neuf et dix heures du matin dans le comté de Sussex. Il se manifesta à Paris, mais seulement vers six heures du soir, n. Flaugcrgues le remarqua le 94 au matin, en Danphiné; le brouillard ne se dissipa que le 30 août.

Le 22 mai , en 1822, vers cinq heures do soir, il se répandit à Paris et dans les environs un brouillard ayant l'odeur du gax nitreux \ à dix heures du soir il avait disparu.

M. Berg, officier russe, parle d'une espèce de brouillard qu'il nomme fumée. Ce brouillard paraît sortir de la mer dans les temps orageux , et s'élever jusqu'à cent pieds de hauteur. D'après ce même voyageur , le brouillard dont il est ici question ne se manifeste que lorsque la température de la mer est élevée à 26 degrés. Ne serait-ce pas un dégagement de gaz carbonique ou d'air , qui déposerait , par le contact de Tatmosphére, une partie de sa vapeur?

716. De la Ntige, Lorsque la température de Tair en s'abaissent est arrivée au degré de la congélation , les gouttes d'eau qui résultent de la condensation des vésicules dont sont formés les nnages, se convertissent en neige et forment dans leur chute par leur réunion , des étoiles à six rayons , si la cristallisation s'en opère au milieu d'un air calme ; et au contraire ne forment que des flocons irréguliers dans un air agité.

L^explication de la formation de la neige sera peu différente dans le cas où Ton suppose, avec Fresnel , les nuages formés de petits glaçons.

La neige rouge des pôles et des Alpes n'est qu'on petit clvnipignon du genre uredo.

!• U capitaine Sooroaby a observé nv^ototn, doM les régions boréales , let diverses formes qa^aifede la neige; il en compte 48. La /!^. 610 présente les principales.

On j voit en général une tendance ^en k forme à six rayons, observée depuis si loagtemps.

La neige tombe quelquefois en si grande cfuaotiié dans le nord, qu'elle couvre des habitatiosU entières. Il ne neige jamais à Téquateur.

Voyez plus loin les limites des neiges perpétuelles.

716. De la grêlé, La grêle , qui parati «Toir om grande analogie avec la ueige, en diffère surtoot par Tépoque de sa formation.

Dans Tancienne explication , on sappeseit que la grêle devait son origine à une eau de pluie dont les gouttes s'étaient congelées au haut de l'atmosphère. Ces globules , dans leur chute , rencontrsient de nouvelles gouttes liquides, dont les molécoles, congelées par leur contact, s'arrangeaient SQtosr d'elles par couches concentriques, et augmentaieat oins i leur volume.

Mais cette explication avait contre telle une di/ficulté asses grande ; c'est que Tintervalle qui ciiste en général entre la surface de la terre et les muges ne parait pas asses considérable pour que les grains de grêle acquièrent un accroissement de poids qoi va quelquefois jusqu'à cinquante grammes on davantage.

L'explication proposée par Volta est ingénieuse ; mais on manque d'observations sur ce sujet.

717. Trombe, La trombe se montre en mer et sur la terre ; tantôt elle semble sortir du sein de la mer, et s'élève jusqu^aux nuages , tantôt elle descend des nuages jusqu'à terre.

C'est une colonne d'eau conique qui tourne sur elle-même avec une grande vitesse ; elle a qeelquefois jusqu'à plus de deux cents mètres de base. Elle est très commune entre les tropiques : les navi^teurs passent rarement près des côtes de Gainée sans en apercevoir plusieurs.

Les trombes produisent des effets terribles; elles déracinent les arbres, renversent les faibles habitations , soulèvent les voitures , etc.

On peut se faire une idée des trombes par les tourbillons de poussière qui se forment tout à coup, en été, sur les routes, et qui tournent sur eux-mèsscs avec une grande rapidité.

718. ffalos. Les halos sont des couronnes lumineuses presque circulaires , qui se montrent quelquefois autour du soleil et de la lune , surtout dans les parages élevés. Ordinairement il n'y en a qu'un seul, dont le diamètre constant est d'environ 45^ i s'il s'en forme un second', il est plus pâle et le diamètre en est double. On nV pas observé de couleurs dans les halos de Li lune. Lorsque les halos do soleil sont colorés, le rouge est au-dedans, et toujours plus prononcé , Tindigo au dehors j la isr-

AteOUlHBS.

aos

geur delabaulatïolorëe, du ronga à rindtgo,.Mt de 1 degré. Sons un ciel brumeux , le halos a ordinairement une couleur cendrée.

Descartes a supposé les halos formés de petites étoiles de neige qui deviennent transparentes et conTexes par un commencement de fusion. Le phénomène serait dans cette hypothèse ramené à l*arc-en-^iel; Huyghens , de petites sphères; enfin, Hsriotte, considère les halos comme composés de petits prismes de glace, dont Tangle réfringent serait de60o.

On se rend raison du phénomène dans cette dernière hypothèse. Les prismes dont il est question doÎTent être tournés dans toutes les directions. Il y en aura nécessairement un certain nomhre qui aurontleor angle réfringent opposé au soleil (fig. 36, pi. 17 j. De plus ceux qui seront dans cette condition de donner une déviation minimum pour les rayons qui les traverseront^ pourront envoyer de la lumière à un observateur placé en 0. Nous savons en outre que dans cette position le triangle B % s' formé par le rayon réfracté et les côtés du prisme est isocèlej que Tangle de réfraction est la moitié de Tangle réfringent du prisme ; dans le cas actuel il sera de 30?, d^où Ton tire 41o pour Tangle d^incidcnce; mais rang le de déviation égale S Oi> = 2s— Z? = 2. 4Io — 60'' = 22o. Ainsi le diamètre du halos serait dans cette hypothèse 44°.

La plus grande réfrangibilité des rayons violets donnera pour ceux-ci une déviation plus grande^ ainsi la bande violette sera en dehors. Enfin , le diamètre du soleil qui est de 30' augmentera encore celui du halos. On voitdonc, par ces considérations, que Thypothèsede Mariotte conduit à une granc^ur apparente qui s'accorde assex avec rohservatton. De plus S. Arago a constaté que la lumière qui vient des halos est polarisée par réfraction. {Bull, de la Soc. Phylom., 1825.]

Ce que nous venons de dire est relatif au halos intérieur ; on observe quelquefois un second halos dont les dimensions ne sont pas aussi bien connues.

710. Des AiroUthe». Quelques détails sur les aérolithes et les masses de fer isolées ne seront peutêtre pas déplacés ici.

Quoique le fer ait une grande affinité pour Toxigène , il se trouve cependant à Tétat non oxidé dans la nature, à la vérité en masses peu considérables. On en trouve dans plusieurs lieux.

La prompte oxidation que le fer subit sous nos yeux doit faire penser que ces masses ferrugineuses ne sont exposées à Taction de l'air que depuis un petit nombre d^années. Aussi les peuples des contrées qui en possèdent les croient-ils tombées du ciel. Cette opinion nous parait d'autant plus fondée, que depuis 1785 on a observé asses fréquemment la chute des pierres; de plus on a remarqué une grande ressemblance entre les pierres tombées récemment et les masses anciennement connues. Toutes sont caverneuses ,et présentent à leur surface

mie matière Titreuse. On conçoit bien et roxidatlon du métal et la formation du verre., puisque toutes les aérolithes au moment de leur chute, qui se fait aveoune grande vitesse, sont à une température asses élevée pour paraître lumineuse.

D'après les analyses de MH. Howard , Uaproth , Vanquelin, Stromeyer, Laugier, la composition chimique des aérolithes est environ 50 de silice, 25 de fer presque entièrement oxidé ; 5,5 de manganèse;. 4,5 de soufre; 2,5 de nickel métallique ; 1,5 de manganèse oxidé ; 1,6 de chrome et des traces de cobalt ; leur pesanteur spécifique est 3,6 environ. L'état des différentes substances qui composent une aéroUthe doit dépendre du. volume; ï'oxidotion d'une pierre d'un petit volume doit être complète , tandis qu'une pierre d'un poids considérable présentera du fer, du manganèse et même du silicium à Tétat de pureté.. Ainsi la masse de fer de Sibérie (connue sous le nom de fer dePallas), qui est formée de toutes les substances qui entrent dans la composition des aérolithes , renferme beaucoup de fer à Tétat métallique.

La.chute des pierres (aérolithes) est un fait incontestable ; l'identité de composition des masses de fer isolées et des aérolithes leur assigne une origine commune. Sont-elles lancées par des volcans lunaires (1) ou des volcans terrestres, ou bien proviennent-elles des débris des petites planètes, qui, se trouvant engagées dans l'atmosphère, et qui, animées d'une immense vitesse, s'y enflamment par leur frottement contre l'air (2), et tombent par leur pesanteur? C'est une question sur laquelle il ne nous appartient pas de prononcer.

On rapporte beaucoup d'exemples d'une pluie rouge , de matière coagulée analogue à du sang ; l'aspect vitreux du météore a probablement induit en erreur les observateurs. Il est tombé en Perse , près du mont Ararath , en 1827, une poussière qui a été reconnue pour un lichen.

La question de la ohute des crapauds a excité récemment des discussions réitérées. Nous ne croyons pas devoir entretenir nos lecteurs de ce sujet.

720. Le feu Saint-Elme se montre en mer pendant les tempêtes, sous la forme d'un feu violet, très mobile, étincelant, se dirigeant vers les pointes , etc.

La production des feux follets qui apparaissent au-dessus des cimetières et des marais , etc., a été attribuée à la Réaction des matières alcalines du sol , de Teau et du phosphore , que renferment la matière cérébrale de l'homme, certaines parties de poissons, etc.

(i) On a calculé qa'il suffisait pour cela d'ane force quadruple de celle d'un boulet lancé par i ^ livres de poudre.

( i) Ces météores enflamnés ont reçu le non de boU* des. On eu voit tomber fréquesSBcnt.

kMcniolmb.

Les étoiles «mIm oui b««uoMtp flaé l'attmtwn dAiif ûH d«nii«rt temps ; il pfttwll qt'cUei iriMment da d«hon de raiuotphéredeU terre; •« «o aper* çoil qnelqtiefdili dee tniUien ptr beore ; on lee a surtout observées du 11 ta 18 aoveariire. ( Veyes VAnmÊoirê, 1836.)

721. AutoTÊ Uréai»^ Qoelcjn'an traité éMnenlaire ne doive être, if^t l'histoire des faits les miens connue, ttons donnerons cependant quelques détails SUT Taurore boréale, phénomène s«r lequel des observations récentes otti Jelé quelque lumière.

L'aurore boréale se montre dans notre hémisphère du eèté nord , en tlrmt un peu vers Touest. Ordinairement elle s'annonce d^abord par une espèce de brouillard , qui présente dans un t e m ps calme à peu près la forme d'nn segment de cercle, dont la partie oonvexe est le point le pins élevé.

Ce segment parait bientèt bordé d'arcs eonccn-' triques , séparés par des bandes obscures. Il part de la partie obscure du segment des jets de lumière qui se renourellent quelquefois avec tant de rapidité , que le segment semble être en mouvement. Bnfin , le phénomène parait dans tonte sa magnificence : le segment a acquis sa plus grande extension. Il se manifeste an sénith une couronne enflammée qui parait être le centre vers lequel tous les mouvemens se dirigent. Ensuite le phénomène diminue graduellement, les jets de lumière et les vibrations sont plus rares j toute la lumière se concentre vers le nord , enfin tout disparaît. Tontes les aurores boréales ne présentent pas ces diverses particularités, il s'agit ici d'une grande aurore boréale.

L'aurore boréale se passe dans notre atmosphère, puisqu'elle est emportée sfteo elle dans le mouvement de rotetion du globe.

Différentes explications ont été proposées relati- ▼ement à Taurore boréale par Franklin , par lairan, par Suler, etc.

Les physiciens pensent aujourd'hui qu'il y a une liaison intime entre les causes de l'aurore boréale et celles du magnétisme terrestre. En effet , outre la correspondance déjè remarquée entre Tapparition de Taurore boréale et les mouvemens irréguliers de Faiguille , et qui sont d'autant plus sensibles que l'aurore boréale paraît plus active et plus répandue, on a reconnu l» que les arcs concentriques reposent sur des points également éloignés du méridien magnétique; 2» que le point le plus élevé de chaque arc se trouve dans ce méridien; 3* que le point où les rayons lumineux partis de rhorison se réunissent , est précisément celui vers lequel se dirige une aiguille aimantée suspendue par son centre de gravité.

Il n^est pas nécessaiie que l'aurore boréale soit visible dans un lien , pour que la boussole y soit jsgitée; M. Arago à Paru, M. LupSer à Kasan, ont observé une agitation pareille le 18 novembre 1805.

A k m ê m e épeq — , une auiere b a t él i e ét a it tteiMe daus le micd de l'ieosee , taudis qu'oune ruperoe- ▼ait ni de Paris ni de Kasen.

il est bien démontré parades expérienous suivies ■ rObserrateîre de Paris , que l'aurore boréale alt^ la déclinaiion, TinoliMâson et riateuaité de Taiguillo aimantée.

n faut eouvenir qu'il est diflloîle de ne pus viir dans ces diverses circonstances, des indicca d'aa lien caché existent entre l'aurore b oi é ulu et ki phénomènes magnétiques.

H. Biot, dans son Toyage aux lies Sehctland, h observé une grande aurore boréale : il n'a recouna aucune trace de pdarisetion dans la Innrière qui ea éamnait ; d'où il a conclu que la lumière éUit produite au point d'où partaient les jets loaatnenx. Is même savaoït a proposé une théorie de ruoron boréale que les bernes de cet ouvrage ne Beau permettent pâs de rapporter.

Du Vent*.

788. La cause principale des vente , cause des vente généraux, est l'inégale distribution de la chaleur dans l'atmosphère. Les quantités d'air transportées par les courans opposda sont sensiblement égales, puisque la hauteur du baroBètre est à peu près la même sur tous les points du globe.

On distingue plusieurs espèces de vente. On appelle vents gèmhm» ou vents efûés ceux donl la direction estconstente; ils régnent entre les tropiques.

Les Tente jiérÛHiJTurs ou momuma eeuAeat dus utte certaine direction pendant six mois et sont suivis de vente contraires d'une ^gale durée, fls régnent surtout dans la sone torride en près ée ses limites; ils présentent des anomalies cemne les Tente alises.

On donne le nom de vente irréguliers à ceox qui soufflent de différons cêtés ,. sans observer m ^m>que , ni durée déterminée : ce sont les veals les plus ordinaires dans les sones tempérées. D arrive asses communément que plusieurs de om vente soufflent en même temps dans des dîreotioas contraires à des hauteurs différentes. Pour s'en convaincre , il suffit de jeter les yeux sur les nuages poaésot un jour où le ciel est asses pur.

788. Il suffit du plus petit changement de donté dans une partie d'une masse fluide, pour y déterminer des courans. Par exemple, dans un appart««> ment à cheminée, l'air, échauffé par te foyer et rendu oonséquemment plus léger ; s'échappe en partie par le tuyau de te cheminée , et raotre tu

gagner le haut do l'appartement , en i que l'air du dehors arrive pour remplacer l'air ascendant, et il en résulte une suocemioo s^ inteiTompue de deux couiaus cenfnûres, !'■>,

TBITS.

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mfériemr, qni se dirige de la porte Ten la cheminée, Paatre , supérieur , qui s^éloigne de cette dernière. Texistence de ces deux eonrans se constate en plaçant «ne bougie, tour à tour dans le bas et dans ie haut de Tappartement/On voit la flamme s'incliner dans les deux directions indiquées.

On s'est appuyé sur cette expérience pour expliquer la formation du vent êsi : l'air de la lone torride , échauffé fortement par le contact de 1^ terre, s'élève et se répand vers les pôles. L'air froid des pôles se dirige vers l'équateur pour remplacer le vide laissé par l'ascension d'une partie de Tair de i'équateur. Il se forme donc dans chaque hémisphère deux courans , l'un , supérieur , qui se porte de l'équateur aux pôles, et l'autre , inférieur, qui Ta des pôles à Péquateur.

Haintenant les molécules d'air de chaque xone ont une TÎtesse de rotation qni est d'autant plus petite que la xone est plus rapprochée des pôles ; les molécules du courant inférieur, arrivées à l'équateur, ont donc une vitesse moindre que celle du point correspondant pris à la surface de la terre. Un observateur , placé à l'équateur , frappera donc ces molécules avec un excès de vitesse , et, rapportant Texcès de sa propre vitesse en sens opposé, il croira recevoir Fimpression d'un vent dirigé d'est à l'ouest , puisque le mouvement de la terre se fiait de Touest à l'est. On conçoit , par le courant supérieur, que, chacune de ces molécules possédant une vitesse plus grande que celle des points de la terre au-dessus desquels elle arrive , doit produire Teffet d'un vent d'ouest réel , tandis que le vent inférieur n'est qu'une apparence.

Les vents alises ne suivent nne direction constante qu'au milieu des grandes mers \ dans le voisinage des continens , ils présentent des anomalies , dans l'examen desquelles nous ne pouvons entrer. Nous ne citerons qu'un exemple. Sur les côtes d^Afrique , entre les îles Canaries et le Cap- Vert, il règne un vent d'ouest au lieu d'un vent d'est : ce qui tient à la précipitation de l'air de la mer vers la terre , pour remplir lé vide produit audessus du vaste désert de Sahara.

724. L'influence des vents alises est très remarquable. Ces vents soufflent de l'est à l'ouest h travers le continent de l'Afrique, rempli de déserts, et produisent sur sa côte occidentale une chaleur • plus intense que celle que l'on éprouve sur sa côte orientale. Ils passent ensuite sur l'Océan atlantique , où ils sont considérablement rafraîchis , traversent l'Amérique méridionale, etc.

L'explication de la périodicité des vents ou brises qû soufflent près des bords de la mer est très facile, la température de la mer n'éprouvant jamais de variations aussi grandes que celles de la terre^ il suit de là que pendant la nuit la mer doit être plus chaude que la terre. L'air de la mer, rendu plus léger, se répand par un courant supérieur sur le continiNit, et L'aif dm cooiinent se porte par un conrant inférieur sur la mer. Pendant le jj^nr, U

mer étant pin» froid«, la dîieetioD dea oootans est inverse.

Les vents dimûraent les différences que présenteraient les températures des continens «t des mers.

Les terres qui avoisinent les mers n'éprouvent pas des étés aussi chauds ni des hivers aussi rigoureux que les pays placés sous les névMS latitudes dans l'intérieur des terres. C'est ainsi qu'on peut cultiver l'olivier sur les côtes de la Bretagne , tandis que la culture en est impossible dans des contrées beaucoup plus méridionales.

La dilatation de Pair est la cause principale des vents { mais les vents irréguliers doivent être souvent produits par la condensation subite d'une grande quantité de la vapeur contenue dans l'air. Alors le vide formé aspire nécessairement l'air environnant. Il a été en effet constaté que des lieux vers lesquels se dirige un vent violent ou un ouragan , le ressentent avant les lieux d'où il semble venir.

725. La vitesse du vent est très variable. Rraaf l'a trouvée à Pétersbourg , un jour, de 109 pieds , un autre jour, de 120 pieds par seconde ; elle peut être beaucoup plus grande et beaucoup plus petite.

Quand le vent a une vitesse très grande, il prend le nom d'ouragan; cette vitesse est quelquefois de plus de vingt lieues à l'heure. Les ouragans les plus violeus se font surtout sentir dans les climats chauds ; ils renversent les arbres et les édifices les plus solides : ils lancent à des distances considérables des masses que plusieurs hommes pourraient à peine remuer.

Franklin et d'autres savans ont constaté qu'un ouragan souffle dans un sens et se propage dans un sens contraire. La réfaction de l'air doit donc être la cause probable des ouragans.

D'après le n» 711, les vents doivent exercer une influence marquée sur la production de la pluie , et sur l'état hygrométrique d'un pays.

A Paris, les vents d'ouest, qui viennent delà mer, sont les plus pluvieux, et les vents d'est , qui ont traversé différens climats , les plus secs.

Lorsque les vents du S. 0. ont long-temps soufflé sur la Sibérie on trouve dans cette contrée l'hygromètre de Saussure à 29o. Le résultat a été constaté par H. G. Rose avec l'appareil de H. August.

(/V-fljm.,t.2, p. 376.)

Il ressort d'un mémoire de H. Bouvard, que pendant quatorxe années la plus petite hauteur moyenne 0°>,763 du baromètre correspond à Paris aux vents sud-sud-ouest, et la plus grande 0>n,70U aux vents nord -nord -est. La différence est de a«,0Û7.

La moyenne à Paris est sensiblement de On,76ll^,

La période barométrique diurne est presque, nulle par le vent du sud et atteint son maximiap^ par le vent du nord.

Quoiqu'il y ait pen. d'obaeivations faites danf. 1^ même vue , on rcoeiimdt déjà par celles deH. CÎBm,<%

HÈTiO&OLOGlS.

bart à Maneille , que rinfluence des rents n'est pas la même dans tous les pays.

La Tiolence des Tents s'affaiblit de Féquateur anxp6!es, où ragîtation de l'air, quio lieu dans diffârens sens , est à peine sensible.

T^mpèraiwrêê dêê iiffènnê eUmaU.

726. ta UmpinUur0 moyenne d'un lieu , pendant un jour, est la moyenne des tempérotures correspondantes à tous les instans dont ce jour se compose.

Pour avoir la moyenne d'un mois , on divise la somme des moyennes de tons les jours, par le nombre des jours. La moyenne de Tannée est la somme des moyennes des mois divisée par 12.

H. de Humboldt , par une discussion approfondie de nombreuses températures prises à Paris et à l'équatcur , a reconnu que la demi-somme des températures matnmum et mtiiMiiffn de chaque jour (celles de deux heures après midi et du lever du soleil) ne diffère que peu de la moyenne rigoureuse et peut la remplacer.

La moyenne , calculée de cette manière , l'emporte en général de 1/3 de degré sur la moyenne réelle.

La température maximum pour toute la terre est à deux heures , un peu plus tard pour les jours les plus longs , et un peu plus tôt pour les plus courts ; tandis que l'action instantanée du soleil est & son masimum toujours à midi. De même que la température maximum de l'année est pour Paris au 15 juillet, et le minimum au 14 janvier, quoique le maximum du soleil soit au solstice d'été et le minimum au solstice d'hiver, c'est-à-dire 26 jours plus tôt. L'instant qui précède le lever du soleil fournit la température mimmvm (1).

De plus , la température (du moins entre les parallèles 46» et 48o) du coucher du soleil est à peu près la température moyenne du jour.

Enfin les températures d'octobre et d'avril fournissent sensiblement la température moyenne de l'année.

Voici quelques nombres :

Tenpér. moyenne.

Ut

Pondichéry.

Batavia.

Ue de France.

Palerme.

llo66'n

6ol2'»

20olO'-

Alger.

Kaples.

Rome.

Pékin.

Philadelphie.

Paris.

Londres.

Vienne.

Bruxelles.

Strasbourg.

Genève.

Edimbourg.

Copenhague.

Stockholm.

Pétersbourg.

IrkouUk.

Csp-Ilord.

Fort-Entreprice.

lle-MellevUle.

17«,6 16«,3 l6o,8 12»,6 llo,0

io»,e to»,5

flo,l

00,0 (S'd)érie] 0o,0 00,6 180,0

mi'.

46'tf«.

69«2tf-,

ÔMfi''.

(1) Si Ton réunit toutes les obserTStioni faites pendant seiu ans par M. Bouvard à Paris, on Uonve que le mùamum moyen correspond k quatre heures du siatin, et le masimum moyen i4°, 4; à deux heures. Huit heures 90' du matin et du soir donne lo», 67 qui est la moyenne. Ui'agitioi de la moyenne de toute l'année. Si l'on voulait la moyenne du matin en janvier ce serait dix heures, et pour juillet sept heures.

Les températures moyennes des années préatent beaucoop moins de différence qu'on «mit tenté de le supposer d'après le témoigMge des sens et des produiu variables de la culiarcUs différences extrêmes atteignent à peioe 2 t 3 degrés.

Les différences entre les moyennes dejaniier s'élèvent à 7o ; pour le mois d'août, elles ne wnt que rarement à 4o.

La différence entre le minimum et le maiimum d'un même jour est d'auUnt plus considérable que hi température moyenne est plus élcTée.

727. Vê» UgnM isothermes (l).Po« t»» '^' lignes isothermes, on cherche les points du globe dont les températures moyennes se rapprochent le plus de ces températures Oo, 6», !(>> ou 16-. Oa reconnait au premier abord si les lignes passent »b sud ou au nord de tel ou tel endroit. Poar a»naître la distance précise en latitude , on a ttcm aux méthodes ordinaires d'interpolation.

La différence entre les températures de denx lieux situés sur un même méridien croît de leq"*" teur aux pôles. Elle est en France d'environ 1« pour 40 lienea communes. .

La fy. 481 représente les lignes »«»**'^"^ seule inspection de cette figure montre comw» ces lignes diffèrent des parallèles (8), et qoe^*^ sommets convexes en Europe sont presque W' jours situés sur le même méridien. Dans U»Be

(i) M. Humboldt, Sociéléd'Areafa,t.3jr^ nouvel ouvrage de ce savant intitulé : ^^^f^^^ttàr sur la Temj^aiure et Vètat hygromètnqui'^' dans (piques parties de PAsie.)

(a) Si U surface de U terre él^'^'^Z forme, si la matière en était homogène, de "^ leur , etc., les lignes iaolhères, ^^^^K*^,,, rallèles à l'équateur. {Fragmens de GMoT*^ p. 398.)

TEHPiEATUlUtt MS CLIlATS.

torridei av-dtMow du parallèle da 30», les lignas iaothannafl daviaraaat pan à paa parallèlas antra allaa ai à Féquiaiv tarraitra ; ainti à latitoda égala, la aUiMt d^Europa aat plat ahand q— las climats d'Aaia at d'Anérîqiia.

738. A aalto obawvaUoo , faita dapnift plus d'un sièdai qa'mk aYançant da 70* an longituda h Tast on à Tonast dn néridian da Fotis la dimat ast plus froid , il faut tjùmUK que las dtfférancas antra las tampératures des lieux situés sons las alBas paraUèlaa ne sont paa égalas dans tontaa las la- Utndaa.

î PooMt de fan

iPMldu

Dans les deni inondes , la tona dans laquelle le déeroisseoient da la température moyenne est le plus rapide, se trouve comprise entre les parallèles de 40« et de 50«. (Test oe qui fait que nulle part les produits de la végétation et ceux de Tagricnlture ne sont plus variés (M. de Humblodt).

739. D*après la définition des températures moyennes, on conçoit qu'une égale quantité de chaleur annuelle puisse être, dans divers lieux, très inégalement répartie entre les différentes saisons. La tableau suivant montre combien les hivers et les étés diff&rent entre eux sur toutes les lignes isothermes , depuis les 28» et 30« degrés de latitude nord jusqu'aux parallèles de 56» et de 60«. On remarquera que dans les deux bandes de l'ancien et du nouveau monde , formant deux systèmes de climats dilFérens , le partage de la chaleur annuelle entre l'hiver et l'été se fait de manière que , sur la ligne isotherme de 0», la différence SO» des deux saisons ast praaqna doubla de 13o,6 qu'on observa sur la ligne isotherme de 20».

SANDE aSATLAIfTIQUI

BANDE TRANSATLAIÏTIQIJE.

(Long. 3<»Ooe. at 15»Ûr.)

(Long. 30» Ooc. et 74» Or.)

TinriiATumi

TsnrKmA.Tums

moyenne (1)

moyenne

fS)

de rhiver.

de Pété.

de l'hiver.

de r été.

Ponr laa ia mp 6 alut es mayannea du mois la plus chaiMi et da mois le plus froid ) les différences seraient dana le même sens, et plus oonsidérablas encore. «

730. Les cauaaa qui influant anr la température moyenna annnaUe d'une contrée, sont de deux espècea : les unes élèvent , las autres abaissent la tempéraftnra. Parmi les premières on peut citer la proximité d'une côte occidentale dan» la lone tempérée, des mers intérieures ; la prépondérance des venta du sud at de l'ouest dans l'extrémité occidentale , la rareté des marais et le déboisement d'un sol sablonneux. Parmi laa secondes, l'âévation audeaans du niveau de l'océan , l'absence de plateaux

(i) On eoBipta iai l'hiver dn i«r déasnbre an i*' mars, at Tété dn i» juin an i*' sepleaibra.

nu continent se prolongeant jusqu'aux glaces polaires sans interposition de mer libre ; une mer équattfiale, des chaînas da montagnes qui empêchent Taccès de vente chauds , da vastes forête. (/V«9». gMog., t. 2, p. 442. )

731. Tablé dêê imphaiuru êxirhMê obêirvèêê d Paris , et dans d^autrêê Heux du gk/bê.

dafraïa.

5 février. •

13 janvier. .

29 janvier. .

30 décembre.

25 janvier. .

11 janvier.

14 janvier.

SIO

■iTiOiOlJOGR.

Ntfa.

MoiMn

• «•bclMlMr.

8 août. .

8 juillet.

18 août. .

16 juillet.

La température moyenne de Paria eat de 10« , 67.

Cea observationa ont été faites avec des thermomètres placés au nord, à Fombre , et, autant que possible , à Tabri des réverbérationa du aoleiL iee instrumens couverts de noir de fumée et exposés à Faction directe du soleil, auraient marqué 8 à 10 degrés de plus.

Ce n^est pas là le maiimnm des températures des corps placés à la surface de la terre. Le sable, la terre végétale noire peuvent marquer jusqu^à 06 et 70 degrés.

On aurait dea résultats plus eiacts en agitant le thermomètre vivement dans Fair.

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